Les grands faits politiques marquants de l’année 20009

L’année 2009 égrène désormais ses derniers jours. Après une course folle 365 jours, elle se plie à la loi de la nature qui impose aux êtres vivants un renouvellement constant de leur espèce.  Avant que 2009 ne cède désormais sa place à 2010, il convient de marquer une pause et jeter un regard rétrospectif sur les grands faits politiques ayant marqué cette année finissante, très riche en événements politiques. 

 

La démission de Gbadamassi

L’un des faits politiques le plus surprenant de cette année finissante aura été la démission de l’honorable Rachidi Gbadamassi du G13. Au départ, l’information a circulé comme une simple rumeur avant d’être confirmée par l’intéressé lui-même à l’aéroport international Cardinal Bernadin Gantin de Cotonou. Pour justifier cette volte-face politique atypique, le transfuge affirme avoir fait la volonté de ses électeurs qui veulent désormais qu’il accompagne le Chef de l’Etat dans son action d’émergence.

 

Affaire Cen-Sad

L’année 2009 a eu le mérite d’enregistrer le plus grand scandale financier sous le règne du Docteur Boni Yayi. L’affaire Cen-Sad ou la Cen-sad Gate, il s’agit d’une affaire de mal gouvernance et de mauvaise gestion de plus de 6 milliards de nos francs lors du 10ème sommet de Cen-Sad organisé par le Bénin. Au centre des faits et actes qui ont constitué cette grande bévue financière, la première du genre sous le régime du Docteur Boni Yayi, les nombreux chantiers ouverts et investissements opérés dans le cadre dudit sommet sans le respect scrupuleux de l’orthodoxie financière. Il s’agit notamment des travaux liés à la réfection  du Centre International des Conférence (CIC) et du Palais des Congrès de Cotonou. Lesdits travaux ont coûté au contribuable béninois la bagatelle somme de plus de 6 milliards de francs CFA contre une prévision d’un milliard environ.

Nicéphore Soglo démissionne de la RB

L’autre grand fait de l’année 2009 est la démission du président maire, leader charismatique, Nicéphore Soglo du parti la Renaissance du Bénin.  Après les nombreuses  démissions de militants enregistrés par ce parti politique depuis les présidentielles de 1996, c’est au tour du leader charismatique de claquer la porte. A l’origine de cette démission, la discorde entre le président Nicéphore Soglo et ‘’sa tendre épouse’’, l’honorable Rosine Soglo Présidente du parti de la Renaissance du Bénin (RB), sur l’exclusion de l’un des deux fils du couple, en occurrence M. Galiou Soglo, actuellement ministre de la culture du 3ème gouvernement YAYI, . Ce dernier aura commis de graves dérapages qui méritent son exclusion du parti.  Comme la sanction retenue tardait à s’appliquer, Soglo le père claqua la porte pour que reste Soglo le Fils.

L’incarcération du maire de Dangbo

Le sujet a défrayé l’actualité nationale pendant des semaines, et continuent d’être le chou gras de la presse. Le maire de la commune de Dangbo, Dona Clément Gnolonfoun est mis aux arrêts pour une affaire de 2 millions de francs CFA. Malgré la grande marche de la Coalition Union fait la Nation, la deuxième du genre au cours de l’année 2009, tout porte à croire que sa libération n’est pas pour demain, bien que le juge ait décidé de le relâcher.

De quoi donner raison à ceux qui pensent qu’il s’agit d’une détention politique.

La  marche de protestation de l’Un sur le ministère de la Santé

jeudi 28 mai 2009, à travers cette gigantesque marche de protestation, les forces de l’alliance l’Union fait la Nation ont dénoncé l’attitude du gouvernement dans sa gestion de la crise dans le secteur de la santé. Ce fut une véritable déferlante humaine composée de jeunes, de personnes âgées et d’enfants conduite en personne par les présidents Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto, Léhadi Soglo, Idji Kolawolé et Séfou Fagbohoun qui s’était déversée dans les rues de Cotonou. Une fois au ministère de la santé, A  Une fois sur les lieux, une motion a été également lue. Après cette démonstration de force, nombre de béninois sont convaincus que plus rien ne pourra arrêter la volonté manifeste de l’opposition non déclarée d’opérer l’alternance en 2011.

 

Le pardon de la dernière chance

Dimanche 29 novembre 2009, le président-maire Nicéphore Soglo fête ses 75 ans d’existence. Pour commémorer cet heureux événement, le couple Soglo a donné une fête privée en son domicile, avec comme seul invité de marque le couple Adrien Houngbedji. Une occasion en or pour le leader des Tchoco-tchoco de sortir l’as de pique. Contre toute attente, l’homme fait publiquement son méa-culpa à l’heureux du jour, pour l’offense à lui faite directement ou indirectement 13 ans plus tôt. Tel un chrétien fervent qui demande pénitence au bon Dieu, Me Adrien Houngbédji, dans son discours,  s’est confessé à ‘’Papa houézèhouè’’ pour la rémission de son péché. Très touché par ce geste inédit, l’emblématique personnage du renouveau démocratique du Bénin, n’a pas attendu d’autre protocole pour accorder ce ‘’cher’’ pardon qui scelle la réconciliation entre les Ainonvi et les Houégbadjavi. Et comme on pouvait s’y attendre, cette inédite scène empreinte de pardon et de réconciliation n’a pas tardé à créer le branle-bas dans le camp d’en face.

Le missile à tête chercheuse de Gbadamassi contre Houngbedji 

Seulement 24 heures après l’historique pardon de Me Adrien Houngbedji, le griot du changement est monté au créneau. Cette fois-ci dans un rôle de Kamikaze, l’honorable Gbadamassi s’est empressé de se lancer contre le ‘’repenti’’ pour anéantir ‘’au plus vite’’ les effets de ce pardon qui pourrait donner l’insomnie au prince. L’homme des ‘’missions indésirables’’ s’est évertué à démontrer qu’il s’agit d’un acte intéressé qui ne vise qu’à attendrir le cœur de Soglo père pour le désistement de son fils au profit de ‘’l’homme repenti’’ à la candidature unique de ‘’G et F’’.

