
Scandale au Sénégal:133.000 EUR offerts par le président Wade à un agent du FMI
AFP – L’affaire de la valise de billets – 133.000 euros – offerts en « cadeau » à un agent du Fonds monétaire international embarrassait mardi le président sénégalais Abdoulaye Wade, candidat à sa propre succession, même si son gouvernement s’efforçait de minimiser l’accusation de corruption.
Un mois après les faits, le FMI a clairement annoncé lundi soir que « le président du Sénégal lui avait « confirmé avoir organisé la remise d?un cadeau en argent » à son représentant à Dakar. Soit la somme de « 100.000 euros et 50.000 dollars américains (33.000 euros) », précise le FMI.
L’affaire de la mallette débute le soir du 25 septembre alors que le fonctionnaire Alex Segura doit prendre un avion pour Paris, au dernier jour de son séjour de trois ans au Sénégal comme représentant-résident du FMI.
Le ressortissant espagnol est invité à dîner avec Abdoulaye Wade. Et c’est après ce repas qu’il reçoit son « cadeau ».
« Le président a expliqué que l?argent avait été remis en guise de traditionnel cadeau d?adieu à M. Segura (…) et n?était destiné en aucune manière à influencer ni M. Segura, qui quittait définitivement le pays, ni le FMI », rapporte l’institution.
Une phrase lapidaire conclut son communiqué: le président Wade « a reconnu que le montant du cadeau était une erreur ».
Le FMI aura tardé un mois à donner sa version détaillée des faits.
Mais le Premier ministre sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye, était monté préventivement au filet, dimanche, dans une interview troublante au journal Kotch: « Il ne s’agissait pas pour nous de le corrompre (…) Nous avons cherché à aider quelqu’un à acheter des cadeaux pour ses parents », a-t-il plaidé.
« 100.000 euros, c’est rien. (…) Avec cette somme, qu’est-ce que vous pouvez acheter en France ? Vous ne pouvez même pas vous payer un appartement », a ajouté le chef du gouvernement, dans un pays où une employée de maison est généralement payée moins de 100 euros par mois.
« On corrompt quelqu’un qui arrive ou de qui nous attendons des actes, mais franchement M. Segura qui quitte Dakar ne pouvait plus nous servir à quelque chose » a renchéri M. Ndiaye.
Dans la presse de mardi, un conseiller spécial du président, le colonel Malick Cissé, minimise également le geste en ces termes: « Dans un restaurant, vous donnez au serveur son pourboire. Je ne peux pas l’appeler corruption. »
Mais l’affaire concerne en premier lieu le président Wade, 84 ans, candidat à sa propre succession en 2012, et à la tête d’un « pays classé, par les critères du FMI, parmi les pays pauvres très endettés », rappelle Le Quotidien.
« C’est la première fois qu’un scandale pareil éclate dans notre pays », a assuré à l’AFP le député Mbaye Niang (opposition), ajoutant: « Si on était dans un pays démocratique, un président qui commet un acte qualifié de corruption devrait être traduit devant une juridiction. »
Mardi, des Dakarois plaisantaient en s’interpellant: « Alors, tu as pris ta valise au palais? »
Quant à M. Segura, il ne dit plus un mot, lui qui était le fonctionnaire international le plus prolixe du Sénégal, quand il critiquait la gestion peu orthodoxe des fonds publics par l’Etat.
La presse a évoqué l’hypothèse d’une machination visant à salir sa réputation. « Est piégé qui croyait piéger », avance ainsi L’Observateur.
Mais l’attitude du fonctionnaire aura été très discutée, car même si le FMI a « restitué » l’argent au Sénégal, celui-ci a d’abord pris le risque d’accepter la mallette et s’est envolé avec. Pour l’expliquer, le FMI a notamment fait valoir que M. Segura redoutait de ne pas trouver « d?endroit sûr où laisser l?argent au Sénégal ».
Plus de peur que de mal !
