Benin, échéances de 2011: Houngbedji demande pardon à Ppapa Soglo

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Défalcation sur salaire pour fait de grève légitime:Le gouvernement viole la loi sur le droit de grève et engage un bras de fer suicidaire

Face à la grève qui paralyse l’administration publique depuis plusieurs mois, le gouvernement a fait l’option de la stratégie de l’usure et de l’impasse. Il avait cru pouvoir venir à bout du radicalisme des syndicalistes en jouant au pourrissement, par la menace de ponction sur les salaires des travailleurs grévistes. Mais l’arme agitée n’a pu altérer l’engagement des travailleurs en grève, dont la résistance repose sur l’esprit de la loi N° 2001-2009 du 14 mai 2001, portant conditions de jouissance du droit de grève au Bénin. Par Pius Zongo Le gouvernement a fini par mettre sa menace à exécution. En effet, des agents de l’Etat en grève ont connu des défalcations drastiques sur leurs salaires de novembre 2009. Le week-end écoulé, le sujet était au cœur de toutes les concertations syndicales. Les travailleurs ont renouvelé leur engagement à poursuivre la lutte sans repit, jusqu’à la satisfaction totale de leurs légitimes revendications. A l’occasion, les responsables syndicaux ont rappelé le contenu de la loi 2001-2009 du 14 mai 2001, portant conditions de jouissance du droit de grève au Bénin. Et que dit cette loi ? « TITRE 1 : Du droit de grève Article 1er : Conformément à la constitution, l’Etat reconnaît et garantit à tous les travailleurs du Bénin le droit de grève TITRE II : Du champ d’Application Article 2 : les dispositions de la présente loi s’appliquent aux personnels civils de l’Etat et des collectivités territoriales, ainsi qu’aux personnels des établissements publics, semi-publics ou privés, à l’exception des agents à qui la loi interdit expressément l’exercice du droit de grève. TITRE VI : Dispositions diverses et finales Article 24 : Toute grève entraîne une réduction proportionnelle du traitement ou salaire et des accessoires, à l’exception des allocations familiales. Aucune réduction moins d’une journée Article 25 : les grèves ayant pour motifs la violation des libertés fondamentales et des droits syndicaux universellement reconnus ou le non-paiement des droits acquis par les travailleurs, ne donnent lieu à aucune réduction de salaire ou de traitement. Sont considérés comme droits acquis ceux qui sont travailleurs et à défaut de cet accord, ceux qui sont déclarés tels par une décision de justice passée en force de chose jugée. » En clair, le gouvernement vient ainsi de violer la loi en son article 25. On ne peut pas faire des ponctions sur salaire à des travailleurs qui réclament, des droits acquis dont on veut les priver injustement, à des travailleurs qui refusent d’inhaler le ciment pour se taper un cancer de gorge et de poumons. Autrement dit, au lieu de négocier, le gouvernement a fait l’option d’un bras de fer inutile dont il ne peut sortir sans perdre des plumes. Car c’est l’avenir du dialogue social qui est ainsi compromis, dans un contexte de triple crise économique, politique et sociale.

Lancement du film-documentaire « Regards et paroles engagés »:Cyriaque Atti-Mam fait œuvre utile

 

L’arène cinématographique béninoise s’est enrichie d’un nouveau né. « Regards et paroles engagés », c’est le titre du film documentaire lancé vendredi dernier par le directeur de cabinet du ministère en charge des transports et travaux publics, Cyriaque ATTI-MAMA, producteur du film. A travers ce chef d’œuvre, les auteurs entendent faire voir et faire connaître aux populations béninoises le fil conducteur des réalisations du régime du changement. C’était en présence du ministre de la culture Galiou Soglo, et du représentant du Chef de l’Etat Amos Elegbe.

