Procédure de mise en accusation de ministres devant la Haute Cour de Justice:

Profitant de l’affaire ICC où l’ex-ministre Armand Zinzindohoué est abondamment cité, le chef de l’Etat Boni Yayi a exhumé de vieux dossires de malversation qu’on croyait définitivement étouffés. Il vient d’enclencher la procédure de mise en accusation de quatre anciens ministres devant la Haute Cour de Justice. On s’en rejouit tout en dénoncant une odeur d’inachevé dans la démarche.

Les faits reprochés aux mis en cause
Il faut remonter loin en arrière pour comprendre ce qui est reproché à chacun des mis en cause dont les dossiers ont été envoyés à l’Assemblée Nationale. Le malheur de Zinzindohoué tient de l’affaire ICC. Celui de Soulé Mana Lawani est lié au scandale de la CEN-SAD. C’est le dossier des groupes électrogènes qui a fini par rattraper Kamarou Fassassi. Enfin, Adolphe Biaou est cité comme acteur principal dans le feuilleton de la vente d’une parcelle sur le domaine de l’ambassade du Bénin à Washington. A priori, les députés devaient bondir sur ces dossiers de ml gouvernance pour les examiner en urgence, et autoriser la procédure de saisine de la Haute Cour de Justice. Mais nous sommes en politique où les choses sont plus compliquées dans leurs détails pratiques que dans les principes théoriques. Au parlement, les avis sont discordants. Les députés dénoncent des amalgames et un dossier de saisine incomplet.

Amalgames et dossier incomplet
Les députés ne comprennent pas que le gouvernement ait fait l’option d’amalgames si ce n’est que pour étouffer l’affaire ICC. C’est donc aurait choisi de mélanger torchon et serviette. Les quatre affaires que Boni Yayi voudrait déférer devant la Haute Cour de Justice n’ont rien d’identique, déplorent les députés. Chaque dossier devrait faire l’objet de procédure séparée. Pourquoi alors avoir attendu le scandale ICC Service avant d’exhumer les autres dossiers ? Les parlementaires continuent de s’interroger et relèvent un dilatoire savant pour distraire l’opinion, et la détourner de l’essentiel. Aussi, réclament-ils d’autres grands dossiers à scandale pour que la liste soit complète. Le ministre Noudégbessi encore en exercice n’avait il pas été cité dans l’affaire CEN-SAD ? Pourquoi faire main basse sur son cas ? Mieux, l’actuel ministre des transports Nicaise Fagnon est lui aussi accusé de détournement à la SONAPRA où à l’époque, les commissaires aux comptes avaient catégoriquement refusé de certifier les comptes. Pour raison d’équité et de justice, les députés réclament ces deux dossiers qui devraient d’ailleurs prouver la bonne foi et l’intention résolue du chef de l’Etat d’en découdre enfin avec la mal gouvernance. Autrement dit, ils refusent de cautionner la politique de deux poids deux mesures. Ce qui ne les empêches guère de déclarer recevable la requête du chef de l’Etat. C’est dire que malgré les réserves, la procédure de mise en accusation devant la Haute Cour de Justice, peut prospérer. Dans le contexte pré-électoral actuel, quel acteur politique peut-il se payer le risque de porter la responsabilité d’un quelconque blocage de la lutte contre l’impunité et la mal gouvernance ? La mouvance s’en saisirait pour vouer l’opposition aux gémonies, et la livrer à la vindicte des urnes. Mais les députés ne sont pas des néophytes pour ne pas déceler ce piège. Ils tiennent seulement à ce que le chef de l’Etat profite pour assainir l’écurie en vidant tous les dossiers de malversations relevés par les audits que Boni Yayi avait commandités au début de son mandat.

Une procédure à relent d’ABT
L’autre maladresse du gouvernement dans ce dossier de saisine de la Haute Cour de Justice, c’est l’odeur ABT que dégage la démarche. En effet, de sources concordantes, on raconte que dans cette affaire, Soulé Mana Lawani et Rogatien Biaou seraient appelés à payer leur accointance avec Abdoulaye Bio Tchané, probable challenger de Boni Yayi dans la course présidentielle de 2011. si cela était avéré, on conclurait à un acharnement politique gratuit qui tranche avec les principes élémentaires de démocratie, et qui consacrent la liberté de conscience et d’opinion. Le Bénin ne peut pas tolérer un tel recul. Et il faut aussi craindre un revers de la médaille ; puisque jusqu’ici, Soulé Mana Lawani n’a pas encore parlé. Et Dieu sait que nombre de Béninois attendent de lui de grands déballages. Lorsqu’on pousse l’ennemi à son dernier retranchement, il finit par reprendre soudainement force et courage, et est prêt à tous les risques pour sauver le brin d’honneur qui lui reste. Alors, il faut prendre garde. Non pas qu’il faille étouffer la procédure. Mais il faut savoir raison garder pour ne pas souiller le dossier avec des intrigues politiciennes qui pourraient vicier la procédure.

