CNSR/Et si on laissait le directeur aller au bout des reformes annoncées ?

 

 

 

            Tout le monde ne le sait peut-être pas assez encore. Le centre National de Sécurité Routière est un maillon névralgique dans la chaîne du processus de survie des citoyens d’une nation. C’est donc un secteur qui ne saurait composer avec la routine et l’immobilisme. L’actuel directeur André Akpinfa l’a ainsi compris qu’il a décidé d’insuffler une dynamique nouvelle à ce centre. Mais à peine les réformes sont annoncées que des nénéistes se sont déchaînés contre lui, avec l’éternelle sirène de la délation, de l’intoxication, du sabotage et de la calomnie.

En effet, le redéploiement du personnel de ce centre a irrité certains agents abonnés à la routine, et qui croyaient jusque-là qu’ils étaient régis par un principe d’inamovibilité. Ils ont tiré sur la fibre de leurs relations dans la haute sphère politico-administrative pour amener le directeur à renoncer aux réformes.

Mais de deux choses l’une. Où on veut que le centre survive, ou on lui souhaite une mort programmée. Une révolution au sein de l’entreprise est irréversible. On comprend que ce n’est pas facile de bouleverser des habitudes séculaires sans essuyer de légitimes grincements de dents.

Les changements les plus souhaités, dit-on, ont leur mélancolie. Cela compris, on devrait arrêter la cabale actuelle contre le directeur du CNSR qui ne veut aucunement la mort de l’entreprise commune.

Il faut donc le laisser aller au bout des réformes annoncées. Le déploiement du personnel, loin d’être un acharnement ciblé, participe de la nouvelle dynamique pour redonner au CNSR ses lettres de noblesse.

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