Lorys S.C HOUNON

« Nous ne sommes rien sur terre, si nous ne sommes pas d’abord esclaves d’une cause, celle des peuples et celle de la justice et de la liberté ». Cette pensée de Frants FANON, le DC Cyriaque ATTI-MAMA l’a fait sienne en investissant dans la réalisation d’une œuvre cinématographique inédite. « Regards et paroles engagés », d’une durée totale de 52 minutes, ce film documentaire transcrit le regard profond, très objectif et non regardant des populations endogènes sur les grandes réalisations du régime du changement. Pour le producteur du film, Cyriaque ATTI-MAMA , il s’agit d’une œuvre réalisée pour faire comprendre au grand public qu’avec l’avènement du régime du changement, le ‘’Bénin ne sera plus jamais comme avant’’. En militant convaincu du développement et du changement, le réalisateur du film François Sourou Okioh, refuse quant à lui toute idée d’assimiler l’œuvre à un film de propagande politique. Puisqu’il s’agit du ‘’regard objectif d’un artiste sur les chantiers lancés et réalisés par le Chef de l’Etat en trois ans de gestion’’.

Le ministre de la culture, Galiou Soglo qui n’a pas manqué d’assister à ce lancement affirma quant à lui que ‘’la parole éduque, la parole éclaire, la parole guide et oriente’’. Une raison pour lui de promouvoir et de vulgariser cette ‘’parole engagée’’ à travers une large diffusion sur les chaînes de télévision.

Au-delà des qualités de bon gestionnaire unanimement reconnues à l’actuel DC du ministère en charge des transports et travaux publics, l’homme vient donner la preuve de son amour pour la nation béninoise.

Simplicité de la procédure d’obtention des carnets de pension:Les retraités de 2009 en attendant encore la vérité matérielle

On avait annoncé, à grand renfort de battage médiatique, la simplification de la procédure d’obtention des livrets de pension des Agents permanents de l’Etat admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Tout le monde s’était réjoui à l’idée qu’il était désormais possible d’obtenir facilement son livret de pension, à très brève échéance, et que le mois suivant la date d’admission à la retraite, le retraité pouvait toucher sa première pension. Mais où en sommes-nous maintenant ? Les salaires des enseignants et autres admis à la retraite le 30 Septembre dernier sont coupés depuis le 1er Octobre. Ils attendent toujours indéfiniment leur première pension. D’autres agents des collectivités locales sont à 20 mois de calvaire après avoir servi la nation 30ans durant. Pendant ce temps, déchargés de leurs fonctions politiques d’autres citoyens jouissent de plusieurs mois de sevrage, pour leur adoucir le passage à de nouvelles conditions matérielles de vie. Cela s’appelle ‘’deux poids deux mesures’’. Pour les agents permanents de l’Etat, les salaires,’étaient pas suffisants pour permettre de préparer une retraite matériellement assurée. On comprend donc l’engouement des fonctionnaires béninois pour les fonctions politiques. C’est le seul tremplin pour accéder facilement à la fortune. Mais tout le monde peut-il trouver de place dans la sphère politique. Tous les battages médiatiques autour de la simplification de la procédure d’obtention du livret de pension n’étaient donc qu’une opération de charme au fondement n’a pitié de ceux qui se sacrifient pendant 30 ans, pour la nation ; ceux qui, pendant 30 ans, ont été matériellement et moralement mal traités, avant d’être retraités complètement démunis et amortis, dans une nation où l’on trouve pourtant d’alibi, flatteurs pour distinguer et décorer des gens sortis du néants, ou aux contours absolument confidentiels. Le régime du changement, malgré les effets d’annonce sur fond du populisme reste dans la logique du ‘’One man show permanent’’. Les moindres occasions de communiquer sur les actions du gouvernement sont des opérations de charme dans la perspective de 2011. Du coup, les artifices indécents prennent le pas sur la vérité des faits, et le gouvernement en subit maintenant les travers, pris au piège de la duperie flagrante. Pourquoi avoir fait miroiter aux travailleurs la possibilité de la simplicité de la procédure d’obtention des carnets de pension. C’est dommage qu’en ce moment où Boni Yayi se doit de jouer sa crédibilité, dans la perspective de 2011, de malheureuses contingences viennent embrouiller sa bonne foi. Mais les retraités attendent un geste magnanime de sa part pour tourner la page de leur calvaire actuel. Avec le salaire mensuel, c’était avec des acrobaties que les fonctionnaires parvenaient à joindre les deux bouts. Maintenant sans salaire ni pension, on imagine ce que peut-être la misère des nouveaux retraités qui n’ont pas encore la chance d’obtenir leurs carnets de pension depuis des mois. Ayons pitié de nos parents du 3eme âge.

