Aide humanitaire du Bénin au Niger:

Réunis en conseil des ministres le jeudi 20 mai dernier, le gouvernement béninois s’est penché essentiellement Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance extraordinaire le jeudi 20 mai 2010 et s’est penché essentiellement sur la situation de crise alimentaire au Niger.
En effet, depuis quelques temps, les populations de ce pays voisin vivent une grave crise alimentaire engendrée par les aléas climatiques dont il a été victime au cours de la campagne agricole 2009-2010.
Ces aléas climatiques caractéristiques des zones sujettes à la sécheresse comme le Niger, exposent de façon cyclique ces zones à l’insécurité alimentaire telle que la vivent aujourd’hui les populations de ce pays frère.
A la suite de l’appel à l’aide lancé à l’endroit de la Communauté Internationale, le Bénin dans un élan de solidarité avec le Niger avec qui il entretient des relations privilégiées, se doit de porter une assistance à son peuple durement éprouvé. A cet effet, le Conseil des Ministres a décidé de lui faire don de cent cinquante (150) tonnes de maïs blanc local.
Des instructions ont en conséquence été données au, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, au Ministre de l’Economie et des Finances, au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, au Ministre du Commerce, au Ministre d’Etat Chargé de la Défense Nationale et au Ministre de la Famille et de la Solidarité Nationale chacun en ce qui le concerne pour assurer l’organisation pratique et diligente de la remise dudit don.
Fait à Cotonou, le 21 mai 2010
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Ibraïma SOILEMANE
ce mercredi, un nouveau débat autour des irrégularités qui ont émaillé les dernières opérations. Ainsi FORS-LEPI suggère que l’on observe une pause, pour faire le point et corriger toutes les imperfections et autres dysfonctionnements.

Sortie médiatique Mercredi dernier des membres de la société civile:Ce que fors Lepi n’a pas dit

Les membres du front des organisations de la société civile Fors Lepi étaient mercredi dernier face aux hommes des médias. Objectif, Porter à l’attention de l’opinion publique le point fait par ses observateurs lors des opérations du recensement électoral National autonome RENA sur toute l’étendue du territoire national. Il en résulte de cette séance que bons nombres d’irrégularités et de violations de textes ont attaché la crédibilité de cette opération. Cependant, malgré les diverses anomalies enregistrées Fors Lepi n’a pu situer les Béninois sur la possibilité d’utiliser cet outil pour les élections de 2011.
Hermann HOUMMASSE
Le front des organisations de la société civile Fors Lépi exige une pause afin de corriger les irrégularités observées lors des deux étapes de la Lépi affranchies par la commission permanente de supervision de la Lépi, CPS LEPI. C’est du moins ce qu’on peut retenir de la rencontre entre cette organisation de la société civile et les hommes des médias Mercredi dernier. Après un rapport présenté par Julien Hounsou, l’un des observateurs de Fors Lépi, le processus est estimé aujourd’hui à 82% au nombre des 449 arrondissements sur les 556 visités. Selon lui, de nombreuses irrégularités ont été enregistrées une fois encore au cours de cette opération. Entre autres, l’absence observée des agents recenseurs sur le terrain, l’insuffisance et le manque des matériels, les violences observées sur les agents recenseurs par certains ménages, l’insuffisance des agents recenseurs, les cas de recensement d’ étrangers et de double recensement Bref, A en croire l’observateur la liste n’est pas exhaustive. C’était alors l’occasion pour les membres de fors Lépi de faire des recommandations à l’endroit de la CPS LEPI. Fors Lépi estime qu’il faut marquer une pause afin de corriger les irrégularités entachées aux deux premières étapes que sont la cartographie censitaire, et le RENA. Me Joseph Djogbenou et ses siens estiment qu’on ne perdrait pas de temps en observant une pause. Selon eux, avant le déroulement de la troisième étape du processus, les acteurs politiques doivent d’abord les corrections engagées depuis la cartographie censitaire, ensuite les membres de FORS LEPI recommandent à la CPS LEPI, l’actualisation et la publication d’un chronogramme simple pour la réalisation d’une lépi de qualité. Cependant malgré ces anomalies, les membres de cette organisation de la société civile ont décerné un satisfécit au superviseur Général de la CPS LEPI pour des avancées qu’ont connu le processus et sa politique de dialogue avec les différents acteurs. Ensuite un hommage mérité a été rendu également à l’opposition pour avoir appelé massivement les populations à se recenser. Mais FORS LEPI a tôt fait, en laissant les hommes des médias sur leurs fins. Après un tableau médiocre, peint par le déroulement des opérations, les membres de FORS LEPI, se sont malheureusement montré retissant sur l’autre question qui consiste aujourd’hui à avoir la Lépi pour les élections de 2011. Aujourd’hui la société civile n’a plus droit à porter des réserves sur ces questions aussi brulantes et d’intérêt national. C’est clair aujourd’hui que tout le Bénin veut de la Lépi, mais une Lépi crédible qui n’avantagerait un camp ou un autre mais plutôt toute la nation. Le superviseur de la CPS Lépi en est déjà conscient. « Je ne serai esclave d’aucun chronogramme » Cette phrase d’Arifari Bako montre une fois encore son vœu de voir réaliser une Lépi crédible et consensuelle. Nous pouvons oser dire aujourd’hui, Adieu à la Lépi pour 2011.

