Pérou : Etat d’urgence face à une révolte indienne

Le gouvernement péruvien du président Alan Garcia a décrété lundi l’état d’urgence pour une période de trente jours dans les régions amazoniennes secouées depuiune semaine par la révolte des populations indiennes.

65 « ethnies » rassemblent 12 000 personnes qui vivent dans la forêt  amazonienne péruvienne.

65 « ethnies » rassemblent 12 000 personnes qui vivent dans la forêt amazonienne péruvienne.

Peintures de guerre sur le visage, portant arcs et flèches, plusieurs milliers d’Indiens de la forêt amazonienne péruvienne sont sur le pied de guerre. Ils demandent l’abrogation d’une série de lois et de décrets permettant la vente de terres, qu’ils considèrent comme leur appartenant, à des entreprises péruviennes ou étrangères, qui exploiteraient les ressources forestières ou pétrolières qui s’y trouvent. Selon les estimations d’économistes péruviens, les seules richesses forestières se monteraient à trois milliards cinq cents millions de dollars. Sur le plan économique, l’enjeu est d’importance. Mais les Indiens ne voient pas les choses de la même manière. Pour eux, les terres sont un héritage historique doté d’une dimension divine. La terre est la « mère nourricière ». Elle ne peut être divisée et vendue. Elle est inaliénable. Selon les traditions indiennes, le gouvernement péruvien est donc hors-la-loi. Et le soulèvement de ces derniers jours est donc parfaitement légitime.

Ce faisant, les Indiens renouent avec une vieille tradition péruvienne. Dans les années 1960-1970, de très importants soulèvements avaient eu lieu dans les Andes. De nombreuses communautés indigènes s’étaient emparées des terres sur lesquelles vivaient leurs familles depuis des siècles. Sur un plan chronologique, ce conflit était la suite, après de très nombreux épisodes, de la conquête de l’empire Inca par les conquistadores espagnols.

Flambée des cours des matières premières

L’actuel affrontement oppose toujours le pouvoir centralisateur – le gouvernement de Lima – à des Indiens, mais ce ne sont pas les mêmes. Cette fois-ci, il s’agit des tribus amazoniennes. Ce sont des groupes beaucoup moins nombreux que les indiens des Andes. Les 65 « ethnies » pour reprendre la terminologie qu’emploient eux-mêmes ces groupes, rassemblent environ 12 000 personnes qui vivent dans la forêt amazonienne, rassemblées dans de petites bourgades.

L’entrée en conflit de ces groupes est donc la conséquence directe de la flambée des cours des matières premières sur les marchés mondiaux, en particulier le bois et le pétrole. Des gisements encore inexploités, des zones forestières pas encore concédées, sont désormais rentables, malgré leur éloignement relatif des zones de consommation. Logiquement, le gouvernement péruvien s’emploie à attirer de grandes entreprises à même d’exporter ces matières premières et de lui verser des royalties. Grand producteur de métaux précieux et non-ferreux, le Pérou a réussi à profiter de cette manne au cours des dernières années, amenant une croissance économique forte, même si les inégalités sociales persistent.

Cette opposition entre deux visions du monde explique la difficulté du dialogue entre les deux camps. D’un côté, les groupes indiens qui ont occupé l’une des principales routes du pays reliant les zones andines aux zones amazoniennes, des stations de pompage pétrolier et deux dépendances d’une entreprise argentine exploitant le gisement de gaz géant de Camisea. Ces Indiens ont interrompu les négociations avec les représentants du gouvernement. Ils exigent d’avoir face à eux, non pas un modeste ministre de l’Environnement, mais le président Alan Garcia lui-même, son premier ministre Jorge del Castillo et le président du Congrès. Côté gouvernemental, on ne raisonne évidemment pas de la même manière. La raison d’Etat prime. Il faut exploiter ces régions et assurer l’ordre public. C’est pourquoi, face à la radicalisation des mouvements indiens, le président Garcia a convoqué dimanche un conseil des ministres et pourquoi depuis lundi, l’état d’urgence a été décrété dans les régions qui s’agitent, près de Cuzco, au sud-ouest du pays, et bien plus au nord encore.

