Sur le chemin de 2011:Les fausses croyances de certains Yayistes (et de ceux qui leur ressemblent)

 

  On avait présenté Boni Yayi comme un messie en 2006. Mais au finish, il s’était crédité de 35% au premier tour. Ce n’est qu’au deuxième tour qu’il s’est rattrapé avec les 40% de l’Alliance Wologuèdè. La première année était reluisante, puisque le changement avait vraiment dicté sa loi. Tout le monde s’était remis au travail dans l’espoir que tout va changer. Mais où en sommes-nous aujourd’hui ?

    Les problèmes ont commencé avec l’amateurisme des gens qui se sont spécialisés dans le mensonge autour de Boni Yayi. Et on peut faire le point. Primo c’est dangereux d’avoir fait croire à Boni Yayi que l’UN ne peut pas réussir parce que divisée par des querelles internes, alors que la convention de l’Alliance a démenti tout cela.

Secondo, on a fait croire à Boni Yayi que le peuple n’aime pas Houngbédji. Alors que si Me Houngbédji était désigné comme le candidat de l’Alliance, il serait l’émanation d’une coalition de partis politiques, de grands partis bien connus, puisqu’on y retrouve Bruno Amoussou, Idji Kolawolé, Adrien Houngbédji, Lazare Sèhouéto et consort.

Même si on ne regarde pas un fou à travers ce qu’il est, il ne faut pas perdre de vue ce qu’il est. Fondamentalement, qu’est-ce que Me Adrien Houngbédji a fait pour mériter de telles cabales. C’est vrai qu’en 96 il a fait une option qui continue de diviser. Mais était-il seul à prendre la décision ? Le parti du Renouveau Démocratique n’avait-il pas un bureau politique ? Ce n’était donc pas la seule vision de Me Houngbédji ? Et pourtant Me Houngbédji n’était jamais cité dans les affaires mafieuses. Que les politiciens à cours d’arguments ne fassent pas d’amalgame. Me Adrien Houngbédji ne sera pas candidat du PRD mais plutôt de l’Alliance UN, avec un projet de société cohérent et accrocheur. Ils ont dit régionalisme parce qu’un parti du Nord n’est pas parti présent dans les rangs et dans le bureau. Seulement, ils se sont trompés parce que les partis du Nord sont en négociation avec l’Alliance. Plusieurs raisons concluent que les leaders de l’Alliance ne sont pas foncièrement engagés pour une solidarité Nord-sud. En effet, en 1996, tout le monde reproche à Houngbédji d’avoir porté Mathieu Kérékou au pouvoir. Où étaient ceux qui accusent Houngbédji de clivage Nord-Sud, En 2006, c’est l’Alliance Wologuèdè, pourtant du Sud, comme le candidat du changement. Où étaient-ils ces défenseurs du régionalisme, puisque c’est devant eux que Wologuèdè avait fait son choix contre Me Houngbédji ? C’est donc un faux débat ; et il faut qu’on arrête.

Ceux qui ont longtemps menti au chef de l’Etat doivent maintenant s’aviser. Les adeptes du mensonge doivent maintenant comprendre qu’il n’y pas de magie ni de miracle ni de paroles incantatoires pour sauver le pays du déluge. Quand le peuple décide, il n’y a pas d’arrêt. Le mensonge a assez duré. S’il est impossible de s’entendre autour du chef de l’Etat, il faut réinventer l’union. A aucun moment, l’Alliance FCBE et l’UMPP ne se sont jamais entendues. Le médecin a toujours posé un diagnostic avant de prescrire le médicament. Mais autour du Docteur Boni Yayi, on constacte qu’il n y a pas de vrais infirmiers on ment au Docteur. C’est dangereux. On peut mentir un temps à tout un peuple ; mais jamais tout le temps. Et c’est pourquoi l’honorable Lazare Sèhouéto se réjouit d’une chose : le peuple n’a pas, été abandonné et ne peut pas être abandonné. ‘’dans le lot, il y en a qui pensent à lui. Entre les deux tours de 2006 le peuple peut se tromper sur le choix de son dirigeant. Le plus important, c’est de l’assister jusqu’à ce qu’il retrouve ses marques’’. Nous y sommes.

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