Difficile fin de mandat pour Boni Yayi:Dieu a-t-il lâché le chef de l’Etat

Alors qu’à son investiture, Boni Yayi avait placé son mandat sous le signe de Dieu, tout semble se liguer contre lui à quelques mois de la fin de mandat. Il est acculé par une opposition devenue très farouche, et par une fronde sociale sans cesse croissante. Dieu a-t-il lâché le chef de l’Etat en ce moment très critique de son mandat ? L’espoir suscité par l’avènement du changement en 2006 n’aura duré que le temps d’une rosée matinale. Les promesses mielleuses qui ont fait la trame des discours de campagne ont vite passés de l’euphorie à l’angoisse puisque, fondamentalement rien n’a changé si ce n’est que le règne des érigé en système. La lutte contre la corruption annoncée comme cheval de bataille a tourné court. Et chaque jour des ingrédients sont concoctés pour rendre Boni Yayi impopulaire. Les partisans ne lui rendent pas la tâche facile. A peine le chef de l’Etat sort d’une crise qu’une nouvelle s’installe. Sous le changement, on a connu une résurgence du régionalisme et de l’ethnocentrisme, alors qu’il y a bel et bien d’autres manières plus élégantes de faire la politique sans réveiller les démons de la division, de l’exclusion et de l’intolérance radicale. Aussi une guéguerre permanentes s’est installée entre l’exécutif et le parlement avec, à la clé, une ambiance de travail délétère à l’hémicycle et des ordonnances présidentielles à répétition. L’acharnement politique à peine voilé sur les opposants n’est pas pour arranger les choses. Jamais un président de la république n’a été si coupé de son peuple par des maladresses de style dans la gestion quotidienne dans les affaires. Avouons-le. Boni Yayi a de nobles ambitions pour le Bénin. Mais il est mal conseillé par des politiciens amateurs très rusés. On continue de parler en bien du président Hubert Maga, le père de l’indépendance de notre pays. Malgré le tableau très sombre qui avait sonné le glas de la révolution populaire du Bénin à la fin des années 80, le général Mathieu Kérékou a trouvé les moyens de se réconcilier avec son peuple qui aujourd’hui l’adule et vénère ses mérites d’homme de vertu, épris de paix et d’unité nationale. Pourquoi Boni Yayi n’irait-il pas à ces écoles de référence. En tout cas, 2011 est déjà là. Le Chef de l’Etat gagnerait donc à reprendre l’initiative s’in tient vraiment à rempiler en 2011. Il devra alors changer de méthode de gestion. Car, lui seul sera comptable devant l’histoire à l’heure du bilan. Les griots qui lui suggèrent aujourd’hui l’aventure et le suicide auront eu le temps de retourner leur veste. C’est une évidence naturelle que seul l’échec est orphelin. Dès que vous avez un genou à terre, vos partisans d’hier sont prêts à vous lâcher. A qui sait comprendre peu de mots suffisent.

Vertu d’une maturité syndicale

 

   La dernière sortie des confédérations et centrales syndicales a eu le mérite de recentrer la polémique autour de l’affaire ICC-Service, et de révéler la maturité des responsables syndicaux. A l’occasion, ils ont marqué une rupture avec la langue de bois habituelle. Certes, ils ont dénoncé une propension permanente aux scandales sous le changement. Mais l’entretien a gagné en pertinence, avec l’intervention de Gaston Azoua de la CSTB et de son alter Emmanuel Zounon de l’UNSTB. Ils ont tous rendu le gouvernement entièrement responsable du drame social qui se joue depuis quelques semaines, avec l’affaire ICC. ‘’ Ce sont les autorités de notre pays qui ont instauré la morale du gain facile, depuis Houngbédji en passant par Soglo et Yayi’’, a martelé Gaston Azoua. Ce fut un réquisitoire cinglant qui devrait clouer le bec aux thuriféraires du régime du changement qui se méprennent du dossier en alléguant des apphabulations, pour berner davantage les populations. Selon les syndicalistes, il ne faut donc pas remuer le couteau dans les blessures psychologiques et morales des épargnants grugés par ICC-Service, en arguant de ce que tout le monde est responsable et coupable. Leur analyse du dossier dénoté d’une maturité, et promet que rien ne sera plus comme avant dans le débat gouvernement – syndicat. Pour une fois, les syndicalistes ont prouvé qu’ils peuvent se mettre au-dessus de la mêlée, et se soustraire à toutes manipulation politicienne. Pourvu que ça dur.