« Complot contre le pays »

Cependant, loin de calmer la situation, la décision d’imposer l’état d’urgence n’a fait que l’exacerber. Selon Alberto Pizango, qui préside l’Association interethnique de développement de la forêt amazonienne, « nous sommes prêts à mourir pour nos terres. Ce serait un honneur. Nous ne reculerons pas. Si le gouvernement veut nous tuer, qu’il le fasse mais nous lutterons pour faire savoir au monde que le gouvernement viole les droits de l’homme. »

Le discours d’Alberto Pizango et des dirigeants indiens est pour les autorités péruviennes cousu de fil blanc. Il s’agit d’un « complot contre le pays », a estimé le Premier ministre Jorge del Castillo qui s’explique ainsi la cohérence du mouvement. L’hostilité gouvernementale s’explique aussi par l’implication de partis politiques d’opposition dans ce mouvement. Ainsi, le parti nationaliste de l’ancien candidat populiste à la présidence, Ollanta Humala, estime les manifestations indiennes « légitimes ». Et coïncidence ou pas, le mouvement des Indiens de l’Amazonie péruvienne a démarré au lendemain de la réunion à Lima de la Coordination andine des peuples indigènes. Cette Coordination avait protesté contre la « criminalisation du mouvement de contestation sociale » au Pérou et l’avait attribuée à « la politique discriminatoire et répressive déclenchée contre ceux qui refusent la globalisation néolibérale en Amérique latine. »

Afghanistan / France : Dix soldats français tués dans une embuscade

Dix soldats français de la force de l’Otan en Afghanistan ont été tués et 21 blessés lundi et mardi lors d’un engagement avec les talibans, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de la capitale Kaboul, selon l’Elysée. Ces soldats ont péri lors des combats suite à une « embuscade tendue par les talibans ». Les affrontements, impliquant des militaires français, ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi. Le président français Nicolas Sarkozy a aussitôt annoncé qu’il se rendrait dès mardi soir en Afghanistan.

Des militaires français de l’Isaf ( la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’Otan ) à Kaboul, le 5 août 2008.

Des militaires français de l’Isaf ( la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’Otan ) à Kaboul, le 5 août 2008.

Depuis vingt-quatre heures, les militaires français menaient une opération pour déloger les talibans dans cette vallée située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Kaboul.

Ce mardi matin, un convoi de blindés tombe dans une embuscade. Il y aurait de nombreux morts, dont dix parachutistes français.

La région de Saroubi, où s’est passé l’incident, est le théâtre d’accrochages réguliers depuis plusieurs années. Les routes descendent des montagnes vers cette vallée située sur l’axe Kaboul – Peshawar.

Depuis la chute des talibans, 14 militaires français avaient été tués en Afghanistan. Aujourd’hui le bilan risque de s’aggraver lourdement.

Algérie : Un attentat suicide très meurtrier

Cette nouvelle attaque suicide ciblait ce mardi une école de gendarmerie aux Issers, à une soixantaine de km à l’est d’Alger. L’attentat terroriste perpétré vers 7h30 du matin a fait 43 morts et 38 blessés, selon un bilan provisoire du ministère de l’Intérieur. Un bilan particulièrement lourd alors que l’on constate, en Kabylie et plus à l’est, une recrudescence du terrorisme depuis quelques semaines.
Le bilan est lourd, très lourd. Cet attentat kamikaze est, en effet, plus meurtrier que les attentats simultanés perpétrés le 11 décembre à Alger contre des bâtiments officiels et qui avaient fait 41 morts.

L’attentat suicide a eu lieu devant une école de gendarmerie aux Issers, à l’est d’Alger ; le 19 août 2008

L’attentat suicide a eu lieu devant une école de gendarmerie aux Issers, à l’est d’Alger ; le 19 août 2008

Il a ciblé l’école de gendarmerie nationale des Issers en Kabylie, sur la route nationale 12, vers Tizi Ouzou. Selon des témoignages, c’est vers 7h30 qu’un véhicule bourré d’explosifs a foncé sur l’entrée de l’école où étaient massés des dizaines de civils candidats à un concours d’entrée à la gendarmerie.