Adieu la LEPI pour 2011 ?

Le processus de réalisation de la Lépi connaît des fortunes diverses au fur et à mesure qu’il évolue. Après toute la polémique autour de la réalisation de la cartographie censitaire et les péripéties connues par le recensement porte-à porte, FORS-LEPI vient d’inaugurer, depuis ce mercredi, un nouveau débat autour des irrégularités qui ont émaillé les dernières opérations. Ainsi FORS-LEPI suggère que l’on observe une pause, pour faire le point et corriger toutes les imperfections et autres dysfonctionnements. La Lépi s’éloigne ainsi de 2011, au regard des délais prescrits pour chaque étape du processus. De guerre lasse, le superviseur général de la CPS – LEPI a annoncé qu’il n’est pas tenu par un chronogramme rigoureux. Arifari Bako s’est engagé à évoluer à son rythme, histoire d’offrir au Bénin un instrument électoral propre qui ne doit faire l’objet d’aucune réserve. Dix mois nous séparent des échéances électorales de 2011. Raisonnablement et objectivement parlant, ce délai ne permet plus de réaliser le noble idéal que s’est prescrit le superviseur général de la CPS – LEPI. Il faut éviter toutes précipitations si l’on ne veut pas que la Lépi au Bénin n’ouvre pas la voie à toutes sortes de contestations. Nous avons jusqu’ici fait des élections sans Lépi. Et personne ne peut soutenir que les députés envoyés à l’Assemblée Nationale depuis 1991 et les présidents de la République qui se sont succédé sous le renouveau démocratique sont mal élus.

Attention l’UN:2016 d’accord, mais 2011 d’abord

Depuis quelques jours, le débat dans l’actualité nationale se focalise sur le probable candidat de l’UN en 2016. Léhady Soglo serait destiné à prendre le relais de Me Houngbédji en 2016. Mais certains discours tenus par ses alliés lui inspirent une certaine méfiance. Il réclame des garanties sûres qu’on a du mal à lui concéder. Apparemment, il prend sa distance vis-à vis des offensives politiques que le candidat unique désigné ne cesse de multiplier. Est-ce que vraiment ce qui les unit est plus fort que ce qui les divise ?