 Au-delà de toutes ces considérations, il faut reconnaître cependant que le pardon de ‘’la dernière chance’’ de Me Adrien Houngbédji n’a pas tardé à porter ces fruits dans un camp comme dans l’autre.

 

Le pardon de Yayi au président Séfou Fagbohoun

 

Quelques semaines après le pardon très polémiqué de Me Adrien Houngbédji, c’est au tour du Chef de l’Etat d’aller présenter le sien au président du Madep, l’honorable Séfou Fagbohoun.

 Comme le pardon de Houngbédji à Soglo, ce nouveau pardon n’a pas tardé à faire le chou gras de la presse locale. Visiblement le pardon de Me Adrien Houngbedji a ‘’vachement’’ inspiré le père de la nation qui s’est plié tout volontiers à l’exercice.  Deux pardons historiques en l’espace de quelques semaines seulement, ceci donne la preuve que nos hommes d’Etat sont dans la tourmente du pardon. 2011 dicte sa loi, et tous les sacrifices sont de mise. Mais le sens et le poids du pardon dépendent de l’avenir. Cela dépend à la fois tant de celui qui demande pardon que de celui à qui le pardon est adressé. Car, au regard des avancées inscrites à l’actif du G4, personne ne peut encore parier du destin du pardon de Boni Yayi à Séfou Fagbohoun.

 

L’incarcération de Simon Pierre Adovèlandé

 

Le dernier grand fait politique de l’année 2009 aura été l’interpellation spectaculaire, un 25 décembre, du coordonnateur du Bénin pour le Millenium Challenge Account, Simon Pierre Adovèlandé. Pour une affaire immobilière qui remonte aux années 2002-2004, l’homme est privée de sa liberté le jour même où les chrétiens du monde entier célèbrent la fête de la nativité.

En effet, en sa qualité de président du conseil d’administration du Groupe Betsaleel Building (GBB), il serait trempé dans une affaire de plusieurs milliards avec la Société pour l’Habitat et le Logement Territorial en Afrique (Shelter-Afrique) et l’OFID (Fund for International Development). Le plaignant, c’est Me Sadikou Alao, avocat conseil des bailleurs. Les faits remontent à 2002 et 2004, années au cours desquelles le GBB a contracté des prêts auprès de Shelter-Afrique et de l’Ofid. Le 20 septembre 2002, pour un montant de 525 millions de francs CFA et le 19 avril 2004 pour un montant de 900 millions de francs CFA, tous deux avec Shelter-Afrique, et le 13 décembre 2004 pour un montant de 1.372.000 Euros avec l’Ofid. Les prêts contractés devraient servir à la réalisation de logements économiques à Abomey-Calavi, 98 par Shelter-Afrique et 225 par les deux bailleurs à GBB. Mais, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Ce qui a conduit à la faillite de l’entreprise.

Ce qui a valu l’arrestation du gestionnaire émérite, reconnu comme tel par les USA, un jour aussi symbolique dans sa vie de chrétien fervent. Pour son avocat conseil, Me Joseph Jogbénou, il s’agit d’une erreur de procédure et d’orientation juridique car il s’agit d’une affaire purement commerciale et non pénale. Au moment où nous étions sous presse,  l’homme passait deux jours en geôle et l’actualité n’a guère évolué de ce côté.

 

par Lorys Hounon

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Regard sur le projet de Budget Général de l’Etat exercice 2010:L’honorable Basile Ahossi expose de sérieuses incohérences

Le budget général de l’Etat exercice 2010 s’équilibre en recette et en dépense à la somme de 1.346 milliards de francs CFA contre 1.238 milliards pour l’année 2009 qui s’achève. Ce chiffre qui nourrit beaucoup de polémiques depuis son annonce officielle n’a pas laissé indifférent le député Léon Basile Ahossi, qui s’est prononcé sur la question samedi dernier

 

Lorys S.C HOUNON

 

Le siège national du G13 a servi  de cadre samedi dernier à une conférence de presse animée par le député G13 Basile Léon  Ahossi. Au menu des échanges avec la presse, un seul point : le regard du député G13 sur le projet de budget général de l’Etat exercice 2010.

Dans une analyse réaliste et très objective, le conférencier expose les incohérences qui émaillent le budget de l’Etat exercice 2010 actuellement sur la table des députés à l’Assemblée Nationale. Comme incohérence, il relève les montants trop faramineux inscrits dans certaines rubriques, qui n’apportent rien en terme d’investissement pour le peuple béninois. Ainsi, le regard critique du député lui a permis de constater que comparativement à l’année 2009, les dépenses de transfert ont curieusement augmenté dans le budget exercice 2010 alors qu’en terme de réalisation, il est unanimement admis que les recettes ont baisé. Aussi, pour ce qui est  des dépenses de qualité telles que la part de l’agriculture, seulement 4,1% a été retenu, contre 4,7% dans le budget exercice 2009, alors que la CEDEAO et l’UEMOA préconisent un seuil minimum de 10 à 15 % dans le cadre de la relance de la production agricole pour autosuffisance alimentaire. Outre ces incohérences, il est également constaté que dans le domaine de la décentralisation, le gouvernement a prévu dans ce budget 19 milliards pour l’ensemble des 77 communes du Bénin, soit environ 246.753.000 par commune alors qu’une ville comme Dakar au Sénégal bénéficie des plus de 10 milliards. Et ceci n’est que la face visible de l’iceberg, car selon les analyses de l’honorable Basile Ahossi, les dépenses de transfert qui sont des fonds non spécifiquement affectés et constituent une sorte de réserve pour des ‘’financements à gré’’ passent à plus 161 milliards soit 12% du budget 2010 alors que ce type de dépenses n’a aucun impact sur l’activité économique.

Il dénonce également les dispositions contenues dans ce budget qui constituent en réalité une escalade dans la pression fiscale ‘’pour ruiner les opérateurs économiques déjà fragilisés par une situation économique délétère’’.  

En conclusion, il invite l’Assemblée Nationale à prendre du recul face au refus des bailleurs de fonds et les incertitudes évoquées dans les recettes pour s’assurer du niveau d’engagement réel des partenaires vis-à-vis du budget exercice 2010 avant de voter.