C’est parmi eux qu’il y a eu le plus de victimes. Le souffle de l’explosion a causé également des dégâts aux façades de plusieurs habitations environnantes, ainsi qu’à des véhicules dont un autocar de passage.

Embuscades

C’est le sixième attentat kamikaze depuis le début de cette année. Il confirme, s’il le fallait, que les terroristes de la nébuleuse d’al-Qaïda au Maghreb ont opté pour la stratégie des attaques suicide, relativement plus faciles à mettre en œuvre.
Ce terrorisme localisé pour l’essentiel en Kabylie tend, ces dernières semaines, à se manifester plus à l’est, dans les régions de Skikda et Jijel. A l’issue d’embuscades, on y a dénombré, ces dix derniers jours, une vingtaine de morts dont un colonel et 8 policiers.

Foot/ JEUX OLYMPIQUES : Nigeria et Argentine en finale

Les demi-finales du Tournoi Olympique de Football Masculin nous ont offert un spectacle riche en émotions et en buts. Au terme de deux rencontres d’un excellent niveau, on connaît enfin le nom des deux derniers candidats à la médaille d’or : samedi à Pékin, l’Argentine et le Nigeria ont rendez-vous avec l’histoire. La sélection albiceleste est facilement venue à bout du Brésil (3:0), tandis que la Dream Team IV a nettement dominé la Belgique (4:1).

Nigeria et Argentine en finale

Nigeria et Argentine en finale

Le public chinois aura donc droit à un remake de la finale du Tournoi Olympique d’Atlanta 1996, qui s’était soldée par un triomphe nigérian. La première revanche à ce niveau de la compétition avait mis aux prises la Grande-Bretagne et le Danemark à deux reprises, en finale des Jeux de 1908 et 1912. �
Retour sur tous les faits marquants de ces deux demi-finales de rêve.

Les matches :

Nigeria – Belgique 4:1,
Shanghai

En s’imposant 4:1 devant la Belgique, le Nigeria a facilement gagné son billet pour la grande finale de Pékin. Les Africains se préparent désormais à disputer la deuxième finale olympique de leur histoire, douze ans après Atlanta 1996. La Dream Team IV, comme l’ont surnommée les supporters nigérians, a-t-elle les moyens de marcher sur les traces de sa glorieuse devancière ?

A l’issue de la démonstration de force réalisée face aux Diablotins, tout porte à le croire. Après avoir ouvert le score par Olubayo Adefemi à la 17ème minute, les Golden Eaglets ont profité d’un doublé de Chinedu Ogbuke Obasi (59ème et 72ème) pour prendre le large. Chibuzor Okonkwo s’est ensuite chargé de clore la marque pour les hommes de Samson Siasia, avant que Laurent Ciman ne sauve l’honneur des Belges à deux minutes du coup de sifflet final.

Argentine – Brésil 3:0, Pékin

Les Argentins ont remporté une victoire de prestige (3:0) face à leurs rivaux de toujours dans la capitale chinoise. Auteur d’un doublé, Sergio Agüero fut incontestablement le grand artisan de la victoire albiceleste. En fin de partie, Juan Riquelme a donné un peu plus d’ampleur au score en transformant un penalty en faveur de l’Argentine. De son côté, le Brésil a vécu une soirée cauchemardesque, conclue sur les exclusions de Thiago Neves et Lucas.

Champions olympiques en titre, les Argentins auront l’occasion de se succéder à eux-mêmes, samedi prochain. En revanche, le Brésil court toujours après sa première médaille d’or dans le Tournoi Olympique Masculin. Le football brésilien peut toutefois encore espérer repartir de Pékin avec un titre, à condition que la sélection féminine batte les Etats-Unis ce jeudi, en finale du Tournoi Olympique Féminin.

