Vague de mouvements de soutien au lendemain de la prise d’ordonnance par le Chef de l’Etat : Que cachent ces soutiens suscités ?
Et de 4 pour le docteur ! On le voyait en venir, il l’a finalement fait. Face au refus des députés de ratifier les deux accords de prêts relatifs au financement des micro-crédits aux plus pauvres, le chef de l’Etat vient d’user pour la 4ème fois en 4 ans de gestion des prérogatives que lui confère l’article 68 de la constitution. Depuis vendredi dernier, il a fait ratifier lesdits accords de prêts par ordonnance. Mais chose curieuse, au lendemain de cette prise d’ordonnance, des groupuscules de femmes sont descendus dans les rues pour fustiger l’attitude des députés et supporter l’ordonnance du chef de l’Etat. Comme si cela ne suffisait pas, des centaines de femmes étaient hier au Palais de la Présidence pour apporter leur soutien au Chef de l’Etat. Mais qu’est-ce qui justifie ce ballet de mouvements improvisés ?
L’article 68 de la constitution béninoise dispose que « lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire national ou l’exécution des engagements internationaux sont menacées de manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et constitutionnels est menacé ou interrompu, le Président de la République, après consultation du Président de l’Assemblée Nationale et du Président de la Cour Constitutionnelle, prend en conseil des ministres les mesures exceptionnelles exigées par les circonstances sans que les droits des citoyens garantis par la constitution soient suspendus. Il en informe la Nation par un message. L’assemblée Nationale se réunit de plein droit en session extraordinaire ». Ainsi donc, c’est en toute légitimité que le Chef de l’Etat a fait recours aux mesures exceptionnelles que lui confère cet article en ratifiant les accords rejetés par les parlementaires par ordonnance. Et pour la nième fois, il contourne les députés ‘’revanchards’’. Pour justifier cette prise d’ordonnance, le camp Yayi a vite trouvé la formule pour jeter les honorables députés en pâture au peuple. Pour les mouvanciers, les élus du peuple ont rejeté les accords par mauvaise foi, pour des raisons politiques et dans le seul dessein de bloquer la pérennisation des microcrédits aux plus pauvres. Et comme pour rendre plus vraisemblable cette hypothèse, des manifestations publiques ont été observées dans toutes les villes du Bénin pour décrier le comportement des députés et soutenir le Chef de l’Etat. La précipitation qui a caractérisé ces manifestations et el contenu du discours livré partout laisse croire qu’il s’agit des mouvements suscités et improvisés à la dernière minute. Que les députés soient animés de mauvaise foi ou non, là n’est pas le problème puisque personne n’ignore la guerre que ce livre depuis des lustres mouvance et opposition à l’Assemblée Nationale. Et c’est de la bonne guerre. Mais que des femmes qui ignorent tout de la réalité soient manipulées et utilisées comme bouclier contre les élus du peuple, cela n’augure pas d’un climat apaisé dans le pays. Tout le monde sait que les préoccupations des députés ne manquent pas de pertinences. Et l’idéal aurait été d’entrer en dialogue avec eux pour leur prouver l’utilisation faite de ces fonds. Ne pas le faire c’est leur donner raison qu’il s’agit d’un puissant outil de campagne. Le Bénin est un pays de paix. Et pour que cette paix demeure, la culture d’un climat apaisé doit rester coller à toutes les actions. Dans leurs manifestations, les femmes n’ont pas cessé de clamer que ‘’ce que femme veut, Dieu le veut’’. Mais à-t-on mesuré les conséquences de ce fâcheux bras de fer avec la représentation nationale ? Ces femmes ont-elles conscience que le Bénin risque de s’embraser si cette tension perdure à l’Assemblée Nationale ? Que Dieu nous préserve de cette extrémité.
Par Pius ZONGO
Affaire machines agricoles : L’honorable Janvier Yahouédéou appel le ministre Grégoire Akoffodji à un débat contradictoire
L’affaire des machines agricoles continuent de faire de vagues. En réponse au ministre Grégoire Akoffodji qui voulait entre temps un débat contradictoire télévisé pour faire la lumière sur ce dossier, l’honorable Janvier Yahouédéhou vient d’adresser une lettre au chef de l’Etat dans laquelle il lui demande d’autoriser son nouveau ministre de la justice à participer au débat lui-même au lieu du coordonateur du PPMA, André Okounlola qui n’est qu’un ‘’sous fifre’’ qui ne peut répondre de les responsabilités.