Adieu 2009, bonjour 2010

L’année 2009 s’éteint, et les lueurs de 2010 pointent déjà à l’horizon. Le jour qui finit, dit-on, vaut le jour qui commence. A l’orée de l’année nouvelle, l’équipe de ‘’La Nouvelle Génération’’ tient à remercier sincèrement les lecteurs, les différents sponsors et autres partenaires dont le soutien a jusqu’ici assuré la survie du journal. Nous souhaitons vivement que ce soutien se renforce davantage afin que nous puissions mieux satisfaire les lecteurs. C’est le lieu de sacrifier aussi à la tradition des vœux de nouvel an. Que 2009 s’en aille avec son cortège de malheurs et de douleurs. Que 2010 soit pour tous une année de paix, de prospérité et de bonheur.
Votre journal sera absent des kiosques pendant quelques jours. Nous marquerons ainsi une pause, histoire de nous ressourcer pour repartir de plus belle. Nous imaginons à sa juste mesure l’acuité des privations que cela vous imposera. Mais nous osons croire que vous ne nous tiendrez pas trop rigueur. C’est juste une parenthèse pour redéfinir de nouvelles perspectives, dans le cadre de l’année nouvelle qui appelle nécessairement de nouveaux défis, avec un engagement renouvelé de satisfaire les exigences des lecteurs. Alors bonne et heureuse Année 2010.

Affaire GBB:Qui veut la tête de Simon Pierre Adovèlandé ?

 adovelandeDepuis vendredi 25 décembre dernier, Simon Pierre Adovèlandé est dans les mains des RAID (unité spécialisée de la police). En effet, en sa qualité de président du conseil d’administration du Groupe Betsaleel Building (GBB), il serait trempé dans une affaire de plusieurs milliards avec la Société pour l’Habitat et le Logement Territorial en Afrique (Shelter-Afrique) et l’OFID (Fund for International Development). Le plaignant, c’est Me Sadikou Alao, avocat conseil des bailleurs.

 Par Pius Zongo

Les faits remontent à 2002 et 2004, années au cours desquelles le GBB a contracté des prêts auprès de Shelter-Afrique et de l’Ofid. Le 20 septembre 2002, pour un montant de 525 millions de francs CFA et le 19 avril 2004 pour un montant de 900 millions de francs CFA, tous deux avec Shelter-Afrique, et le 13 décembre 2004 pour un montant de 1.372.000 Euros avec l’Ofid. Les prêts contractés devraient servir à la réalisation de logements économiques à Abomey-Calavi, 98 par Shelter-Afrique et 225 par les deux bailleurs à GBB. Les choses ne se sont pas passées comme prévu. GBB a, entre temps, traversé de graves crises qui ont eu des effets néfastes sur l’échéancier retenu de commun accord avec les bailleurs pour le remboursement des prêts. Entre temps, le PCA est appelé à faire valoir ses compétences à la tête du MCA-Bénin. Cette nouvelle responsabilité a certainement agi sur la promptitude qui devrait être la sienne dans l’effort de remboursement. De toutes les façons, Me Sadikou Alao, de rappel en rappel, est passé à l’acte vendredi passé. Un regard pointilleux sur la forme de l’arrestation du Coordonnateur Adovèlandé fait penser à un acharnement contre sa personne. En effet, après réception de la convocation à lui adressé par l’avocat conseil, c’est M. Adovèlandé lui-même qui s’est porté ce 25 décembre vers le commissariat central de Cotonou. C’est arrivé là-bas qu’il constate qu’il devrait être conduit chez les Raid. A ce niveau précis, on se demande d’abord pourquoi une affaire purement commerciale bascule dans le pénal sans autre forme de procédure ? Ensuite, si tant est que le présumé coupable pouvait fuir, pourquoi s’est-il lui-même porté vers le commissariat ? Enfin, pourquoi c’est précisément le jour de Noël qui a été retenu pour l’arrêter, sachant que celui qu’on arrête est un homme de Dieu et surtout père d’enfants dont la seule joie est de voir leur père à leur côté? Ces trois questions renvoient à la thèse de l’acharnement surtout que Simon Pierre Adovèlandé n’est pas n’importe qui. Une chose est sûre, c’est que, compte tenu de son rang, une telle arrestation ne peut avoir lieu sans que le Chef de l’Etat n’en soit informé. Qu’à-t-il fait alors pour empêcher au Bénin l’humiliation ? Avait-on vraiment besoin de priver Adovèlandé de sa liberté avant que de l’écouter dans cette instruction ? Et d’ailleurs, il s’agit d’une affaire économique et financière dont devrait connaître la Brigade Economique et Financière (BEF). Pourquoi l’implication des Raid ? Il y a dans cette arrestation comme anguilles sous roche. Quel que soit le fond du dossier, c’est l’image du Bénin qui prend un coup devant les américains qui ont pourtant félicité le coordonnateur du Mca-Bénin pour sa bonne gestion du projet. En tout cas, ce dossier hautement commercial, a pris une allure politique que seuls les jours à venir clarifieront. En attendant, les supporters de Simon Pierre Adovèlandé, probable candidat à la course de 2011 refusent qu’on fasse boire la ciguë à leur leader charismatique. L’on se demande à qui son incarcération profiterait. Wait and see !

ZOOM sur les personnalités ayant marqué l’année 2009

 En cette fin d’année 2009, la tradition impose de jeter un regard critique sur les personnalités qui ont marqué l’année d’une manière ou d’une autre. Notre verdict se fonde sur des données objectives sur lesquelles on peut facilement s’accorder.

 par Jacques Segla

 Simon Pierre Adovèlandé

 