Le parlement a ouvert hier mardi la 2è session ordinaire de l’année 2009 ; une session qui se consacrera essentiellement à l’examen du projet du budget général de l’Etat exercice 2010. Certains observateurs avaient annoncé des discussions houleuses entre mouvance et opposition au cours de cette session budgétaire. Au regard des derniers développements de l’actualité socio-politique, bien d’autres observateurs avaient pressenti un boycott de l’ouverture de ladite session. Mais en fin de compte la sagesse l’a emporté sur le désordre des passions et des humeurs. Le président de l’institution parlementaire, sous des apparences d’assurance et de triomphalisme, a délivré un message appelant les uns et les autres au sens de responsabilité et de patriotisme, au-delà des intérêts divergents qui les opposent. Car le budget général de l’Etat est un véritable instrument de développement économique et social. En tout cas, tout présage des travaux menés en toutes sérénité pour doter le pays d’un budget à finalité d’émergence, et qui engage le gouvernement Yayi à s’attaquer aux contraintes qui pourraient compromettre l’éclosion du secteur privé, mais aussi à veiller prioritairement à l’achèvement des infrastructures entamées. La session budgétaire est donc ouverte sans heurts. On peut se frotter les mains et remercier la providence qu’il y ait eu plus de peur que de mal. Mais l’ouverture d’une session budgétaire n’est pas une fin en soi. Le plus dur reste à venir, avec l’étude de la loi des finances en commission. C’est ici que les protagonistes ne se feront aucun cadeau. Mais d’hors et déjà, c’est un fait louable d’avoir cette fois-ci soustrait le parlement au rituel du boycott.
Entretien avec Mohamed Dabara, alias Aladji Grand Boubou:
« Le présent me décourage, l’avenir m’inquiète et je me demande quel Bénin Yayi veut laisser aux béninois en 2011 » Depuis un certain temps, Aladji Grand Boubou s’invite dans les débats politiques surtout ceux qui concernent son pays. Ce bond lui vaut tous les noms et des inimitiés. Certains pensent qu’il est couturier et qu’il ne devrait pas s’immiscer dans les affaires politiques. D’autres estiment qu’il affabule parce que n’ayant pas la culture nécessaire pour aborder avec sérieux les questions politiques. Votre journal l’a rencontré pour vous. Lisez plutôt.
La Nouvelle Génération : Aladji Grand Boubou, que répondez-vous à ceux qui pensent que vous êtes couturier et que vous ne devriez pas vous vêtir d’un boubou politique ?
Aladji Grand Boubou : je ne suis pas couturier de profession. Je suis promoteur d’une industrie de couture. Je ne pense pas qu’il existe déjà au Bénin, une école où on va pour apprendre à être politicien et sortir avec des diplômes exclusivement politiques. La politique est l’art d’organiser la cité. Je suis membre de la cité. Ceux qui veulent m’écarter de la chose politique ont leur raison qui doit être irraisonnée.
LNG : Et à ceux qui disent que vous affabulez ?
AGB : Ils sont contre la vérité. C’est vrai qu’elle blesse, mais il vaut mieux l’accepter et se faire gouverner par elle.
LNG : 2011 n’est pas loin même si elle n’est pas proche. Que dites-vous de la gestion du Bénin par Dr Boni Yayi ?
AGB : J’ai comme l’impression que le Chef de l’Etat n’a pas lu Joseph Ki-Zerbo qui a déclaré dans son ouvrage ‘’A quand l’Afrique’’ que : Plus le pouvoir est partagé, plus il grandit, et que le pouvoir est comparable à un œuf qui se casse entre les mains lorsqu’il est serré trop fort ou glisse de la main et se casse aussi lorsqu’il n’est pas tenu suffisamment ferme. Tous les maux dont souffre le pouvoir Yayi viennent de cette pensée de Ki-Zerbo.
LNG : Voulez-vous dire que le bilan à mi-parcours est négatif ?
AGB : Les béninois sont déçus par les maladresses répétées du Chef de l’Etat. Le changement prôné n’a pas eu lieu. Le discours de campagne s’est révélé contraire aux pratiques réelles. Le Bénin est dépiécé, et dépecé. L’éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé. Il faut une nouvelle solution pour les problèmes auxquels font face les Béninois.
LNG : de quelle solution voulez-vous parler ?
AGB : je veux parler de la solution ABT en 2011. Abdoulaye Bio Tchané, actuel président de la Boad est celui qui redonnera espoir. Il incarnera le vrai changement. Il n’aura pas la tâche facile, en raison de l’état délabré dans lequel Boni Yayi laissera le Bénin en 2011. Mais, il sonnera la fin de la recréation et mettra le pays au travail.
LNG : vous parlez de quelqu’un dont la candidature à la présidentielle de 2011 n’est pas encore sûre ?
AGB : Elle est plus que sûre. C’est d’ailleurs pour cette raison que son fils a échappé à un assassinat et que la route Djougou-Ouaké-Frontière Togo a été inaugurée sans lui.
LNG : Pourquoi pensez-vous à un duel entre Yayi et Tchané alors que la coalition G et F aura aussi son mot à dire ?