Voir l’intégralité de la lettre ouverte
Janvier YAHOUEDEOU
Cotonou, le 26 Juin 2010
Député à l’Assemblée nationale
LETTRE OUVERTE
A son Excellence
Docteur Boni YAYI
Président de la République
Chef de l’Etat
Chef du Gouvernement
Cotonou – BENIN
OBJET : RECOURS
Excellence Monsieur le Président de la République,
Au cours de l’émission télévisée ‘’Questions d’Actualité’’ sur GOLFE TV du dimanche 20 juin 2010, l’ex-ministre de l’agriculture Grégoire AKOFFODJI a publiquement manifesté le désir brulant d’un débat télévisé avec ma personne au sujet de ce que j’appelle ‘’scandale lié à l’acquisition des matériels agricoles’’. Je lui ai écrit pour donner mon accord total. Mais en lieu et place, c’est le coordonnateur du projet PPMA, par les antennes de CANAL 3 qui déclare être l’envoyé du gouvernement. Je continue d’insister pour que le demandeur du débat, c’est-à-dire le ministre Grégoire Akoffodji soit sur le plateau car plusieurs éléments du dossier le concernent directement. Le Ministre doit pouvoir expliquer aux béninois comment il a pu :
• Signer des marchés d’acquisition de matériels de plusieurs milliards sans avoir recours à des appels d’offres ;
• Signer des marchés de plus de 19 milliards (10,5 milliards en 2008 et 8,5 milliards en 2009) dont plus de 8 milliards de tracteurs sans s’assurer d’un minimum de sincérité des prix. Comme vous pouvez le constater sur le tableau en annexe, après mes enquêtes, il se dégage une surfacturation de 5 milliards et 433 millions, rien que sur les matériels agricoles.
• Signer des marchés à des entreprises vieilles de 4 mois, donc incapables de fournir les pièces minimales exigées par la loi (Attestation fiscale sur les 3 dernières années, Attestation de la CNSS), etc ;
• Signer des marchés publics illégaux, qui ne prévoient pas de retenue de garantie, ce qui est une flagrante violation des dispositions légales prévues à l’article 78 de l’Ordonnance n° 96-04 du 31 janvier 1996 portant code des marchés publics en République du Bénin et à l’Article 114 de la nouvelle loi portant code des marchés publics et des délégations de service public en République du Bénin.
• Réussir à faire payer un fournisseur à 100% du marché (au lieu de 90%) 48 heures (malgré les lourdeurs administratives habituelles), après la réception provisoire alors que le PIP est bloqué depuis janvier 2010 et le SIGFIP fermé (Sans oublier que des factures de fournisseurs de quelques millions sont impayés depuis des mois).
Je voudrais respectueusement solliciter auprès de la Haute Autorité, qu’il autorise le ministre Grégoire Akoffodji à être mon interlocuteur sur les antennes de l’ORTB et des chaînes privées, et non un sous-fifre qui ne peut visiblement pas répondre de toutes ces responsabilités. En attendant les commissions d’enquête, le peuple a soif de ce débat télévisé, autant que Monsieur le ministre Akoffodji et moi-même.
Face à ce honteux scandale que l’on tente de couvrir maladroitement depuis 7 mois que j’ai fait les premières révélations, et confiant que la lutte contre la corruption et l’impunité demeurent encore le souci de la Haute Autorité, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments de profond respect.
Janvier Yahouédéou
« L’installation du FRAP à Glazoué ne vient que renforcer les actions pour la réélection du chef de l’Etat en 2011 »
Entretien avec Nicolas Yao Amoussou au sujet de la visite de la première dame à Ouèdèmè
Monsieur Nicolas Yao, vous êtes membre de la coordination FCBE de Ouèdèmè. Pouvons-nous vous connaître davantage ?