BENIN / DERNIERE HEURE:Bruno Amoussou dénonce les dérives du système Yayi

Pierre Osho sur l’émission ‘’Zone Franche’’ de Canal3 Bénin hier:L’homme est déçu par l’impréparation du cinquantenaire et la gouvernance sous Yayi

L’ancien ministre Pierre Osho, le fidèle des fidèles du Général Mathieu Kérékou, a signé son retour dans l’actualité politique nationale. Hier dimanche, il était l’invité de l’émission ‘’Zone Franche’’ de Canal3. Au menu des échanges, un bilan sommaire des cinquante ans d’indépendance du Bénin et un regard critique sur la gouvernance à l’ère du changement.
Témoin vivant de l’histoire du Bénin indépendant, Pierre Osho regarde le cinquantenaire de l’indépendance de notre pays très sceptique et avec un sentiment de déception. Selon lui, le cinquantenaire qui est quelque chose de particulier serait mal préparé. Les travaux de préparation devraient être engagés à bonne date avec l’implication de l’Assemblée Nationale et de la société civile. Ce faisant, on aurait évité la précipitation que l’on note actuellement. Appréciant les cinquante ans d’indépendance du Bénin, il a identifié trois grandes périodes qui correspondent aux trois Républiques qu’a connues notre pays. D’abord, la période de 1960 à Octobre 1972 marquée par une instabilité politique chronique. C’est que l’intelligentsia avait été confrontée aux problèmes de la consolidation des fondements de l’Etat, à travers l’administration, la justice et l’armée. C’et pourquoi l’ex-quartier latin d’Afrique est malheureusement devenu l’enfant malade de l’Afrique, avec les errements et les multiples coups d’Etat des premières années d’indépendance. L’analyse faite par Pierre Osho ne manque pas de pertinence. Selon lui, en 1972, le pouvoir politique avait atteint
Une déliquescence avancée qui menaçait la vie et la survie de l’Etat. C’est pourquoi, le coup d’Etat du 26 Octobre 1972 avait suscité un engouement populaire. Il fallait tourner les pages sombres de l’histoire du Bénin indépendant. La révolution du 26 octobre 1972, de l’avis de Pierre Osho, a comblé les attentes du peuple, en ceci qu’elle a jeté les bases d’un système de pouvoir participatif qui tire sa source de la démocratie populaire dont il reste fier et jaloux. Mais il reconnaît tout de même que certains esprits vils et certaines contingences économiques avaient finalement contraint le pouvoir révolutionnaire à des réformes politiques à la fin des années 80. Et Pierre Osho de se vanter : ‘’Nous avons eu le mérite de notre propre remise en cause’’. Enfin Pierre Osho voit trois moments dans la troisième République qui court depuis février 1990, notamment le mandat de Nicéphore Dieudonné Soglo, la décennie du retour au pouvoir du général Mathieu Kérékou et l’ère du changement sous la commande de Boni Yayi. De façon péremptoire, le ministre Osho a noté que le changement n’a rien de comparable au quinquennat de Nicéphore Soglo et aux deux mandats successifs de Mathieu Kérékou. En fait, il a été essentiellement question d’un procès très acerbe de la gouvernance Yayi, qui pour lui est fortement marqué par une guéguerre entre le parlement et l’exécutif, des débauchages politiques tous azimuts sur fond d’achat de conscience, des atteintes répétées aux libertés syndicales, la corruption à grande échelle au sommet de l’Etat l’incitation au régionalisme et à l’ethnocentrisme, la perversité du principe de la laïcité de l’Etat, bref la gouvernance sous Yayi est marquée par des scandales à répétition. Il conclut donc que le Bénin est malade de sa gouvernance, et que cela relève de l’imposture que le peuple saura conséquemment sanctionner le moment venu. Au sujet de sa tournée actuelle à l’intérieur du pays, l’homme dit qu’en tant que citoyen, il a des convictions qu’il voudrait partager avec les populations du Bénin profond. ‘’J’ai éprouvé le désir de rencontrer les populations du pays profond, pour leur parler, afin de connaître leur état de conscience après cinquante ans d’indépendance et vingt ans de renouveau démocratique’’. L’affaire Icc est également revenue dans le débat. Pour Pierre Osho, malgré la responsabilité irréfutable du gouvernement dans ce dossier, il faut saluer et encourager les mesures conservatoires prises par l’Etat, mesures qui pourraient soulager quelque peu les épargnants grugés si elles étaient mises en œuvre avec toute la sérénité requise. Par conséquent il en appelle à la coopération des victimes avec les structures officielles mises en place à cette fin.