Le slogan ne doit pas rester une simple incantation. L’initiative de l’UN a séduit au-delà des frontières béninoises. L’opposition ivoirienne s’en inspire déjà par rapport à la prochaine présidentielle. Au Niger, comme au Togo, l’initiative a également tendance à présider au comportement à adopter par l’opposition. Autrement dit, l’expérience de l’UN fait effet ailleurs. Le Bénin a toujours innové politiquement. Mais par suite, ce sont les autres qui en tirent le meilleur profit. L’important n’est pas d’avoir créé l’UN ; c’est la gestion qu’on en fait qui comptera. Les différents acteurs impliqués se doivent donc d’aplanir les malentendus et de rétablir le climat de confiance mutuelle qui assurera la solidité du groupe qui doit durer dans le temps. Il faut donc transcender toutes les passions. Mais l’espoir est permis, vu la crème politique confirmée des leaders qui coordonnent l’Alliance. On pense ainsi à Nicéphore Sogli, Sévérin Adjovi, Bruno Amoussou Idji Kolawolé qui, par le passé, ont confirmé leur statut de leaders charismatiques. Il faut donc compter avec leur expérience politique, pour que l’initiative saluée par tous ne tourne pas court. C’est un devoir historique. Il est impérieux de privilégier d’abord l’enjeu de 2011, même si l’on est d’accord que le principe de rotation n’autorise pas à complètement oublier 2016.

Perspectives de 2011 et la commune de Zè: Ses élèves aujourd’hui Yayistes s’entredéchirent et réduisent les chances des cauris d’émerger en 2011

•• Malgré l’effervescence de la pré-campagne prématurée, l’élection présidentielle de 2011 n’a pas encore livré tous ses secrets. Chaque région du pays offre tous les jours son lot d’inattendus. Et c’est la commune de Zè qui focalise l’attention. Mais Valentin Houdé reste le maître du jeu et regarde les politiques amateurs se combattre, alors que tous se réclament de la mouvance.

Les enfants s’amusent, ironise le grand guerrier politique Houdé, qui regarde moqueur le spectacle qu’offrent ses frères de Zè qu’il a initiés à la politique il n’y a pas longtemps. Ce qui se passe aujourd’hui à Zè, interpelle la conscience de tout observateur averti. Au départ, ils étaient trois à vouer plate allégeance à Boni Yayi, pensant supplanter le dinosaure Valentin Houdé qui, en 2006, avait pris fait et cause pour le candidat Yayi dès les premières heures. Evidemment, les trois mousquetaires qui s’entredéchirent maintenant sur le terrain ont profité de la mésentente entre leur maître politique d’hier et le chef de l’Etat Boni Yayi. Dans leur perspective, ils espéraient se faire un nom, en séduisant de chef de l’Etat par des sorties spectacles qui ont tout l’air d’un chantage d’amateurs politiques. Le hic, c’est que chacun se forge son destin politique comme si trois étaient égal à un. Boni Yayi a toujours appelé à l’unité de ses partisans. Mais c’est comme s’il prêche toujours dans le désert. La haine fratricide prend le pas sur la raison dans le camp des mouvanciers autoproclamés de Zè. Le ministre Etienne Kossi fonde sa légitimité politique sur son appartenance au gouvernement actuel. L’ex-préfet Barnabé Dassigli compte sur son parti l’UTD pour ratisser large en faveur de Boni Yayi en 2011. Amandé Moussa s’est récemment introduit dans le jeu avec son parti nouvellement créé. Le spectacle est presque tragique dans Zè où les partisans de Boni Yayi n’arrivent pas à accorder leurs violons. C’est une faiblesse fondamentale qui risque de déteindre sur les échéances de 2011. Boni Yayi doit remettre les pendules à l’heure, en disciplinant ceux qui profitent de son nom pour forger leur destin politique. Ce qui sûr, c’est sur le terrain de la propagande électorale qu’on saura ce que vaut chacun d’eux. Mais ce qui fait marrer dans ce jeu, c’est le silence du député G 13 Valentin Houdé qui a l’expérience des grands combats politiques. Et en politique l’expérience compte pour beaucoup. Les résultats des dernières élections sont là pour confirmer le poids de Houdé dans la commune de Zè en particulier, et dans la 6ème circonscription électorale en général. Si le chef de l’Etat prend au sérieux la diversion de ceux qui s’agitent à Zè en son nom, il pourra le payer cher en 2011. En tout cas en soutenant les idéaux du chef de l’Etat, mais en rangs dispersés, les mouvanciers de Zè donnent l’impression de s’amuser. Le temps ne se prête plus à la frivolité dans les initiatives politiques. Houdé l’a compris et regarde ses frères faire. Le combat politique est une course d’endurance et non de vitesse. Les Anglais disent : Wait and see.

