Une rentrée qui promet la promesse d’une année scolaire agitée
La rentrée scolaire 2009-2010 intervient dans un contexte exceptionnel de crise économique. Tout le monde se plaint des difficultés à faire face aux exigences de cette rentrée. Tout coûte cher, et les usagers de l’école semblent abandonnés par le pouvoir du changement qui agite pourtant le social comme son leitmotiv. On attend désespérément des subventions plus relevées de la part de l’Etat ; sinon, la gratuité de l’école ne sera que vains mots. Elèves, parents, étudiants et enseignants se plaignent. Les fonctionnaires de l’Etat ne savent plus à quel saint se vouer avec des salaires qui ne comblent pas de tiers de leurs charges mensuelles. Ceux d’entre-eux qui ont bénéficié d’avancement et de promotion ces derniers mois sont les plus désespérés. L’incidence financière de ces avancements est bloquée, pour raison de difficultés de trésorerie.
Le pari de la forte scolarisation des enfants est loin d’être gagné. Le gouvernement résiste à porter le secours attendus. Les priorités sont ailleurs. Ceux qui tirent le changement vers le bas savent toujours planifier le gaspillage des ressources de l’Etat à des fins sans intérêt avéré pour la Nation. Sinon, on aurait évité plusieurs voyages du chef de l’Etat, l’achat de l’avion présidentiel qui, après un seul voyage, est maintenant condamné à un hypothétique bilan de santé. L’école ouvrira certes ses portes jeudi prochain mais c’est avec la promesse certaine d’une année agitée. Le gouvernement n’est pas prêt.

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