Formation d’un gouvernement de combat:Boni Yayi doit recourir à des cadres ‘’prêt à porter’’ dans l’équilibre de politique et de technocratie
Après le dégel de la crise dans le secteur éducatif, Boni Yayi doit maintenant faire face aux défis de la formation d’un gouvernement de combat, dans la perspective des élections de 2011. Plusieurs précautions s’imposent dans ce cadre, pour éviter tout déboire. Le Chef de l’Etat devra faire appel à des cadres politiques ‘’prêts à porter’’ déjà convaincus d’une assise politique avérée. Il faudrait prévoir au moins un ministre par département, et en ajouter quelques technocrates de la trempe du ministre d’Etat Irénée Koupaki.
Le Chef de l’Etat est désormais suffisamment aguerri pour tirer leçon de ses quatre ans d’exercice du pouvoir d’Etat. Les enjeux de 2011 imposent un certain nombre de précautions pour former la nouvelle équipe gouvernementale de la dernière ligne droite. Autant il devra répondre aux exigences du Fonds Monétaire International, autant il devra tenir compte du souci des échéances de 2011 qui lui prescrit de recourir à des cadres ‘’prêts à porter’’ qui pourront lui être profitables dans cette perspective. Dans les collines, on doit ici regretté le départ précipité du ministre Dossouhoui du premier gouvernement Yayi. Ce départ a provoqué d’énormes préjudices à la filière coton qui peine toujours à retrouver ses lettres de noblesse. Sinon, celui-ci devrait constituer un appoint politique au ministre Désiré Adadja pour ratisser large en faveur de Boni Yayi en 2011. On sait que Désiré Adadja et Affo Denden travaillent à imposer Yayi dans Savalou où l’Ouest est quadrillé par Denden et l’Est par Adadja. Si l’on sait qu’à Glazoué-Zoumè, le président du CPP Jean Gounongbé travaille à concilier Mahi et Idaatcha derrière Boni Yayi, il ne reste que la partition de l’ex-ministre Dossouhoui pour que Dassa-Zoumè soit entièrement bouclé. De toutes les manières, il faut maintenant finir avec les ministres sortis du néant ou imposés, qui ne représentent rien sur le terrain de l’action de propagande électorale. Ceux-là qui n’ont créé de partis qu’après leur entrée au gouvernement ne sont que des opportunistes sans conviction politique. Ils sont dangereux pour les enjeux de 2011. Suivez notre regard ; et remontons dans l’Atacora. Et pour cause.
Le défi de l’Atacora
Visiblement, le ministre Mama Djaouga est aujourd’hui loin d’imposer Boni Yayi dans l’Atacora où elle-même est parfois obligée de faire du forcing politique pour signaler qu’elle est de là-bas. Ce serait une pure illusion que de compter sur un pion de ce calibre pour affronter les échéances capitales de 2011. Le cadre politique ‘’prêt à porter’’ reste à chercher.
Une bataille de la Donga sans Toléba ?
Le ministre Baba Body et le directeur de la SOBEMAP, Alassane Djemba font certes le travail de leur mieux dans la Donga. Mais pour l’efficacité de leur action sur le terrain, ils ont besoin du soutien du ministre Toléba qui était déjà en phase, non seulement avec la jeunesse, les têtes couronnées, les autorités politico-administratives et les hommes et femmes acquis à la cause du changement dans la Donga, mai aussi avec les artistes de tous bords pour un soutien à Boni Yayi. Il faut une redistribution des cartes dans la Donga, dans le respect des idéaux prônés par feu Ahamed Akobi. Aussi, l’équation Késsilé Tchalla devra-t-être une préoccupation majeure si l’on veut se mettre à l’abri des déceptions de dernière heure. Ici, le ‘’prêt à porter’’ est déjà là qui n’attend que d’être réhabilité.
Pour que le Zou n’échappe pas à Boni Yayi
Le chef de l’Etat, dans son souci de remplier en 2011, doit rabattre les cartes pour reconquérir l’électorat. De toute évidence, le ministre Armand Zinzindohoué ne fait plus le poids. Et dans la région Agonlin, on signale trop de problèmes autour du ministre Dovonou. Boni Yayi ne peut non plus compter sur le ministre Galiou Soglo, naturellement natif du Zou. On ne peut pas compter sur celui-ci pour des miracles dans le Zou en 2011. Le ministre Joseph Ahanhanzo, bien que prince authentique d’Abomey n’est pas trop connu dans le plateau de la cité royale où des dinosaures politiques ont fondamentalement devancé Boni Yayi. Il faut donc retrouver une figure emblématique, capable de fédérer les énergies pour le triomphe des idéaux de Boni Yayi en 2011. Autrement dit, l’oiseau rare est encore à rechercher.
