Relance de la filière coton:Martin Rodriguez de plus en plus appelé au secours par les producteurs

Depuis son assertion au pouvoir, Boni Yayi toujours été préoccupé par la filière Coton. Malheureusement, toutes les réformes initiées pour promouvoir cette filière ont toujours été entravées par des contingences défavorables, liées tantôt à la mauvaise gestion des ressources humaines tantôt à la qualité des intrants  mise en service  ou tantôt par des contingences naturelles. Mais le chef de l’Etat ne désarme guerre.  Il est toujours prêt aux ultimes sacrifices pour faire renaitre la filière porteuse de précieuses devises pour notre pays. Parallèlement, les producteurs, qui regrettent le limogeage précipité du ministre Dossouhoui, appellent maintenant L’opérateur Martin Rodriguez au secours.

L a filière coton est malade au Bénin, malgré les dizaines de milliards de subvention que le président de la république y a consenti depuis 2006, la production n’a pas cessé de chuter. Le triste tableau de cette chute vertigineuse a même fini par résoudre certains producteurs du septentrion à une désaffection pour la filière au profit des produits vivriers. Boni Yayi a pris l’alerte au sérieux, et a décidé de prendre le taureau par les cornes, en envisageant une nouvelle réforme qui pointe un doigt accusateur sur les organisateurs paysannes servant jusqu’ici d’intermédiaires entre les producteurs et l’association interprofessionnelle du coton(AIC). Boni Yayi a du lui-même descendre sur le terrain, pour remotiver les paysans. Mais avec l’acuité de la désaffection pour la filière, tout le monde se demande si la démarche du chef de l’Etat pourra payer et relancer la filière à la hauteur des espérances. Beaucoup n’y crois plus. Surtout que la plupart regrettent que l’opérateur Martin Rodriguez soit condamné à l’exil forcé, avec les tracasseries fiscales auxquelles il est régulièrement soumis au pays, et qui ne viserait à l’asphyscier  économiquement.  Presqu’à l’unanimité, les paysans du septentrion réclament le retour au bercail  de celui qu’ils considèrent comme un maillon clé de la filière malheureusement en agonie aujourd’hui, et dont l’usine d’égrenage a été  fermé à Nikki, supprimant ainsi 1000 emplois de jeunes naturellement réduit au chômage. Les machines abandonnées deviennent de jour en jour de simple ferraille.  Aussi, l’opérateur disposait –il d’une usine de fabrication d’engrais qui desservait à la fois le Bénin et d’autres pays de la sous- région. L’usine d’égrenage du coton avait une capacité de 60 mille tonnes par an En laissant fuir un opérateur économique de cette envergure, la filière coton qui est sa zone  d’action de prédilection, ne peut que tomber en agonie. Les producteurs du coton ont donc raison de réclamer du chef de l’état de faire revenir l’homme au bercail, en lui redonnant pleine confiance et assurance. Car au-delà du secteur agricole, Martin Rodriguez est également un grand exploitant de sable fluvial. Il en a donné les preuves en cote d’ivoire où il a fait de lourds investissements. C’est donc une opportunité que le Bénin  ne saurait gâcher en ce moment où le chef de l’état est sérieusement préoccupé  par la relance de la filière coton.  C’est donc sûr que les cris de détresse des paysans ne vont pas tomber dans des oreilles de  sourd. Ce sera pour le bonheur des producteurs du coton, et des étudiants Béninois en agronomie à qui il a promis de faire découvrir les merveilles  qu’il réalise en cote d’ivoire dans ses domaines de prédilection économique.  Cela ne peut pas intéresser Boni Yayi.