Effervescence politique de précampagne électorale:Kouandé la grande convoitise dans le septentrion

Le samedi 7 novembre 2009, à la faveur d’un géant meeting à Kouandé, on avait annoncé que onze conseillers communaux FCBE avaient unanimement décidé de rejoindre l’union pour la Relève (UPR) de l’honorable Issa Salifou. Plusieurs personnes s’étaient succédé à la tribune ce jour-là, pour dire que plus rien ne sera comme avant. Du coup, la majorité changeait de camp au conseil communal de Kouandé. L’euphorie était à son comble et avait délié les langues des honorables Cyriaque Domingo et Edmond Agoua qui, pour la circonstance, avaient fait le procès du régime du changement.

Par Jacques Segla

Moins d’un mois après, trois conseillers UPR viennent de retourner à la mouvance présidentielle, pour changer encore les donnés au niveau du conseil communal de Kouandé. C’était la semaine dernière, à la faveur d’une pompeuse manifestation solennelle, sous le parrainage du maire lui-même en personne. Le décor était pratiquement le même au grand étonnement des observateurs. Il y avait les conseillers communaux, des élus locaux, les femmes, les jeunes, les notables et une ministre de la république pour rehausser l’évènement. Kouandé fait l’objet de grande convoitise de la part des hommes politiques qui ne rêvent plus que de 2011. Pour les hommes politiques, Kouandé est d’un intérêt stratégique. Mais ce chassé-croisé entre conseillers communaux, sur fond de rivalités politiques malsaines, ne manquera pas de déteindre sur l’enjeu du développement de la localité qui passe naturellement à l’arrière-plan. Où se trouve d’ailleurs la vérité dans ce clientélisme politique qui se solde toujours par des théâtres d’exhibitions et de déclarations difficilement supportables par le bon sens. A quand donc la maturité des conseillers communaux et des élus locaux, en vue de la promotion véritable du développement tel que souhaité par la décentralisation ?

Nicéphore Soglo et Adrien Houngbédji en toute intimité familiale empreinte de pardon et de réconciliation:Un signal fort pour 2011

hsIl faut savoir décoder les signes du temps. Le Président-maire Nicéphore Soglo fête ses 75 ans d’existence. Il avait à ses côtés Mme Vieyra Soglo ainsi que des parents et alliés. Mme Adrien Houngbédji et son épouse sont les seuls invités de marque à cet événement combien important dans la vie des Soglo. A cette manifestation, Me Houngbédji se confesse et demande pardon au président-maire pour lui avoir fait du tort directement ou indirectement en 1996. Le président Soglo accepte le pardon de Me Houngbédji et tel un prête ou un officier d’état civil, Léhady Soglo prononce la nouvelle alliance cette fois ci pour le meilleur. Ces faits ne relèvent pas d’un rêve ou d’un souhait. Ils sont vrais et réels, ils ont eu lieu hier au domicile du couple Soglo. Ils parlent d’eux-mêmes et ouvrent le bal des commentaires, analyses et pronostics. En attendant d’y revenir, il est à noter que trois grands enseignements sont à dégager de ce show politique. D’abord, si Me Houngbédji est le seul invité de marque à cette fête, alors cela veut dire qu’il est candidat de l’UN à la course de 2011. Ensuite, si papa houèzéhouè rend hommage à Lehady dans ces conditions et avec une telle chaleur, alors cela signifie que Galiou Soglo est loin de tirer la main de son père vers Yayi. Enfin, la réconciliation née de cette séance de confession renforce la solidarité et la maturité de l’alliance l’Union fait la Nation, dont la déliquescence avait été annoncée par certains oiseaux de mauvais augure qui semblait voir venir le mal par la RB. En somme, l’événement d’hier a mis des points sur des i et a annoncé les couleurs de 2011. Nous y reviendrons

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Paix, sécurité, Démocratie et Développement :Une interdépendance indiscutable !

