Ruée des multinationales sur les terres agricoles au Bénin:Les syndicats de synergie paysanne à la rescousse des agriculteurs des villes et campagnes

 

Les syndicats de synergie paysanne se sont réunis lundi dernier à la bourse du travail à Cotonou ; objectif, s’organiser aux côtés des agriculteurs des villes et campagnes pour mener une lutte contre la ruée des multinationales sur les terres agricoles du Bénin.

Romaric VIGNON

Le syndicat national des paysans du Bénin (SYNPA) dénonce depuis un certain temps, la ruée des investisseurs privés nationaux et étrangers vers les terres agricoles du Bénin. Selon Patrice AWANOU, l’enjeu est de taille d’autant plus que le Bénin perd un grand nombre de ressources naturelles en échange de l’argent. « L’argent qui, de toute façon nous sera retiré d’une manière ou d’une autre » a-t-il laissé entendre. A en croire les propos tenus par ce dernier, le Bénin a déjà vendu d’importantes superficies pour une forte rémunération. Il en cite quelques exemples : « A sèhouè au sud du Bénin, des chinois se sont installés pour faire la culture du maïs et des fruits ; toujours dans le sud, une société italienne a obtenu près de 20.000 hectares pour produire du Jatropha ». Pour lutter contre cet état de chose le 1ER secrétaire général adjoint du SYNPA Simon BODEA préconise une mise en œuvre des régulations strictes et obligatoires qui limitent l’accès des entreprises publiques et multinationales aux tares agricoles du Bénin. Selon Simon BODEA il est préférable de laisser les terres agricoles entre les mains des communautés locales et de mettre en œuvre une véritable réforme agraire afin d’assurer un accès équitable à la terre et aux ressources naturelles.

Installation du comité de pilotage de la transformation institutionnelle du PADME

 

Installation lundi dernier des membres du comité de pilotage de la transformation institutionnelle du PADME. La cérémonie s’est déroulée à l’infosec à Cotonou. Le ministre de la micro finance et de l’emploi des jeunes et des femmes, Reckya MADOUGOU a procédé à son ouverture.

Romaric VIGNON

Concevoir un modèle de transformation le mieux avantageux pour les parties prenantes du PADME et faire de l’institution, une référence dans le secteur de la micro finance au Bénin, telles sont les missions assignées au comité de pilotage de la transformation institutionnelle du PADME. Ceci dans le but de gagner la confiance des investisseurs capables d’apporter des ressources pour la renforcer. Selon Reckya MADOUGOU, ministre de la micro finance et de l’emploi des jeunes et des femmes, cette transformation va permettre au PADME d’obtenir des capitaux des différents marchés pour soutenir sa croissance future ; oui accroître sa crédibilité vis-à-vis des partenaires et d’améliorer la qualité des opérations et des services. Pour atteindre ces objectifs, elle a exhorté les membres dudit comité de pilotage à travailler sans désespérer, pour conduire le processus de transformation institutionnelle  à terme dans les meilleurs délais. Faut-il le préciser, le comité est composé de 15 membres.

Financement complémentaire pour le PNDDC

La banque mondiale vient en aide aux pays les plus affectés par la crise financière internationale

Plus de 5 milliards de Francs Cfa de financement complémentaire pour le projet national d’appui au développement conduit par les communautés (PNDCC) ; c’est l’annonce faite lundi dernier par la banque mondiale.

Romaric vignon 

12 millions de dollars US soit 5,640 milliards de francs Cfa est la possibilité d’un financement Complémentaire au profit du projet national d’appui au développement conduit par les communautés (PNDCC) par la banque mondiale. Cette annonce a été faite par la chargée au projet à la banque mondiale à Washington, Mirey OVADIYA assistée de John VANDYCK. Le financement complémentaire est un don mobilisé par ladite banque pour aider les pays en réponse à la crise financière internationale. Le Bénin étant l’un des pays les plus affectés par cette crise, et tenant compte de la performance du PNDCC qui est l’un des projets financés en Afrique par la banque mondiale, l’institution serait disposée à lui octroyé cette ressource. Mais la disponibilité de ce financement ne peut être possible que si la partie béninoise justifie d’une capacité de consommation rapide de cette ressource dans un délai relativement court.

