Ruée des multinationales sur les terres agricoles au Bénin:Les syndicats de synergie paysanne à la rescousse des agriculteurs des villes et campagnes
Les syndicats de synergie paysanne se sont réunis lundi dernier à la bourse du travail à Cotonou ; objectif, s’organiser aux côtés des agriculteurs des villes et campagnes pour mener une lutte contre la ruée des multinationales sur les terres agricoles du Bénin.
Romaric VIGNON
Le syndicat national des paysans du Bénin (SYNPA) dénonce depuis un certain temps, la ruée des investisseurs privés nationaux et étrangers vers les terres agricoles du Bénin. Selon Patrice AWANOU, l’enjeu est de taille d’autant plus que le Bénin perd un grand nombre de ressources naturelles en échange de l’argent. « L’argent qui, de toute façon nous sera retiré d’une manière ou d’une autre » a-t-il laissé entendre. A en croire les propos tenus par ce dernier, le Bénin a déjà vendu d’importantes superficies pour une forte rémunération. Il en cite quelques exemples : « A sèhouè au sud du Bénin, des chinois se sont installés pour faire la culture du maïs et des fruits ; toujours dans le sud, une société italienne a obtenu près de 20.000 hectares pour produire du Jatropha ». Pour lutter contre cet état de chose le 1ER secrétaire général adjoint du SYNPA Simon BODEA préconise une mise en œuvre des régulations strictes et obligatoires qui limitent l’accès des entreprises publiques et multinationales aux tares agricoles du Bénin. Selon Simon BODEA il est préférable de laisser les terres agricoles entre les mains des communautés locales et de mettre en œuvre une véritable réforme agraire afin d’assurer un accès équitable à la terre et aux ressources naturelles.
Installation du comité de pilotage de la transformation institutionnelle du PADME
Installation lundi dernier des membres du comité de pilotage de la transformation institutionnelle du PADME. La cérémonie s’est déroulée à l’infosec à Cotonou. Le ministre de la micro finance et de l’emploi des jeunes et des femmes, Reckya MADOUGOU a procédé à son ouverture.
Romaric VIGNON
Concevoir un modèle de transformation le mieux avantageux pour les parties prenantes du PADME et faire de l’institution, une référence dans le secteur de la micro finance au Bénin, telles sont les missions assignées au comité de pilotage de la transformation institutionnelle du PADME. Ceci dans le but de gagner la confiance des investisseurs capables d’apporter des ressources pour la renforcer. Selon Reckya MADOUGOU, ministre de la micro finance et de l’emploi des jeunes et des femmes, cette transformation va permettre au PADME d’obtenir des capitaux des différents marchés pour soutenir sa croissance future ; oui accroître sa crédibilité vis-à-vis des partenaires et d’améliorer la qualité des opérations et des services. Pour atteindre ces objectifs, elle a exhorté les membres dudit comité de pilotage à travailler sans désespérer, pour conduire le processus de transformation institutionnelle à terme dans les meilleurs délais. Faut-il le préciser, le comité est composé de 15 membres.
Financement complémentaire pour le PNDDC
La banque mondiale vient en aide aux pays les plus affectés par la crise financière internationale
Plus de 5 milliards de Francs Cfa de financement complémentaire pour le projet national d’appui au développement conduit par les communautés (PNDCC) ; c’est l’annonce faite lundi dernier par la banque mondiale.
Romaric vignon
12 millions de dollars US soit 5,640 milliards de francs Cfa est la possibilité d’un financement Complémentaire au profit du projet national d’appui au développement conduit par les communautés (PNDCC) par la banque mondiale. Cette annonce a été faite par la chargée au projet à la banque mondiale à Washington, Mirey OVADIYA assistée de John VANDYCK. Le financement complémentaire est un don mobilisé par ladite banque pour aider les pays en réponse à la crise financière internationale. Le Bénin étant l’un des pays les plus affectés par cette crise, et tenant compte de la performance du PNDCC qui est l’un des projets financés en Afrique par la banque mondiale, l’institution serait disposée à lui octroyé cette ressource. Mais la disponibilité de ce financement ne peut être possible que si la partie béninoise justifie d’une capacité de consommation rapide de cette ressource dans un délai relativement court.
Première question
R : merci pour l’intérêt que vous nous accorder. Les femmes amazones de la 6ème circonscription électorale, c’est une association qui regroupe effectivement en son sein des femmes braves et dynamiques. Nous sommes actives sur le terrain depuis plusieurs années déjà et notre objectif est de participer au développement de notre circonscription électorale. A ce jour, on peut nous dénombrer jusqu’à 5.000. Nous sommes dans le nettoyage des pavés, l’enlèvement des déchets ménagers et l’élevage des lapins. Nous sommes aussi dans les activités génératrices de revenus. Bref, il s’agit d’une organisation bien structurée.
Deuxième question
R : la position des femmes amazones de la 6ème circonscription électorale sur ce sujet est claire. Le processus de sécurisation du fichier électoral national est irréversible. Nous sommes à la porte de non retour. Certes il y a des disfonctionnements par endroits. Mais il faut les corriger progressivement pour aller jusqu’au bout. Il n’est pas question de faire une pause. Nous nous inscrivons dans la même dynamique que le président de la république. C’est pourquoi, nous sommes présentes sur le terrain pour sensibiliser les populations sur l’utilité du recensement porte-à-porte qui vient de commencer. Des équipes sont envoyées dans tous les arrondissements de la circonscription électorale pour faire des opérations de recensement, une réussite parfaite.
Troisième question
R : ses chances n’ont pas changé. On ne change pas une équipe qui gagne. Il y a toujours des difficultés de fin de mandat. C’est ce que nous vivons actuellement. Sinon, il n’y a pas péril en la demeure. La bataille est gagnée à l’avance. Nous avons un bilan positif à défendre. En 4 ans, beaucoup de choses ont changé dans le pays. Inutile de les citer encore. Tout saute à l’œil nu, tout est visible.
Dernière question
R : pour moi, c’est le cinéma qui continue. C’est du théâtre politique. Je reconnais que la démarche est très bonne. C’est une première au Bénin et dans la sous-région. L’opposition togolaise a vainement tenté d’aller aux dernières présidentielles en rang serré. Si l’Union fait la Nation peut étonner le monde entier, c’est tant mieux. Mais il faut être réaliste pour dire que cette candidature n’irait pas loin.
Joseph Chaffa nommé directeur national des ports au Bénin
Boni Yayi dans la logique de l’émergence.
Pour renforcer le rôle très important que joue le Port de Cotonou pour l’économie nationale, un port sec est en construction à Parakou. Ceci explique la position géographique unique qu’occupe le Bénin dans la sous-région. Depuis avant-hier, Joseph Chaffa, ancien directeur général de ce précieux outil économique a été promu directeur national des ports du Bénin. Ce faisant, le chef de l’Etat a fait recours à un cadre émérite qui a déjà fait ses preuves à la tête du poumon économique du Bénin. Avec ce nouveau rôle, Joseph Chaffa a la lourde responsabilité de faire aboutir le rêve de Boni Yayi pour le port de Cotonou. Déjà, avec les différents directeurs qui se sont succédés à la tête de cette grande maison, des réformes ont été opéré pour la modernisation et la compétitivité de cette grosse unité de production ; mais, avec le retour de Joseph Chaffa, sans nul doute que les fruits refléterons la prouesse des fleurs.
Nous y reviendrons

