La bouteille à l’encre de Camara…
Nous l’avons tant applaudir
Au lendemain de sa brave décision
De gérer la Guinée Conakry malmenée depuis des années.
Hélas, nous voici aujourd’hui au bord du vide.
Ignares avons-nous été
Vos paroles mielleuses ont pourri
Dans la poussière du 28 Septembre 2009.
On ne peut malheureusement rien changer dans le passé.
Nous sommes dans un monde où le plus beau reste à faire
Nous sommes perdus.
Vous nous avez détruits
Au point où nous sommes foutus.
En ce jour s’entend le murmure du drame de Conakry
Où malheureusement de braves dames
Ont été mises en berne par vos visages maquillés.
Nous allons à la croisée
Et nous nous rendons compte que Camara nous a abimés
Alors dans la louange de ses gestes,
Ainsi, afin de s’ériger en défenseur des bonnes causes au pouvoir. Monsieur le Capitaine,
Sachez que les traces de vos actes
Et paroles nous ouvrent désormais un chemin serein.
Aujourd’hui à nos portes,
Devant nous les ténèbres du soir.
Pendant des heures, nous tremblons de froid
Et de désespoir.
Comme un stylo sans encre,
Nous n’avons même pas une goutte de sang.
Nous voyons simplement l’ombre de vous.
Nous ne savons rien d’autre,
Sinon votre départ dans la douleur de ce peuple innocent.
Et sur des pieds absents les traces de vos mains.
Le poids de votre corps.
L’orgueilleuse mémoire pleine de remords.
Devant plus d’une centaine de morts dans le corps et dans l’âme.
Sur tous les murs de Conakry, nous redessinons notre passé.
O notre douleur d’avoir été des vôtres.
Sur cette lame de vie difficile de rentrer dans l’oubli,
Quand on se souvient de ce 28 Septembre noir.
Il y a des silences
Qui feront remuer la bouteille à l’encre du Capitaine Camara.
Nous ne sommes pas loin.
J’en ai croyance !!!
Texte de Marius NONVIGNON A.
97 57 47 12 / nonvim at yahoo.fr
Un Fou à Darfour…
Quand un drame dure depuis si longtemps, comment ne pas se poser des questions qui retiennent notre attention en million. Une guerre civile déclenchée par des débiles. Plus de 300.000 morts, 230.000 refugiés au Tchad voisin, 2.500.000 déplacés. Des Autorités impuissantes. Quel est cette nation où des gens meurent en million, pourquoi un tel désastre ?
Je deviens fou !
Parce que Darfour est mien. Darfourien j’en suis un. Je suis fou de savoir que mon Darfour est devenu un four…Mon Darfour fait 510.000 km2 et est constitué d’un plateau aride en bordure du Sahara au Sud-ouest et de la Savane au Sud-est du Soudan. Le temps vous fait oublier nos douleurs. Il éteint les vengeances, apaise nos colères et étouffe la haine de nos reines. Notre passé est comme s’il n’eût jamais existé. Je suis fou d’être loin de ma « Kesra » et de mon café Darfour. Ici au Caire, je joue aux dominos, aux cartes pour donner un peu plus de tonus à mon cerveau. Au café Darfour de Madame Aicha Mohammed se retrouvent tous les déracinés de cette vilaine guerre de folie de Darfour.
Lorsqu’on prononce à mes côtés « Janjanweed » je tremble et je deviens huit. Je suis fou de mon Darfour. Fou de savoir qu’il est devenu depuis peu un four. Les « Janjanweed » ont brulé nos huttes, tué nos frères, nos mères, pères, nos maris, nos femmes.
Le Darfour, c’est le bout du monde ou sa fin. Au Darfour, la violence est d’origine humaine, plus cruelle encore qu’un volcan en irruption qui me donne envie de sauter les balcons. Vous me traitez peu être d’un con. Je suis simplement fou de mon Darfour devenu un four…Nos pauvres terres sont brûlées et nettoyées par le feu qui nous rend malheureux.
Le bilan est lourd en termes de violences humaines et matérielles. L’insécurité est le maitre mot. Quand arrêterons-nous de faire de Darfour un four ?
Je suis fou de savoir que mon Darfour reste et demeure depuis peu un enfer… je reste moi !
Texte de Marius NONVIGNON A.
97 57 47 12 / nonvim at yahoo.fr

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