Première question

R : merci pour l’intérêt que vous nous accorder. Les femmes amazones de la 6ème circonscription électorale, c’est une association qui regroupe effectivement en son sein des femmes braves et dynamiques. Nous sommes actives sur le terrain depuis plusieurs années déjà et notre objectif est de participer au développement de notre circonscription électorale. A ce jour, on peut nous dénombrer jusqu’à 5.000. Nous sommes dans le nettoyage des pavés, l’enlèvement des déchets ménagers et l’élevage des lapins. Nous sommes aussi dans les activités génératrices de revenus. Bref, il s’agit d’une organisation bien structurée.

Deuxième question

R : la position des femmes amazones de la 6ème circonscription électorale sur ce sujet est claire. Le processus de sécurisation du fichier électoral national est irréversible. Nous sommes à la porte de non retour. Certes il y a des disfonctionnements par endroits. Mais il faut les corriger progressivement pour aller jusqu’au bout. Il n’est pas question de faire une pause. Nous nous inscrivons dans la même dynamique que le président de la république. C’est pourquoi, nous sommes présentes sur le terrain pour sensibiliser les populations sur l’utilité du recensement porte-à-porte qui vient de commencer. Des équipes sont envoyées dans tous les arrondissements de la circonscription électorale pour faire des opérations de recensement, une réussite parfaite.

Troisième question

R : ses chances n’ont pas changé. On ne change pas une équipe qui gagne. Il y a toujours des difficultés de fin de mandat. C’est ce que nous vivons actuellement. Sinon, il n’y a pas péril en la demeure. La bataille est gagnée à l’avance. Nous avons un bilan positif à défendre. En 4 ans, beaucoup de choses ont changé dans le pays. Inutile de les citer encore. Tout saute à l’œil nu, tout est visible.

Dernière question

R : pour moi, c’est le cinéma qui continue. C’est du théâtre politique. Je reconnais que la démarche est très bonne. C’est une première au Bénin et dans la sous-région. L’opposition togolaise a vainement tenté d’aller aux dernières présidentielles en rang serré. Si l’Union fait la Nation peut étonner le monde entier, c’est tant mieux. Mais il faut être réaliste pour dire que cette candidature n’irait pas loin.

Joseph Chaffa nommé directeur national des ports au Bénin

Boni Yayi dans la logique de l’émergence.

Pour renforcer le rôle très important que joue le Port de Cotonou pour l’économie nationale, un port sec est en construction à Parakou. Ceci explique la position géographique unique qu’occupe le Bénin dans la sous-région. Depuis avant-hier, Joseph Chaffa, ancien directeur général de ce précieux outil économique a été promu directeur national des ports du Bénin. Ce faisant, le chef de l’Etat a fait recours à un cadre émérite qui a déjà fait ses preuves à la tête du poumon économique du Bénin. Avec ce nouveau rôle, Joseph Chaffa a la lourde responsabilité de faire aboutir le rêve de Boni Yayi pour le port de Cotonou. Déjà, avec les différents directeurs qui se sont succédés à la tête de cette grande maison, des réformes ont été opéré pour la modernisation et la compétitivité de cette grosse unité de production ; mais, avec le retour de Joseph Chaffa, sans nul doute que les fruits refléterons la prouesse des fleurs.

                                                 Nous y reviendrons

Démarrage du recensement porte-à-porte: Le devoir pour tous les béninois de se faire recenser

Après maintes péripéties angoissantes, les opérations relatives à la deuxième phase du processus de réalisation de la Lépi, le recensement porte-à-porte ont finalement démarré sur toute l’étendue du territoire national depuis quelques jours. A l’étape actuelle du processus, il importe à chaque citoyen béninois de se faire recenser pour ne pas se voir interdire de vote pendant les dix années à venir

Par Lorys SC.HOUNON

Depuis plus de 5 jours, les agents recenseurs sont sur le terrain pour la phase du recensement porte à porte. En compagnie de certains chefs de quartiers, ils sillonnent les zones de dénombrement électoral pour inscrire sur les fiches de recensements les béninois âgés de 8 ans et plus. Sous la supervision des chefs d’équipe, ils effectuent tant bien que mal le travail, nonobstant les grosses difficultés rencontrées sur le terrain : manque de matériels, défaut de communication au niveau de certains chefs ménages qui refusent carrément de donner les informations demandées par les agents recenseurs, car, ils disent ne pas vouloir de la Lépi.   Mais au-delà de ces quelques cas de réticence observés, il faut dire que le processus suit son court normalement, à la grande satisfaction du superviseur général de la CPS, des confessions religieuses et des associations de la société civile qui invitent les populations à se faire massivement recenser pour ne pas se voir interdire de vote pendant les dix années à venir. Le recensement est un devoir civique, chaque citoyen béninois à le devoir de se faire recenser. C’est un acte patriotique qui incombe à tous.