Depuis 2006, il tient brillamment la feuille de route d’un programme de liaison entre l’Amérique et le Bénin, un programme quinquennal dont la finalité est de réduire sensiblement la pauvreté. L’étendue et le contenu de MCA-Bénin ressemblent bien à un programme de gouvernement. On y retrouve quatre projets d’envergure dont les résultats concrets sont déjà perceptibles sur le terrain : accès aux marchés, accès aux services financiers, accès à la justice et accès au foncier. Le bilan à mi-parcours est assez flatteur. Le gouvernement américain s’est d’ailleurs réjoui en octobre dernier de la gestion que le Bénin fait de ce programme. En effet, sur les 307 millions de Dollars US, près 80% sont déjà engagés à deux ans de la fin du programme. C’est la preuve d’une gestion rigoureuse et méthodique dans un pays où la consommation des crédits ne dépasse pas les 30% dans certains ministères. Autrement dit, dans la mise en œuvre de ce programme, Simon Pierre Adovèlandé a mis la volonté et le savoir-faire, pour pouvoir mobiliser les différents acteurs autour de l’idéal et des objectifs stratégiques. L’engagement est total, à la satisfaction des ministères bénéficiaires de ce programme. Selon une enquête du réseau Social Watch Bénin, la transparence dans la gestion financière de MCA-Bénin est absolument attestée, eu égard à des mécanismes objectifs et fiables, notamment les appels à concurrence avec des critères de sélection universellement connus, la large diffusion sur les marchés et les informations sur le site Web, la publication des revues d’information et de réalisation d’au moins deux audits chaque année. Simon Adovèlandé apparaît ainsi comme un gestionnaire confirmé. A la tête de son équipe, le coordonnateur de MCA-Bénin affiche efficacité, maîtrise du sujet et gestion efficiente. L’exemple doit faire école sous le changement dont le leitmotiv est la bonne gouvernance. Les résultats concrets sur le terrain traduisent déjà les succès du programme (les commissions d’immatriculation liées au foncier, le financement des coopératives et regroupements de production et de transformation, la modernisation du port…) Ce n’est donc pas exagéré de considérer Simon Adovèlandé comme l’homme de l’année.

 

Paul Gnimagnon, l’audace d’un opposant déclaré

 

L’homme est le premier opposant déclaré au régime du changement. Depuis lors, il assume courageusement les conséquences de son option politique. L’acharnement politique dont il est aujourd’hui victime fait de lui un héros malgré lui.

 

Lazare Sèhouéto, le double sens du courage et de l’anticipation

  

Dans le débat politique national, le député Force-clé ne cache guère ses positions critiques. Il a ouvertement refusé de pactiser avec le diable, dans des compromissions politiques dont-il répondra seul devant l’histoire. Cette année 2009, il s’est particulièrement distingué par son sens de l’anticipation dans les discussions à l’Assemblée Nationale. En son temps, il avait émis des réserves pertinentes lors de l’étude de la loi sur la Lépi. Aujourd’hui les faits lui donnent raison à retardement.

 

Huguette Akplogan Dossou, la notoriété d’une brave dame

  

A la tête de l’ONG Social Watch-Bénin, elle a cette année retenu l’attention par son combat pour l’approche genre. Elle se signale souvent par son omniprésence dans des débats d’intérêt national, où elle s’impose comme une modératrice critique et crédible. La partition qu’elle joue actuellement dans le processus de réalisation de la Lépi confirme la grandeur qu’elle incarne. Elle tient tellement à la transparence dans la gestion des ressources financières publiques. Mais malgré cette notoriété, elle se veut souvent discrète et humble.

 

Epiphane Quenum, critique mais pas toujours vite compris

     L’honorable RB s’est distingué cette année par son franc parler empreint de courage politique. El a jeté un pavé dans la mare, en évoquant il y a quelques mois ‘’le devoir de mémoire’’. A l’époque, certains néophytes politiques l’avaient voué aux gémonies, ne sachant pas qu’il disait tout haut ce que nombre de militants RB pensaient tout bas. Il a assumé ses opinions sans même craindre d’égratigner la susceptibilité de la redoutable présidente Rosine Soglo. La chance d’avoir gagné la supervision générale de la CPS-Lépi l’expose davantage à d’autres coups politiques inédits qu’il encaisse sans étouffer. L’honorable aux cheveux blancs plie devant l’adversaire mais ne rompt pas. Les héros ne sont jamais contemporains de leur époque.

 

Sébastien ADJAVON, le révolutionnaire

    Promoteur du CIFAS et président du conseil national du patronat (CNP), l’homme a cette année marqué le football béninois dans sa phase révolutionnaire où le Bénin connaît enfin un championnat professionnel digne du nom. Ce n’est donc pas par faveur qu’il a été nommé président de la ligue professionnelle. Grand opérateur économique, présent dans plusieurs villes du pays, il était déjà pourvoyeur de milliers d’emplois pour les jeunes, avant de s’engager maintenant dans la promotion du football. Aux  Ecureuils qualifiés pour la phase finale de la 27è édition de la CAV Angola 2010, il avait généreusement donné 10 millions de francs CFA en récompense aux efforts des poulains de Michel Dusuyer. Comment donc ne pas le remarquer

 

Irénée Koukpaki, la sérénité et l’efficacité en action.

    Ministre d’Etat en charge du développement et de l’évaluation de l’action publique, il est l’un des rares membres de l’équipe gouvernementale à faire  encore objet d’admiration. L’opinion le crédite d’une certaine sérénité, d’une perspicacité et d’une pondération à nulle autre pareille. Il maîtrise son domaine. On dit de lui qu’il est un homme de confiance du président Boni Yayi. Jusqu’ici, il n’a pas encore trahi tout le bien que l’on dit de lui.

 

Soulé Mana Lawani, le sens des secrets d’Etat

   Ex-ministre des finances et de l’économie, il a été victime d’intrigues politiciennes de toutes sortes dans l’affaire CEN-SAD où le chef de l’Etat lui-même l’avait livré en pâture. Après son limogeage, tout le monde attendait de lui des déballages d’aigri revanchard. Mais l’homme a montré sa grandeur et toute sa dignité en s’interdisant toute polémique qui mettrait dans la rue des secrets du gouvernement. Cela mérite d’être loué, puisque c’est éthique.

 

Léhady Soglo, la fidélité à l’opposition anti-Yayi

  Grand pionnier  du G4, il tient toujours à l’idéal qui les a réunis le 12 mars 2008. Sa fidélité au groupe se traduit par des démarches originales de rassemblement et d’unité. Comme lui-même le dit souvent, ce qui les unit est plus important que ce qui peut les opposer. C’est ce credo qui lui a inspiré l’initiative du pardon de Houngbédji à Nicéphore Soglo. Il fallait selon lui lever les barrières et les facteurs de blocage susceptibles de polluer l’ambiance au sein du G4. Malgré toute la polémique autour de ce pardon, la démarche du rapprochement Houngbédji – Soglo est salutaire à plus d’un titre. La haine ne construit pas l’avenir. C’est donc bien et louable qu’un homme d’Etat le comprenne ainsi.