AGB : la candidature qui fait le plus peur à Boni Yayi, ce n’est pas celle qui sera issue des G et F, mais celle de Bio Tchané. Il en est ainsi parce que le Nord ne sera plus la chasse gardée de Yayi et il sait très bien qu’il n’a rien à espérer du Sud.
LNG : Vous semblez être trop remonté contre Yayi ?
AGB : j’avais placé confiance et espoir en lui. Il m’a déçu et m’a laissé à mes larmes. Il m’a abandonné dans un présent qui me décourage, avec un avenir qui m’inquiète et je me demande quel Bénin Yayi veut laisser aux Béninois en 2011.
LNG : Vous avez le secret des résultats du scrutin de 2011 ?
AGB : Je ne suis pas devin encore moins charlatan. Mais, la raison hypothético-déductive me fait dire que la Marina connaîtra un nouveau locataire en 2011.
LNG : votre mot de fin.
AGB : j’exhorte les béninois à la patience et au courage car la délivrance n’est plus loin. Propos recueillis par Pius Zongo.
CNSR/Et si on laissait le directeur aller au bout des reformes annoncées ?
Tout le monde ne le sait peut-être pas assez encore. Le centre National de Sécurité Routière est un maillon névralgique dans la chaîne du processus de survie des citoyens d’une nation. C’est donc un secteur qui ne saurait composer avec la routine et l’immobilisme. L’actuel directeur André Akpinfa l’a ainsi compris qu’il a décidé d’insuffler une dynamique nouvelle à ce centre. Mais à peine les réformes sont annoncées que des nénéistes se sont déchaînés contre lui, avec l’éternelle sirène de la délation, de l’intoxication, du sabotage et de la calomnie.
En effet, le redéploiement du personnel de ce centre a irrité certains agents abonnés à la routine, et qui croyaient jusque-là qu’ils étaient régis par un principe d’inamovibilité. Ils ont tiré sur la fibre de leurs relations dans la haute sphère politico-administrative pour amener le directeur à renoncer aux réformes.
Mais de deux choses l’une. Où on veut que le centre survive, ou on lui souhaite une mort programmée. Une révolution au sein de l’entreprise est irréversible. On comprend que ce n’est pas facile de bouleverser des habitudes séculaires sans essuyer de légitimes grincements de dents.
Les changements les plus souhaités, dit-on, ont leur mélancolie. Cela compris, on devrait arrêter la cabale actuelle contre le directeur du CNSR qui ne veut aucunement la mort de l’entreprise commune.
Il faut donc le laisser aller au bout des réformes annoncées. Le déploiement du personnel, loin d’être un acharnement ciblé, participe de la nouvelle dynamique pour redonner au CNSR ses lettres de noblesse.
Commission politique de supervision de la Lépi/A qui profite le malaise actuel ?
L’accouchement de la loi sur la Lépi, quoique cauchemardesque, avait suscité optimisme et enthousiasme populaire. Tout le monde s’était réjoui à l’idée de pouvoir enfin réduire les contestations post-électorales qui ont parfois tendance à remettre en cause la paix et la cohésion nationale. Mais à mesure que le temps passe, on se rend compte que nous nous sommes laissés trop tôt à un triomphalisme euphorique sans fondement objectif.
Le malaise actuel au sein de la commission politique de supervision (CPS) marque le point de départ d’un désenchantement. Car, tous les spécialistes de la question soutiennent que le consensus politique est le seul gage de la réussite du processus de la réalisation de la Lépi. Malheureusement, à peine installé, la CPS est encline à des crises internes, anodines au départ, mais qui commencent maintenant à s’amplifier, au grand dam des citoyens épris de paix sociale, de démocratie et de progrès. Les échéances de 2011 sont trop capitales pour que le processus de leur préparation soit entaché de quelque irrégularité que ce soit. 2011 est un tournant décisif pour notre pays, vu comme un exemple de démocratie réussie en Afrique.
Il n’y a pas longtemps, les représentants de l’opposition dans la CPS avaient suspendu leur participation, et ont même menacé de démissionner. Heureusement, les brèches ont été colmatées, et un terrain d’entente a été trouvé. Mais ce n’est pas pour autant que la pomme de discorde a disparu. Quand la politique se mêle de tout, les passions étouffent la raison. Manifestement, la controverse à distance, par médias interposés, entre le superviseur général Epiphane Quenum et certains membres de la commission est symptomatique d’un malaise profond qui menace le processus de réalisation de la Lépi. Beaucoup n’y croient même plus, du moins pour 2011.