 La paix, la sécurité, la démocratie, le développement et le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales sont interdépendants, et se renforcent mutuellement. La déclaration de Manike adoptée en Juin 1988 par la première conférence Internationale des Démocraties Nouvelles ou Rétablies a réaffirmé le lieu particulièrement indissoluble qui existe entre ces données. La déclaration de varsoire adoptée en Juin 2000 par la communauté des Démocraties l’a confirmé. Même la déclaration du Millénaire adoptée en Septembre 2000 par l’Assemblée Générale des Nations-Unies n’a pas contourné cette vérité apodictique. En décembre 2000, la quatrième conférence internationale des démocratie nouvelles on rétablies qui s’était réunis à Cotonou a reprécisé le caractère évident de cette interdépendance. Le Bénin, depuis la conférence des Forces vives de la Nation de février 1990 s’apprête à organiser sa cinquième élection présidentielle après celles de (1991, 1996, 2001 et 2006).

 

Mais, celle de 2011 déchaîne les passions les plus folles, les plus irascibles et les plus belliqueuses. Tout se joue sur fond d’intérêts sordides et inavoués. Les politiciens béninois se comportent comme s’ils ne totalisent pas dans leur grande majorité vingt ans d’expérience démocratique. Les fondamentaux démocratiques sont froissés au grand bonheur de l’anarchie. Le Bénin traverse des moments très difficiles. Déjà économiquement et socialement très souffrant, on peut craindre pour sa survie sécuritaire. Partout dans le monde entier, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Jusque là, nous avons été témoins des dégâts survenus dans d’autres pays dont les climats politiques avaient annoncé les mêmes signes qu’on observe maintenant chez nous. Il faut que de sa tombe, Mgr Isidore de souza fasse quelque chose pour faire éviter à ce pays qu’il aimait bien le chaos. Le Feu Cardinal Bernadin Gantin doit aussi diriger de l’au-delà les pas de ces politiciens véreux qui veulent conduire tout un peuple à l’abattoir. En tout cas, il paraît que Dieu aime particulièrement ce pays. Qu’il illumine alors les acteurs politiques béninois et que la raison l’emporte sur la passion.

Malaise au sein de la mouvance présidentielle:Les partisans de Boni Yayi veulent-ils vraiment de sa victoire en 2011 ?

 

   L’ambiance délétère au sein de la mouvance présidentielle n’est plus un secret pour personne.

Par Jacques  SEGLA

C’est par simple scrupule qu’on n’a pas encore assisté à des affrontements physiques entre les membres d’une même famille politique. Mais le malaise est profond et flagrant. La mouvance présidentielle s’effrite. La barque cauris est entrain de tanguer et on se demande si vraiment les partisans de Boni Yayi veulent de sa victoire en 2011.

 