 

Laurent Mètognon, le syndicaliste fidèle rebelle

   Secrétaire général du SYNTRASEF, il a montré toute son envergure à travers ses discours critiques dénués de tout subjectivisme. Avec lui, l’opinion a droit à des vérités qu’on tente obstinément de voiler, notamment en ce qui concerne les finances publiques. Cette année, il s’est particulièrement dressé contre la politisation de l’administration publique sur fond d’ethnocentrisme et de régionalisme. Il s’est donc résolu, avec ses pairs, à l’idéal d’une administration de développement où les promotions des cadres obéissent aux seuls critères de mérites et de compétence. C’est le sens de son combat qui vaut vraiment la peine d’être mené et encouragé. C’est pourquoi on le dit fidèle à la rébellion.

 

 Ce trop dix est le fruit d’une analyse critique de la situation socio-politique nationale au cours de l’année 2009. Il n’y a donc pas que les députés et les ministres qui puissent marquer la vie de la nation. C’est notre opinion. Chacun est libre d’en avoir la sienne. Ce qui est évident, notre analyse repose sur des considérations objectives que chacun pourra librement apprécier.

Situation socio-politique nationale très morose:Difficile fin de mandat pour Boni Yayi

et le chef de l’Etat, chef du gouvernement Dr Boni Yayi .

et le chef de l’Etat, chef du gouvernement Dr Boni Yayi .

 La fin de mandat s’annonce très compliquée pour le chef de l’Etat, Docteur Boni Yayi. On se préoccupe de 2011 de façon obsessionnelle, comme si 2010 n’existait pas, ou s’il était déjà parfaitement assuré et débrouillé. Même si l’on ne croit pas à l’occultisme ou au mysticisme, certains signes concrets recommandent l’extrême prudence pour prévenir le pire. Boni Yayi doit donc s’attarder sur tous les moindres incidents qui ont aujourd’hui valeur de présage, en freinant un peu la tendance au populisme. L’horizon n’est plus clair.

 

 par Achille AHOSSINOU

 

 La récurrence de la crise politique.

 

 La situation socio-politique délétère tient d’un certain nombre de facteurs têtus. On s’accorde, de toute évidence, à dire aujourd’hui que c’est le Chef de l’Etat lui-même qui, consciemment ou inconsciemment, aggrave la situation, d’abord par un refus délibéré de dialogue franc avec la classe politique, et ensuite par sa caution à une politisation outrancière de l’administration politique. Les exemples sont légions qui dénoncent l’incapacité du père de la nation à se mettre au-dessus de la mêlée, dans des circonstances critiques qui appellent  de sa part une stricte neutralité. On continue de lui reprocher le parti qu’il a pris lors des dernières élections communales dont on n’a pas encore fini de vider les contentieux. L’opposition ne digère pas toujours l’acharnement dont elle fait l’objet de la part du régime. Aussi la destabilisation programmée de certains partis politiques phares n’a jamais été du goût de leurs leaders. L’immixtion trop prononcée du gouvernement dans le processus de réalisation de la Lépi est jusqu’ici prise en mal par des opposants qui préjugent déjà d’une Lépi tronquée. Par ailleurs, le pouvoir n’a jamais montré jusque-là une grande sincérité dans le dialogue social, qui devrait favoriser le consensus autour de son programme de développement. Bien au contraire, on note une certaine indiscipline budgétaire, une politisation de l’administration et des escalades répétées dans l’art de provoquer les travailleurs. Et les adversaires politiques ont fini par dresser les syndicats contre le pouvoir. Ces derniers dénoncent une menace constante des libertés fondamentales et un retour de l’arbitraire. Ainsi résolus à la défensive, ils ne sont prêts à aucun sacrifice, fut-t-il une exigence préalable des partenaires techniques financiers. C’est donc compliqué pour le chef de l’Etat pour qui, le Fâ a annoncé l’année 2010 encore plus difficile à vivre.

 

Le tourbillon qui recommande vigilance et prudence

 

      Même si le rationalisme cartésien nous interdit de verser dans un mysticisme absolu, on aurait tort de banaliser le tourbillon qui s’était invité au protocole samedi dernier à Abomey, empêchant Boni Yayi de s’adresser aux populations de la cité historique. Certes, il n’y a pas de preuves matérielles pour soutenir que le phénomène était particulièrement dirigé contre le Chef de l’Etat. Seulement, certains signes objectifs autorisent la spéculation. La présence à ce festival. Le maire d’Abomey Blaise Ahanhanzo avait déjà parlé. Comme lui, d’autres personnalités avaient déjà délivré leurs messages circonstanciés. Et c’est quand vint le tour du Chef de l’Etat que la nature se mêle du protocole. Dans le sauve-qui-peut subséquent, la sécurité a dû éclipser le président Boni Yayi, abandonnant même l’hélico présidentiel au palais royal. L’insolite est trop poignant pour laisser indifférent. Le vent de Sèmè-Kpodji qui avait blessé l’ex-ministre Thimothé Zannou à la prise de fonction du maire Mathias Gbèdan n’a pas eu la même intensité. Encore que la présence du 1er magistrat à Abomey suffit pour donner un cachet spécial à l’évènement. Du coup, aucun détail n’est à négliger, pour ne voir dans l’incident qu’un simple phénomène naturel. Une fois que le Fä a fait des prédictions, Boni Yayi se devait de redoubler désormais de vigilance et d’attention, même s’il n’y croit pas. Cela devait ralentir l’omniprésence qui caractérise l’hyper président. Le populisme ambiant comporte des risques difficilement prévisibles par les services de sécurité rapprochée d’un Chef d’Etat. Sinon, on n’aurait pas banalisé la bavure policière qui avait soustrait le président Jacques Chirac à un bain de foule en 1996. En Italie, le président Servio Berlusconi n’a-t-il pas été blessé à la figure par un débile mental dimanche dernier ? Comme lui, Boni Yayi n’a pas que des admirateurs. D’ailleurs, les derniers développements de l’actualité socio-politique nationale ont révélé avec emphase que les ennemis du changement se comptent maintenant par centaines même dans l’entourage immédiat du président Boni Yayi. Le festival est dans sa 7è édition ; et la pour première fois qu’il décide d’honorer l’évènement de sa présence, dame nature le contrarie ! Le Chef de l’Etat qui affectionne les bains de foule ne peut pas se fermer au mystique de ce tourbillon insolite. Les faits recommandent désormais prudence et vigilance, en ce moment où l’insécurité connaît une recrudescence tout particulière.