RD Congo: HRW détaille le massacre « planifié » de plus de 321 civils par la rebellion de la LRA KINSHASA (AFP) dimanche 28 mars 2010 – 18h51 –

:Human Rights Watch (HWR) détaille dans un rapport le massacre « planifié » par les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de plus de 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC). « Au cours dune opération bien planifiée », qui s’est déroulée entre le 14 et la 17 décembre dans une dizaine de villages de la région de Makombo, dans le district du Haut Uélé (nord-est), « la LRA a tué plus de 321 civils et enlevé plus de 250 autres personnes, dont au moins 80 enfants », révèle le document de 67 pages intitulé « Le chemin de la mort : Atrocités commises par la LRA dans le Nord-est du Congo ». « La grande majorité des victimes étaient des hommes adultes qui ont dabord été ligotés, avant que les combattants de la LRA ne les tuent à coups de machettes ou leur écrasent le crâne à coups de hache ou de lourds gourdins », écrit HRW après une mission de recherche menée dans la région en février. Les rebelles étaient entre 25 et 40. Ils ont parcouru une centaine de km lors de l’opération dont l’objectif était de tuer, enlever et piller, selon Human Rights Watch. « Au moins 13 femmes et 23 enfants figuraient parmi les victimes, dont la plus jeune, une fillette de 3 ans, a été brûlée vive », selon l’enquête. Dans chaque village attaqué, ils « se sont fait passer pour des soldats de larmée congolaise et ougandaise en patrouille, en rassurant les gens en mauvais lingala (langue locale utilisée en RD Congo) et leur disant de ne pas avoir peur et, une fois que les personnes sétaient rassemblées, ils ont capturé leurs victimes et les ont attachées ». « Ils ont spécifiquement recherché les endroits dans lesquels les gens auraient tendance à se rassembler » en demandant où se trouvaient les marchés, églises, points d’eau mais aussi les écoles, « ce qui indique que lun de leurs objectifs était denlever des enfants », avance le rapport. © Carte de localisation du massacre « planifié » par l’Armée de résistance du Seigneur © null null « Les civils enlevés, dont de nombreux enfants âgés de 10 à 15 ans, ont été attachés avec des cordes ou du fil métallique à la taille, formant souvent des chaînes humaines de cinq à 15 personnes. Ils étaient forcés à porter les marchandises que la LRA avait pillées et ensuite à sen aller avec eux. Toute personne qui refusait, marchait trop lentement ou tentait de senfuir était tuée », est-il expliqué. Des personnes échappées ont témoigné de « lextrême brutalité du groupe », selon HRW qui évoque « des enfants capturés » qui ont « été forcés à tuer dautres enfants qui avaient désobéi aux règles de la LRA (…) Les enfants ont reçu lordre dencercler la victime et de la frapper chacun à leur tour sur la tête avec un gros gourdin jusquà ce que mort sensuive ». Selon des témoins, la région « a été remplie de l+odeur de la mort+ » pendant des jours et des semaines après l’attaque, écrit l’ONG. « Ces quatre jours datrocités démontrent que la LRA reste une menace grave pour les civils et non un groupe affaibli, comme le prétendent les gouvernements ougandais et congolais », explique Human Rights Watch dans un communiqué reçu à Kinshasa. Elle regrette par ailleurs l’inertie de la Mission de l’ONU en RDC (Monuc) -qui dispose d’un millier de soldats dans cette région- après l’attaque, et plaide pour une « stratégie régionale globale » entre la RDC, la Centrafrique, le Sud-Soudan et l’Ouganda. Dans une série de recommandations, elle appelle notamment les Etats-Unis à soutenir l’organisation d’une « conférence internationale » pour répondre à la menace de la LRA et « adopter la loi relative au désarmement de la LRA et à la relance du nord de l’Ouganda ». La rébellion de la LRA, active depuis 1988 dans le nord de l’Ouganda, est réputée pour être une des plus brutales au monde. Depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l’extrême nord-est de la RDC, mais aussi en Centrafrique et au Sud-Soudan.

