Affaire CSI/Décision du Chef de l’Etat de rapporter l’arrêté du MAEP : Le Ministre Akoffodji doit démissionner après avoir été humilié par Boni Yayi

Ministre de l'Agriculture, de l'élevage et de lapêche
Après les primes de motivation et la CEN-SAD, le Coton occupe le devant de la scène. Non pas en raison des bonnes performances souhaitées et qui sont loin de se réaliser, mais en ce qu’il plante le décor d’une campagne intoxiquée, malade d’une maladie que ‘’ce changement ‘’ n’arrive toujours pas à diagnostiquer.
En effet, le week-end écoulé, sur instruction du président de la République, Dr Boni Yayi, l’arrêté ministériel pris par Grégoire Akoffodji, Ministre de l’Agriculture pour sanctionner les cadres de son ministère impliqués dans l’affaire CSI, a été rapporté par Idriss Daouda, Ministre de l’Economie et des finances assurant l’intérim de son collègue de l’Agriculture en voyage officiel. Conséquence directe, le directeur de l’Agriculture et le Chef Service protection des végétaux ont été rétablis dans leurs droits. Jusque-là, no comment, car, ce qui nous intéresse ici, c’est plus la méthode et la méthodologie utilisées par le Chef de l’Etat.
Alors, si nous raisonnons, nous aboutissons aux évidences suivantes :
1- Le Chef de l’Etat est cette fois-ci bel et bien informé de l’affaire de distribution d’endosulfan à Banikoara.
2- Le Chef de l’Etat a trouvé dans l’arrêté pris par son ministre un abus de zèle et donc une faute lourde et grave.
3- Le Chef de l’Etat a fait preuve de justice en rétablissant ceux qui ont été limogés.
De tout ce qui précède, il apparaît alors que le ministre Akoffodji devait être limogé. En optant pour une justice sélective, Boni Yayi vient de rater une pertinence occasion de prouver sa bonne foi à son peuple qui attendait de voir avant de croire au pardon.
Il est impossible que le Chef de l’Etat désavoue son ministre par l’annulation de la décision du limogeage des deux cadres sus cités et qu’il n’ait pas signé la suspension de Grégoire Akoffodji.
Décidément, la colère du président provoque la foudre du peuple. Les Ministres Dossouhoui, Houéto, Dossou Kpèdétin, Kessilé et Lawani avaient été limogés pour des fautes moins graves. Grégoire Akoffodji jouit-il ici de son appartenance au FRAP de Mme Chantal Yayi ? La polémique se focalise autour de cette hypothèse qui ne manque pas de pertinence.
Avec cette justice sélective à double vitesse, cette politique de ‘’deux poids deux mesures’’, les béninois ont du mal à croire à l’homélie du Chef de l’Etat diffusée sur toutes les chaînes le 1er Août dernier. Quant au ministre Akoffodji, il doit démissionner s’il tient à ses honneurs et dignité car, c’est en son absence que son autorité a été bafouée, chicotée et traînée dans des eaux souillées. Nous avons dit changement, il faut que ça change maintenant sinon, demain, il sera trop tard.
Par Achille AHOSSINOU

21 août, 2009 @ 21:09
Dilemme pour le Président de la République car s’il limoge, il perd un proche et on le taxera de limoger tous azimut. Par contre s’il ne limoge pas comme c’est encore le cas, on trouvera qu’il y a du deux poids deux mesures !
Eh oui ! il y a trop de précipitations dans ses décisions et il aurait pu instruire le Ministre de rétablir les cadres tout simplement au lieu de le mettre en porte a faux comme c’est le cas actuellement. Mais peut être entend il contraindre son ministre a la démission.
wait and see !