 

Le chef de l’Etat doit prendre au sérieux l’équation Sagui dans l’armée.

 

Le colonel Raymond Sagui est rentré en rébellion ouverte contre le Chef  de l’Etat major général Mathieu Boni depuis plusieurs semaines. La rage contenue dans la lettre adressée au général Mathieu Boni le 27 août dernier est symptomatique d’un profond malaise au sein de l’armée. Le Colonel Raymond Sagui défie le chef d’Etat major général, en des termes complètement désobligeants, et sur un ton menaçant. Dieu sait que l’armée béninoise regorge aujourd’hui de plusieurs Colonel Raymond Sagui. Ce dernier a seulement eu l’audace de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. Ce n’est pas d’hier que date la grogne au sein de l’armée et la remise en cause de la méthode de gestion actuelle de la grande muette. Après le départ du général Fernand Amoussou, son successeur à la tête de l’état major général peinait déjà à faire l’unanimité. La nomination de l’adjoint qu’on lui a collé est venue accentuer les chivages. Que vaut une armée qui conteste l’autorité de la hiérarchie, et est encline au virus de l’ethnocentrisme et du régionalisme. La cohésion de notre armée est en train de s’effriter dangereusement. Mais on essaie toujours de voiler la réalité par des mis en scène dont la finalité est d’assurer le Chef de l’Etat d’une hypothétique harmonie entre les différentes composantes militaires au sein de l’armée. On oublie sans doute que la vérité finit toujours par éclater. Ce qui se passe actuellement en Guinée interpelle les consciences et inspire prudence et vigilance. Car cela n’arrive pas qu’aux autres. L’armée béninoise ne manque pas de Koumba Diakité. La preuve, le colonel Sagui est maintenant sorti de sa réserve, et est prêt-à-porter le débat et le secret militaire dans la rue. C’est une alerte grave dont le chef de l’Etat doit s’autosaisir au plus pressé. Le contexte de crises multidimensionnelles ne tolère pas une quelconque logique de pourrissement. Le président Boni Yayi est donc vivement attendu sur la question, surtout avec cette période profondément marquée par le retour de l’insécurité.

 

Au total, personne ne peut nier les réalisations que le président Boni Yayi a inscrites au bilan des trois premières années de son mandat. C’est que ses efforts sont souvent anéantis par des contingences structurelles pas toujours fastes. Malgré tout ça gronde toujours dans les ménages. Le peuple ne peut pas se satisfaire des seules avancées macro-économiques. C’est en cela que les populations tranchent vite en faveur des opposants qui aspirent au pouvoir. Boni Yayi y est déjà. Lui seul peut-être jugé. Mais il peut éviter le pire s’il réduit les maladresses dans le style de gestion, et anticipe souvent les situations à polémique. Autrement dit, rien n’est encore perdu s’il peut opérer les réglages nécessaires. Malgré les moments difficiles actuels ou à venir, ce serait trop tôt de présager d’une apocalypse pour 2011. Boni Yayi est encore capable de redresser la barre pour se relancer. Les tendances qui lui sont actuellement défavorables ne sont pas absolues.

Johnny Hallyday : réveil, coma artificiel, où en est-on ?

 

Peu d’informations circulent sur l’évolution de l’état de santé de Johnny Hallyday . Alors que ce matin il était réveillé suite à l’opération qu’il a subie à Los Angeles dans la nuit de mercredi à jeudi, il a été replongé aujourd’hui dans « un coma artificiel » pour des raisons de confort. Pendant ce temps ses proches partent pour Los Angeles et une polémique enfle sur l’opération parisienne du 26 novembre menée par le neurochirurgien Stéphane Delajoux. Mise au point. Lire la suite l’article

 

 Réveillé ce matin, dans un « coma artificiel » cet après-midi. La nouvelle est tombé hier soir , heure française, Johnny était réveillé et avait reconnu Laeticia, sa femme, à son chevet en permanence. Ce matin, son producteur Jean-Claude Camus l’a confirmé sur les radios nationales. Mais quelques heures après, retour en arrière, le service de presse annonçait que le chanteur était de nouveau plongé dans « un coma artificiel pour une raison de confort, pour l’empêcher de souffrir et pouvoir lui administrer son traitement. »

- David Hallyday dans un avion pour Los Angeles. Le fils de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan, le chanteur David Hallyday est parti pour Los Angeles pour voir son père. Une information confirmée par le producteur de Johnny. Pas de confirmation officielle pour le moment concernant les projets de Laura Smet, la fille de Johnny et Nathalie Baye, de se rendre elle aussi à L.A.

- Nikos Aliagas et d’autres amis en route pour rejoindre Johnny. Des amis de Johnny le rejoignent à Los Angeles comme Daniel Angeli son photographe officiel ou l’homme d’affaires Jean-Claude Darmon, mais aussi Nikos Aliagas. Le présentateur de TF1 et animateur sur NRJ avait prévu depuis quelques jours d’aller voir son ami, selon nos informations, et n’a donc pas décidé ce voyage « dans l’urgence » ou suite à l’annonce du nouveau « coma artificiel ».

- Le neurochirurgien Stéphane Delajoux vivement critiqué se défend. Il est vivement critiqué par le producteur de Johnny qui a déclaré : « Aux Etats-Unis, on me dit que son opération (de Paris) était un vrai massacre ». Face à ses propose l’avocat de Stéphane Delajoux qui a opéré Johnny le 26 novembre dernier a rétorqué : « L’intervention s’est parfaitement déroulée. Elle n’était pas hémorragique et ne nécessitait donc pas la pose d’un drain ». L’avocat de Johnny a quant à lui fait savoir au Point.fr qu’ « il n’est pas question de porter plainte car l’heure est à la médecine, il est trop tôt ».

