Le reste coule…

 

 

   Le reste coule, je le sais…Mais je rouille de regrets. Mon grand souhait est très loin d’un petit regret. Je désire avoir pour moi seule avant la fin de ce mois un amour qui me sera un avenir souvenir infini.

 

       Quand arrêteras-tu de tourner  en toute malhonnêteté autour du pot sans jamais en venir au fait ? Souviens-toi que le reste coule comme du lait ? Moi je reste cool sur ma route. Le reste coule et moi je roule.

 

        Hommes et Femmes ne parlent pas pour les mêmes raisons. Il te faudra voir s’il y a des liaisons pour tisser en toute volonté des liens sociaux, rien que pour celui que j’aime. Je sais que nous les femmes sommes indirectes et vous les hommes directs. Mais souviens-toi qu’entre nous ça roule et moi comme toi  je reste cool, parce que le reste coule.

 

        Toujours les mêmes topos, Askanda Batchabi, nanfanbi, wa sé ho…Les femmes font trop les mèho et racontent trop de gblo. Elles pleurent souvent de leur malheur qui les empêche  parfois de vivre leur bonheur, surtout quand ce n’est pas encore l’heure. Mais moi je suis au repos. Généralement et sûrement elles restent floues, vagues, imprécises avec des lots de bêtises, parce qu’elles tournent le plus souvent autour du pot sans jamais en venir au fait. O djé Romaric Coovi, wa kpon awovi. Ulrich Kpogue, houn tché non zè…Les femmes ont leur palais de secrets qui nous poussent très souvent au grand regret. Je suis en retrait, le reste coule, je roule et je reste cool.

 

        Pourquoi pleurer pour celui qui serait incapable de pleurer pour moi demain, parce que ce n’est souvent pas certain le contraire. Alain Roger Youmbi ‘’toumbi’’. Les femmes ne regrettent pas très souvent leurs bêtises, mais elles rouillent de leurs sottises  qui pèsent sur elles. C’est comme des ailes de pigeon qui volent. Moi je ne suis pas drôle, mais je joue mon rôle. Ne m’envoyez pas des claques sur mes joues. Je suis au bord du lac dans ma barque. Je ne vais pas encore au BAC de la drague. Ce n’est pas une blague, mais pensez enfin mettre une bague au doigt avant l’apogée de votre Moi.

 

       La nature a des lois et nous des devoirs. Soyons honnêtes mêmes si nous n’aimons pas toujours les choses nettes. Moi je ne compte pas les mois. Je reste cool sur ma route. Le reste coule et moi je roule. Je ne m’embrouille pas, mais je rouille de vos bêtises qui me donnent de la hantise.

 

        Le reste coule.

        Moi, je roule.

        Et je reste cool…

 

Slam de Marius NONVIGNON A.

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