Le mal de la pléthore des candidatures à la magistrature suprême
Dimanche prochain, le peuple gabonais sera aux urnes, pour désigner le successeur du feu président Omar Bongo. Vingt trois candidats sont en lice, avec environ seulement 1 million d’électeurs. C’est déplorable pour cette Afrique qui s’accommode toujours d’une cacophonie d’ambitions politiques. Le Bénin n’échappera pas à cette plaisanterie politique inqualifiable de notre temps. Avec ce qui se passe actuellement, on connaîtra aussi en 2011 une pléthore de candidats à la magistrature suprême. Presque toutes les communes auront leurs candidats. Et le Bénin battra le record de la pléthore, avec cette logique de candidats catalyseurs, juste pour émietter les voix d’une région en faveur de tel ou tel autre candidat. Ce qui montre de toute évidence que l’Afrique n’a pas encore gagné en maturité politique. Sinon d’ailleurs ce qui s’est passé à Madagascar, en Mauritanie, en Guinée-Bissau et récemment au Niger, contredit le prestige dont nous nous vantions encore au début des années 90. Les coups d’arrêt fréquents au processus constitutionnel sont tout aussi nocifs que la pléthore des candidatures à la magistrature suprême, qui marque un défaut regrettable de consensus politique. C’est donc un mal dont le Bénin peut encore guérir avant les échéances décisives de 2011. Un autre défi pour nos politiciens qui se doivent maintenant de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de leurs ambitions sordides.

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