Mais alors, pour qui roulent les protagonistes de cette crise artificiellement entretenue à dessein ? A qui profiterait ce malaise ? Pas quand même au chef de l’Etat Boni Yayi qui avait fermement promis une liste électorale permanente informatisée comme une condition sine qua non pour la tenue des élections de 2011. Epiphane Quenum incarne t-il donc les intérêts subtils de son parti la Renaissance du Bénin qui ne voudrait peut-être pas d’une Lépi pour 2011 ? Ce serait étonnant, la RB s’étant affichée ces dernières semaines comme un défenseur farouche des idéaux de l’Union fait la Nation.
Quant aux représentants de l’opposition, ils se doivent de transcender leurs humeurs premières, pour laisser prévaloir l’intérêt supérieur de la Nation. En tout cas, le succès du processus exige un consensus sans faille.
par Jacques Segla
Projet de budget controversé exercice 2010/La part de responsabilité du gouvernement
( Le budget général de l’Etat exercice 2010 est au cœur de tous les commentaires depuis quelques jours. La session budgétaire qui s’est ouverte au parlement ce mardi en a rajouté la polémique. Mais c’est la colère des partenaires techniques financiers contre le gouvernement qui focalise plus l’attention. Et pour cause par Jacques Segla Le budget général d’un Etat est a priori une question de souveraineté qui ne devrait tolérer aucune interférence étrangère. Chaque pays a la souveraineté de ses options économiques et financières. Mais depuis que le Bénin est assujetti au Programme d’Ajustement structurel auprès du Fonds Monétaire International (FMI), et que notre pays n’est plus capable de boucler son budget sans garantie financière extérieure, la souveraineté est devenue relative. Le budget général de l’Etat est chaque fois tributaire de lourdes dettes extérieures. Dans ce cas, comment peut-on souverainement exécuter le budget sans trébucher sur des obstacles de parcours.
Exceptionnellement, le projet de budget en étude est frappé cette année par les effets pervers de la crise économique internationale. Cela devrait inspirer au gouvernement des précautions particulières dans son élaboration. Mais de toute évidence, cela n’a pas été de mise. Même les députés proches du pouvoir ne sont pas tous au même niveau d’informations préalables sur ce projet de budget.
Le contexte socio-politique tendu ne peut pas ne pas induire des difficultés de taille pour le consensus à réaliser dans l’étude du budget. L’opinion est préparée aux débats houleux qu’annonce l’étude du projet du budget exercice 2010. Il faut ajouter à tout cela la colère et l’indignation des partenaires techniques financiers contre le gouvernement. En effet, ce budget prévoit un endettement de 396 milliards de F.CFA dont plus de 62% sont attendus des bailleurs de fonds qui n’ont pourtant pas été consultés avant que le projet ne soit bouclé et envoyé à l’Assemblée Nationale le 20 octobre dernier, un délai limite qui montre d’ailleurs que le gouvernement a été surpris par le temps.
Ce qui laisse entrevoir des précipitations de dernière heure dans le bouclage du dossier. Qu’on ne s’étonne donc pas si à l’étude de ce projet de budget général de l’Etat, les députés en viennent à relever des détails susceptibles de bloquer le processus. On ira peut-être à une ordonnance. Et Boni Yayi en perdra inévitablement des plumes. Pour un homme d’Etat qui rêve de rempiler à la fin d’un premier mandat, gouverner par ordonnance paraît comme un suicide politique. Les choses sont compliquées pour Boni Yayi qui n’est plus assuré du consensus politique des lendemains de sa victoire en 2006. S’il doit aussi subir la hargne des bailleurs de fonds, juste par simple maladresse, il y a de quoi parler d’un cauchemar pour le chef de l’Etat accusé de toujours mettre la charrue avant les bœufs. Mais, gouverner n’est-il plus prévoir ?
(MCA-Bénin) Mention très honorable pour le coordonnateur Simon-Pierre Adovèlandé
• Le Bénin arrache les félicitations des Etats-Unis d’Amérique • Le Bénin a besoin d’un homme de sa trempe pour sortir de l’ornière, de la léthargie, de l’improvisation et de l’impréparation Simon-Pierre Adovèlandé.