Naissance du PDP Affossogbé: Benjamin Ahounou renforce la mouvance dans le littoral

 

Le week-end dernier, la mouvance s’est enrichie d’un nouveau parti : Il s’agit du parti pour la démocratie et le progrès (PDP Affossogbé). L’honorable Benjamin Ahounou vient ainsi de combler un vide politique. Car, l’union pour la mouvance présidentielle plurielle ne regroupe en principe que des partis ou mouvements politiques, et des individus. Cela participe de la stratégie d’occupation rationnelle et judicieuse de terrain. Le PDP est n é avec l’assurance de faire réélire Boni Yayi en 2011, et d’aller très loin dans le changement pour l’émergence du Bénin. Ce n’est nullement un parti de trop a rassurer Benjamin  Ahounou qui tient fermement au vertus de l’unité d’action.  « Ensemble, c’et plus sûr ; Ensemble nous serons plus fort » a t-il martelé. Le parterre de personnalités  présentes à la naissance de ce parti symbolise bien le souci de cette unité d’action. En effet, en amont et en aval, on retrouve des personnalités tant du nord, que du sud. L’ancien ministre Soumanou Toléba, actuellement conseiller technique  à la culture du chef de l’état, n’est plus à présenter. Grâce Lawani, chargée de mission du chef de l’état, le député Sylvain Zohoun, le maire de sèmè- Kpodji Mathias Gbèdan ainsi que la vague des Directeurs Généraux de sociétés d’état( Port autonome de Cotonou SONEB, la douane…) ont assuré que le PDP Affossogbé a de belles perspectives pour aller de l’avant. Avec la troupe mobilisée par l’honorable Benjamin  Ahounou au sein de PDP Affossogbé, Boni Yayi est entrain de quadriller lentement et surement Cotonou, la ville phare du Bénin.

Pour sauver son enfant sous l’effet du viagra:Une mère s’est faite victime sexuelle de son propre fils

 

Cela vous étourdira sûrement. Mais ceci n’est qu’un cas des nombreux actes d’immoralités qui se posent au quotidien dans notre pays. Il s’agit de l’histoire d’un jeune homme qui en quête de sensation charnelle plus forte, a avalé, sur conseil de sa maman, plusieurs comprimés d’aphrodisiaque. Sa dulcinée, Chimène, ayant manqué le rendez-vous, la mère fut contrainte de se livrer sexuellement à son fils pour sauver ce dernier sous l’effet du viagra.

Romaric VIGNON

 

L’histoire se passe à Akpakpa.  Paul, un enfant orphelin de père depuis l’âge de 10 ans n’a reçu que l’éducation maternelle qui était censée être la meilleure. Jusqu’à 26 ans, la mère de Paul n’a jamais vu son fils revenir à la maison avec une fille. Ce qui commençait par l’inquiéter. Pour la rassurer de sa virilité, Paul lui confia le secret selon lequel il attendait depuis quelques temps al visite d’une jeune fille du nom de Chimène qui ne lui fait malheureusement que de faux programmes. La mère étant rentrée dans le jeu a su convaincre Chimène qui a finit par céder aux pressions de cette dernière. La chance étant avec elle, le jour J un empêchement survient. Paul qui s’était apprêté à ‘’secouer’’ sexuellement Chimène par une bonne dose de viagra prise à l’avance se reverra encore face à un nouveau faux programme. Quelques heures après, les effets du viagra ont commencé et Paul devenait de plus en plus faible devant sa mère qui commençait à s’inquiéter de la santé de son fils. Après de longues réflexions, la mère n’a trouvé autre recette pour sauver son fils que de se livrer à lui.

Et comme le malheur ne vient jamais seul, elle tomba enceinte et attend présentement des jumeaux selon les résultats fournis par l’échographie faite. On pourrait s’imaginer que le fils prend désormais valablement la place de son père n’est-ce pas ? Comment la grande famille accueillera ces enfants ?

 

 