Perspective 2011: L’honorable André DASSOUNDO n’a jamais changé de bord politique depuis avril 2006

 Depuis ce début de semaine, une certaine presse véhicule l’information selon laquelle le vice président de l’Assemblée Nationale, l’honorable André Dassoundo a rompu les amarres avec la mouvance présidentielle et a signé un principe d’accord politique avec l’Union fait la Nation en vue de soutenir la candidature de Me Adrien Houngbédji pour la présidentielle de 2011. Une information qui se révèle fausse et dénudée de toute vérité à la lumière de nos investigations. En effet, bien d’indices témoignent de ce qu’il s’agit d’un montage grossier orchestré par les ennemis du changement qui, en manque d’inspiration, et mus que par la volonté manifeste de mettre en lambeau la grande famille des Cauris Verts, ne tarissent pas d’idées pour causer du tort à tout honnête citoyen résolument engagé aux côtés de l’actuel locataire de la Marina. Et dans leur sale besogne, les démons de la division n’ont pas cherché loin. Leur nouvelle victime, l’honorable André Dassoundo, qu’ils s’acharnent à faire passer pour un vulgaire ‘’politicard’’, sans vergogne, sans scrupule et sans conviction politique aucune. Malheureusement, ils ont oublié que l’homme à abattre est un fin stratège politique, un pion sûr du Chef de l’Etat dans les collines, qu’on ne saurait ‘’gommer ‘’ si facilement par une campagne d’intoxication mal murie. André Dassoundo n’a jamais signé un principe d’accord avec l’Union fait la Nation et il n’a jamais changé de bord politique depuis Avril 2006. Que les mauvaises langues se taisent donc. Pius Zongo

Atelier de Renforcement des capacités du personnel chargé des ressources humaines en Afrique:Pari gagné pour le ministre Ahanhanzo

Démarré le 12 Avril dernier, l’atelier de renforcement des capacités du personnel chargé des ressources humaines a connu son épilogue vendredi denier au Centre International de Cotonou. Durant 5 jours de travaux, les participants à cette rencontre internationale, qui sont en majorité des personnels chargés des ressources humaines en Afrique ont amélioré leurs connaissances et compétences.
Herman HOUMMASSE
C’est sur une note de satisfaction que l’atelier de renforcement des capacités du personnel chargé des ressources humaines a pris fin vendredi dernier. Venus de 51 pays de l’Afrique et du monde cette rencontre a permis à ces hôtes d’améliorer leurs connaissances et leurs compétences dans de nombreux aspects de la gestion des ressources humaines, en occurrence la sélection, le recrutement, la motivation et le développement des fonctionnaires de la fonction publique. Au regard des défis auxquels fait face la fonction publique, l’atelier a permit aux participants de répondre aux besoins des capacités pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. Ils ont également saisi l’opportunité de cette rencontre pour créer des liens entre le personnel chargé des ressources humaines et les prestataires des services de gestion de la formation ainsi que les responsables politiques et les partenaires au développement. Lesquels sont nécessaires pour harmoniser les attentes de gouvernement, des fonctionnaires publics et des partenaires au développement. Le vœu de se familiariser avec les techniques de l’information et de la communication n’a pas été occulté. L e ministre de la réforme administrative et institutionnelle représentant le ministre d’Etat chargé du développement et de la prospective, se réjouit de ces résultats qu’il juge d’élogieux. Après avoir félicité les participants, Joseph Ahanhanzo estime que les enjeux de la mise en œuvre, à court ou à moyen terme, des résultat de ces travaux sont de taille, et que nul ne sera de trop pour apporter sa pierre à l’atteinte de l’objectif finale qu’est la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement en Afrique. Selon lui, le travail n’est pas encore achevé, au contraire, c’est maintenant que s’ouvre un autre grand chantier, celui de la restitution et de la mise en œuvre des recommandations afin que les résultats qui en découleront, fassent évoluer la mise réalisation des objectifs du millénaire pour le développement que nous appelons de tous nos vœux, car 2015 c’est déjà demain a t –il martelé.