Les joueurs : Sergio Agüero (ARG) et Chinedu Ogbuke Obasi (NIG)

Deux doublés en une soirée. Le Nigérian Chinedu Ogbuke Obasi et l’Argentin Sergio Agüero ont éclaboussé les demi-finales du Tournoi Olympique de Football Masculin de tout leur talent. En effet, les deux hommes ont largement contribué à la qualification de leurs équipes respectives pour la grande finale de Pékin. Le deuxième but d’Obassi restera certainement comme l’un des plus beaux de la compétition. L’attaquant d’Hoffenheim a une nouvelle fois fait la preuve de son sens du but en plaçant une frappe terrible aux abords de la surface de réparation. Le buteur de l’Atlético de Madrid a quant à lui brillé par son sens du placement en se trouvant par deux fois à la conclusion de superbes mouvements collectifs.

La stat

444 – C’est le temps, en minutes, pendant lequel le Brésil a réussi à conserver sa cage inviolée dans ces Jeux Olympiques. Pendant un peu plus de quatre matches, Renan a tout arrêté. Malheureusement pour lui, la belle série a pris fin en demi-finale. Face à une équipe d’Argentine déchaînée, le gardien brésilien est allé chercher le ballon à trois reprises au fond des filets. Pour trouver trace d’une défaite brésilienne face aux Argentins sur un tel score, il fallait remonter à un match amical disputé à Sao Paulo en 1964. �

Entendu

«En fait, je voulais le faire sortir juste avant qu’il ne marque son deuxième but. Il a beaucoup donné pour l’équipe et je voulais le ménager un peu avant la finale. Dieu merci, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Cela lui a permis d’inscrire un but merveilleux.» Samson Siasia, sélectionneur du Nigeria.
(Source Internet)

Basket/ Postel BBC sanctionné par la Commission fédérale des statuts, règlements, qualifications et discipline : La FBB met de l’ordre dans la maison

La Fédération béninoise de basket-ball dans l’application des réformes pour un rendre le basket-ball béninois est décidé à mettre de l’ordre dans la maison. Elle n’attend plus permettre un quelconque laisser-aller. Désormais la rigueur est de mise et les fautifs seront sanctionnés. Le Postel bbc pour refus sans motif de continuer la rencontre N°56 du 19 juillet 2008 dans le cadre du championnat national de première division, saison 2007-2008 a été frappé par la rigueur de la loi. En sa séance du 10 août dernier, la Commission fédérale des statuts, règlements, qualifications et discipline de la Fbb a pris des sanctions que voici :

1-Le forfait technique contre l’équipe Du Postel est confirmé au titre de la rencontre N°56 du championnat national de 1ère division (hommes), saison 2007-2008.

Postel perd ainsi le match par pénalité.

2-Conformément aux dispositions de l’article 36 alinéas 9 des Règlements généraux des compétitions de la fédération béninoise de basket-ball (Fbbb), tous les joueurs et entraîneurs dont les noms sont inscrits sur la feuille de marque de ladite rencontre sont suspendus pour trois (03) matches fermes.

Aussi, l’équipe du Postel est pénalisée pour payer une amende de quinze mille (15.000) francs Cfa à la Fédération béninoise de basket-ball (Fbbb) dans les 48 heures à partir de la date de notification de ladite décision.

Cependant, l’équipe de Postel reste qualifiée pour la phase des demi-finales play-off mais sans les joueurs et entraîneurs sanctionnés.

S.A.Y.

Foot/Match amical Maroc-Bénin:Un bon test pour les Ecureuils

A l’instar de certaines équipes africaines qui mettent à profit les dates Fifa pour des regroupements qui portent sur des matches amicaux, le Onze National du Bénin s’inscrit dans cette logique. C’est ce qui justifie la rencontre de demain entre les Ecureuils du Bénin et les Lions de l’Atlas du Maroc. La rencontre est prévue pour se dérouler à rabat. Ce match constitue un véritable test pour les béninois qui reçoivent le 7 septembre prochain au stade de l’amitié de Kouhounou, pour le compte de la 5ème journée des éliminatoires couplées Can/Mondial 2010, leurs homologues de l’Angola. Et quand on sait que la qualification pour le tour suivant se jouera au cours de cette rencontre, qui mérite une attention particulière, le match face au Maroc est donc capital puisque les Ecureuils auront affaire à une grande équipe africaine. Parmi les joueurs convoqués pour cette explication, on remarque l’absence du capitaine Omar Tchomogo qui attend toujours un club d’accueil, alors que Mickaël Poté (Clermont Foot, France) fera ses toutes premières armes avec les Ecureuils. Ce sera l’occasion pour ce dernier de confirmer ses talents afin de bénéficier de la confiance du sélectionneur français, Michel Dussuyer.

