Conseil confédéral extraordinaire du CGTB:Pascal Todjinou et les siens dressent un bilan pitoyable du régime Yayi
Soutien aux actions du Président Boni Yayi
Le Mofepp et Patrice Hounsou Guèdè, même combat
Le samedi dernier, le Mouvement des forces engagées pour une prospérité partagée (Mofepp) a signé son acte de naissance à la mairie d’Abomey-Calavi. Initiative de M. Sègla Lihoussou, ce mouvement entend par sa naissance soutenir les actions du Dr Boni Yayi et lui assurer une réélection en 2011. C’était en présence de plusieurs personnalités politico-administratives dont le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Patrice Hounsou Guèdè qui était visiblement très séduit par l’initiative
Romaric Vignon
Mouvement des forces engagées pour une prospérité partagée (Mofepp) c’est le nouveau creuset politique qui a vu le jour ce week-end à Abomey-Calavi. En présence d’une impressionnante foule de militants, M. Sègla Lihoussou et les siens ont posé les premiers pas de leur mouvement dans la forêt combien touffue des mouvements et partis politiques au Bénin. Une initiative fort appréciée par le maire d’Abomey-Calavi, Patrice C. Hounsou Guêdê, convié à la sortie officielle dudit mouvement. Dans son allocution, il a souligné la parfaite symbiose entre la dénomination du mouvement et les idéaux de développement du chef de l’Etat. « Je suis heureux que vous touchiez les points sensibles de la politique du chef de l’Etat dont le leitmotiv essentiel est la prospérité partagée. Elle est partagée à travers l’éducation, l’accès des femmes au financement, les routes et chaque commune, chaque village du Bénin peut en témoigner aussi bien dans la forme que dans le fond’’ dira-t-il. Pour lui, l’illustration de cette politique chère au président Boni Yayi se traduit du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est par le réseau routier qui se densifie sur toute l’étendue du territoire national augmentant ainsi les flux commerciaux régionaux et internationaux, la gratuité de l’enseignement et la construction de salles de classes qui ont, depuis peu permis de redorer le blason de notre secteur éducatif. Il a également cité le micro crédits aux femmes qui ont résolu des problèmes d’accès aux sources de financement et qui leur permettent de s’offrir une certaine indépendance financière à travers le développement d’activités génératrices de revenus. Fort de tous ces exemples, le maire Hounsou Guêdê a invité le Mofepp à continuer à assurer son soutien aux actions du chef de l’Etat et pour sa réélection en 2011 d’autant plus que pour lui, la mallette pour le développement du Bénin avec le Dr Boni Yayi reste encore remplie de projets importants.
La Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) a tenu hier son conseil confédéral extraordinaire au Centre d’éducation ouvrière. « La Cgtb face aux mutations socio-économique : quelles perspectives ? ». C’est autour de ce thème que Pascal Todjinou, secrétaire général de cette confédération a échangé avec ses collègues en estimant que l’heure est grave.
« Le Conseil confédéral de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) se tient à une période particulièrement difficile pour notre pays, le Bénin, pour les organisations syndicales crédibles et pour l’économie nationale » a déclaré hier le secrétaire général, Pascal Todjinou qui estime que « l’heure est grave, à la limite cruciale ». Il en donne les raisons en commençant par le volet économique où il affirme que la descente aux enfers a commencé de façon vertigineuse. « La caisse de L’Etat devient de plus en plus vide du fait de l’indiscipline budgétaire actuellement observée, laissant les travailleurs dans une psychose générale qui rappelle une période qu’on croyait révolue ». Le Fmi et la Banque mondiale, poursuit-il, ont refait surface avec leurs exigences qui ne crucifient que les travailleurs et jamais les politiciens.
Pascal Todjinou exprime également son amertume face au taux de croissance qui serait en chute libre, passant de 5% en 2008 à 2% en 2009, soit une baisse considérable de plus de 4,6%. La situation parait donc, à ses yeux, apocalyptique. « La nouvelle classe politique souillée qui nous dirige continue de s’engluer dans les magouilles, le tripatouillage et les crimes économiques et financiers. » dénonce-t-il de plus. Pire, cette nouvelle classe politique créerait les conditions objectives d’asphyxie de l’économie nationale en ne réagissant pas convenablement et promptement à la désaffection des opérateurs économiques qui crient leur ras-le-bol.
« Au plan social, c’est l’émergence de la catastrophe également » s’affole le secrétaire général de la Cgtb. Il pense ici que le mécontentement est général, la colère s’installe partout, s’intensifie et l’explosion sociale est en train d’atteindre un niveau regrettable. Selon lui, les tensions qui secouent les ministères auraient pu inspirer réflexion aux dirigeants actuels en vue de la réorientation de leur politique sociale.
A en croire Pascal Todjinou, les moyens existent actuellement pour satisfaire les doléances des travailleurs, dont les plus urgentes, cite-t-il, sont : Revalorisation du point d’indice, reversement de tous les enseignants en situation de précarité d’emploi, paiement de tous les avantages dus, recrutements massifs dans la fonction publique et arrêt des licenciements abusifs et reprise de ceux qui sont licenciés sans motif valable.
Brice Dossou-Gouin
Après 17 jours critiques de maladies graves au CNHU

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