Vivement la répression des entrepreneurs indélicats

On a vu le ministre François Abiola descendre sur l’Université de Parakou, pour connaître l’évolution des travaux de construction des résidences universitaires Hassan II. Le constat était amer et désolant. L’entrepreneur adjudicataire du marché a vainement tenté de distraire et d’embrouiller l’opinion, par de prétextes fallacieux qui sont loin de convaincre ou d’émouvoir quiconque jouissant pleinement de ses sens. Tant, la pénurie de ciments à Parakou et la défaillance des ouvriers sur le chantier, soulevé par l’entrepreneur, n’étaient que des arguties pour voiler son indélicatesse. De toute évidence, l’engagement du chef de l’Etat Dr Boni Yayi de ne laisser aucun éléphant blanc à la fin de son mandat n’est pas un souci partagé par tous. Bien des citoyens, à des fins égoïstes inavouées, torpillent sournoisement ses initiatives. Sinon, comment la défection de ses ouvriers, pour justifier le blocage des travaux. Cela frise à la fois de l’insouciance et de la moquerie. Comment peut-on se foutre ainsi du contribuable béninois qui paie toujours le tribut de l’indiscipline des entrepreneurs qui s’improvisent comme tel, à la faveur de certains parrains dans le circuit politico-administratif des passations des marchés publics. Cela repose l’éternelle question de l’orthodoxie dans la passation des marchés publics au Bénin. Il faut revoir les choses de fond en comble, en ce moment de crise économique et financière, où le Bénin a besoin de rassurer ses partenaires techniques financiers. Alors, il faut passer des simples mises en garde verbales à la répression des entrepreneurs indélicats qui n’éprouvent aucune gène à abandonner les marchés qu’ils ont gagnés.

Conseil confédéral extraordinaire du CGTB:Pascal Todjinou et les siens dressent un bilan pitoyable du régime Yayi

Soutien aux actions du Président Boni Yayi

Le Mofepp  et Patrice Hounsou Guèdè, même combat

Le samedi dernier, le Mouvement des forces engagées pour une prospérité partagée (Mofepp) a signé son acte de naissance à la mairie d’Abomey-Calavi. Initiative de M. Sègla Lihoussou, ce mouvement entend par sa naissance soutenir les actions du Dr Boni Yayi et lui assurer une réélection en 2011. C’était en présence de plusieurs personnalités politico-administratives dont le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Patrice Hounsou Guèdè qui était visiblement très séduit par l’initiative

 

Romaric Vignon

Mouvement des forces engagées pour une prospérité partagée (Mofepp) c’est le nouveau creuset politique qui a vu le jour ce week-end à Abomey-Calavi. En présence d’une impressionnante foule de militants, M. Sègla Lihoussou et les siens ont posé les premiers pas de leur mouvement dans la forêt combien touffue des mouvements et partis politiques au Bénin. Une initiative fort appréciée par le maire d’Abomey-Calavi, Patrice C. Hounsou Guêdê, convié à la sortie officielle dudit mouvement. Dans son allocution, il a souligné la parfaite symbiose entre la dénomination du mouvement et les idéaux de développement du chef de l’Etat.  « Je suis heureux que vous touchiez les points sensibles de la politique du chef de l’Etat dont le leitmotiv essentiel est la prospérité partagée. Elle est partagée à travers l’éducation, l’accès des femmes au financement, les routes et chaque commune, chaque village du Bénin peut en témoigner aussi bien dans la forme que dans le fond’’ dira-t-il. Pour lui, l’illustration de cette politique chère au président Boni Yayi se traduit du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est par le réseau routier qui se densifie sur toute l’étendue du territoire national augmentant ainsi les flux commerciaux régionaux et internationaux, la gratuité de l’enseignement et la construction de salles de classes qui ont, depuis peu permis de redorer le blason de notre secteur éducatif. Il a également cité le micro crédits aux femmes qui ont résolu des problèmes d’accès aux sources de financement et qui leur permettent de s’offrir une certaine indépendance financière à travers le développement d’activités génératrices de revenus. Fort de tous ces exemples, le maire Hounsou Guêdê a invité le Mofepp à continuer  à assurer son soutien aux actions du chef de l’Etat et pour sa réélection en 2011 d’autant plus que pour lui, la mallette pour le développement du Bénin avec le Dr Boni Yayi reste encore remplie de projets importants.

 

 

La Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) a tenu hier son conseil confédéral extraordinaire au Centre d’éducation ouvrière. « La Cgtb face aux mutations socio-économique : quelles perspectives ? ». C’est autour de ce thème que Pascal Todjinou, secrétaire général de cette confédération a échangé avec ses collègues en estimant que l’heure est grave.