Perspective 2011/ Marche de Me Houngbédji vers la Marina:Adjarra, le point de départ

 

L’union fait la Nation a choisi le lundi de Pentecôte pour donner le trop de sa marche vers le palais de la Marina. Adjarra, la bienheureuse ville de provenance de son candidat unique a servi de cadre pour le départ. Pour la circonstance, Me Houngbédji était entouré des leaders des partis membres de l’Union. L’ambiance était très festive et exprimait la descente de l’esprit saint sur la commune d’Adjarra. Selon Lazare Maurice Sèhouéto, c’est l’heure de Dieu qui a enfin sonné. Effectivement, lorsqu’on regarde de très près l’ossature de la candidature de Me Houngbédji à la course présidentielle de 2011, elle n’a rien à voire avec celle de 2006. en 2006, il n’y avait pas un tel regroupement autour de lui. Maintenant, on constate que tous les ténors de la classe politique béninoise ont fait bloc derrière lui. Or, dans la tradition politique du Bénin, le peuple se reconnaît dans ses leaders charismatiques. Ceux-là même qui ont appelé au 2nd tour de 2006 à voter en faveur du candidat Boni Yayi. Ceux-là qui ont toujours désigné le président du Bénin de Kérékou à Yayi en passant par Soglo. La problématique de leur regroupement peut se résumer en une gestion politique du pouvoir d’Etat pour un meilleur respect de l’esprit consensuel hérité de la conférence Nationale. On peut aujourd’hui constater que l’abandon progressif de ce principe essentiel et fondateur de la vie politique au Bénin a fait réapparaître les antagonismes. Avec leur cri de ralliement, « Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise », l’UN apparaît comme une force politique redoutable. Mais, elle doit savoir jouer pour confirmer en 2011 au terme des élections, l’avance très sérieuse qu’elle a sur les autres candidatures.

Nous y reviendrons.

                                                                     Par Achille AHOSSINOU

Scandale des manifestations interdites en pleine démocratie

       La spirale de manifestations interdites prend maintenant l’allure de scandale politique dans le septentrion. Le week-end écoulé, des partisans de Bio Tchané qui voulaient aller manger dans un hôtel, et à l’occasion échanger un peu autour des plats, ont vu leur initiative étouffée dans l’œuf. Avant même d’arriver à l’hôtel, les lieux étaient déjà investis par les forces de l’ordre qui leur ont signifié que cette rencontre n’était pas autorisée, par qui on ne sait. Ce dont on peut être sûr, c’est que Boni Yayi n’a pas prescrit ce zèle à ses sbires. Mais puisque le mal se répand dans le pays comme une traînée de poudre, il est impérieux qu’il donne des instructions fermes pour ralentir l’élan provocateur de ceux qui malheureusement le desservent, consciemment ou inconsciemment, par des décisions liberticides. On fait de la publicité gratuite à Bio Tchané, en s’acharnant régulièrement sur ses partisans. On se rappelle l’incident de Cotonou à la faveur de la réunion des experts de la SOAGA, les dérives des verbales du ministre Fagnon à Dassa-zoumè, de l’autoritarisme des préfets de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori, ainsi que la marche interdite aux syndicalistes à Cotonou. Il ne faut plus pour que le chef de l’Etat, garant des libertés fondamentales consacrées par la constitution, remettent les pendules à l’heure. A moins qu’il ne soit vraiment candidat à rien. A qui sait comprendre peu de mots suffisent.