Le triste destin de la LEPI au Bénin

Le Bénin est toujours honoré de servir d’exemple aux autres. Mais il a paradoxalement du mal à prendre exemple sur les autres avec succès. C’est l’idée qu’on se fait des atermoiements autour de la réalisation de la Lépi, une innovation dont le Bénin a excellemment exporté la théorie vers d’autres pays de la sous-région. De Alain Adihou à Arifari Bako, en passant par Epiphane Quenum, le processus de réalisation de la Lépi est toujours malade des rivalités politiciennes et des humeurs égoïstes de ceux qui ont la charge de sa mise en œuvre. On croyait que le départ de l’honorable Epiphane Quenum de la tête de la CPS-LEPI drainerait avec lui tous les doutes et les dysfonctionnements qui sont à l’origine des réserves de ceux qui pensent que la Lépi n’est plus possible pour 2011. Malheureusement, ce n’est pas le cas. La preuve que le malheur de la Lépi au Bénin tient moins de la nature des personnes qui en ont la charge que du système politique dans lequel se meut le processus. Epiphane Quenum est parti ; Alizari Bako s’est installé. Et on continue de tourner en rond. Ce qui inquiète aujourd’hui, c’est le passage en force au quel se résout le superviseur général Arifari Bako. Engager le recensement électoral national approfondi (RENA), dans le contexte actuel, apparaît comme une option osée qui tourne le dos à tout consensus politique. Une Lépi réalisée dans ces conditions ne garantit ni la transparence des élections, ni la stabilité et le climat pacifique attendus avant, pendant et après les élections. En tout cas, les leaders de l’UN ont tourné en dérision les assurances de Bako pour faire revenir à de meilleurs sentiments les quatre démissionnaires de la CPS. Nous sommes donc dans l’impasse. Et c’est pour ne pas être complice des dérives de Bako que le G13 vient de le démettre de son poste de coordonnateur. On ne peut pas poursuivre le processus de réalisation de la Lépi dans un contexte brouillé de tension, de contestation et d’affrontements imminents. Le peuple attend la suite.

Atelier de Renforcement des capacités du personnel chargé des ressources humaines en Afrique:Pari gagné pour le ministre Ahanhanzo

 

 Démarré le 12 Avril dernier, l’atelier de renforcement des capacités du personnel chargé des ressources humaines a connu son épilogue vendredi denier au Centre International de Cotonou. Durant 5 jours de travaux, les participants à cette rencontre internationale, qui sont en majorité  des personnels chargés des ressources humaines en Afrique ont  amélioré  leurs connaissances et compétences.

Herman HOUMMASSE 

C’est sur une note de satisfaction  que l’atelier de renforcement des capacités du personnel chargé des ressources humaines a pris fin vendredi dernier. Venus de 51 pays de l’Afrique et du monde cette rencontre a permis à ces hôtes d’améliorer leurs connaissances et leurs compétences  dans de nombreux  aspects de la gestion des ressources humaines, en occurrence la sélection, le recrutement, la motivation et le développement des fonctionnaires  de la fonction publique.  Au regard  des défis auxquels fait face la fonction publique, l’atelier a permit aux participants de répondre  aux besoins des capacités pour la réalisation des objectifs  du millénaire pour le développement.  Ils ont également saisi l’opportunité de cette rencontre pour créer des  liens entre le  personnel chargé des ressources humaines et les prestataires des services de gestion de la formation  ainsi que les responsables politiques et les partenaires  au développement. Lesquels sont nécessaires pour harmoniser les attentes de gouvernement, des fonctionnaires publics et des partenaires au développement. Le vœu de se familiariser avec les techniques de l’information et de la communication n’a pas été occulté. L e ministre de la réforme  administrative et institutionnelle représentant le ministre d’Etat chargé du développement et de la prospective, se réjouit de ces résultats qu’il juge d’élogieux.           Après  avoir félicité les participants,  Joseph Ahanhanzo  estime que les enjeux de la mise en œuvre, à court ou à moyen terme, des résultat  de ces travaux sont de taille, et que nul ne sera de trop pour apporter sa pierre à l’atteinte  de l’objectif finale qu’est la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement en Afrique.  Selon lui, le travail n’est pas encore achevé, au contraire, c’est maintenant que s’ouvre un autre grand chantier, celui de la restitution et de la mise en œuvre des recommandations afin que les résultats qui en découleront, fassent évoluer la mise réalisation des objectifs du millénaire pour le développement que nous appelons  de tous nos vœux, car 2015 c’est déjà demain a t –il martelé.