L’incertitude de la bataille du Couffo
Le ministre Bernard Lani Davo a révélé tous ses limites en matière d’occupation politique de terrain. Après avoir fait piètre figure aux dernières élections locales, communales, il a également perdu de sa notoriété dans la crise qui a secoué le secteur de l’éducation. Visiblement, il ne fait que de la figuration sur le terrain où il est parfois obligé de recourir à des subterfuges pour distraire le Président de la République. Boni Yayi doit faire recours à d’autres personnalités plus influentes pour relancer ses offensives dans le Couffo où les populations n’attendent que d’être remises en confiance, pour surprendre agréablement le Chef de l’Etat en 2011.
Le Mono, le théâtre des mouvanciers inconnus sur le terrain
Beaucoup de béninois n’ont connu l’origine du ministre Léandre Ouaga qu’à travers la croisade des ministres à la recherche de terre cultivables sécurisées, et de l’émission ‘’Dossier en main’’ de la télévision nationale. Boni Yayi peut-il compter sur ceux-là qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes ? ceux qui ont assisté au passage du ministre Ouaga dans le Mono, dans le cadre de la sensibilisation pour déjouer la grève des enseignants, doivent s’en être rendus à l’évidence. Boni Yayi doit tout reprendre dans le Mono, avec la complicité politique du maire de Lokossa, Dakpè Soussou qui fait déjà un travail de fourmi pour imposer Yayi.
L’Atlantique des forces tranquilles qui gagnent du terrain
A priori, lorsqu’on parle de l’Atlantique, on voit naturellement Kint Aguiar, Grégoire Akofodji , Victor Topanou et Etienne Kossi. C’est largement suffisant pour que Boni Yayi n’ait aucun souci à se faire en matière d’occupation de terrain, pour les prochaines échéances. Mais, malheureusement, rien sur le terrain ne confirme cet optimisme. Le ministre Kint Aguiar, candidat aux dernières législatives, n’a pu réaliser un résultat significatif qui puisse impressionner. Etienne Kossi de son côté est sorti du néant comme un miraculé. Que peut-il à Zè devant des bulldozers politiques émérites comme Valentin Houdé et Barnabé Dassigli ? Personne ne l’avait vu en 2006, où ces derniers bravaient pluie et soleil dans la campagne électorale en faveur de Boni Yayi. Pour sa part, Grégoire Akofodji, imposé du dehors au Chef de l’Etat, e st souvent décrié par les populations et parfois même supplanté par l’honorable Eric Houndété sur le territoire de la propagande politique. Si le ministre Victor Topanou, le maire Patrice Hounsou-Guèdè et Mme Claudine Prudencio n’avaient pas repris l’initiative politique de façon déterminante, Boni Yayi n’aurait plus rien à espérer dans l’Atlantique. Heureusement, ces derniers mettent leurs expériences politiques au service de la mouvance présidentielle plurielle. Leur engagement est total en faveur du Chef de l’Etat pour qui, ils ont pris fait et cause. C’est grâce à ce trio que l’on sent encore véritablement la présence de Boni Yayi dans la commune d’Abomey-Calavi. Par conséquent, le président doit revoir les choses de fond en comble, et devoir reconnaître les siens parmi la meute d’aventuriers politiques qui chantent ses éloges et lui vouent plate allégeance.
L’incertain contrôle du Littoral
Personne n’est formellement originaire du Littoral. Mais plusieurs figures de prou signalent leur présence et leur influence sur le terrain de la propagande politique. Qui peut douter aujourd’hui du poids politique de l’honorable Sylvain Zouhoun dans le Littoral. Aux dernières législatives, le sieur Benjamin Ahounou s’est confirmé comme une force politique tranquille, en se faisant élire député. Il est donc des forces politiques qui agissent sans tambour ni trompette, et dont il ne faut pas négliger le poids électoral. Boni Yayi doit en tenir compte, dans la formation de son prochain gouvernement qui du reste, devra-t-être une synthèse de politiques avérés et de technocrates confirmés.
L’ouémé-plateau toujours citadelle imprenable ?