Scandale des manifestations interdites en pleine démocratie

       La spirale de manifestations interdites prend maintenant l’allure de scandale politique dans le septentrion. Le week-end écoulé, des partisans de Bio Tchané qui voulaient aller manger dans un hôtel, et à l’occasion échanger un peu autour des plats, ont vu leur initiative étouffée dans l’œuf. Avant même d’arriver à l’hôtel, les lieux étaient déjà investis par les forces de l’ordre qui leur ont signifié que cette rencontre n’était pas autorisée, par qui on ne sait. Ce dont on peut être sûr, c’est que Boni Yayi n’a pas prescrit ce zèle à ses sbires. Mais puisque le mal se répand dans le pays comme une traînée de poudre, il est impérieux qu’il donne des instructions fermes pour ralentir l’élan provocateur de ceux qui malheureusement le desservent, consciemment ou inconsciemment, par des décisions liberticides. On fait de la publicité gratuite à Bio Tchané, en s’acharnant régulièrement sur ses partisans. On se rappelle l’incident de Cotonou à la faveur de la réunion des experts de la SOAGA, les dérives des verbales du ministre Fagnon à Dassa-zoumè, de l’autoritarisme des préfets de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori, ainsi que la marche interdite aux syndicalistes à Cotonou. Il ne faut plus pour que le chef de l’Etat, garant des libertés fondamentales consacrées par la constitution, remettent les pendules à l’heure. A moins qu’il ne soit vraiment candidat à rien. A qui sait comprendre peu de mots suffisent.

Scandale des manifestations interdites en pleine démocratie

 

       La spirale de manifestations interdites prend maintenant l’allure de scandale politique dans le septentrion. Le week-end écoulé, des partisans de Bio Tchané qui voulaient aller manger dans un hôtel, et à l’occasion échanger un peu autour des plats, ont vu leur initiative étouffée dans l’œuf. Avant même d’arriver à l’hôtel, les lieux étaient déjà investis par les forces de l’ordre qui leur ont signifié que cette rencontre n’était pas autorisée, par qui on ne sait. Ce dont on peut être sûr, c’est que Boni Yayi n’a pas prescrit ce zèle à ses sbires. Mais puisque le mal se répand dans le pays comme une traînée de poudre, il est impérieux qu’il donne des instructions fermes pour ralentir l’élan provocateur de ceux qui malheureusement le desservent, consciemment ou inconsciemment, par des décisions liberticides. On fait de la publicité gratuite à Bio Tchané, en s’acharnant régulièrement sur ses partisans. On se rappelle l’incident de Cotonou à la faveur de la réunion des experts de la SOAGA, les dérives des verbales du ministre Fagnon à Dassa-zoumè, de l’autoritarisme des préfets de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori, ainsi que la marche interdite aux syndicalistes à Cotonou. Il ne faut plus pour que le chef de l’Etat, garant des libertés fondamentales consacrées par la constitution, remettent les pendules à l’heure. A moins qu’il ne soit vraiment candidat à rien. A qui sait comprendre peu de mots suffisent.s

Refus des ratifications au parlement:Les choses se compliquent pour Boni Yayi

 

        L’opinion publique est profondément troublée par les différents évènements qui émaillent l’actualité politique nationale depuis peu. Après l’accalmie relative sur le front ‘’Lépi’’, s’ouvre maintenant la saison des refus des ratifications à l’Assemblée Nationale. Le dos au mur, le chef de l’Etat Boni Yayi n’a plus qu’à négocier, même au prix de lourds sacrifices pour préserver ses chances dans la perspective de 2011.