« Le Conseil confédéral de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) se tient à une période particulièrement difficile pour notre pays, le Bénin, pour les organisations syndicales crédibles et pour l’économie nationale » a déclaré hier le secrétaire général, Pascal Todjinou qui estime que « l’heure est grave, à la limite cruciale ». Il en donne les raisons en commençant par le volet économique où il affirme que la descente aux enfers a commencé de façon vertigineuse. « La caisse de L’Etat devient de plus en plus vide du fait de l’indiscipline budgétaire actuellement observée, laissant les travailleurs dans une psychose générale qui rappelle une période qu’on croyait révolue ». Le Fmi et la Banque mondiale, poursuit-il, ont refait surface avec leurs exigences qui ne crucifient que les travailleurs et jamais les politiciens.

Pascal Todjinou exprime également son amertume face au taux de croissance qui serait en chute libre, passant de 5% en 2008 à 2% en 2009, soit une baisse considérable de plus de 4,6%. La situation parait donc, à ses yeux, apocalyptique. « La nouvelle classe politique souillée qui nous dirige continue de s’engluer dans les magouilles, le tripatouillage et les crimes économiques et financiers. » dénonce-t-il de plus. Pire, cette nouvelle classe politique créerait les conditions objectives d’asphyxie de l’économie nationale en ne réagissant pas convenablement et promptement à la désaffection des opérateurs économiques qui crient leur ras-le-bol.
« Au plan social, c’est l’émergence de la catastrophe également » s’affole le secrétaire général de la Cgtb. Il pense ici que le mécontentement est général, la colère s’installe partout, s’intensifie et l’explosion sociale est en train d’atteindre un niveau regrettable. Selon lui, les tensions qui secouent les ministères auraient pu inspirer réflexion aux dirigeants actuels en vue de la réorientation de leur politique sociale.

A en croire Pascal Todjinou, les moyens existent actuellement pour satisfaire les doléances des travailleurs, dont les plus urgentes, cite-t-il, sont : Revalorisation du point d’indice, reversement de tous les enseignants en situation de précarité d’emploi, paiement de tous les avantages dus, recrutements massifs dans la fonction publique et arrêt des licenciements abusifs et reprise de ceux qui sont licenciés sans motif valable.

Brice Dossou-Gouin

Après 17 jours critiques de maladies graves au CNHU

Pour prévenir les crises socio-politiques au Bénin:La nécessité d’une cellule d’analyses politiques et de proposition de stratégies s’impose au président Boni Yayi

Avec la reprise des cours, quoique timide depuis hier, l’espoir a regagné le secteur éducatif. Le régime du changement a réussi l’exploit d’étouffer une fronde sociale qui prenait des proportions très alarmantes. Mais le plus dur reste à prévenir, puisque la crise politique n’a pas fini de livrer ses secrets. Il faut donc trouver les moyens de prévenir les crises qui viennent souvent embrouiller le changement.