On m’appelle Nicolas Yao Amoussou. Je suis fils de Ouèdèmè et je suis aujourd’hui le trésorier général du Front Africain pour le Développement Economique et Social FADES du président Edmond Atchessi. Je dois vous dire que je suis de la mouvance présidentielle et qu’en 2006 le DASES était l’un des tous premiers mouvements qui ont suscité la candidature du Dr Boni Yayi.
Je suis également membre de la coordination FCBE de Ouèdèmè.
Comment appréciez-vous la descente de la première dame à Ouèdèmè ?
Comme toutes les populations de Ouèdèmè, je suis très heureux de la visite de la première dame. Car, à défaut d’avoir le Chef de l’Etat lui-même, sa chère épouse est descendue dans notre arrondissement. Les populations sont très heureuses car, elles l’attendaient depuis. Je crois que c’était l’occasion pour les voix les plus autorisées à présenter Ouèdèmè et ses difficultés aux autorités au plus haut niveau de notre pays. Ouèdèmè manque d’électricité, de voies, d’infrastructures socio communautaires et autres. Nous apprécions donc à sa juste valeur la visite de la première dame qui ne manquera pas surement de rendre compte fidèlement au chef de l’Etat de nos préoccupations.
A l’occasion de cette visite, la cellule FRAP de Glazoué a vu le jour. Ne vyez-vous pas qu’il s’agit d’un parti de trop ?
Il s’agit d’une histoire de stratégies. Ici à Ouèdèmè, la FCBE fait beaucoup pour la réélection du Dr Thomas Boni Yayi. Mais comme trop de viandes dans la sauce ne gâtent pas la sauce, nous accueillons favorablement l’installation du FRAP qui vient renforcer nos actions.
Votre mot de fin
Je demande franchement et honnêtement aux populations de se mobiliser pour soutenir les actions du chef de l’Etat en cette fin de mandat pour que sa réélection en 2011 soit chose effective avec le soutient du FRAP, des FCBE, et de toutes les structures politiques favorables à sa réélection
Installation cellule FRAP de Ouèdèmè (Glazoué) : Chantal Yayi de Souza appuie Mme Elisabeth Koussé
Dans le cadre de sa tournée nationale dans les départements des collines et du Zou, la première dame du Bénin, Chantal Yayi de Souza était le week-end écoulé au chevet des femmes de Ouèdèmè, commune de Glazoué, pour penser avec elles le développement de leur localité. Accompagnée d’une forte délégation composée des premiers responsables du parti Front Républicain pour une Alternative Patriotique (FRAP), la première dame a saisi l’occasion pour installer dans la commune de Glazoué les cellules de base de ce parti dont elle est la présidente d’honneur.
L’émergence du Bénin passe par une situation de vie acceptable de la femme béninoise. A Ouèdèmè, les femmes ont fait siennes cette vérité et se battent au quotidien pour l’amélioration de leur existence. C’est fort de ce combat que la première dame est descendue sur le terrain le samedi 26 juin dernier sur initiative de la présidente de l’Association des groupements de femmes de Glazoué, Mme Elisabeth Dègbèlo Koussé. Une initiative saluée par les populations de Ouèdèmè qui ont massivement fait le déplacement du Ceg Ouèdèmè pour accueillir l’hôte de marque. Pour la marraine de l’événement, Mme Elisaberth Dègbèlo Koussé, c’est un grand honneur pour les populations de Glazoué d’accueillir la première dame et sa délégation. Car, sa venue traduit l’intérêt qu’elle accorde aux populations à la base, notamment les femmes dont elle partage les misères et souffrances. En parlant de misères, la marraine Elisabeth Koussé n’a pas manqué de présenter la situation de pauvreté des femmes de Glazoué en général et celles de Ouèdèmè en particulier qui s’échinent sans relâche pour subvenir vaille que vaille aux besoins de la famille. Ces difficultés ont nom : le manque d’eau potable, l’inexistence des voies de communication pour écouler les produits champêtres, l’inexistence de réseau électrique, la non modernisation des activités… et la liste est longue. Le chapelet des difficultés présenté, la présidente des groupements de femmes de Glazoué n’est pas allé par 4 chemins pour rappeler à la première dame que les femmes de Glazoué comptent sur elle pour ‘’voler de leurs propres ailes’’.