Par Jacques SEGLA

               Le rejet du rapport d’activité du président de l’Assemblée Nationale ,  Mathurin Nago n’a surpris personne. C’est d’ailleurs le contraire qui aurait étonné. Mais personne ne pouvait penser que ce projet inaugurait une série de contestations qui, à terme, finiront par compliquer les équations au Président Boni Yayi, à quelques mois des échéances à venir. Si l’on peut considérer Mathurin Nago comme souffre-douleur, donc martyr de l’allégeance à Yayi, il est évident que les hostilités directes sont désormais ouvertes, avec une opposition résolue à refuser toutes ratifications  demandées par l’exécutif. Ceux qui ont pris la mesure de la menace perçoivent déjà des jours difficiles pour le président Boni Yayi, qui aura de la peine à gérer le pays dans un avenir très proche. Avec une majorité confortable de députés, l’opposition veut en découdre âprement avec le régime au pouvoir. Pourquoi donc ne pas sacrifier par exemple Nago, ou l’amener à déposer le tablier ? Cela détendrait un peu l’atmosphère au parlement, et contribuerait à restaurer un climat de confiance. Sinon, on veut engager Boni Yayi dans une logique de recours intempestifs aux ordonnances qui le rendrait inévitablement impopulaire. Tout le monde sait que le recours aux ordonnances est un principe constitutionnel d’exception. En obligeant le chef de l’Etat à en faire une règle, l’opposition gagnerait ainsi une grande bataille politique. Car, aucun Béninois ne veut plus d’un dictateur au pouvoir… Boni Yayi, déjà exposé à la prédation  des taupes de sa propre famille politique risque de craquer, s’il ne se dote pas d’un mental d’acier. Aussi devra-t-il prendre le risque audacieux de provoquer son propre destin politique par des décisions de choc inattendues. Un remaniement ministériel par exemple. Il y aurait certes des grincements de dents qui pourraient a priori déteindre sur 2011. Mais le peuple qui a maintenant découvert le vrai visage de la mouvance avisera. Et c’est lui qui tranchera à travers les urnes. Qu’on ne se voile pas la face. C’est pour l’élite que les débats politiques actuels ont de sens. Sinon, Boni Yayi tient toujours le bon bout dans le Bénin profond qui apprécie à leur juste valeur les actions à mettre à l’actif du régime du changement. Alors, il faut s’en saisir, pour en tirer le meilleur profit. Désormais, c’est quitte ou double. Il suffit de ne rien laisser au hasard, et de savoir négocier selon les intérêts et les contingences du moment. C’est la seule voie pour éviter le piège de l’impopularité, qui semble lui tendre l’opposition maintenant confortée par une large majorité stable au parlement.

A 24heure de la fin du recensement électoral national approfondi:La CPS LEPI prolonge l’opération porte à porte de 10 jours

 

Démarré depuis le 21 Avril dernier  le processus de  recensement électoral national approfondi RENA va connaitre son épilogue ce jour.  Mais à voir  le triste constat qui se fait remarquer et qui a été même dévoilé hier par le superviseur de la commission permanente de  supervision  CPS LEPI, à peine quatre millions de personnes sur les six millions environ de populations dont dispose le Bénin ont été recensé. Pour éviter donc de laissées pour compte, le superviseur de la CPS LEPI a décidé de prolonger cette opération du 10 au 16 Mai prochain.  Ce qui important, est qu’on ne doit pas perdre de vue que la réalisation de la LEPI n’aboutit seulement pas à des fins politiques et qu’on doit prendre désormais des dispositions pour qu’en ces dix jours le maximum des populations puissent être recensés.  Ecarté une frange partie de cette opération,  c’est simplement les privé d’abord des élections pendant dix ans, ensuite c’est les privé de toue pièce pouvant reconnaitre leur identité et les privé également de toute sortie du territoire national. Le risque d’écarté des  marginalisé est aussi grand qu’l faut le plus tôt que possible l’éviter. Le temps est entrain de nous donner raison et laissons le temps au temps. Nous devons éviter au maximum la précipitation dont on se sert pout réaliser cet instrument. Briser des étapes c’est porter un coup à la démocratie Béninoise chèrement acquise. La CPS doit prendre ces responsabilités pour veiller à l’accomplissement parfait de cette opération afin de prendre en compte la totalité des béninois ou du moins la majorité car, c’est l’avenir de la nation qui en dépend.

                                                                                                         Par Hermann HOUMMASSE