Crise permanente à l’assemblée nationale:La responsabilité du président Nago

Après l’ouverture manquée de mardi dernier, la plénière s’est ouverte vendredi dernier, inaugurant ainsi la première session parlementaire de l’année 2010. Cette fois-ci, trente députés ont accompagné les vœux intimes du président Nago. A titre formalitaire, cette plénière s’est tenue sans les députés de l’opposition et une bonne frange des députés de la mouvance. Les textes disposent qu’après une ouverture manquée, quorum ou pas, la session doit s’ouvrir. Et la session s’est ouverte à la grande satisfaction du président Nago. Mais c’est la suite qui importe. Cette session ordinaire s’annonce très houleuse, vu l’ambiance de crise qui a définitivement enveloppé l’hémicycle, avec des sujets sur lesquels aucun consensus n’est perceptible. Le président Nago s’aura-t-il bien managé pour ramener l’entente au sein de l’hémicycle ? Bien malin qui pourrait y répondre au stade actuel de la crise au parlement.

Ce n’est pas la première fois que les députés de la 5ème législature s’entendent dans une large majorité, pour exposer une piètre image aux diplomates et aux corps consulaires accrédités au Bénin. C’est devenu presque une mode qui ne devrait inquiéter personne. Mais c’est le contexte qui confère à la situation une acuité angoissante et préoccupante. Nous sommes à moins d’un an des échéances électorales qui marqueront un tournant décisif dans l’histoire de notre pays. Tout le monde sait que la polémique autour de la Lépi liée à ces élections est loin de connaître son épilogue. L’UN s’oppose foncièrement à sa réalisation pour 2011. Sur le même registre, il y a un imbroglio politico-juridique qui pollue l’ambiance de travail au parlement. Les députés ont abrogé la loi 2009-2010 portant RENA et établissement de la Lépi, en introduisant concomitamment une nouvelle proposition de loi substantive portant RENA et établissement de la Lépi. La cour constitutionnelle a cassé la loi abrogatoire. Une session extraordinaire avait été ouverte aux fins de l’étude de cette nouvelle proposition de loi. Depuis, la présidente de la commission des lois joue une mauvaise passe, en s’abstenant de convoquer les membres de la commission pour les préliminaires devant servir de base à la séance plénière. Rien n’y fit. La session extraordinaire ouverte à cet effet n’a même pas été clôturée. Et c’est dans ce contexte que les députés ont été convoqués pour la session ordinaire de l’année 2010. Ce chevauchement de deux sessions parlementaires est inédit et provocateur. C’est une dangereuse option risquée qui vient envenimer l’ambiance de travail déjà délétère au parlement. Les débats seront houleux ce jour au parlement. Cela n’arrange pas les choses pour Boni Yayi. Et c’est le président Nago qui l’aura ainsi voulu.

A L’heure de la vérité des prix

La spéculation malveillante a fini par contraindre le gouvernement à la vérité du prix du ciment. Il y longtemps que le renchérissement des coûts du Klinker à l’international, du prix de l’électricité et autres avaient généré une spéculation sauvage autour du ciment. L’importation des matières premières est, elle aussi, frappée de TVA. Toutes choses qui devraient normalement justifier un réajustement du prix du ciment comme c’est souvent le cas avec l(électricité et les produits pétroliers. L’autorité a tergiversé, ne voulant pas choquer la conscience collective déjà suffisamment meurtrie par une inflation sans cesse galopante. Mais en matière économique, les réalités sont têtues. On a beau masquer la vérité, elle finit toujours par triompher. C’est pourquoi le gouvernement a fini par céder à la pression de la vérité des prix. Depuis ce jeudi, la tonne du ciment est passée de 80.000Fcfa à 90.000Fcfa. Le communiqué du conseil des ministres précise que c’est pour mettre fin à la spéculation. Les consommateurs ne demandaient pas mieux, même si cette décision devra malmener davantage leur bourse. Pourvu que la décision règle en même temps la question cruciale de la pénurie du ciment sur le marché national. Sinon, le calvaire du consommateur se poursuivra. Et lorsqu’on apprend que des autorités insoupçonnables seraient complices de la spéculation, les appréhensions restent entières. On attend donc de voir.