- Un expert pour évaluer les conséquences de l’opération à la Clinique Monceau de Paris, en novembre dernier. Le chef de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Yves Catoné, va se rendre lundi à la Clinique Cedars-Cinaï, où est actuellement hospitalisé le chanteur et revenir mardi soir. « Le but de la mission est de voir l’état de gravité, discuter avec les Américains pour savoir les suites, comment on pourra envisager le rapatriement, dans combien de temps il pourra faire ses concerts raisonnablement », a-t-il indiqué.

- On saura lundi si Johnny reprendra sa tournée « Tour 66″. Jean-Claude Camus a fait savoir à BFM TV qu’il se prononcera sur la tournée actuelle de Johnny, lancée comme la dernière du chanteur, lundi.

Et aussi :

- Johnny Hallyday : doit-on s’inquiéter : retour sur tout ce qu’il faut savoir sur l’état de santé de la star qui fait débat depuis plusieurs mois.

- Johnny Hallyday toujours hospitalisé, les infos heure par heure.

- Johnny Hallyday : la polémique autour de son opération à Paris en novembre.

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Politique / Département du Littoral:Près de 400 élus locaux ‘’Cauris’’ fâchés contre Yayi

 

 

 

Jamais l’alternance politique n’a suscité tant d’intérêts et de polémiques, depuis l’avènement du renouveau démocratique. Les jours s’égrènent et offrent à chaque instant son lot de suspense. L’enjeu de 2011 a pris le pas sur les grands défis de développement. Les alliances se font et se défont, au gré des rancoeurs, et parfois de ressentiments saugrenus.

 

par Achille AHOSSINOU

 Mais c’est la mouvance qui subit plus âprement les contre-coups de cette atmosphère particulièrement instable. Depuis quelques jours, on signale la grogne des élus locaux du Littoral. Ils seraient fâchés de la manière dont ils sont politiquement gérés. Ils se disent complètement instrumentalisés par les instances supérieures de la mouvance qui  les utilisent comme des troupeaux sans conscience ni  liberté. Ils dénoncent donc cette aliénation au mépris des principes élémentaires de la démocratie que le Bénin se vante d’avoir inaugurée en Afrique Francophone sub-sahérienne.

 Autrement dit, ils refusent de droit la condition politique qui leur est ainsi faite. Ce qui n’arrange pas la mouvance acculée par une renaissance des Soglo qui reprennent du terrain dans le Littoral, déjà traditionnellement dominé et partagé par la Renaissance du Bénin et le Parti du Renouveau Démocratique. Aussi le rapprochement Houngbédji-Soglo devrait-il approfondir le cauchemar au sein de la mouvance présidentielle. Plus rien ne va donc autour du Chef à qui plusieurs politiciens amateurs s’emploient toujours à suggérer l’aventure et les mauvaises options. Et le Prince lui-même ne donne pas l’impression se s’en apercevoir. En tout cas, demain, ce serait déjà trop tard. A qui sait comprendre peu de mots suffisent.

Paralysie des secteurs de la santé et de l’éducation:Une nouvelle boucherie en perspective

             Depuis plusieurs mois, treize ministères sont affectés par une grève de 72 heures, renouvelée chaque semaine. Dans l’ensemble, les travailleurs s’insurgent contre la suppression de leurs primes trimestrielles de motivation. Mais cette semaine, le mouvement a pris des proportions nouvelles dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Avec la dernière sortie médiatique des praticiens hospitaliers, les hôpitaux publics deviendront sous peu de véritables mouroirs, du fait de la grève illimitée annoncée sans service minimum.

 

par Jacques SEGLA

 

Pour sa part, le SYNTRASEN de André GOUNELE vient de radicaliser sa position, en réplique aux contre vérités jugées provocatrices du ministre François Abiola sur le mouvement qui paralyse le secteur de l’éducation depuis plusieurs mois. Le gouvernement Yayi a le dos aux murs, pris entre la grogne des syndicalistes et les exigences des partenaires techniques financiers

 

Une grève sans service minimum dans les hôpitaux publics

 

Mercredi dernier, à la faveur d’une sortie médiatique, les praticiens ont pris l’opinion à témoin quant aux mobiles profonds du mouvement de grève cyclique qui paralyse le secteur de la santé depuis des mois. Ils dénoncent le refus d’un dialogue sincère de la part du gouvernement.

 Mieux, ils déplorent la pénurie criarde de matériels et consommables médicaux qui limite les interventions et les prises en charge médicales, malgré la bonne volonté des agents. De leur avis, ce qui fait figure de matériel disponible à l’hôpital de référence est vieux de la naissance du CNHU. Sans motivation résultant de la revalorisation des primes de risque, les praticiens hospitaliers regrettent de ne pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes, pour la satisfaction idoine des populations.

Alors, lassés d’être tout le temps bluffés, ils ont décidé maintenant d’aller jusqu’au bout, pour finir, une fois pour de bon, avec les grèves perlées pour des revendications récurrentes. Le gouvernement saura t-il prendre la mesure de la situation, et prendre ces menaces au sérieux ? En tout cas, les fuites en avant habituelles et la ruse classique dans les négociations ne suffiront pas à calmer la hargne et la détermination des praticiens hospitaliers qui n’ont pas l’habitude des sorties et autres menaces intempestives et hasardeuses. La situation est donc critique.

 

La radicalisation du mouvement de grève dans le secteur de l’éducation

                       La prime aujourd’hui  querellée remonte à 1998, avec le ministre Djidjoho Padonou à l’éducation nationale. Elle a connu diverses fortunes, avec le ballet des ministres à la tête du secteur de l’éducation, et surtout avec la scission intervenue en 2001. Particulièrement en 2006, le gouvernement a jeté un pavé dans la mare, en considérant cette prime payée depuis avril 1998 comme un détournement, n’étant sous-tendue par aucune base juridique.

Les travailleurs avaient répliqué par des grèves perlées qui avaient finalement abouti à un arrêté inter-ministériel pour régler, de façon définitive, le paiement de cette prime dont les bénéficiaires ont joui jusqu’en Juin dernier où une décision du gouvernement est venue la supprimer, au motif de contraintes budgétaires drastiques. La réaction des travailleurs ne s’est pas fait attendre. Après la grève d’avertissement des 1er et 2 Juillet, le mouvement a connu des intermittences ponctuées par des rencontres sporadiques avec les ministres en charge de l’éducation qui ont toujours abordé la question avec une légèreté à la limite de la provocation.

