Communiqué du cabinet de Chantal Yayi sur de prétendus racketteurs/Comment la première Dame milite contre le premier Homme

(Décidément, 2011, un horizon fuyant sans cesse Yayi ?)

 chantal Yayi

        Depuis quelques jours, le cabinet de la première Dame Chantal Yayi rend public un communiqué de presse dénonçant de prétendus racketteurs qui sillonneraient indûment des services et entreprises d’Etat pour une hypothétique collecte de fonds et d’aide au nom de la première Dame qui tient donc à se démarquer de cette démarche répréhensible. A priori, cette prise de position officielle paraît éthique. On ne doit pas mêler le nom de la première Dame à la délinquance du moment. Il fallait donc sauver l’image de la première Dame dont une quelconque indélicatesse affecterait inévitablement l’image de son époux. Seulement, le sieur Tiburce Afatchao, cité nommément dans ce jeu malsain, se trouve être membre influent de la coordination nationale des jeunes FCBE.

Le mal est donc dans le fruit, et pour la circonstance, un mauvais arrangement vaudrait mieux qu’un bon procès. Autrement dit, le linge sale devait être lavé en famille si les faits étaient avérés. C’est donc politiquement maladroit de porter directement cette affaire sur la place publique. Ce coup de marteau sur la jeunesse mouvancière apparaît comme une provocation qui pourrait fragiliser davantage la famille politique déjà très affectée

par des scandales de toute nature, et acculée par des offensives musclées d’opposants plus que jamais résolus à en finir avec ‘’la parodie de changement’’. En clair, le contexte socio-politique ne se prête guère à la logique puriste qui sous-tend ce communiqué du cabinet de la première Dame fortement médiatisé. A moins que Chantal Yayi soit sournoisement en campagne contre Boni Yayi dont l’intention de rempiler ne souffre plus d’aucun doute. On aura ainsi tout vu sous le changement.

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