     Par souci d’une gouvernance démocratique apaisée, le chef de l’Etat a eu de géniales initiatives en matière d’institutions capables de soutenir l’idéal. Dans la foullée, le haut commissariat à la gouvernance concertée a vu le jour. Boni Yayi a même gagné, non sans peine, la bataille de l’institutionnalisation de l’organe présidentiel de médiation. En décembre dernier, il a mis sur pied une commission nationale permanente de concertation et de négociations gouvernement centrales et confédérations syndicales, commission dont la mission est d’encadrer le dialogue permanent entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Ces initiatives devraient a priori calmer le climat socio-politique dans notre pays. Néanmoins, le climat socio-politique reste en permanence délétère. C’est la preuve que certains problèmes cruciaux résistent encore aux initiatives pertinentes du chef de l’Etat. Le diagnostic de la situation présente suggère la nécessité de créer une cellule spéciale d’analyses politiques et de proposition de stratégies appropriées, face à certaines crises tenaces. Une telle cellule spéciale devra impliquer des intellectuels compétents, imbus d’expériences multidimensionnelles avérées, capables de transcender leurs humeurs primaires et leurs intérêts égoïste inavouables. Une telle cellule, bien qu’investie de la mission d’analyse politique des faits sociaux, devra exclure les courtisans zélés va-t-en guerre, de même que les politiciens aventuriers qui n’ont d’inspiration que nuisibles. Pour cette cellule, il faut des cadres convaincus d’une neutralité certaine et d’intégrité morale confirmée. Boni Yayi doit y penser au plus pressé. Ce faisant, il ne verrait plus obligé de toujours prendre les devants des négociations avec les partenaires socio-politiques. Si la rencontre du 9 mars dernier autour de Lépi avait trébuché c’est parce que, au regard des intérêts contradictoires en jeu, l’ombre du chef de l’Etat dans ce concert était mal vue par les adversaires du régime du changement. Le chef de l’Etat leur est toujours apparu comme juge et partie car, il est concerné par la présidentielle de 2011, déjà que bien des indices attestent qu’il veut rempiler. Alors, Boni Yayi doit sonder cette piste d’une cellule d’analyses politiques neutre qui pourra analyser les faits en toute objectivité sans parti pris. Le régime en a besoin pour soigner l’image du changement qui ne peut continuer à composer avec le fanatisme politique ambiant. Boni Yayi doit prendre ses responsabilités devant l’histoire. On a tourné la page de la crise qui a secoué le secteur éducatif pendant deux mois, et qui a fait planer le spectre d’une année blanche sur l’école béninoise. Le pire est désormais derrière. Mais doit-on s’asseoir sur ses lauriers, pour se laisser surprendre en octobre prochain avant de commencer à rechercher de solutions alternatives pour juguler ponctuellement de nouvelles crises éventuelles. Ce prémunir très tôt, pour parer à toute éventualité. Gouverner, dit-on, c’est prévoir. Autrement dit, le jeu en vaut la chandelle. Personne n’en voudra donc à Boni Yayi s’il entreprend de s’engager dans cette voie. Le salut et l’accalmie socio-politique peuvent venir de là.

Zemmour viré du Figaro ? Dans ses propos, l’inconscient colonial:By Karim Miské Created 03/23/2010

 

Eric Zemmour passera lundi 29 mars en « entretien préalable au licenciement » au Figaro. Le polémiste, qui n’en est pourtant pas à sa première provocation, serait cette fois allé trop loin en soutenant le 6 mars, sur le plateau de Thierry Ardisson, que les Arabes et les Noirs sont davantage délinquants. Une décision directement liée à cet épisode télévisuel selon Etienne Mougeotte, directeur des rédactions, qui précise que « ce n’est pas la ligne du Figaro que de tenir des propos racistes ». Pour Karim Miské, réalisateur, cette sortie trahit en fait un inconscient colonial toujours vivace en France.

Le 6 mars sur Canal+, Eric Zemmour déclare :

« Les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait. » (Voir la vidéo)

De l’autre côté de la table, il y a Rokhaya Diallo. Et tout d’un coup, c’est comme si j’étais elle, en train d’encaisser toute sa violence à lui. Comme si j’étais les centaines de milliers de spectateurs non-blancs à qui il est en train de dire un par un :

« Tu appartiens à une race de délinquants, alors tiens-toi à carreau ! Et n’oublie pas de sourire à monsieur l’agent quand tu lui montres tes papiers français ! »

Quelques jours plus tard, je lis ici, sur Rue89 [1], que ces propos sont justifiés
par des statistiques. Qu’en effet, il y aurait sur-représentation des Français originaires d’Afrique noire et du Maghreb parmi les délinquants.

D’abord, cela me chagrine. Et puis je me dis que si c’est vrai, c’est vrai, il serait vain de vouloir écarter ces données au nom de la morale républicaine, de la bonne conscience de gauche. Il est par
contre nécessaire de chercher à comprendre pourquoi ces jeunes ont intériorisé à ce point l’image que l’on se fait d’eux. Surtout, la possible réalité de ces statistiques n’enlève rien à la violence de l’attaque.

