NG 465

Rencontre gouvernement-Front des syndicats des trois ordres de l’enseignement ce jour/Les enseignants sur pied de guerre

 

 (le gouvernement doit transcender sa ruse habituelle)

         Suite à la rencontre du Chef de l’Etat avec les responsables du Front des syndicats des enseignements des trois ordres, le gouvernement annonce une nouvelle rencontre pour ce jour au Ministère des Finances. Ce n’est pas trop tôt, puisque le contexte de cette rentrée prescrit une plus grande célérité dans les décisions à prendre pour rassurer les usagers de l’école d’une année scolaire apaisée. Visiblement, le gouvernement n’est pas dans la logique de l’urgence.

Des syndicats, et même des parents d’élèves dénoncent déjà la légèreté avec laquelle le pouvoir gère les problèmes de l’école. Toutes les vacances durant, on avait donné du prix au dilatoire des rencontres-spectacles qui n’ont guère émoussé l’ardeur revendicative des enseignants. Certains responsables syndicaux de l’enseignement ne cachent plus leur amertume devant le peu de sérieux avec lequel le régime conduit le dialogue social.

A quoi aurait servi la dernière session du conseil sectoriel pour le dialogue social qui, il y a un mois à Bohicon, avait énuméré les préalables essentiels pour une rentrée scolaire 2009-2010 apaisée ? Le gouvernement qui a banalisé le consensus de Bohicon, et qui joue maintenant au plus préoccupé par une rentrée et une année scolaire apaisée ne divertit que les Béninois crédules, se désole-t-on dans les milieux syndicaux où on se moque de l’intérêt tardif et hypocrite que le régime affiche actuellement face aux problèmes de l’école ; des problèmes qui ne sont pourtant pas nouveaux. Cette disposition d’esprit préjuge de l’issue de la rencontre de ce jour dont les syndicats n’attendent pas un miracle.

Ils se réservent le droit de porter à l’opinion leur position après cette rencontre de la dernière chance avec le gouvernement qui a fait l’option résolue des effets d’annonce et du surplace. Tout le monde croise les doigts et avisera. Mais le gouvernement est prévenu, et gagnerait à ne plus sceller le sort de l’école sur ce laxisme ambiant qui sème le doute dans tous les esprits. Car l’éducation est la pierre angulaire du développement de toute Nation.

Grande effervescence politique à Savalou/Boni Yayi, fonds de commerce politique pour ses propres partisans

En cette période de grande effervescence politique dans les collines, Savalou fait l’objet de mille et une attractions. Le week-end dernier, le paysage politique s’est enrichi d’un nouveau mouvement qui consacre définitivement la partition de la commune de Savalou. Après la naissance du mouvement ASSIKOTO de Affo Denden, le ministre Désiré Adadja signe un nouveau mouvement qui illustre la vitalité politique dans la région.

Nous sommes au cœur d’une cacophonie autour du président Boni Yayi. Selon les initiateurs, le mouvement politique qui a vu le jour vise à fédérer les énergies et à unifier les forces politiques, en vue du développement et de l’émergence de l’Est de Savalou. Le seul mot fétiche ‘’émergence’’ suffit pour rendre compte de l’obédience politique de ce mouvement qui renforce l’axe Logozohê-Tchêtti, c’est-à-dire Adadja – Affo Denden qui partagent le même credo politico-culturel.

D’un côté nous avons l’air Mahi, et de l’autre l’air Ifè. Mais là n’est pas le véritable problème, même si la situation géographique semble opposer ces deux mouvements fraternels. La première inquiétude, c’est que ce nouveau mouvement trahit par essence le vœu du chef de l’Etat de simplifier le paysage politique au Bénin. Et que ce soit ses propres partisans qui le défient, en résistant à l’appel à l’unité, il y a là quelque chose d’incompréhensible.