Aurélien Yves SEKPON

Mairie de Ouidah:Séverin Adjovi démantèle un vaste réseau d’escroquerie dans la gestion des carrières de sable

Le développement des collectivités locales passe entre autres par la mobilisation et la gestion rigoureuse des ressources financières internes et externes. Malheureusement, comme ce fut le cas dans certaines mairies du Bénin, la gestion des ressources financières, sous la première mandature de la décentralisation à Ouidah, a été entachée de détournements de fonds. Les premiers contrôles opérés par le nouveau maire au niveau de la structure chargée de la gestion des carrières de sable lui ont permis de démanteler un vaste réseau d’escroquerie.

Faustin B. ADJAGBA

Le Maire de Ouidah Adjovi Severin

Le Maire de Ouidah Adjovi Severin

Le sable de mer reste l’une des sources qui génèrent des ressources financières à la commune de Ouidah. Avant l’élection de Séverin Adjovi à la tête de la mairie de cette ville, l’exploitation des carrières de sable générait quotidiennement entre 30 et 50 000F CFA. Au premier contrôle initié par le nouveau maire, il a été malheureusement constaté l’existence d’un réseau au niveau du comité chargé de la gestion des dites carrières. En effet, il a suffit que M. Séverin Adjovi fasse suivre le comité de gestion des carrières pour constater une nette augmentation des recettes journalières qui oscillent entre 600 et 700 000F CFA. Le comble, c’est lorsque les membres du comité ont été remplacés par de nouveaux. Désormais, les carrières de sable de mer rapportent au bas mot 1 000 000F CFA par jour à la mairie. Et pourtant, le nouveau maire n’a pas encore dit son dernier mot quant à sa volonté d’assainir la gestion dans tous les secteurs de la mairie. Conscient de ce que l’audit de la gestion de l’équipe municipale précédente et de l’état des lieux du lotissement, Séverin Adjovi a pris un arrêté pour recruter des experts à cet effet. Parce que cette décision n’avait pas été entérinée par le conseil municipal, l’autorité de tutelle l’avait déboutée. Le maire s’étant conformé aux textes, le conseil municipal s’est réuni et a pris la décision salutaire de faire auditer la gestion de l’ancienne équipe municipale ainsi que l’état des lieux du lotissement. C’est ainsi qu’il a été décidé de lancer un appel d’offres en vue de recruter les experts qui se chargeront des divers audits. Tout ceci témoigne de la volonté de M. Séverin Adjovi à lutter contre la corruption et l’escroquerie qui sont deux maux qui handicapent le développement des collectivités locales et du pays tout entier. L’historique ville de Ouidah a déjà suffisamment de problèmes pour que les cadres qui y travaillent s’adonnent à des actes de corruption et d’escroquerie.
Ce qui est certain, l’affaire des carrières de sable est symptomatique de l’étendue de la mafia financière qui a contribué au retard de la cité des Kpassè sous les anciens sous-préfets et probablement de l’ancien maire.

Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou :Le hall d’accueil en déphasage avec les réformes entreprises

Il y a quelques mois, d’importants travaux d’aménagement et d’extension de l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou ont été réalisés. Selon les spécialistes en transport, ces travaux permettront à l’Aéroport de se mettre en phase avec les normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci). L’exiguïté du hall d’accueil des passagers contraste aujourd’hui avec l’image de marque du célèbre prélat.