Depuis la diffusion de mon film « Musulmans de France » [2], fin février, je suis devenu encore plus attentif aux blessures que peuvent infliger ce type de propos car je ne cesse de recevoir des témoignages de spectateurs qui me parlent de leur joie et de leur douleur. Joie de se voir enfin reconnaître une légitimité historique à vivre ici, douleur de faire malgré tout l’objet des attaques les plus grossières

Insulté à la radio, à la télévision, dans les journaux

On a dit beaucoup de choses du « débat sur l’identité nationale », mais on a peu parlé de ce que cela fait concrètement d’être insulté à la radio, à la télévision, dans les journaux, par des représentants de l’Etat dont vous êtes citoyen.

Les autorités de votre pays se retournent contre vous. Des éditorialistes, des intellectuels en vue, vous flétrissent. Quelle étrange sensation ! Comme vous vous sentez démuni !

C’est la petite phrase d’Eric Zemmour, c’est la double attaque de Francis Delattre, le maire de Franconville, contre Ali Soumaré successivement qualifié de « joueur de l’équipe réserve du PSG » [3] puis de « délinquant multirécidiviste chevronné » [4]. Une sorte de typologie de l’Arabe et du Noir commence à se dessiner. Vous êtes voués à la délinquance ou au sport. Le corps, les pulsions, le crime ; pas la pensée, la raison, la loi.

Dans les années 70, l’inégalité des races en fac de médecine

Ces propos ne viennent pas de nulle part. Ils rappellent directement une époque pas si lointaine où l’on enseignait ouvertement l’inégalité des races. Cela ne se passait pas en Allemagne dans les années 30, mais en France, jusqu’au début des années 70. Voici ce que l’on pouvait lire alors dans le « Manuel alphabétique de psychiatrie », un ouvrage destiné aux étudiants-psychiatres français :

« Les indigènes de l’Afrique noire se rapprochent dans une large mesure de la mentalité primitive. Chez eux les besoins physiques (nutrition, sexualité) prennent une place de tout premier plan ; la vivacité de leurs émotions et leur courte durée, l’indigence de leur activité intellectuelle, leur font vivre surtout le présent comme des enfants. »

Ce manuel, édité par les Presses universitaires de France, avait été rédigé sous la direction du Professeur Porot, le fondateur de « l’école psychiatrique d’Alger » où, jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962, on enseignait ceci :

« L’indigène nord-africain, dont le cortex cérébal est peu évolué, est un être primitif dont la vie essentiellement végétative et instinctive est surtout réglée par le diencéphale. »

et cela :

« Hâbleur, menteur, voleur et fainéant, le Nord-africain musulman se définit comme un débile hystérique, sujet de surcroît, à des impulsions homicides imprévisibles. »

Que cette théorisation de l’infériorité des Noirs et des Arabes ait traversé la Méditerranée en même temps que ses auteurs, au lendemain de l’indépendance algérienne, est symbolique de la manière dont nous sommes habités par l’inconscient colonial. Aujourd’hui, les lois ont changé.

Frantz Fanon, toujours méconnu en France

Le racisme ne peut plus s’exprimer à visage découvert, mais il se fraie un chemin au détour de cette litanie d’affirmations apparemment gratuites à laquelle nous sommes soumis quotidiennement depuis quelques mois.

Il devient vraiment nécessaire de retourner à la source. D’examiner posément ces théories racistes qui constituent depuis si longtemps l’origine de notre regard sur nous-mêmes et sur l’autre.

Des outils existent pour cela. En 1961, Frantz Fanon [5] avait exposé dans « Les Damnés de la terre » que la théorie pseudo-scientifique du Professeur Porot avait pour objet principal de justifier la colonisation, c’est à dire la domination d’une écrasante majorité par une minorité.

Originaire de Martinique, Fanon était psychiatre. Dès sa nomination à l’hôpital de Blida en 1953, il perçut que quelque chose ne tournait pas rond. Que l’ordre colonial était une folie définitivement sans issue dès lors que les psychiatres eux-mêmes s’en faisaient les gardiens. Il démissiona en 1956 et rejoignit le FLN en exil à Tunis, estimant que son rôle de psychiatre était de lutter contre l’aliénation sous toute ses formes, donc contre la colonisation.