Sinon, pourquoi tant de mouvements de mouvanciers dans la même commune ? Cela traduit un malaise profond qui s’illustre par des querelles de clochet. Evidemment, nous sommes sur un terrain politique où les intérêts se moquent souvent des principes rationnels. En effet, convaincus des limites de leur poids politique réel, certains courtisans du chef de l’Etat ne trouvent pas mieux à conquérir une renommée politique sous la bénédiction du charisme de Boni Yayi.

Ainsi, tout le monde veut le séduire par des aventures d’amateurs politiques. Et le président Boni Yayi, qui veut rempiler à tout prix, reste sensible à tous les appels de pieds sans discernement. Peu importe le discours qui accompagne les grandes mobilisations circonstancielles. Samedi dernier, les amis du chef de l’Etat se sont complètement déconnectés de l’idéal de paix qui marquait la semaine. La provocation était à la trame de la mobilisation. Désiré Adadja a invité ses frères et sœurs de Logozohê, de Gobada, Monkpa Lahotan, de savalou à se méfier des marchands d’illusions qui, le jour, passent pour des cauris acquis à la cause de Boni Yayi mais qui, la nuit, jettent le masque et reprennent leurs vraies parures d’aventuriers politiques. L’occasion était ainsi bonne pour le ministre Nicaise Fagnon de mettre les populations en garde contre ‘’les imposteurs’’.

L’homme pesait bien ses mots, et s’était réjoui d’ailleurs que d’autres sur les lieux lui empruntassent l’expression. L’allusion est facilement décryptable lorsque le ministre Adadja a insisté fortement que le mouvement naissant voue un soutien authentique au président Yayi, et a promis de ratisser encore plus large pour le développement réel de Savalou en particulier, et pour le développement du Bénin en général. A y regarder de près, Boni Yayi est pour ces gens-là un simple fonds de commerce politique. Ils sont en campagne pour eux-mêmes et non pour le Chef de l’Etat. Plus 2011 approches, mieux ils voient le danger venir à leurs pieds. C’est désormais la réalité au sein de cette mouvance aux abois, dont les tenants sont incapables d’assumer par eux-mêmes leur propre destin politique. Mais les populations qui ne sont plus dupes savent maintenant faire la part des choses entre agitation et mobilisation sérieuse. Sinon, Savalou aura du mal à sortir de cette mauvaise passe politique où des intérêts sordides opposent le roi au maire, et où des frères politiques consanguins se regardent en chien de faïence.

Savalou saura sans doute reconnaître les siens. Sinon, pour Boni Yayi, la guerre serait perdue d’avance. Car, lorsque le général ne maîtrise plus sa troupe l’échec est certain.

Une rentrée qui promet la promesse d’une année scolaire agitée

 

      La rentrée scolaire 2009-2010 intervient dans un contexte exceptionnel de crise économique. Tout le monde se plaint des difficultés à faire face aux exigences de cette rentrée. Tout coûte cher, et les usagers de l’école semblent abandonnés par le pouvoir du changement qui agite pourtant le social comme son leitmotiv. On attend désespérément des subventions plus relevées de la part de l’Etat ; sinon, la gratuité de l’école ne sera que vains mots. Elèves, parents, étudiants et enseignants se plaignent. Les fonctionnaires de l’Etat ne savent plus à quel saint se vouer avec des salaires qui ne comblent pas de tiers de leurs charges mensuelles. Ceux d’entre-eux qui ont bénéficié d’avancement et de promotion ces derniers mois sont les plus désespérés. L’incidence financière de ces avancements est bloquée, pour raison de difficultés de trésorerie.

Le pari de la forte scolarisation des enfants est loin d’être gagné. Le gouvernement résiste à porter le secours attendus. Les priorités sont ailleurs. Ceux qui tirent le changement vers le bas savent toujours planifier le gaspillage des ressources de l’Etat à des fins sans intérêt avéré pour la Nation. Sinon, on aurait évité plusieurs voyages du chef de l’Etat, l’achat de l’avion présidentiel qui, après un seul voyage, est maintenant condamné à un hypothétique bilan de santé. L’école ouvrira certes ses portes jeudi prochain mais c’est avec la promesse certaine d’une année agitée. Le gouvernement n’est pas prêt.