Animation de la vie politique nationale: Qu’est- ce qui justifie engouement des douaniers pour la chose politique ?

Le week-end dernier s’est encore enrichi d’un nouveau parti politique. Le colonel de la douane Théophile Soussia a porté sur les fonts baptismaux l’union sacré pour la démocratie et le développement Usad. Ce parti comme on peut s’en douter, se veut un conseiller critique de référence pour la mouvance. Mais au delà de ce qui le singularise, on se demande de ce qui peut bien justifier l’engouement de plus en plus trop prononcé des douaniers à la chose politique.

Dans la perspective de 2011, le Ballet des nouveaux partis politiques se poursuit inlassablement. L’USDD de Théophile Soussia vient de naitre, et tient à se distinguer nettement du fantasme des griots et autres faucons du changement. A u tableau des défis, rituel et les discours n’ont pas varié, la cause commune étant l réélection du docteur Boni Yayi en 2011. Seulement au-delà de ces considérations premières, c’est l’engouement actuel des douaniers pour la chose politique qui retient l’attention. L’ex- DG douane à la retraite JAMES Sagbo avait fait l’étalage atypique, vite récompensé par le gouvernement Yayi qui l’avait rappelé au temps fort d’une crise qui paralysait le secteur douane. Aujourd’hui, son engagement politique ne souffre d’aucune ombre de doute, étant entendu qu’il est actuellement le 1er vice président du PDP-Afossogbé de l’honorable de l’honorable Benjamin Ahounou, parti soutenu également par l’actuel DG- douane Hyppolite Djègou. Pour sa part, le colonel de la douane Julien Kpovessi se bat bec et ongle à Ifangni pour soigner le label Yayi. A Glazoué dans les collines, un autre douanier se signale également par son activisme politique débordant. En 2007 déjà, l’ex- porte parole de la douane avait crânement testé, avec succès sa côte de popularité politique, à travers les élections législatives. Il a par la suite vite fermé la parenthèse politique en cédant son siège parlementaire à son suppléant. Mais le fait est là que les douaniers ne cachent plus leur engouement pour la chose politique. Ce n’est pas Paul Gnimagnon de NEP- MIXALODO qui dirige le contraire, même si lui, il se réclame de l’opposition. Et pourquoi donc la politique devient ainsi, de plus en plus, le point d’attraction des douaniers que l’opposition classe habituellement dans la grande bourgeoisie locale. Est-ce alors pour s’assurer une retraite dorée qui leur prolonge les délices de la vie active ? Dans cette hypothèse, ils confirmeraient la vision dégradée que l’on se fait de la politique au Bénin du renouveau démocratique où le pillage des maigres ressources de la nation est systématiquement organisé en faveur des politiciens. En tout cas cet engouement des douaniers pour la chose politique ne peut pas être innocent, dans un pays où tout le monde est désormais convaincu que la politique est le tremplin le plus rapide pour accéder à la fortune.

Création du DURR-BARKA à Parakou:Gbadamassi arrive trop tard dans un monde trop vieux