Même si personne ne peut objectivement négliger le poids politique du PRD de Me Adrien Houngbedji et du MADEP de Séfou Fagbohoun, il est indéniable que Boni Yayi a fait des percées qualificatives en matière d’occupation politique de terrain. Les résultats des actions conjointes menées par les ministres Issa Badarou et Christine Ouinsavi, l’honorable Sofiath Tchanou, Mme Jacques Migan et le président de la CCIB, Ataou Sofiano sont déjà perceptibles sur le terrain. Plus rien ne sera comme avant. Boni Yayi doit tenir compte de toutes ces nouvelle donnes pour la formation de sa nouvelle équipe gouvernementale, et ne faire appel qu’à des politiciens déjà en phase avec une base électorale et des technocrates qui serviront de béquilles de rationalité dans la gestion des affaires courantes. S’il le faut, on peut aller à un sondage et à une enquête de moralité, pour élire les ministres devant siéger au gouvernement de combat de la dernière ligne droite vers 2011. Une fois nommés, les ministres doivent avoir les coudées franches, pour conduire les affaires dans le respect des cahiers de charge qui seront remis à chacun d’eux. En tout cas, Boni Yayi gagnerait à ne plus accepter n’importe qui au gouvernement. Le temps est maintenant précieux, lorsqu’on sait que les institutions de Bretton Woods ont déjà posé leurs conditions. Rien ne doit ^plus de faire au hasard des humeurs subjectives et des pressions partisanes.
Fitheb 2010
Les spectacles ont démarré samedi dernier
Prévu pour le samedi 27 mars dernier, le lancement officiel de la 10ème édition du Festival international de théatre du Bénin (FITHEB) est rejeté au mardi prochain. Selon certaines indiscrétions, ce report serait justifié par les dernières difficultés qu’a connues le comité d’organisation et relatives au budget du festival qui a été amputé de plusieurs millions à la dernière minute par le ministère en charge de la culture. Mais cette situation n’a pas empêché le démarrage du festival qui a déjà livré ses premiers spectacles.
Voir la nouvelle programmation définitive rendue public
Réélection de Boni Yayi en 2011
Le Mofepp se met dans la danse, le maire Hounsou Guêdê séduit
La jeunesse béninoise ne veut pas être du reste en 2011 lorsqu’il sera question du choix du prochain président du Bénin. A un peu plus d’un an de ce choix crucial, ce sont les jeunes réunis au sein du Mouvement des forces engagées pour une prospérité partagée (Mofepp) qui ont décidé de s’aligner derrière l’un des prétendants. Samedi dernier donc, à la mairie d’Abomey-Calavi, la jeunesse Mofepp a décidé de soutenir non seulement les actions du chef de l’Etat mais aussi sa candidature en 2011. Une initiative fort appréciée par le maire d’Abomey-Calavi, Patrice C. Hounsou Guêdê convié à la sortie officielle dudit mouvement. C’est d’ailleurs lui qui, dans son allocution, mettra en exergue la parfaite symbiose qu’il y a entre la dénomination du mouvement et les idéaux de développement du chef de l’Etat. Il assure : ‘‘Je suis heureux que vous touchiez les points sensibles de la politique du chef de l’Etat dont le leitmotiv essentiel est la prospérité partagée. Elle est partagée à travers l’éducation, l’accès des femmes au financement, les routes et chaque commune, chaque village du Bénin peut en témoigner aussi bien dans la forme que dans le fond’’. Sur cette lancée, le maire Hounsou Guêdê a fait savoir aux compagnons du président du Mofepp, Sègla Lihoussou ce que c’est que la prospérité partagée sous le régime du changement Boni Yayi. Pour lui, l’illustration de cette politique chère au président Boni Yayi se traduit du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est par le réseau routier qui se densifie sur toute l’étendue du territoire national augmentant ainsi les flux commerciaux régionaux et internationaux, la gratuité de l’enseignement et la construction de salles de classes qui ont, depuis peu permis de redorer le blason de notre secteur éducatif. Il a également cité les microcrédits aux femmes qui ont résolu des problèmes d’accès aux sources de financement et qui leur permettent de s’offrir une certaine indépendance financière à travers le développement d’activités génératrices de revenus. Fort de tous ces exemples, le maire Hounsou Guêdê a invité le Mofepp à continuer à assurer son soutien aux actions du chef de l’Etat et pour sa réélection en 2011 d’autant plus que pour lui, la mallette pour le développement du Bénin avec le Dr Boni Yayi reste encore remplie de projets importants.

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