Elle n’a pas terminé ses propos sans réaffirmer l’engagement des populations de Glazoué et plus particulièrement celles de l’arrondissement de Ouèdèmè à soutenir le Chef de l’Etat dans ses actions en lui promettant ‘’ les 100% de suffrage pour sa réélection en 2011’’. Abondant dans le même sens qu’elle, les différentes autorités communales et départementales qui se sont succédés au pupitre ont souligné l’importance de doter Ouèdèmè d’un accompagnement politique de qualité afin que cette localité cesse d’être l’arrondissement récalcitrant de la commune de Glazoué. Et ils comptent beaucoup sur la première dame pour changer le visage de l’arrondissement. Face à ces nombreux messages de soutien, la première dame s’est dit très toucher par l’estime accordée au Président de la République et à elle-même par les populations de Glazoué. Et pour rassurer les femmes qu’elle porte à cœur leur bien-être, elle ne s’est pas fait prier pour les appuyer financièrement dans leurs activités. Et pour ne pas en rester là, elle promet faire désormais chemin avec elles en œuvrant pour la modernisation de leurs activités et l’amélioration des rendements. Il faut faire remarquer que la présidente d’honneur du FRAP a saisi cette occasion pour installer les cellules de base de ce parti dans la commune de Glazoué, histoire de renforcer les actions pour la réélection du Dr Boni Yayi en 2011. Il faut noter que tout ceci s’est passé en présence du président du FRAP, Marcel de Souza et de ses collaborateurs
Par Lorys S.C HOUNON
Sortie médiatique du coordonateur national de l’UN mercredi dernier :Antoine Idji Kolawolé remet en cause la crédibilité des opérations de recensement porte-à-porte
Après quelques jours d’accalmie, le processus de réalisation de la Lépi est à nouveau au cœur d’une polémique. Mercredi dernier, les responsables des commissions communales de supervision (CCS) membres de l’Union fait la Nation venus des 77 communes du Bénin, ont tenu une séance de travail avec le bureau exécutif de l’union. Après plusieurs heures d’échanges, le coordonateur national de l’union a livré une déclaration à la presse dans laquelle il dénonce les nombreuses irrégularités ayant émaillé les opérations de la cartographie censitaire et du recensement porte à porte.
Par Romaric TOSSOU
Après une séance de travail les CCS, le bureau exécutif de l’Union fait la Nation est monté au créneau hier pour se prononcer sur les opérations de recensement porte-à-porte récemment effectuées dans la mise œuvre de la Lépi. Pour le coordonateur national de l’Union fait la Nation, Antoine Idji Kolawolé, a la lumière des déclarations faites par les CCS, de graves dysfonctionnements ont émaillé les opérations et portent notamment sur le recrutement des membres de la MIRENA par la majorité présidentielle, la création de 477 villages fictifs dans le Borgou, la disparition de 29 villages dans l’Atacora, le recrutement monocolore des agents cartographes, le lancement unilatéral des opérations de la cartographie censitaire le 19 novembre 2009par le chef de l’Etat et non les organes habiletés, l’absence de méthodologie adéquate pour l’opération de cartographie censitaire… pour Antoine Idji Kolawolé, la séance de travail avec les CCS a permis de confirmer les graves préoccupations déjà exprimées à l’Assemblée Nationale. Répondant aux déclarations du superviseur général de la CPS, Arifari Nassirou Bako qui, parlant des résultats du recensement, annonçait que la barre de 97 % a été franchie, le coordonateur national de l’UN déclare qu’un tel résultat ne peut exister sans connaître la proportion des ménages omis au sein de l’ensemble des ménages dénombrés et l’incidence des populations de 8 ans et plus au sein de la population dénombrée. Ce qui l’amène à la conclusion que de nombreuses irrégularités ont tachées le processus de recensement porte –a- porte et portent entre autres sur les cas de ménages non recensés malgré les différentes mesures de la CPS et de la Mirena, la création des postes fixes de recensement en violation des disposition de la loi 2009-10, la non validation des procèes verbaux de recensement par les chefs de villages et de quartiers de villes. Au regard de tout ceci, l’UN par la voix de son coordonateur national invite les populations à rester très vigilants ‘’pour barrer la route à ceux qui veulent moderniser la fraude par la réalisation de la Lépi’’.