Ce penseur, quasiment oublié chez nous depuis la fin de la guerre d’Algérie, constitue depuis plus de quarante ans une référence majeure dans le reste du monde, de l’Inde aux Etats-Unis. Il est plus que temps de le redécouvrir.

Reprise inespérée du dialogue gouvernement-syndicats d’enseignants:Dégel-surprise de la crise dans le secteur éducatif

 

 

*la médiation de la FENAPEB a payé

*Le front salue « un pas des braves qui sauve les nations »

 

        L’école sauvée du spectre d’une année blanche.

A la faveur d’une audience négociée par la FENAPEB, le chef de l’Etat avait conjointement reçu lundi dernier les parents d’élèves et les responsables du front. L’objectif était de réactiver le dialogue entre le gouvernement et le front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement. La mayonnaise a pris, puisque dans une disposition d’esprit inattendue, le président Boni Yayi a accédé à la médiation des parents d’élèves et a, en conséquence, investi le ministre d’Etat Irénée Koukpaki du pouvoir de conduire les négociations au nom du_ gouvernement. Quatre jours de négociations ont maintenant dégelé la crise, et libéré l’école du spectre d’une année blanche.

Les enseignants revenus à de meilleurs sentiments

   Après la colère noire du président qui a refroidi les relations gouvernement-syndicats d’enseignants, l’orage a passé. Les protagonistes sont revenus à de meilleurs sentiments. Raoufou Affagnon, porte parole du front d’action des syndicats des trois ordres d’enseignement, n’a pu cacher son émerveillement devant le pas de brave fait par le chef de l’Etat, pour sauver l’école et la nation. Il a loué les qualités exceptionnelles de fin diplomate et négociateur décelées chez le ministre d’Etat Irénée Koukpaki. Dommage, a-t-il déploré, ces oiseaux rares ne sont pas légion dans le gouvernement Yayi. De façon manifeste, le front adhère au principe de la trêve sociale souhaitée par le gouvernement, pour pouvoir faire face efficacement aux défis qu’impose la crise économique et financière. Le gouvernement s’est engagé à satisfaire certaines doléances, et à continuer le dialogue, en vue de la résolution progressive des autres problèmes restés en suspens. Les relations gouvernement-syndicats d’enseignants s’annoncent désormais sous d’heureux auspices qui autorisent espoir et optimisme.

Au-delà des assurances verbales du DG-SBEE

Des rumeurs à la vérité, le directeur général de la SBEE, Godfroy Tchékété a fini par confirmer l’augmentation prochaine du prix du KWH. Sur trois ans, et ce à partir du 1er avril, le consommateur aura à supporter chaque année une augmentation de 10 francs par KWH. La mesure se justifierait par les dettes qui asphyxient actuellement la société. Plus de 25 milliards à titriser. Et l’Etat a déjà trop fait pour qu’on attende encore de lui d’autres efforts supplémentaires, en ce moment d’austérité économique et financière. Aussi le Bénin est-il condamné au délestage, à cause de sa dépendance énergétique. Actuellement, ce que la SBEE a coutume de recevoir de ses partenaires est réduit de moitié. Il faudrait donc aller courageusement à la vérité des prix, pour éviter la privatisation de la société. Tant pis si le consommateur doit payer le prix de la mauvaise gestion. Il n’a pas le choix. Il est contraint de faire bon cœur contre mauvaise fortune. Le délestage est là, avec  son lot insoutenable de coupures intempestives et de caprices des agents de guichets de la SBEE qui se moquent royalement du client considéré comme roi sous d’autres cieux. Et c’est justement de là que remonte l’appréhension légitime du consommateur : des sacrifices supplémentaires, pour quelles prestations ? Le DG Godfroy Tchékété a assuré d’aiguiser la conscience professionnelle chez les agents de la SBEE, pour les réconcilier avec les clients qui ont droit à un traitement de charme. Tout le monde attend de connaître les lendemains de ces assurances et garanties verbales pour aviser.