Innovation dans le convoyage des véhicules d’occasion en transit/ Plus de 90% des importateurs libanais adoptent le nouveau-né du BNE

 

En partenariat avec l’Union Libanaise Culturelle Mondiale (ULCM), le Bureau National d’Embauche a tenu samedi dernier une séance d’explication, d’information et de partage au Conseil National des Chargeurs du Bénin.  Au menu des échanges, la toute dernière trouvaille du BNE pour assainir la filière de commerce des véhicules d’occasion.

Lorys S.C HOUNON

Il est connu de notoriété publique que le transfert des véhicules d’occasion du Parc Tampon Unique (PTU) vers les différents parcs de vente constitue une cause non négligeable des accidents de voie publique sur les  axes routiers béninois. Comment assainir le corps des conducteurs de véhicules d’occasion, et comment éviter aux importateurs les faramineuses sommes payées chaque fois qu’il survint un sinistre lors du transfert des véhicules? Pour apporter  une solution idoine à ces interrogations, le Bureau National d’Embauche (BNE) vient de mettre en place un tout nouveau produit qui se révèle être un nouvel instrument au service de la nation pour l’encadrement, le bien-être, la promotion et la défense des intérêts des conducteurs de la filière du commerce des véhicules d’occasion en transit au Bénin. Ce nouveau produit constitué d’un package de services, bénéficie déjà du soutien de  plus de 90% des importateurs  libanais  exerçant au Bénin. Et ce, à bien d’égards.

En effet, a travers son nouveau produit, le BNE entend redynamiser le secteur de l’escorte des véhicules d’occasion en procédant à la mise en place d’un fichier régulièrement actualisé de l’ensemble des conducteurs de véhicules d’occasion en transit. Aussi, il procèdera à la vérification systématique des permis de conduire, le contrôle du taux d’alcoolémie ou l’usage de quelconque stupéfiant avant chaque transit, le suivi et l’imposition d’une vitesse minimum à respecter par tous les conducteurs, le reversement progressif des conducteurs occasionnels travailleur salarié avec tous les avantages sociaux y découlant, assurer une couverture sanitaire pour les premiers soins en cas d’accident au cours des convoyages……

En clair, il s’agit de toute une liste de services  pour un coût forfaire de 1.500 F CFA par véhicule convoyé.  Cette opportunité offerte à la communauté des importateurs de véhicules d’occasion, l’Union Libanaise Culturelle Mondiale n’entend pas la laisser partir, ce qui justifie sa forte implication dans les différents programmes de sensibilisation initiés par le Bne.

Arrêt prématuré du service militaire d’intérêt national/ Encore une gaffe de Yayi

 

        (L’honorable Sèhouéto avait raison)

 

         Après deux années d’expérience sous le changement, le service militaire d’intérêts national (SMIN) est désormais noyé dans une politique d’improvisation et d’aventure risquée. Le gouvernement a décidé d’arrêter l’expérience, vu que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. L’expérience n’a pas été concluante. Les appelés n’ont servi que de cobayes.

 Leurs cris de détresse répétés ne tombent que dans des oreilles de sourd. Le pouvoir a fini par se rendre à l’évidence des revers des effets d’annonce. Jeudi dernier, lors de la démobilisation de la deuxième promotion des appelées, le ministre Armand Zinzindohoué a, sans ambages, signifié aux appelés que la loi ne leur a jamais garanti l’emploi ou l’intégration sociale. A tous égards, le ministre de l’intérieur confirme qu’il reste l’homme des missions délicates. Sinon, les jeunes appelés n’ont jamais dit que c’est la loi qui leur garantit l’insertion sociale. Pour toutes fins utiles, il faut rappeler que c’est le chef de l’Etat en personne qui leur a fait miroiter de promesses mielleuses le 29 janvier dernier, parce que séduit par l’engagement et la ferveur des braves appelés de la première promotion.