Graves dysfonctionnements à la CIM-Atl- lit:Les artisans de l’atlantique- Littoral appellent la ministre Claudine Prudencio au secours
Établissements publics à caractère professionnel placés sous la tutelle du ministère en charge de l’artisanat, les chambres interdépartementales de métiers (CIM) sont crées par le décret n° 2003- 557 du 24 décembre 2003. Mais depuis leur installation, elles rencontrent d’énormes difficultés quant à leur bon fonctionnement. C’est le cas de la CIM Atlantique Littorale que préside Fadéi Séraphin, Alias Raphis.
Par Romaric TOSSOU
Le bureau que préside Fadeî Séraphin alias Raphis a du plomb dans l’aile. Trois gros problèmes leur donnent tous les soucis de ce monde. Il s’agit du siège de l’institution qui n’est pas encore une réalité à cause du budget de fonctionnement non encore disponible. Le transfert de compétences se fait toujours désirer. Or, pour permettre à l’artisanat Béninois de décoller et de jouer pleinement son rôle, dans l’essor économique du Bénin, Dr Boni Yayi a accordé à ce corps de métiers 03 Milliards. Cela a permis la restructuration des métiers concernés et qui sont comme des fourmis magnan. Ils sont repartis en 11 branches d’activités et 210 métiers. Fort de l’importance capitale de ce secteur, la nouvelle patronne de l’artisanat béninois doit voler au secours de ses artisans qui font 48% de l’électorat. Et Cela commence par une écoute favorable aux préoccupations de ceux de l’Atlantique-littoral. Connaissant le dynamisme et la détermination de la ministre Claudine Prudencio, il est de plus en plus certain que le divorce ne sera pas prononcé entre Yayi et les artisans. Précisons que les chambres interdépartementales de métiers règlent les questions administratives ayant trait à la gestion du registre des métiers, à l’appui et à la création des associations professionnelles ou interprofessionnelles, des groupements ou toutes autres formes d’organisations en vue de la valorisation du secteur au niveau des départements, à la coopération inter-chambres et aux renseignements sur les zones d’implantations artisanale. Nous y reviendrons.
Face à l’acharnement gratuit contre Martin Rodriguez et au non respect des accords de Génève et d’Abidjan :Boni Yayi dans le collimateur des étudiants béninois
Du 07 au 14 juin derniers, une délégation d’étudiants béninois a rencontré en terre ivoirienne, l’homme d’affaires Martin Rodriguez actuellement basé à Abidjan où il développe au détriment de sa nation, de nouvelles affaires qui prospèrent pour le bonheur des ivoiriens. Sur place, la délégation a pu constater l’œuvre de développement qu’il abat en terre étrangère pendant que le Bénin, sa Nation, a besoin de ses compétences et ses gros investissements pour amorcer son émergence économique. Au regard du gâchis que constitue pour la Nation béninoise et pour le monde estudiantin l’exil volontaire de ce puissant opérateur économique, très connu du monde des affaires au plan mondial, les étudiant béninois trouvent injuste l’acharnement dont il est victime et appelle le gouvernement du Dr Boni Yayi à le réhabiliter dans ses droits et à respecter les engagements pris avec lui en Août et Octobre 2008. A travers des conférences publiques organisées dans les grandes villes du Bénin mercredi dernier, ils sont montés au créneau pour se faire entendre
Par Lorys HOUNON
Contrairement à ce qu’on croyait, les ennuis de l’opérateur économique Martin Rodriguez avec l’Etat béninois n’ont pas connu leur épilogue avec l’avènement du régime du changement. Pire, depuis avril 2006 il a connu des tribulations les plus déconcertantes qui ont amené les jeunes béninois à prendre sa défense et crier à l’injustice. Mercredi dernier, ils étaient plusieurs centaines à donner de la voix pour fustiger les agissements du gouvernement béninois qui occasionnent la fuite des compétences. Après ses déboires avec le gouvernement défunt, celui du général Mathieu Kérékou qui lui a causé assez de torts avec la confiscation de ses nombreuses sociétés mises en place sans aucune subvention de l’Etat béninois, c’est au tour du gouvernement du Dr Boni Yayi de soumettre Martin Rodriguez à de nouvelles mésaventures après avoir bénéficié de lui plusieurs grâces, notamment le transfert au gouvernement de la propriété de l’aéronef Boeing 727 immatriculé en Espagne sous le N° EC-CFI & MSN 20819 acquis le 11 octobre 2002. En effet, après l’avènement du régime du changement, l’Etat béninois s’est engagé à l’issue de la réunion du 22 octobre 2008 tenue à Abijan, à payer immédiatement en gage de sa bonne foi, et au plus tard les 8 semaines suivant la date de ladite rencontre, les sommes dues et exigibles selon les lois béninoises au groupe Marlan’s lesquelles permettront de solder les créances des producteurs et des banques prêteuses. Au cours de cette même assise le gouvernement s’est engagé à se désister des appels en cours et à laisser diffuser sur l’ORTB le film ‘’Gâchis’’ relatif à la saisie du coton des producteurs par le gouvernement précédent dans les 6 semaines après ladite assise. Mais à la date d’aujourd’hui, le gouvernement n’a respecté aucun de ses accords pris.
