Après la désignation du candidat unique de l’Union:Me Adrien Houngbédji et l’UN face à de nouveaux défis
Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2011, l’Union fait la Nation vient de désigner son candidat unique. Le suspens a duré plus de 10 heures d’horloge vendredi dernier. Mais au finish, l’unanimité a été faite sur le choix de Me Adrien Houngbédji comme porte flambeau du groupe à la course de 2011. Mais à peine, l’Union a-t-elle fini de relever le défi de la désignation d’un candidat unique que d’autres challenges se présentent à elle et à son porte étendard.
Lorys S.C HOUNON
L’Union fait la Nation vient d’écrire à l’encre indélébile une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin. Vendredi dernier, les leaders de partis de l’opposition membres de cette alliance ont posé l’acte de bravoure qui cimente désormais l’union. Personne n’y croyait. Mais ils ont réussi à le faire. D’aucuns avaient, à tort, voué cette initiative à l’échec. Mais ils ont déjoué toutes les supputations. Désormais le vin est tiré et à l’UN, la course à la Marina est lancée. Cependant, cette victoire de la coalition sur les oiseaux de mauvais augures fait déjà paver de nouveaux défis sur le chemin de l’Union fait la Nation pour le Palais de la Marina en 2011. A la vérité, il faut reconnaître que la difficulté ayant émaillée le processus de désignation du candidat unique du groupe n’est rien de comparable à ce qui attend cette ‘’vieille classe politique’’ en 2011.
En effet, après la désignation du leader des Choco-choco comme porte étendard du groupe, l’union doit désormais convaincre les militants de la RB, du MADEP, de l’Alliance Force-Clé et du RDL-Vivotin et autres sur ce choix déjà sujet à polémique. L’exercice se révèle très délicat, voire très risqué. Si dans les départements de l’Ouémé et du Plateau, la nouvelle a été accueillie avec ferveur populaire et bénédictions, l’heureux élu étant en face de son destin, dans les autres départements du Bénin, notamment ceux du Littoral, de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, du Zou et des collines, cette désignation n’a pas manqué d’affronter des poches de résistance. Le spectre du devoir de mémoire ne cesse de hanter l’esprit des militants de ces fiefs électoraux qui risquent ne pas se rallier au mot d’ordre des leaders de l’UN. Encore que le fils cadet des Soglo a émis sa volonté d’être de la course. Dans ce schéma, le troisième larron annoncé dont la probable candidature fait trembler la forteresse des cauris verts part favori. Et c’est le destin politique du faiseur de roi qui est ainsi compromis. En 4 participations à la prestigieuse course présidentielle, Me Adrien Houngbédji n’a accédé qu’une seule fois au second tour. Et c’était en 2006 face à ‘’l’intrus qui connaissait la maison’’. En 2011, il a rendez-vous avec son destin. Il jouera sa dernière carte à la lisière de ses 70 ans. Et Ça passe ou ça casse. Si en mars prochain, la vérité des urnes lui était favorable, l’éternel candidat au fauteuil de la Marina aura enfin concrétisé son rêve de tous les temps. Au cas contraire, il n’aura qu’à se comporter en vrai gentleman, pour sortir par la grande porte. Et pour que ce ne soit pas le cas, l’éminent avocat doit relever le défi de redonner confiance au peuple béninois. Loin de se plonger dans un triomphalisme béat, il doit prendre son bâton de pèlerin, accompagné de l’icône Soglo, pour parcourir villes et hameaux avec comme seul objectif rassurer le peuple qu’il ne fera pas défaillance une fois aux affaires. Cet exercice réussi, il pourra alors rêver présider aux destinées de ce petit Bénin. Mais une fois au perchoir, il doit encore relever le défi d’honorer les engagements pris un 9 avril 2010 au-delà de minuit.
Comme le dit André Maurois « Dans toute bataille, dans toute affaire, il existe une occasion, parfois très fugitive, d’être vainqueur. »

Laisser une reponse