Par leur grogne répéter, ces derniers n’ont fait que rappeler au président de la République les privilèges qui leur ont été promis. Jeudi dernier, les uns et les autres ont pris acte du revirement de la situation. Le ministre Zinzindohoué, émissaire attitré du chef de l’Etat, est allé remercier en monnaie de singe les appelés du SMIN au nom du gouvernement.

Il ne faut pas regretter après que ces militaires ratés versent paradoxalement dans la grande criminalité pour jouer leur survie. Ventre affamé dit-on n’est jamais sensible aux vertus, même les plus élémentaires. Les appelés, démobilisés dans les conditions que nous connaissons actuellement sont des malfrats virtuels. Nous sommes à deux pas de 2011 où ces jeunes peuvent être récupérés à des missions les plus folles, pour assouvir des fins politiciennes peu recommandables. On ne leur en voudra pas pour autant.

Dans la nécessité, on n’a pas le choix. L’honorable Lazare Sèhouéto en particulier, et tous les députés de l’opposition en général qui avaient émis des réserves sur la relance de l’expérience du SMIN, avaient donc raison de n’avoir pas voulu accorder leur caution à une initiative mal mûrie. Nous sommes au cœur de ce que l’autre a appelé ‘’gouvernement ventilateur’’.

Qu’on ne dise donc plus que l’opposition ne fait pas de propositions alternatives au gouvernement. Boni Yayi n’a jamais pris au sérieux les réserves émises par ses adversaires sur des initiatives jugées trop hasardeuses par ces derniers. Nous sommes loin de la gouvernance concertée que l’on clame sous tous les cieux dès que le gouvernement a le dos au mur. La gouvernance est moins dans les discours que dans les actes.

Communiqué du cabinet de Chantal Yayi sur de prétendus racketteurs/Comment la première Dame milite contre le premier Homme

(Décidément, 2011, un horizon fuyant sans cesse Yayi ?)

 chantal Yayi

        Depuis quelques jours, le cabinet de la première Dame Chantal Yayi rend public un communiqué de presse dénonçant de prétendus racketteurs qui sillonneraient indûment des services et entreprises d’Etat pour une hypothétique collecte de fonds et d’aide au nom de la première Dame qui tient donc à se démarquer de cette démarche répréhensible. A priori, cette prise de position officielle paraît éthique. On ne doit pas mêler le nom de la première Dame à la délinquance du moment. Il fallait donc sauver l’image de la première Dame dont une quelconque indélicatesse affecterait inévitablement l’image de son époux. Seulement, le sieur Tiburce Afatchao, cité nommément dans ce jeu malsain, se trouve être membre influent de la coordination nationale des jeunes FCBE.

Le mal est donc dans le fruit, et pour la circonstance, un mauvais arrangement vaudrait mieux qu’un bon procès. Autrement dit, le linge sale devait être lavé en famille si les faits étaient avérés. C’est donc politiquement maladroit de porter directement cette affaire sur la place publique. Ce coup de marteau sur la jeunesse mouvancière apparaît comme une provocation qui pourrait fragiliser davantage la famille politique déjà très affectée

par des scandales de toute nature, et acculée par des offensives musclées d’opposants plus que jamais résolus à en finir avec ‘’la parodie de changement’’. En clair, le contexte socio-politique ne se prête guère à la logique puriste qui sous-tend ce communiqué du cabinet de la première Dame fortement médiatisé. A moins que Chantal Yayi soit sournoisement en campagne contre Boni Yayi dont l’intention de rempiler ne souffre plus d’aucun doute. On aura ainsi tout vu sous le changement.

Situation socio-économique nationale préoccupante:Le Bénin court-il le risque d’une cessation prochaine de paiement des salaires

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Même nue, dame rumeur court les rues au Bénin, avant de se parer de ses meilleurs habits, pour se confirmer comme réalité. En effet, plus qu’une alerte, la rumeur de plus en plus persistante d’une cessation imminente des salaires enveloppe la situation socio-politique déjà délétère au Bénin.
Où en sommes-nous ? Le Bénin court-il réellement le risque d’une cessation prochaine de paiement des salaires ?