Un peu avant la tenue du 10ème sommet de la Cen-sad à Cotonou, le gouvernement du président Boni Yayi a mis en oeuvre des travaux d’extension et d’aménagement du parking de stationnement de l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin. Ainsi, dans la logique que l’aéroport ait une capacité plus grande, le gouvernement a décidé la construction de trois postes complémentaires. Ce qui permettrait à l’aéroport d’accueillir un plus grand nombre d’appareils gros porteurs à l’occasion du sommet de la Cen-Sad. De 20 postes préalablement annoncés, la capacité du parking de l’aéroport est passée à 23 postes avions. D’un coût total d’un milliard huit cent trente-trois millions soixante et onze mille quatre cent dix neuf (1.833.071.419) francs Cfa, ces travaux complémentaires portent le budget total de construction des parkings à huit milliards cinq cent neuf millions douze mille cinq quarante cinq (8.509.012.545) francs CFA. Malheureusement, le spectacle qui s’observe dans le hall d’accueil des passagers est désolant. Car, le monde qui y grouille n’est pas différent de l’ambiance du marché Dantopka. Autrement dit, l’attroupement et le vacarme n’honorent guère l’aéroport qui porte depuis mai passé, le sceau et la marque d’un prélat exceptionnel, Bernardin Cardinal Gantin. En clair, il se pose un réel problème de construction d’un autre hall d’attente afin d’être en phase avec les travaux d’aménagement et d’extension, histoire de respecter davantage la mémoire du cardinal.

R.T.

Grands travaux/Construction d’infrastructures routières:Le projet « La Royale » de plus en plus dans l’oubli ?

Alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle de mars 2006, le président Boni Yayi a officiellement présenté sa vision et son programme d’action pour un Bénin nouveau et prospère d’ici à l’horizon 2010. C’était le samedi 11 février 2006 dans la résidence du président Apithy à Porto-Novo. Au nombre des infrastructures de transport à réaliser, figure l’autoroute « La Royale « située entre Cotonou et Bohicon dont on ne parle malheureusement plus.
Romaric TOSSOU

Le Président Boni Yayi, doit revoir ‘’sa copie’’

Le Président Boni Yayi, doit revoir ‘’sa copie’’

Bientôt trois ans que la promesse a été faite, beaucoup de compatriotes entendent encore le candidat Boni Yayi. En effet, lors de l’annonce de son projet de société, le candidat avait dit que son programme d’action s’appuiera sur la rigueur, le civisme, l’éthique et le sens des valeurs, pour un changement effectif de la méthode de travail au Bénin, gage du changement attendu par les populations. Au plan économique de son programme, et précisément dans sa politique de développement des infrastructures de transport et de réalisation des grands travaux, il avait promis la construction de plusieurs infrastructures pour soutenir l’activité et la croissance économique. Il s’agit de : La Royale , autoroute entre Cotonou–Bohicon ; des échangeurs à Cotonou pour fluidifier le trafic ; la Corniche de l’Unité sur le pourtour du lac Nokoué reliant Porto-Novo, Cotonou et Abomey Calavi ; le bitumage des principaux axes routiers de grande production cotonnière ; la construction d’un nouvel Aéroport de classe internationale dans les environs de Cotonou doté d’équipements conformes aux normes de sécurité internationales ; la réhabilitation et la modernisation du chemin de fer en concertation avec les bailleurs de fonds et en partenariat avec le secteur privé ; la restauration et l’agrandissement de l’Aérodrome de Parakou ; les travaux d’assainissement de Cotonou et ses environs pour mettre fin aux inondations récurrentes provoquées par les eaux de pluie et des travaux pour la protection des zones côtières contre l’avancée de la mer. Aujourd’hui, on se rend compte que le président Boni Yayi exécute fort bien son programme. Mais, on a tendance à croire que le projet de l’autoroute « La Royale » est déjà passé dans l’oubli. Car, pendant qu’on évoque chaque fois que l’occasion se présente tous les autres projets à réaliser, c’est le silence plat sur « La Royale ». Une situation qui commence à inquiéter non seulement le peuple mais surtout les usagers de la route Cotonou-Bohicon. Autrement dit, le projet « La Royale », a-t-il encore une chance de voir le jour?