Au moment où l’alliance des G et F s’emploie à tenir le pari d’une solidarité politique inédite, la famille cauris se fragilise chaque jour, à l’épreuve de la gestion de ses avantages actuels. La malaise s’intensifie sur fond de graves dissensions indécentes, entretenue par des rivalités préjudiciables à l’union souhaitée par le président Boni Yayi, dans la perspective de 2011. L’espoir suscité par l’avènement de l’UMPP s’est érodé au gré d’humeurs fumantes et contradictoires dans tous les coins du pays où on assiste à une décentralisation des rancoeurs. L’autre semaine, Zè s’est affiché malheureusement dans le palmarès des intrigues politiciennes. Les partisans cauris de la localité s’entredéchirent sous le regard complice de personnalités politiques bien connues. A Abomey-Calavi la naissance du parti pour l’Union Républicaine du ministre Tokpanou est venue confirmer le malaise cauris dans cette commune qui fait l’objet de grandes convoitises politiques, et qui abritait déjà de vives rancoeurs entre FCBE de première heure et mouvanciers de la 25ème heure. Dans la région Agonlin, c’est à peine que le ministre Roger Dovonou et l’honorable Janvier Yahouédéou entendent les appels répétés des populations à la réconciliation. Les deux frères ennemis sont tenus dans la rigueur d’une lutte politique sans merci. Sur le plateau du Zou, les partisans cauris se regardent en chiens de faïence. Eloi Aho, Francic Aguénoukoun et l’honorable kindjanhoundé entretiennent des antagonismes à peine voilés, qui ne manquent pas de déteindre sur les programmes alléchants de développement que propose le gouvernement central pour la région. Personne n’a encore oublié la lourde de Nicaise Fagnon à Dassa où la lutte politique se réduit aujourd’hui à un clivage Fagnon-Dassoundo. Cette lutte effrénée au sein de la mouvance a d’abord fraternellement divisé Savalou en deux blocs. L’est supposé contrôler par Désiré Adadja et l’ouest contrôler par Mr Affo Dendé. Ensuite, l’honorable Edgar Alia s’affiche comme le père incontesté des FCBE à Savalou. Savè enregistre également cette même guéguerre entre le député Dénis Obachabi et le coordonnateur du PPMA André Biaou Okounlola. Parakou n’échappe pas cette rivalité de clans où l’honorable Rachidi Gbadamassi et le député Samou Adambi apparaissent comme des figures de prou des mises en scène politique. De l’autre côté du septentrion, le député Justin Sagui et le président du MOFED David Nawan sont subtilement opposés par un théâtre inouï de destruction réciproque. Dans l’ouémé, les adversités politiques sont plus atypiques entre Ataou Sofiano et l’honorable Sofiatou Tchanou qui sont dans la logique du ‘’je t’aime moi non plus’’. Dans le plateau, l’atmosphère politique n’est pas reluisante. Le ministre François Abiola joue tous les atouts pour supplanter ses frères politiques avec qui il aurait dû négocier une synergie d’action pour l’efficacité des stratégies politiques dans la perspective de 2011. Quant au ministre Bernard Lani Davo, il joue en solitaire dans son couffo natal longtemps considéré comme une citadelle imprenable. Mais c’est trop tôt de se laisser aller à un triomphalisme béat. Le PSD reste le maître du jeu malgré les ferveurs populaires qui ont accueilli Boni Yayi lors de sa récente tournée dans la région. Comme quoi, le ministre Davo doit changer le fusil d’épaule et de stratégie s’il tient à faire des percées notables en faveur de Boni Yayi en 2011. Comme on le voit, la mouvance présidentielle est sérieusement fragilisée par des querelles de clochet dont Boni Yayi pourrait faire les frais si dès maintenant il ne mettait pas un frein aux parades solitaires à travers des slogans et incantations qui n’ont de sens que dans les tintamarres folkloriques fortement médiatisées. Ce n’est pas à l’aune des shaws politiques qu’il faut mesurer l’assise politique d’un homme d’Etat, surtout au Bénin où les politiciens ont coutume de porter des masques qui ne laissent pas transparaître leurs convictions premières. Boni Yayi doit reprendre son destin politique en main car, la cause n’est plus commune au sein la mouvance présidentielle.