L’évocation de ces prénom et nom font penser à MCA-Bénin et aux Etats-Unis d’Amérique. Coordonnateur national de ce projet d’un montant global de 170 milliards, l’homme a présenté hier le bilan à mi-parcours de sa gestion. Les fruits ont tenu la promesse des fleurs. Les béninois l’invitent à des responsabilités plus grandes que celles qu’il occupe actuellement. Les américains sont satisfaits et le Bénin est très honoré d’avoir un fils de cette renommée.
par Lorys S.C. HOUNON
Dans le cadre d’accélérer son développement économique et lutter convenablement contre la pauvreté, la République du Bénin a bénéficié du gouvernement des Etats-Unis d’un fonds dénommé Millénium Challenge Account. D’un montant global de 170 milliards de FCFA, ce fonds vise l’amélioration des infrastructures physiques et la mise en œuvre des réformes majeures à travers quatre grands projets à savoir : Accès au Foncier, Accès aux Services Financiers, Accès à la Justice et Accès aux Marchés. Après trois années de mise en œuvre, l’heure était hier au bilan à mi-parcours. Un bilan présenté par le coordonnateur national du programme lui-même en présence d’un parterre de journalistes, et de la chargée d’affaires de l’ambassade des USA près le Bénin. Projet par projet, le conférencier a présenté le point d’exécution des principales activités, les difficultés rencontrées, les priorités pour les deux ans à venir et les perspectives pour l’après MCA. De façon globale, il faut retenir qu’en trois ans de mise en œuvre, le MCA-Bénin a bouclé 2/3 des contrats prévus. Aussi, il faut noter qu’en terme d’engagement, le programme a été réalisé à 65,32% avec 15,62% de décaissement des fonds. Prévu pour durer 5 ans, il ne reste pratiquement plus que 18 mois pour le Bénin pour exécuter à terme tous les projets engagés. Face à cette contrainte de temps, le coordonnateur national invite ses collaborateurs à travailler davantage avec plus d’efficacité, à rechercher partout le sphères de gain de temps, à renforcer l’esprit d’équipe en vue d’un programme dont les fruits sont la manifestation de la promesse des fleurs, à consolider les performances et réfléchir à une pérennisation des acquis, notamment après le MCA-Bénin. Parlant de l’après MCA, il faut rappeler que les responsables du MCA ont élaboré dans une vision prospective, un document cadre pour la pérennisation des acquis du programme après le délai du compact. Quels seront les projets prioritaires si un deuxième compact était signé ? Continuerait-on avec les 4 composantes actuelles du MCA-Bénin ou déclinerait-on d’autres secteurs d’interventions du programme ? au cas où il y aurait un MCA-Bénin 2, le pourrait-il pas s’ouvrir à d’autres partenaires au développement qui ont eu le temps d’apprécier les résultats enregistrés aux méthodes de gestions rigoureuses efficaces ?, voilà entre autres les préoccupations abordées dans ce document cadre. Mais, en attendant que la Bénin ait un MCA-Bénin 2, le coordonnateur Simon-Pierre Adovèlandé force l’admiration des américains qui ne regretteront jamais d’avoir octroyé à notre pays cette composante du MCC.
Fameuse guerre des primes au Bénin
Malgré l’accalmie apparente, l’administration béninoise tourne toujours au ralenti et au rythme des guerres de primes. L’élan revendicatif des marcheurs a sans doute baissé. Mais ce n’est pas pour autant que l’administration publique tourne réellement à plein régime. La décision de la suppression de la prime exceptionnelle de motivation a plongé 13 départements ministériels dans le cycle interminable des grèves hebdomadaires de 72 heures. Le gouvernement, à certains niveaux, semble avoir opté pour l’usure. Ce n’est peut-être pas la meilleure option, en ce moment de crise où le pays a besoin de travailler pour accroître les richesses nationales. Récemment, une mission du Fonds Monétaire International avait relevé un dépassement exagéré dans les primes accordées aux travailleurs. Le gouvernement a le dos au mur, et doit par conséquent reprendre l’initiative du dialogue social, pour pouvoir négocier et relancer le consensus nécessaire aux sacrifices à consentir pour faire face à la situation. Pour que ces sacrifices soient facilement acceptés de tous, le gouvernement doit jouer sur la fibre de la vertu de l’exemple, en réduisant, de façon sensible, le train de vie de l’Etat. L’heure ne se prête plus aux hypocrisies. Le chef de l’Etat doit ouvrir un dialogue franc avec les partenaires sociaux pour vider le dossier des primes qui vicie l’ambiance de travail dans l’administration publique depuis plus d’un an. C’est la condition sine qua non pour remettre véritablement la nation au travail.