La création, samedi dernier à Parakou, du parti des Démocrates Unis pour la Restauration de la Relève (Durr-Barka) de l’honorable Rachidi Gbadamassi vient compléter la longue liste des nouveaux partis qui soutiennent l’action du chef de l’Etat. Bien qu’ayant été la première autorité municipale de la cité des Kobourous, l’honorable ne semble pas prendre la mesure de son impopularité de plus en plus grandissante dans une ville dont il avait le contrôle. Constitutionnellement, l’animation de la vie politique relève des prérogatives des partis politiques ; et que l’option du multipartisme intégral faite par le Bénin à la faveur de l’historique conférence nationale de février 1990 donne libre cours à tous les citoyens de se constituer en partis politiques, la création de certains de ces partis donne de plus en plus à réfléchir, surtout quand ils sont l’ouvre d’une certaine catégorie de concitoyens. En effet, il est vrai qu’en tant que bénéficiant pleinement du statut de citoyen béninois, l’honorable Gbadamassi a le droit de s’associer avec d’autres béninois pour mettre sur les fonds baptismaux samedi dernier le Durr-Barka. Mais étant donné que la géopolitique de Parakou, le fief naturel de l’homme, a connu au cours de ces quatre dernières années de profondes mutations, l’ancien maire devrait savoir qu’il partait d’avance perdant par rapport aux forces et personnalités politiques actuellement en présence dans cette ville. On y compte par exemple de l’honorable Sam Adamby, Mme Babony, El Hadj Sassif, la Coalition Abt-2011, le Fard Alafia, le G13 de l’honorable Issa Salifou et bien d’autres qui ont déjà quadrillé le terrain. Dans ces conditions, face aux réseaux savamment tissés par toutes ces personnalités et surtout compte tenu de la versatilité de Rachidi Gbadamassi, on se demande bien par quelle alchimie ce dernier parviendra à se recréer sa ‘’petite république d’antan’’ ? Qui de ces ténors et formations politiques lui laissera la main libre pour créer et étendre son hégémonie sur la ville la plus convoitée du septentrion ? Au cas où il compterait sur les appuis personnels du chef de l’Etat, il peut dores et déjà être certain qu’il se construit des châteaux en Espagne. Car, avec les difficultés politiques actuelles de Boni Yayi, il ne prendrait certainement pas le risque de heurter la sensibilité de ceux de ses partisans qui, contre vent et marrée, lui sont restés fidèles en leur demandant de faire place à celui que tout le monde craint. Du côté des partis hostiles au chantre du changement, l’adversité contre Rachidi Gbadamassi sera davantage corsée. Inutile de s’attendre à voir un Sam Adambi ou un Issa Salifou dérouler le tapis rouge à leur collègue député dont ils ont chacun fait l’expérience de la duplicité. Il est donc clair que le moment choisi par Rachidi Gbadamassi pour créer le parti des Démocrates Unis pour la Restauration de la Relève (Durr-Barka) est très mal choisi. Puisque non seulement c’est à un moment où il n’y a quasiment plus de terrain à occuper à Parakou qu’il a pointé son nez ; mais surtout parce qu’à y bien réfléchir, il n’est en odeur de sainteté auprès d’aucune obédience politique sur l’échiquier national. A moins d’un miracle, l’ancien maire peut commencer par penser à laisser son testament politique, son avenir politique étant incertain.

Valse des nominations dans les cabinets ministériels:Le nouveau gouvernement rejeté aux calendes grecques ?

      Depuis plusieurs semaines, les nominations ont repris de plus bel dans les cabinets ministériels et à la présidence de la république. Entre temps, les spéculations avaient fait état de ce que l’imminence de la formation d’un nouveau gouvernement aurait bloqué la formation de chaque cabinet. Maintenant que tout a repris, peut-on croire que la formation du nouveau gouvernement serait rejetée aux calendes grecques ?

        A priori, aucun principe constitutionnel ne tient Boni Yayi dans l’obligation de constituer une nouvelle équipe gouvernementale, à un an de la fin de son mandat. Tout le reste relève de supputations dictées par certaines contingences économiques, sociales et politiques. Les partenaires au développement aurait imposé au Bénin certaines contraintes budgétaires comme conditions de leur appui à la gestion du pays au cours des trois années à venir. Au nombre de ces mesures, nous avons les grandes réformes pour rendre l’administration et l’économie compétitives, la dépolitisation de l’administration, la réduction du train de vie de l’Etat et un accord sur une trêve sociale. Tout ceci impliquerait au premier chef une réduction de la taille actuelle du gouvernement. Au plan politique, Boni Yayi se devrait d’envisager une équipe de combat avec les critères en phase avec l’enjeu électoral de 2011. Voilà ce qui sous-tend la spéculation autour de la formation d’un nouveau gouvernement. Seulement, de toute évidence, le chef de l’Etat éprouve une grande peine à se séparer de ses partisans loyaux, même ceux qui sont politiquement affaiblis dans leurs fiefs supposés. C’est ce qui explique le recasement progressif de presque tous les collaborateurs dont il s’était préalablement séparé. C’est la recette vertueuse pour consoler des proches politiques remerciés par la force des choses. Le dernier acte en date, c’est la vague de nominations au conseil des ministres du 10 avril dernier. Et on peut comprendre le chef de l’Etat, lui qui essuie, depuis plusieurs mois, l’adversité obstinée d’une opposition résolue à lui compliquer la gouvernance en cette fin de mandat. La formation d’un nouveau gouvernement pourrait favoriser l’émergence de nouveaux mécontents. Alors, manque d’audace politique ou attentisme stratégique, c’est la fin qui justifie les moyens. La formation du nouveau gouvernement rejeté aux calendes  grecques ne manquera pas de conséquences aussi fastes que néfastes. Boni Yayi est seul à apprécier le sens du choix qu’il faille faire. L’heure est aux calculs politiques. Et il faut savoir ménager les susceptibilités lorsqu’on est lié par un enjeu politique à inconnus variables.

