Contestation des nouveaux programmes d’études : Que veut réellement la CSTB de Gaston AZOUA ?
On ne sait plus vraiment ce que veut au juste Gaston AZOUA qui, en compagnie d’une poignée d’enseignants et de conducteurs de taxi motos a encore battu le macadam jeudi dernier à Porto-Novo. En effet, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB) a organisé ce jeudi une marche sur le Ministère des Enseignements Maternels et Primaires.
La CSTB continue de réclamer l’arrêt des nouveaux programmes d’étude (NPE) et l’instruction dans nos langues nationales. C’est à croire que le secrétaire général de la CSTB et ses compagnons ne sont plus dans le pays pour savoir qu’avec l’avènement du Ministre Roger GBEGNONVI au ministère de l’alphabétisation, le processus de l’instruction dans nos langues a connu des avancées notoires. Ce qui fait marrer dans cette histoire de revendication, c’est que ces enseignants qui réclament à cor et à cri l’arrêt des nouveaux programmes n’ont jamais boudé les perdiems découlant des formations sur les nouveaux programmes.
On peut comprendre que ces syndicats veulent chaque fois amuser la galerie par une actualisation des théories utopistes qui avaient enchanté leur jeunesse. Il y a bien de ces théories souvent mal digérées durant nos cursus scolaires, qui finissent pourtant par marquer obstinément nos convictions d’adulte. Si non, les philosophes qui ont bien compris les Jean Grave, Proudhon ou Bakounine savent que les théories élaborées par ces derniers n’ont jamais fait école quelque part. ce n’est pas avec les idées anarchistes qu’on peut gouverner le monde actuel enclin à des crises de croissance.
Le monde veut bouger dans la dynamique bien pensée de la prospérité et de l’émergence socio-économique. Nos syndicalistes ne s’aviseront que le jour où les caméras vont s’abstenir de couvrir les marches ou sit-in de pourfendeurs en panne de réalisme et de pragmatisme. En clair, ils continueront longtemps encore d’user leurs talons pour des doléances pas toujours comprises par le bon sens. Les marches, dans ces conditions, sont vidées de leur essence fondamentale et apparaissent simplement comme un sport de maintien pour des adultes qui refusent de vieillir.
Jacques SEGLA

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