Le réalisme politique impose aujourd’hui à nos gouvernants de ne plus faire économie de vérité. Depuis plusieurs mois, le bruit court que le Bénin sera bientôt incapable de payer les salaires à ses agents permanents de l’Etat. L’intensification de la rumeur avait obligé, en mai dernier, le président du RMP,
le Bâtonnier Jean Migan, à se rapprocher du Trésor Public pour, avait-il rassuré, constater qu’aucune menace ne planait sur les salaires des fonctionnaires de l’Etat. Mais dame rumeur ne démord pas ; elle résiste aux assauts fébriles de partisans politiques habitués à la force ; et, à mesure que le temps passe, elle accroche l’opinion qui se déconnecte de plus en plus des espoirs suscités par le changement à l’avènement du président Boni Yayi. Occasion pour les adversaires du régime de faire de la récupération, en amplifiant davantage la rumeur.
Nous sommes sur un terrain politique où le moindre faux pas de l’adversaire est toujours la bienvenue. C’est la fin qui justifie les moyens. Ainsi, on parle de rackette des sociétés et entreprises d’Etat, de la vente de la part de l’Etat dans Continental Bank, d’un deal avec certains opérateurs GSM, et des frais de l’escorte des véhicules d’occasion qui permettraient à l’Etat de tenir le pari du paiement régulier des salaires depuis le mois de mai dernier.
L’opposition s’en saisit conséquemment pour acculer le gouvernement de soupçons d’indiscipline budgétaire. Ironie du sort, c’est dans cette confusion indescriptible qu’intervient le rapport « DOING BUSINESS 2010 » de la Banque Mondiale peu favorable à notre pays comme pour amplifier la psychose. Il suffira désormais d’un petit retard des salaires pour que la tension explose, vu que tous les ingrédients psychologiques ont déjà assaisonné le menu. Il ne faut pas plus pour que le gouvernement monte au créneau pour apporter toutes les clarifications objectives nécessaires à rassurer l’opinion. En tout cas, l’heure n’est plus à l’hypocrisie, encore moins à la démagogie. Il faut anticiper les crises.

Publicité agaçante des établissements privés en cette veille de rentrée scolaire/Les parents doivent éviter à leurs enfants le piège à eux tendu

Le 1er octobre prochain, écoliers, élèves et enseignants reprendront le chemin des classes. Seulement, à quelques jours de cette date fatidique, certains établissements privés rivalisent déjà d’ardeur pour ‘’s’arracher’’ la grande marge de la clientèle que constitue les apprenants. Et pour ce faire, tous les moyens de communication sont mis à contribution. En plus des banderoles et pancartes publicitaires qui s’observent désormais dans tous les coins de rue, les masses médias sont appelées à la rescousse pour tromper la vigilance des parents d’élèves.
Sur les chaînes de radio et de télévision, les communiqués passent à longueur de journée, pour renseigner sur les mérites de tel ou tel établissement. Mais, là où le bât blesse, la plupart de ces informations ventilées par voie de presse sont fausses et ne reflètent en rien la réalité. Il n’est pas rare de voir ces établissements annoncer qu’ils ont fait 80%, 90% voire 100% d’admission aux examens nationaux alors qu’en réalité ils n’ont présenté que 15 élèves à ces examens, toute série confondue. Le phénomène a tellement pris de l’ampleur ces dernières années que tous les établissements privés se vantent d’avoir donné un résultat très honorable aux différents examens nationaux. On se demande alors de quels établissements sont donc issus les candidats recalés ? Puisqu’il est connu de tous que le Bénin enregistre toujours un taux massif d’échec. La presse étant un moyen de communication de masse, il importe que la Haac se saisisse de la question pour interdire la diffusion de ces publicités mensongères sur les ondes. L’avenir de notre pays en dépend.
Les parents d’élèves doivent aussi savoir choisir les établissements où envoyer leur enfant, car, le bien ne fait du bruit dit-on.