Pas de ruse politique devant les inondations
Cette année, les premières pluies ont tardé à venir. Malgré ce retard, bien des zones de Cotonou sont déjà immergées. Le directeur des services techniques de l’Hôtel de ville évoque à l’origine du sinistre une funeste querelle de leadership entre la municipalité de Cotonou et le pouvoir ainsi noyer la part de responsabilité de la municipalité dans ce phénomène cyclique. Face à l’ampleur du désastre naturel, on ne doit pas ruser avec les principes. Cotonou en Campagne Contre les Inondations n’est pas un programme commun entre la municipalité et le pouvoir central. Il faut avoir le courage et l’honnêteté de reconnaître les limites de sa politique. C’est vrai que le problème des inondations dépasse les capacités et les ressources d’une municipalité. C’est tout aussi vrai que la furie des eaux a toujours défié toutes les initiatives. Mais à imputer la responsabilité des inondations à une prétendue guerre de leadership entre la municipalité et le pouvoir, il ya méprise. Sinon, à qui imputerait-on la responsabilité des ravages actuels des eaux à Avakpa-Tokpa (Porto-Novo) ? les inondations dans notre pays appellent une politique globale d’assainissement et d’urbanisation, évaluée à plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Alors, il faudra pour le moment se contenter de judicieuses actions concertées, dans un partenariat gagnant-gagnant entre pouvoir local et pouvoir central, sans ruse politique aucune.
Succession du révérend pasteur mondial Bénoît Agbaossi:Le supérieur évangéliste Benoît Adeogoun intronisé d’ici septembre prochain
L’émission Zone Franche de la télévision Canal3-Bénin a reçu hier pour invité le colonel Marcellin Zannou, suprême évangéliste de l’Eglise du Christianisme Céleste(ECC) . Avec lui il était question des obsèques du révérend pasteur Mondial Benoît Agbaossi, les différents problèmes qui minent cette congrégation religieuse et de la succession de ce dernier. C’était l’occasion pour l’invité de se prononcer sur les relations entretenues par le disparu avec le monde politique béninois.