 Le prix de cette banalisation du mouvement, c’est la radicalisation des positions des travailleurs depuis ce lundi, au lendemain de la sortie médiatique du ministre François Abiola qui, selon le SYNTRATSEN, a mis le feu aux poudres par des contre-vérités incongrues. Désormais la grève passe à 96 heures hebdomadaires pour les travailleurs, le ministre se trompe d’époque, et se méprend de leur degré de mobilisation. Selon eux, la suppression de leurs primes de motivation qui s’élève au total à six cent millions de francs CFA environs par an pour les trois secteurs de l’éducation, ne saurait nullement être la cible des bailleurs de fonds lorsque ceux-ci exigent une réduction sensible des primes cadrées sur le budget national.

Le SYNTRATSEN dénonce la mauvaise foi du ministre François Abiola qui n’aurait jamais pris au sérieux la préoccupation fondamentale des travailleurs en mouvement. C’est récemment, au cours d’une rencontre conjointe des trois ministres avec les syndicalistes, que le ministre Abiola s’est étonné d’entendre que le montant cumulé des primes des deux derniers trimestres de 2009 s’élevait seulement à 50 millions de francs CFA pour l’enseignement supérieur.

Bien curieux n’est-ce pas ! Et pour montrer que le ministre Abiola traite les agents avec mépris et dédain, les responsables syndicaux rappellent une anecdote. En effet, après une trêve de six semaines restée sans suite (alors que les deux parties avaient convenu de deux semaines de trêve), c’est à la fin d’une cérémonie des couleurs que, retournant à son bureau, le ministre Abiola leur aurait lancé à la face, de façon à peine audible : ‘’Puisque vous êtes habitués à reconduire la grève, il faut aussi reconduire la trêve’’. Cette attitude tranche avec tout souci d’apaisement social. Et les travailleurs administratifs, techniques et de service de l’éducation nationale ont pris acte. Aussi les défalcations illégales sur salaire pour fait de grève les ont-elles remontés contre le pouvoir  Yayi. Nous sommes à la veille d’une impasse. Comme on le voit, les choses se compliquent chaque jour pour le chef de l’Etat qui n’est plus assuré de la trêve sociale que les bailleurs de fonds posent comme préalable au récent accord financier de 52 milliards à octroyer à l’Etat béninois. Le changement n’a visiblement plus de beaux jours à l’horizon. Curieux destin politique pour l’homme du changement, qui était pourtant parti en 2006 sous de bons auspices.

 

Pour toutes fins utiles

Loi N° 2001-09 portant exercice du droit de grève en République du Bénin

’Article 25 : les grèves ayant pour motifs la violation des libertés fondamentales et des droits syndicaux universellement reconnus ou le non-paiement des droits acquis par les travailleurs, ne donnent lieu à aucune réduction de salaire ou de traitement. Sont reconnus d’accord parties par l’employeur et les travailleurs et à défaut de cet accord, ceux qui sont déclarés tels par une décision de justice passée en force de chose jugée’’.

Curieuse affaire d’ ‘’HYMNE CONVERGENCE Abdoulaye Bio TCHANE’’Encore une grossière manœuvre des faux services de renseignements

Depuis quelques semaines circule un papier intitulé ‘’L’HYMNE CONVERGENCE Abdoulaye Bio TCHANE’’, qui  vénère l’homme de la BOAD annoncé comme partant dans la course présidentielle de 2011. Dans sa forme et dans son contenu, le document insinue un culte de personnalité qui, pris au pied de la lettre, devrait révolter tous ceux qui pensent que l’ère des ‘’Timoniers’’ et des ‘’Rédempteurs’’ était déjà révolu en Afrique.

par Jacques SEGLA

Naturellement, cela devrait desservir le probable Challenger Tchané. La campagne est soutenue par de grandes personnalités politiques connues, qui avaient même voulu enrôler votre journal ‘’La NOUVELLE GENERATION’’ à la sale besogne. Mais nous avons décliné l’offre alléchante qui accompagnait l’invitation, en raison de notre credo du respect de la différence. Tous les hommes épris de paix, de justice, de démocratie et de liberté devraient se joindre à toute action visant à faire échec à cette manœuvre politicienne de mauvais goût et de basse facture, qui trahit le principe de la paix et de la cohésion nationale. Là où le ridicule est patent, certains tenants de la vilaine manœuvre tentent de faire croire que dans les intentions de ses auteurs, l’HYMNE CONVERGENCE Abdoulaye BIO TCHANE devrait remplacer l’Hymne national, si Bio Tchané accédait au pouvoir.

 Quand même ! L’hymne national d’un pays, c’est l’âme de cette nation, c’est la quintessence des idéaux supérieurs de cette nation. Dans le cas du Bénin, l’AUBE NOUVELLE a résisté à toutes les vicissitudes socio-politiques dans notre pays depuis 1960. C’est en cela que ce plan se révèle comme une inspiration maladroite de politiciens aventuriers en panne de repère. On a voulu choquer l’opinion avec ce document, dont la finalité est de ternir l’image d’un probable candidat à la magistrature suprême.

Cet acharnement gratuit donne la preuve que ce candidat probable est particulièrement redouté. Et c’est ce qui galvanise ses amis qui multiplient maintenant les initiatives, pour occuper rationnellement le terrain dans la perspective des échéances de 2011. Avec cette nouvelle manœuvre dilatoire, l’hypothèse de la tentative d’assassinat du fils de Bio Tchané, Salim Tchané, paraît plausible. Et il faut en conséquence prendre au sérieux l’idée de la guerre civile agitée récemment par le conseiller politique du chef de l’Etat.

 L’idée n’est pas à mettre au compte de simples humeurs. Décidément, nous verrons tout avant 2011. Une vigilance accrue est absolument recommandée maintenant. Le support d’un tract est mal indiqué à l’appui de la propagande électorale en faveur du candidat probable BIO TCHANE.

Il existe dans les rangs de ceux qui évoquent sa candidature, de grands stratèges politiques qui savent ce qu’il faut pour une adhésion populaire aux idéaux de leur candidat. Qu’on cesse donc de distraire l’opinion.