Vivement la répression des entrepreneurs indélicats
On a vu le ministre François Abiola descendre sur l’Université de Parakou, pour connaître l’évolution des travaux de construction des résidences universitaires Hassan II. Le constat était amer et désolant. L’entrepreneur adjudicataire du marché a vainement tenté de distraire et d’embrouiller l’opinion, par de prétextes fallacieux qui sont loin de convaincre ou d’émouvoir quiconque jouissant pleinement de ses sens. Tant, la pénurie de ciments à Parakou et la défaillance des ouvriers sur le chantier, soulevé par l’entrepreneur, n’étaient que des arguties pour voiler son indélicatesse. De toute évidence, l’engagement du chef de l’Etat Dr Boni Yayi de ne laisser aucun éléphant blanc à la fin de son mandat n’est pas un souci partagé par tous. Bien des citoyens, à des fins égoïstes inavouées, torpillent sournoisement ses initiatives. Sinon, comment la défection de ses ouvriers, pour justifier le blocage des travaux. Cela frise à la fois de l’insouciance et de la moquerie. Comment peut-on se foutre ainsi du contribuable béninois qui paie toujours le tribut de l’indiscipline des entrepreneurs qui s’improvisent comme tel, à la faveur de certains parrains dans le circuit politico-administratif des passations des marchés publics. Cela repose l’éternelle question de l’orthodoxie dans la passation des marchés publics au Bénin. Il faut revoir les choses de fond en comble, en ce moment de crise économique et financière, où le Bénin a besoin de rassurer ses partenaires techniques financiers. Alors, il faut passer des simples mises en garde verbales à la répression des entrepreneurs indélicats qui n’éprouvent aucune gène à abandonner les marchés qu’ils ont gagnés.

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