Hermann HOUMMASSE
Hier, l’émission dominicale ‘’Zone Franche’’ de Canal3-Bénin recevait pour invité le Colonel Marcellin Zanou. Pendant plus d’une heure d’horloge, le suprême évangéliste s’est prononcé sur les obsèques du révérend pasteur Benoît Agbaossi, sa succession et les différents conflits qui entachent la crédibilité de cette congrégation religieuse. D’abord, l’invité s’est prononcé sur les relations du disparu avec les ténors de la politique Béninoise comme Me Adrien Houngbédji, Dr Thomas Boni Yayi et l’actuel Président de la BOAD, probable candidat à la course de 2011. Pour Marcellin Zanou, le révérend pasteur mondial Benoit Agbaossi a toujours soutenir le Chef de l’Etat pour ses différentes réformes et son amour de transformer le Bénin en un pays émergent. Il a même révélé qu’il existait des liens d’amitiés très sérieuses entre les deux hommes bien avant que le Dr Boni Yayi soit appelé à présider aux destinées de la Nation Béninoise. Pour ce qui est de Me Adrien Houngbédji, il a émis pour la première fois le vœu de rencontrer l’homme de Dieu au lendemain de sa désignation comme candidat unique de l’Union fait la Nation. Un moment où ce dernier gravement malade revenait de l’étranger. Ainsi, depuis le rappel à Dieu de papa Agbaossi le candidat unique de l’UN n’a pas cessé de soutenir moralement et surtout financièrement la famille éplorée. Pour Me Adrien Houngbédji, le disparu a toujours son vivant prôné pour l’union de ces fils et filles Béninois. Une vision partagée par les leaders politiques membres de l’UN et qui est l’essence même de ce regroupement. Que deviendra l’Eglise du Christianisme Céleste après la mort du suprême évangéliste Benoît Agbaossi ? A cette question, le porte parole de l’église christianisme céleste a martelé que le pasteur mondial dans son souci d’éviter à nouveau les conflits survenus après la mort du révérend pasteur fondateur Samuel Joseph OSCHOFFA a doté l’église d’une constitution qui gère cette question. Laquelle constitution prévoit déjà la succession de papa Agbaossi. Le nouveau dirigeant du peuple de Dieu n’est rien d’autre que le révérend pasteur Benoit Adéogoun choisi par le disparu lui-même de son vivant et comme l’ordonne ladite constitution. Pour l’invité de Canal3 le désormais ex-révérend pasteur mondial n’a pas vécu inutilement, car il a posé des actes positifs pour le développement de la Nation Béninoise et pour le rayonnement de l’ECC. Entre autres actions, il énumère l’installation d’une radio céleste à Porto Novo, la création des orphelinats et de centre de santé à vocation humanitaire, … . Pour Marcelin Zanou, toutes ses valeurs et mérites lui ont valu les hommages rendus par la Nation Béninoise toute entière et la congrégation mondiale après sa disparition.
Marcellin Zanou est –il effectivement le fils génétique de papa Benoit Agbaossi ?
Voilà la question qui a mis l’invité dans tous ses états. Il refuse catégoriquement de se prononcer sur cette allégation. « Je suis Zanou et non Agbaossi » martèle t-il pour esquiver habilement cette question qui n’a de cesse suscite beaucoup de polémiques ces derniers jours. Au cours de cette émission, le colonel de la douane n’a pas occulté de reconnaître les différentes divisions qui existent au sein de cette congrégation religieuse. Fervent croyant au Dieu d’Oshofa, l’homme nourrit d’espoir que l’union tant prônée par le pasteur Benoît Agbaossi permettra d’unir tous les fils et filles la religion.
Inhumation du pasteur mondial de l’église du Christianisme Célexte
Papa Agbaossi conduit en son denier demeure samedi dernier
Le révérend pasteur mondial Benoît Agbaossi s’en est allé. Il a été inhumé samedi dernier dans le mausolée de Tchakou dans l’arrondissement d’Adjarra commune de Porto-Novo. C’était en présence du chef de l’Etat Béninois, le docteur Boni Yayi du Président centrafricain François Bozizé, et d’éminentes personnalités politiques du Bénin. Occasion pour le gouvernement Béninois de rendre hommage à l’illustre disparu en l’immortalisant. Désormais la rue Olory Togbé à Porto Novo porte son nom.
Hermann HOUMMASSE
Décédé depuis le 13 Avril dernier le révérend pasteur mondial Benoît Agbaossi a été inhumé hier à Porto Novo. Né le 20 Avril 1950, l’âme que pleurent aujourd’hui tous les chrétiens célestes du monde, et particulièrement le Bénin, a pris les reines de cette congrégation religieuse depuis 1985 après le décès du prophète Samuel Joseph OSHOFA. De nombreux hommages et témoignages ont meublé la cérémonie d’inhumation samedi dernier à Porto- Novo. D’abord à commencer par ceux des partis politiques, du gouvernement et ceux des communautés religieuses célestes venus de la sous région et du monde entier. Cette cérémonie a connu également la présence du porésident Centra afriocain François Bosizé et plusieurs autres hôtes célestes. Le disparu n’a pas vécu inutilement il a posé d’importants actes tels que les orphelinats et les centres de santé à vocation humanitaire un radio pour l’église pour le rayonnement de l’église du christianisme céleste. Tout ceci lui a valu aujourd’hui des mérites initiés à son endroit par le gouvernement du docteur Boni Yayi pour les services rendu à la nation par l’illustre disparu. Papa Benoît Agbaossi s’en est allé à 80 ans laissant derrière lui des milliers de chrétiens célestes qui pleurent aujourd’hui sa disparition.
