Scandale des manifestations interdites en pleine démocratie
La spirale de manifestations interdites prend maintenant l’allure de scandale politique dans le septentrion. Le week-end écoulé, des partisans de Bio Tchané qui voulaient aller manger dans un hôtel, et à l’occasion échanger un peu autour des plats, ont vu leur initiative étouffée dans l’œuf. Avant même d’arriver à l’hôtel, les lieux étaient déjà investis par les forces de l’ordre qui leur ont signifié que cette rencontre n’était pas autorisée, par qui on ne sait. Ce dont on peut être sûr, c’est que Boni Yayi n’a pas prescrit ce zèle à ses sbires. Mais puisque le mal se répand dans le pays comme une traînée de poudre, il est impérieux qu’il donne des instructions fermes pour ralentir l’élan provocateur de ceux qui malheureusement le desservent, consciemment ou inconsciemment, par des décisions liberticides. On fait de la publicité gratuite à Bio Tchané, en s’acharnant régulièrement sur ses partisans. On se rappelle l’incident de Cotonou à la faveur de la réunion des experts de la SOAGA, les dérives des verbales du ministre Fagnon à Dassa-zoumè, de l’autoritarisme des préfets de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori, ainsi que la marche interdite aux syndicalistes à Cotonou. Il ne faut plus pour que le chef de l’Etat, garant des libertés fondamentales consacrées par la constitution, remettent les pendules à l’heure. A moins qu’il ne soit vraiment candidat à rien. A qui sait comprendre peu de mots suffisent.

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