Délocalisation de la société des ciments du Bénin:Les nuances de Mr Kotan toujours incomprises

Malgré les clarifications qu’il a apportées dimanche dernier, à travers l’émission ‘’Question d’Actualité’’, le directeur de l’unité de protection de l’environnement Mr Clément Kotan, reste toujours incompris. Les nuances d’une délocalisation civilisée ne font pas toujours l’unanimité au sein de l’opinion. par Jacques SEGLA Avant l’émission de ce dimanche, Mr Clément Kotan avait été trahi par des propres sur la délocalisation de la SCB. En effet, au cours d’une interview sur le sujet, il avait prédemment fait remarquer qu’il fallait prévenir les incidences socio-économiques de la délocalisation de la SCB, bien que le processus soit irréversible et de l’ordre de la nécessité. Selon lui, il ne fallait rien précipiter pour ne pas provoquer une baisse des recettes fiscales de l’Etat et une pénurie de ciment. Une certaine opinion avait vite brouillé ces propos, en les assimilant à une langue de parvenu, qui change de ton et baisse de virulence dans la lutte pour la sauvegarde de l’environnement, rien que pour protéger ses propres intérêts. Dimanche dernier, Mr Kotan en avait pris acte, et avait en conséquence fait son mea culpa. Il a rassuré l’opinion quant à sa bonne foi et à sa détermination dans la lutte pour la sauvegarde d’un environnement sain au Bénin. Néanmoins une certaine opinion reste toujours sceptique. Pour elle, Mr Kotan a changé de veste. Aujourd’hui directeur de l’unité de protection de l’environnement, il aurait désormais le biberon à la bouche, et aurait par conséquent perdu son latin en matière de lutte contre la pollution de l’environnement. Mais que faut-il encore pour convaincre les Béninois sur sa fidélité aux idéaux de la sauvegarde de l’environnement ? Il ne faut pas toujours de mauvaise intention. En tout cas, la fermeté du ton dans le dernier discours de Mr Kotan devrait suffire pour rassurer les uns et les autres, quitte à le prendre aux mots lorsque les actes vont trahir les assurances actuellement agitées. C’est la meilleure démarche pour rétablir la confiance entre le peuple et Mr Kotan qui dit être toujours du côté de ce peuple. Sabotage des installations électriques à Abomey-Calavi La responsabilité des agents licenciés de la SBEE soupçonnée Le sabotage des installations électriques de la SBEE prend une ampleur inquiétante dans la commune d’Abomey-Calavi. Le week-en dernier, c’est le village de Tokan et environ qui font fait les frais de ce sabotage incivique. Des individus mal intentionnés, au risque même de se faire électrocuter ont eu le culot d’aller sectionner des fils électriques sur des postes de transformateur haute tension de la SBEE, dans le village de Tokan, plongé dans le noir. L’ampleur et la délicatesse des dégâts font penser à des agissements de connaisseurs professionnels qui ont dû prendre des précautions idoines pour échapper aux contre-coups de leur forfait. Tout le monde soupçonne les agents licenciés de la SBEE qui grognent depuis que la société a lancé un concours de recrutement de nouveaux agents. L’hypothèse n’est donc pas à écarter. Mais si cela était avéré, ce serait dommage pour la république que des citoyens, au nom de motivations secrètes et sordides, sabotent les intérêts supérieurs de la nation, par des actes aussi ignobles. Qu’on ne se voile pas la face. Les valeurs citoyennes s’effondrent, au grand dam des vrais patriotiques qui ont encore le devenir de la nation comme souci principal. Les populations ne doivent plus marchander leur collaboration, pour démasquer ces cafards de la cité, qui ne reculent devant rien pour faire entendre leurs doléances saugrenues, à travers des attitudes inciviques de bas étage. La république qui se veut démocratique ne peut pas se payer le luxe de composer avec ces indélicats qui ne savent leur destin accompli qu’à travers des actes de sabotage des installations électriques. Malaise au sein de la mouvance présidentielle

Polémique autour de la réalisation de la LEPI:A quoi jouent réellement les acteurs politiques ?