Après la désignation du candidat unique de l’Union:Me Adrien Houngbédji et l’UN face à de nouveaux défis

                            

Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2011, l’Union fait la Nation vient de désigner son candidat unique. Le suspens a duré plus de 10 heures d’horloge vendredi dernier. Mais au finish, l’unanimité a été faite sur le choix de Me Adrien Houngbédji comme porte flambeau du groupe à la course de 2011. Mais à peine, l’Union a-t-elle fini de relever le défi de la désignation d’un candidat unique que d’autres challenges  se présentent à elle et à son porte étendard.

Lorys S.C HOUNON

L’Union fait la Nation vient d’écrire à l’encre indélébile une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin. Vendredi dernier, les leaders de partis de l’opposition membres de cette alliance ont posé l’acte de bravoure qui  cimente désormais l’union. Personne n’y croyait. Mais ils ont réussi à le faire. D’aucuns avaient,  à tort, voué cette initiative à l’échec. Mais ils ont déjoué toutes les supputations. Désormais le vin est tiré et à  l’UN,  la course à la Marina est lancée. Cependant, cette victoire de la coalition sur les oiseaux de mauvais augures fait déjà paver de nouveaux défis sur le chemin de l’Union fait la Nation pour le Palais de la Marina en 2011. A la vérité, il faut reconnaître que la difficulté ayant émaillée le processus de désignation du candidat unique du groupe n’est rien de comparable à ce qui attend cette ‘’vieille classe politique’’ en 2011.  

En effet, après la désignation du leader des Choco-choco comme porte étendard du groupe, l’union doit désormais convaincre les militants de la RB, du MADEP, de l’Alliance Force-Clé et du RDL-Vivotin et autres sur ce choix déjà sujet à polémique.  L’exercice se révèle très délicat, voire très risqué. Si dans les départements de l’Ouémé et du Plateau, la nouvelle a été accueillie avec ferveur populaire et bénédictions, l’heureux élu étant en face de son destin, dans les autres départements du Bénin, notamment ceux du Littoral, de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, du Zou et des collines, cette désignation n’a pas manqué d’affronter des poches de résistance. Le spectre du devoir de mémoire ne cesse  de hanter l’esprit des militants de ces fiefs électoraux qui risquent ne pas se rallier au mot d’ordre des leaders de l’UN. Encore que le fils cadet des Soglo a émis sa volonté d’être de la course. Dans ce schéma, le troisième larron annoncé dont la probable candidature fait trembler la forteresse des cauris verts part favori. Et c’est le destin politique du faiseur de roi qui est ainsi compromis. En 4 participations à la prestigieuse course présidentielle, Me Adrien Houngbédji n’a accédé qu’une seule fois au second tour. Et c’était en 2006 face à ‘’l’intrus qui connaissait la maison’’. En 2011, il a rendez-vous avec son destin. Il jouera sa dernière carte à la lisière de ses 70 ans. Et Ça passe ou ça casse. Si en mars prochain, la vérité des urnes lui était favorable, l’éternel candidat au fauteuil de la Marina aura enfin concrétisé son rêve de tous les temps. Au cas contraire, il n’aura qu’à se comporter en vrai gentleman,  pour sortir par la grande porte. Et pour que ce ne soit pas le cas, l’éminent avocat doit relever le défi de redonner confiance au peuple béninois. Loin de se plonger dans un triomphalisme béat, il doit prendre son bâton de pèlerin, accompagné de l’icône Soglo, pour parcourir villes et hameaux avec comme  seul objectif rassurer le peuple qu’il ne fera pas défaillance une fois aux affaires. Cet exercice réussi, il pourra alors rêver présider aux destinées de ce petit Bénin. Mais une fois au perchoir, il doit encore relever le défi d’honorer les engagements pris un 9 avril 2010 au-delà de minuit.

Comme le dit André Maurois « Dans toute bataille, dans toute affaire, il existe une occasion, parfois très fugitive, d’être vainqueur. »