Discographie béninoise : « Soyoyo botibo », la danse des vacances 2008

Après le mouvement Soyoyo de Robinson Sipa et le mouvement Zékédé de Bless Antonio, les mélomanes béninois danseront désormais le ‘’Soyoyo Botibo’’. C’est le tout nouveau mouvement créé par l’artiste musicien béninois Mecho dont le tout premier album sera lancé cet après-midi. ‘’J’ai un Dieu’’ c’est le titre de cette nouvelle délice qu’il met sur le marché musical béninois. Composé de six (06) titres très dansants dont un remix, cet opus promet d’être le top1 béninois de ces vacances scolaires.

Lorys S.C. HOUNON

La discographie béninoise enregistre ce jour un nouveau né. ‘’J’ai un Dieu’’, le tout premier album de Mecho est désormais disponible dans les bacs. Composé de six titres très dansants concoctés sur un genre musical tout nouveau et propre à l’artiste, le ‘’Soyoyo Botibo’’, chef d’œuvre de Mecho est d’une originalité inédite. A travers ces six pistes, l’artiste chante entre autre, la vie, l’amour, l’infidélité, la jalousie, la joie…. Autant de thèmes pour accrocher les mélomanes béninois et apporter de la joie dans tous les cœurs en cette période de vacances scolaires. Créateur du mouvement ‘’Anti-Botibo’’ Mecho répond à l’état civil au nom de Eugène Latoundji Lahadé. Jeune talent de la musique béninoise, il est opérateur économique. Féru de la chose musicale, il n’a pu résister à sa folle passion pour la musique. Depuis bientôt 5 ans, il s’essayait dans l’ombre à la musique. Autant d’années qui lui ont permis de bien mûrir son genre musical et son mouvement. Après tant d’années de travail, il met aujourd’hui sur le marché musical béninois son album ‘’J’ai un Dieu’’. Par ce titre phare très profond, l’artiste entend remercier le Seigneur pour les grandes œuvres qu’il a réalisées dans sa vie. Dans une entretien à nous accordé, il révèle : « Dieu a fait beaucoup de choses pour moi en un an, et je me dois de le remercier. » Totalement réalisé dans les studio ‘’La Passion’’ de Sav-Naïro à Avotrou, cet album de 06 titres est vendu à un prix dérisoire de 1 000 F Cfa le CD, et 1 500F Cfa le VCD. Pour l’artiste, c’est sa façon à lui de lutter contre la piraterie. Aussi, veut-il permettre à tous les mélomanes béninois, toutes couches sociales confondues de pouvoir s’acheter son album.

Audience du MCAT : Les artistes de la musique traditionnelle témoignent leur soutien au gouvernement du président Boni YAYI

La salle d’audience du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, a été, hier lundi 18 août 2008, le cadre d’échange entre le ministre M Soumanou SEIBOU TOLEBA et une forte délégation des artistes de la musique traditionnelle. Cette rencontre a permis au ministre de définir avec ses hôtes de nouvelles bases de collaboration pour les jours à venir.

Lorys S. C. HOUNON

Le ministre de la Culture, Dr Soumanou SEIBOU TOLEBA en compagnie des artistes de la musique traditionnelle.

Le ministre de la Culture, Dr Soumanou SEIBOU TOLEBA en compagnie des artistes de la musique traditionnelle.

Sous la conduite de leur Secrétaire général, Jean-Pierre KIKI, une trentaine d’artistes de la musique traditionnelle a été reçue en audience par le Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, le Docteur Soumanou SEIBOU TOLEBA. «Nous sommes venus remercier le gouvernement, et surtout son Chef, le Docteur Boni YAYI, pour le milliard culturel mis à la disposition des artistes ». Cette déclaration du chef de la délégation n’évoque, en réalité qu’un des objets de cette visite qui se veut de courtoisie. En fait, les artistes sont venus témoigner au président de la République et à son ministre en charge de la culture, toute leur reconnaissance pour tout ce qu’ils ne cessent de faire pour leur épanouissement. Ils ont été reconnaissants au gouvernement pour avoir permis d’organiser à Abomey, la fête de la musique traditionnelle. Ils n’ont pas manqué de témoigner au ministre Soumanou SEIBOU TOLEBA, leur gratitude pour avoir honoré de sa présence cette fête. Ils se disent désormais convaincus de la bonne volonté du gouvernement de les sortir de la précarité et entendent le manifester à travers des actions de soutien au Chef de l’Etat. Cette décision rencontre l’assentiment du ministre qui compte bien travailler avec eux pour l’organisation prochaine d’une campagne nationale de sensibilisation pour la paix.