Après trois ans de mise en œuvre du MCA-Bénin/Le coordonnateur Simon-Pierre Adouèlandé fait le point ce jour
(Une conférence de presse grand public est organisée à cet effet au CIC)
Dans le cadre d’accélérer son développement économique, la République du Bénin a bénéficié du gouvernement des Etas-Unis d’un fonds dénommé Millénium Challenge Account. D’un montant de 170 milliards de FCFA, ce fonds vise l’amélioration des infrastructures physiques et la mise en œuvre des réformes majeures à travers quatre grands projets à savoir : Accès au Foncier, Accès aux Services Financiers, Accès à la Justice et Accès aux Marchés. Sur les cinq ans qu’il est prévu pour durer, déjà trois se sont écoulés. La rencontre avec la presse doit pouvoir permettre à l’équipe de Adovèlandé d’énumérer les acquis réalisés et les défis qu’il lui reste à relever. De sources officieuses, on apprend que le bilan à mi-parcours est reluisant et donne sur un avenir prometteur et enchanteur. Si c’était le cas, le coordonnateur Adovèlandé confirmerait tout le bien que les béninois pensent et disent de lui. Demain nous édifiera et lèvera l’équivoque.
Par Pius Zongo
Les écureuils s’ouvrent les portes d’Angola 2010

- Le repas de Yayi a fait du bien au onze national
- Le PDG Tundé avait prédit le score
Pour le compte de l’avant dernière journée des éliminatoires couplées Can/Mondial 2010, les écureuils du Bénin étaient hier face aux Blacks Stars du Ghana au stade de l’amitié de Cotonou.
Après 90 minutes de souffrance, les poulains de Michel Dessuyer ont réalisé l’exploit à la 92ème minute de jeu par un but salvateur de Ahounou
Lorys S.C HOUNON
Impossible n’est pas béninois ! Voila qui résume bien l’exploit réaliser hier par les écureuils du Bénin au stade de l’amitié de Cotonou. En effet, condamner à battre les Black Star du Ghana, les poulains de Michel Dessuyer ont joué leur destin devant un public béninois sorti très nombreux pour la circonstance. Jusqu’à la 90ème minute, nul ne croyait encore que le Bénin pouvait se remettre en route pour Angola 2010. Mais c’était sans compter avec la combativité et l’engagement patriotique de la bande à Stéphane Sessegnon. Après 45 premières minutes sans incident majeur, Mouritala Ogoubiyi, Jocelyn Ahouéa, Romuald Bocco, Yoan Djidonou, Razack Omotoyossi, Seidath Tchomogo et les autres abordèrent la deuxième mi-temps avec moins de sérénités et d’actions d’éclat dans le camp ghanéen. Après plusieurs maladresses et d’occasions ratées, ils ont fini par convaincre le public qu’ils ne pouvaient venir à bout des ghanéens conduits par le talentueux Michael Essien. Que de chaudes alertes, et après plus rien. Tout portait à croire que les dieux du stade étaient contre les écureuils qui, visiblement peinaient sur l’aire de jeu, à la recherche du seul but libérateur. Les nombreuses tentatives des 5 dernières minutes n’ont pas suffire à Razack Omotoyossi pour violer les buts ghanéens. A la 92ème, au moment où Essien et sa bande s’y attendaient le moins, sur une contre attaque parfaite, le capé Mouritala Ogounbiyi fit un centre à ras le sol après une folle course de plusieurs mètres. Une demie reprise de volée à suffire à Mohamed Ahounou pour mettre la balle au fond des filets. Et c’est l’explosion générale sur le terrain et dans les gradins. Plus personne n’y croyait encore, et voila le Bénin qui vient de réaliser un exploit inouï. Quelques secondes après, l’arbitre siffla la fin du match.
Au marquoir électronique, Bénin 1- Ghana 0. Le Bénin venait d’obtenir son ticket pour la suite de l’aventure devant le conduire en Angola l’an prochain.
Cette victoire, quand bien même douloureuse, vient donner la preuve que le Chef de l’Etat avait raison de donner un déjeuner à l’honneur du Onze national samedi dernier.
N’avait-il pas dit à cette occasion son ambition d’entendre l’hymne nationale en Angola en 2010 ? Eh bien, son rêve est en passe d’être une réalité. Il ne reste que l’étape du Soudan pour confirmer la présence du Bénin à la Can Angola 2010. En attendant le duel Bénin-Soudan, on savoure pour l’heure la victoire sur le Ghana. Sacrés écureuils !

