Plus de peur que de mal !
Le parlement a ouvert hier mardi la 2è session ordinaire de l’année 2009 ; une session qui se consacrera essentiellement à l’examen du projet du budget général de l’Etat exercice 2010. Certains observateurs avaient annoncé des discussions houleuses entre mouvance et opposition au cours de cette session budgétaire. Au regard des derniers développements de l’actualité socio-politique, bien d’autres observateurs avaient pressenti un boycott de l’ouverture de ladite session. Mais en fin de compte la sagesse l’a emporté sur le désordre des passions et des humeurs. Le président de l’institution parlementaire, sous des apparences d’assurance et de triomphalisme, a délivré un message appelant les uns et les autres au sens de responsabilité et de patriotisme, au-delà des intérêts divergents qui les opposent. Car le budget général de l’Etat est un véritable instrument de développement économique et social. En tout cas, tout présage des travaux menés en toutes sérénité pour doter le pays d’un budget à finalité d’émergence, et qui engage le gouvernement Yayi à s’attaquer aux contraintes qui pourraient compromettre l’éclosion du secteur privé, mais aussi à veiller prioritairement à l’achèvement des infrastructures entamées. La session budgétaire est donc ouverte sans heurts. On peut se frotter les mains et remercier la providence qu’il y ait eu plus de peur que de mal. Mais l’ouverture d’une session budgétaire n’est pas une fin en soi. Le plus dur reste à venir, avec l’étude de la loi des finances en commission. C’est ici que les protagonistes ne se feront aucun cadeau. Mais d’hors et déjà, c’est un fait louable d’avoir cette fois-ci soustrait le parlement au rituel du boycott.

Laisser une reponse