Le lundi de Ramadan qui fera jurisprudence

Après un mois d’abstinence et d’abondantes prières, les musulmans ont sacrifié à la tradition de la fête du Ramadan, à la satisfaction manifeste de tous. Le gouvernement s’est joint à la grande prière qui a sanctionné la fin du jeûne. Le Chef de l’Etat avait rehaussé l’évènement par sa présence effective à la place Idi de Porto-Novo ; et ailleurs, des ministres de la république ont représenté le gouvernement aux manifestations festives. Le consensus qui a évité cette année le décalage de date a conféré à la fête un relief particulier. C’est pour marquer ce cachet spécial que le gouvernement a gracieusement déclaré le lendemain de ce Ramadan journée fériée et payée sur toute l’étendue du territoire national. Des musulmans ont jubilé à l’annonce de cette décision qui rétablit maintenant une justice. A l’instar des chrétiens qui avaient déjà leurs lundis de Pâques et de Pentecôte, les musulmans se réjouissent de jouir eux aussi d’un lundi de Ramadan, à la faveur de la fête qui est tombée cette année au dimanche. La mayonnaise de l’opération de charme a donc pris, et fera certainement jurisprudence l’année prochaine où la fête des religions traditionnelles sera célébrée un dimanche. Boni Yayi saura t-il tenir le pari de justice et d’équité envers les adeptes de ces religions traditionnelles qui constituent eux aussi une frange non négligeable de son électorat ? Wait and see, diront les Anglais. Mais on ne devrait pas s’inquiéter outre mesure. 2011 a déjà résolu le président Boni Yayi à toutes sortes de compromis. Inch Allah !

NG 462

Le président du mouvement SAT-ABT sur l’émission ‘’Zone Franche’’ dimanche dernier/La légitime évocation de la mémoire de l’ex-maire de Glazoué Djim Atchikpa

 

On peut n’avoir pas partager la forme du débat animé ce dimanche sur Canal3 avec comme invité Germain Badjagou, président du mouvement Sérum Anti-T5étanique Abdoulaye Bio Tchané, né à Dassa-Zoumé le 2 mai dernier, sur fond de vives polémiques politiques.

 La modeste personnalité de l’invité n’avait pas accroché les téléspectateurs habitués à des débats de niveau plus élevé. Mais tous ses propos ne sont pas à tourner en dérision. En effet, le clin d’œil fait à l’ex-maire de Glazoué ne manque pas de pertinence. Feu Djim Atchikpa n’était pas n’importe qui pour qu’il soit si vite rangé aux poubelles de l’histoire.

 Premier maire de Glazoué de l’ère de la décentralisation, l’homme avait beaucoup fait en peu de temps pour sa commune, et surtout pour la transcendance de l’ethnocentrisme qui minait la vie politique dans la région. Mais les hommes de vertu n’ont jamais été compris de leur vivant. Depuis que Djim Atchikpa a été fauché par la mort, il a été littéralement voué aux oubliettes.

Aucune manifestation d’intérêt n’a été initiée pour immortaliser sa mémoire. L’équipe communale actuelle brille par l’absence de ce souci pourtant humainement capital pour vénérer un homme qui, de son vivant avait tout donné pour la coordination de la mouvance dans sa région.

Et ce sont actuellement ses supporters qui vivent le drame de cette perplexité politique sur le terrain. Ce n’est pas excessif de se désoler qu’un héros soit ainsi oublié. Voilà le mérite de Germain Badjagou qui, dimanche dernier, a évoqué, et déploré qu’il en soit ainsi. Ce faisant, il dénonce le manque d’égard qui a toujours été le lot de ceux qui sacrifient leur vie et leurs biens pour une cause politique commune. Et c’est bien dommage.

Dans ce cadre, les hommes de feu Djim Atchikpa ont décidé de tourner dos à Yayi représenté sur le terrain par l’équipe du maire Gnacadja. Ils ont déjà pris des attaches pour faire de la victoire de ABT dans cette commune, une réalité en 2011 surtout que les arrondissements de Ouèdèmè et d’Aklampa n’étaient pas pro-Yayi. L’heure a enfin sonné pour que la mémoire de feu Djim Atchikpa soit honorée.

A suivre.