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour le ministre et ses hôtes d’aborder la question de la sous-représentation des artistes traditionnels au sein des structures étatiques en charge de leur promotion. Sur ces points, les échanges ont été très fructueux. Le ministre a promis trouver des solutions à ces différents problèmes en appelant les uns et les autres à la patience et à l’esprit de fraternité. La rencontre s’est achevée sur une promesse de se voir plus souvent afin d’harmoniser les points de vue sur les nouveaux axes de développement de la musique traditionnelle.

Première édition des trophées ‘’Saveurs d’Or Savalou 2008’’ : Pari gagné pour Valérie Vinakpon

Le 16 Août dernier, s’est tenue à Savalou la phase finale de la première édition des trophées ‘’Saveurs d’Or Savalou 2008’’. Initié par l’experte en cuisine, Mme Valérie Vinakpon Gbaguidi, ce concours de cuisine qui a connu la participation de 14 candidates a été une vraie messe de l’art culinaire béninois. Un événement qui confirme tout le bien qu’on pense de l’initiatrice.

Lorys S.C. HOUNON

Valérie Vinakpon

Valérie Vinakpon

Promouvoir l’art culinaire béninois, notamment celui local et ressusciter les mets en voie de disparition, voila la raison fondamentale qui a sous-tendu la tenue de la première édition des trophées ‘’Saveurs d’or Savalou 2008’’.

Débuté le 7 Août dernier par une phase de présélection qui s’est tenue dans les locaux de la mairie de Savalou et qui a permis de retenir les 6 candidates finalistes, ce concours de cuisine a été un véritable succès à mettre à l’actif du prix spécial du Jury au Gourmand Cookbook Awards 2008. A cette messe de l’art culinaire béninois, les candidates ont été appelées à mettre en valeur leurs compétences culinaires avec la réalisation de plusieurs mets locaux.

Au menu des épreuves, il y avait :

  • Le Yamiya, un repas qui se prépare lors de cérémonies de jumeaux et fait à base d’un mélange de farine de maïs grillée avec de l’huile et des petits poissons fumés assaisonnés ;
  • La sauce Xissi Xissi qui est une excellente sauce faite à base de feuilles et très bienfaisante pour la santé ;
  • La sauce Kiyoyo, encore appelée sauce médicament qui est une sorte d’antibiotique.
  • Le foufou, mets propre à la localité et qui est une pâte à base de manioc, accompagnée de sauce sésame parsemée de légume gboman, n’a pas été occulté à cette occasion.

Soumis à l’appréciation d’un jury composé de connaisseurs de la cuisine locale (restauratrices locales, femme au foyer, doyen retraité et un jeune passionné d’art culinaire), les mets produits par les candidates ont été notés. Au terme de cette phase finale, de nombreux lots très intéressants ont été distribués aux lauréates. Le premier lot était composé d’un appareil portable Nokia, d’un ensemble de 47 pièces, d’une glacière, d’un ensemble de verres à boire et carafe, des 3 tomes du livre ‘’Saveurs du Bénin’’, et bien d’autres gadgets.

Quand au deuxième prix, il était composé d’un appareil portable Motorola, d’un ensemble de verres et carafe, des trois tomes du livre ‘’Saveurs du Bénin’’ et des gadgets MTN, Moov…

A travers cette belle initiative, Mme Valérie Vinakpon confirme tout le bien qu’on dit d’elle : ambassadrice de l’art culinaire béninois à l’international. Vivement donc, que les pouvoirs publics et autres personnes de bonne volonté soutiennent l’initiative pour la tenue, l’an prochain, de la deuxième édition de ‘’Saveurs d’or Savalou’’.