       Le processus de réalisation de la Lépi continue d’enflammer les passions politiques. Dans ce feuilleton Lépi, chaque jour s’enrichit d’un nouvel épisode qui menace la paix et la cohésion sociale. Tout se joue sur un fond de ruse politicienne et de calculs machiavéliques. Aucun des protagonistes ne semble disposé au dialogue franc qui devrait amener le consensus nécessaire à la réalisation d’une Lépi.

 

     Après les bégaiements du vote de la loi sur la Lépi, tout le monde croyait que le pire était désormais du passé, et que plus rien ne devrait entraver la réalisation de ce précieux instrument électoral, dont la finalité est de réduire les contestations post-électorales souvent sources d’imprévisibles atrocités. Le Bénin a jusqu’ici trouvé le génie nécessaire pour éviter les escalades de violence post-électorales dont nous avons toujours été témoin à distance. Mais ce n’est pas tout le temps que Dieu va nous assister, sur tout lorsque les bêtises sont susceptibles d’être évitées par simple attitude conséquente de prévoyance. Ce qui se passe actuellement autour de la Lépi est extrêmement grave et inquiétant.

Les faits semblent donner raison à l’honorable Lazare Sèhouéto qui, lors de l’étude de la loi sur la Lépi, avait émis de pertinentes réserves, balayées d’un revers de la main par une majorité parlementaire artificiellement euphorique à l’idée que la Lépi était la panacée pour garantir en 2011 des élections transparentes et crédibles. Pour sa part, le député Janvier Yahouédéou avait lui aussi soutenu que notre pays n’était pas techniquement prêt pour réaliser cette Lépi.

Ceux-là, qui avaient été stigmatisés comme des oiseaux de mauvaise augure hostiles à la modernité, peuvent aujourd’hui être loués comme des prophètes émérites. Depuis l’installation de la commission politique de supervision, le processus de réalisation de la Lépi n’a cessé de trébucher.

Le consensus peine à se réaliser autour des grandes questions à polémique. Cette commission qui devrait être indépendante par essence s’est vite affaiblie par un clivage Mouvance-Opposition. Du coup l’intérêt de la Lépi est baisé à l’autel des considérations philippiques. Depuis quelques jours, l’opposition ne cesse de tirer la sonnette d’alarme, en émettant des réserves quant à l’issue heureuse du processus. Elle ne cesse non plus de mettre garde les partenaires au développements qui sont prêts à financer l’opération. Plusieurs fois, elle est montée au créneau pour accuser vertement le supervisuer général Epiphane Quenum d’être de mèche avec le gouvernement qui s’apprêterait à offrir au peuple béninois une Lépi à polémique qui à terme, sera source de vives contestations.

Mais apparemment, le gouvernement, accusé d’implication maladroite, joue à l’indifférence face aux jérémiades de cette opposition qui met en garde contre une Lépi tronquée. Le chef de l’Etat, dans sa détermination jusqu’auboutiste à réaliser cette Lépi contre vent et marées, ne parvient pas à se mettre au-dessus de la mêlée. Les rancoeurs s’amplifient du côté de l’opposition qui tranche avec les scrupules d’usage. Avec le démarrage manqué du recensement lundi dernier, les inquiétudes sont grossies de façon atypiques.

Mais le gouvernement rassure toujours, et le superviseur général Mr Epiphane Quenum se veut très optimiste. Il va falloir que tous les protagonistes ramènent la balle à terre pour négocier le consensus pour une Lépi acceptée par tous. En tout état de cause, il est impérieux d’éviter à notre pays des troubles socio-économiques qui pourraient mettre à mal la stabilité politique et la cohésion sociale que le reste du monde nous envie avec convoitise. Sacrée Lépi qui a déjà envoyé en prison Alain Adihou pour trois ans, et qui nous réserve encore des soubresauts inquiétants, aux dimensions multiples.

Les protagonistes de cette polémique inutile devraient se garder de l’offre d’un tel cadeau empoisonné au peuple béninois qui, à défaut du pain, veut être au moins assuré de la paix sociale. Vivement donc le consensus.