Que deviendra l’église du christianisme céleste après la mort du révérant pasteur mondial Benoit Agbaossi ?
Nul n’ignore sans doute que le règne du révérend pasteur Benoit Agbaossi a été jalonné par de jalousie et de divisions qui ne disent pas son nom. Au départ rejeté par certaines parties de chrétiens célestes, a connu plusieurs du vivant de révérant Benoit Agbaossi jusqu’à sa mort. Malgré son désir et sa volonté d’unir l’homme n’a pas pu atteindre son objectif jusqu’à son rappel à Dieu. C’est l’exemple du camp Gbédahi, un grand supérieur évangéliste qui n’a jamais reconnu la chefferie du révérend pasteur Agbaossi de son vivant jusqu’à sa mort. C’est vrai que malgré l’échec de papa Agbaossi d’unir tous les chrétiens célestes autour d’une même idéologie, il a néanmoins essayé de doter de cette congrégation religieuse d’une constitution qui réglera entre autres le problème de succession. Cependant la préoccupation réelle des uns et des autres est de savoir si cette même ère de désunion continuera par Reigner au sein des chrétiens célestes ? Comme Benoit Agbaossi, celui est pressenti être aujourd’hui à la tête de cette communauté religieuse ne connaitra –il pas le même sort que son prédécesseur ? D’autres problèmes ne viendront –ils pas diviser davantage congrégation religieuse ? Les responsables à la charge de l’église christianisme céleste ont intérêt à taire les querelles et parfaire le derrière du révérend pasteur Mondial Benoit Agbaossi qui a tant prôné l’union ses fils et filles célestes du monde entier et particulièrement du Bénin. Le Bénin en réalité doit donner un bel exemple pour tous les autres pays du monde. Car c’est le pays qui abrite le siège ou le socle de la religion céleste répandu aujourd’hui dans tout le monde entier. Prôner une atmosphère de division au bercail, c’est détruire l’œuvre du prophète Samuel Biléou Oshoffa.
Communiqué de presse:Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique
Le Conseil des Gouverneurs du Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique (Fagace) s’est réuni en session extraordinaire à Abidjan (République de Côte d’Ivoire), le 31 mai 2010 sous la présidence de monsieur Charles Koffi Diby, Ministre de l’Economie et des Finances de la République de Côte d’Ivoire.
Plusieurs points ont été abordés à l’occasion des délibérations du conseil parmi lesquels figurent notamment l’examen des états financières arrêtés au 31 décembre 2009 et les rapports du commissaire aux comptes. Il a donné quitus au Commissaire aux Comptes pour son mandat et aux Administrateurs pour leur gestion.
Le Conseil a en outre autorisé, dans le cadre de la recherche de solutions permettant au Fagace de poursuivre ses activités, l’appel d’une tranche du capital de l’Institution à hauteur de 16,3 milliards de F Cfa.
Cette décision du Conseil vise à permettre à l’Institution de se repositionner comme un acteur essentiel dans le financement du développement de ses Etats membres.
Enfin, le Conseil des Gouverneurs a réitéré à la Direction Générale du Fagace, la nécessité de mener ses actions vigoureuses pour le recouvrement des créances et de poursuivre la mise en œuvre des mesures d’assainissement retenues dans le Plan de Recouvrement à court terme 2010-2011.
A l’issue des travaux, le Conseil des Gouverneurs a adressé ses remerciements et sa profonde gratitude à son Excellence monsieur Laurent Gbagbo, président de la République de Côte d’Ivoire, ainsi qu’au Gouvernement et au peuple ivoirien pour leur chaleureuse hospitalité et les excellentes facilités mises à sa disposition pour assurer le bon déroulement des travaux.
Fait à Abidjan, le 31 mai 2010
Le Conseiller au Développement et à la Coopération.
Magaye GAYE