Brevet d’Etude du premier cycle Juillet 2010:149.572 candidats planchent ce matin

L’examen du brevet d’étude du premier cycle BEPC, session de juillet 2010, démarre ce jour sur toute l’étendue du territoire national par les épreuves écrites. C’est le collège d’enseignement général de Covè dans le département du Zou qui a été choisi pour abriter le lancement des épreuves dudit examen. En prélude à cet examen, le ministre de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle a délivré samedi dernier un message à l’endroit des candidats. Un message d’attention et de concentration.
Hermann HOUMMASSE
Pour les candidats au Bepc, c’est enfin le jour J. Ils sont plus de 149.000 à l’assaut de ce diplôme qui ouvre les portes du second cycle. En prélude à cet examen le ministre de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle, AKE Natondé a rassuré samedi dernier les candidats sur la tenue effective de cet examen. « Tout est fin prêt » a dit le ministre pour faire montre de l’organisation mis sur pied afin que cet examen se déroule dans la paix et dans la quiétude. Occasion pour le ministre d’exhorter les candidats à la sérénité et à la concentration. 51 centres de composition ont été dégagé pour abriter la composition sur toute l’étendue du territoire nationale à laissé entendre le ministre Aké Natondé avant de préciser que le lancement dudit examen se tiendra à Agonlin Covè dans le département du Zou. Il faut signaler que le plus jeune candidat de cet examen à 10 ans alors que le plus âgé à 59 ans. Bonne chance donc aux amis candidats

Recensement des spoliés de Icc servicse et consorts
La présidente Sévérine Lawson met en garde les fraudeurs.
Les citoyens véreux qui voudraient profiter du scandale Icc-services pour frauder ont de mauvais jours devant eux. Samedi dernier, la présidente du comité de suivi, Sévérine Lawson, est descendu sur le terrain pour rassurer les déposants d’un prolongement du délai des opérations. C’était également l’occasion pour elle de mettre en garde les fraudeurs qui se déguisent en clients d’Icc-services.
Hermann HOUMMASSE
Sévérine Lawson était en tourné samedi dernier dans le département du Mono. La présidente du comité de suivi est allée vivre elle-même les conditions dans les quelles se déroulent les opérations de recensement des spoliés d’icc service et consort. A l’occasion la présidente a souhaite un prolongement desdites opérations qui sont appelées à prendre fin ce jour. Selon madame Sévérine Lawson le nombre des déposants est évalué à plus de 20000 contrairement iceux qui est prévu. Le même client apparait lui seul avec 7 à 10 contrat ce qui prend véritablement du temps pour le recensement a préciser la président du comité de suivi, avant de souhaiter une augmentation du délai et d’effectifs d’argent recenseurs pour une évolution rapide des opérations. En tout cas les spoliés d’icc service peuvent se rassurer car les opérations de recensement prévus pour prendre fin ce jour vont connaitre de prolongement a laissé entendre Sévérine Lawson. La présidente du comité de suive a signalé également d’autres anomalies dans le déroulement des opérations. Lesquelles anomalies qui consistent à certaines personnes qui se déguisent en clients d’icc service et qui se font établir de faux contrats sous prétexte que le paiement de ces fonds sont à la charge de l’Etat. Madame Sévérine Lawson met en garde ces indélicats qui selon elle, subiront les rigueurs de la loi.

Anticiper désormais sur les crises à l’école

Avec le BEPC qui démarre ce matin, l’année scolaire 2009-2010 est en passe de connaître son épilogue. Malgré les péripéties qui ont entaché cette année scolaire, les principaux acteurs de l’école ont su accorder leurs violons, pour sauver l’essentiel, au grand bonheur des apprenants et à la satisfaction de la Nation toute entière. En conséquence, il est impérieux que les autorités en charge de l’éducation mettent désormais les vacances à profit pour aplanir tous les goulots d’étranglements qui sont de nature à mettre en péril l’année scolaire à venir. Il faut à tout prix soustraire 2010-2011 aux avatars des crises endémiques qui perturbent chaque année le cours normal des activités académiques dans notre pays, et qui plongent le monde scolaire dans des cauchemars indescriptibles. Il vaut mieux prévenir que guérir, dit l’adage. Sinon, rien ne sert de dénoncer le niveau bas des apprenants qui fait dire aujourd’hui que l’ex-quartier latin d’Afrique est devenu le pays des crétins. Chacun doit alors assumer sa partition en toute responsabilité pour redonner à l’école béninoise se lettres de noblesse. En tout état de cause, il convient maintenant d’anticiper sur les crises cycliques dans le monde scolaire. Le Bénin n’en manque pas le génie. Il suffit d’y souscrire par devoir patriotique librement consenti.

Activité politique à Glazoué le week-end écoulé:Depuis son installation officielle le 26 juin dernier, la cellule communale Frap de Glazoué ne cesse de multiplier les initiatives sur le terrain pour enraciner cette formation politique dans tous les 10 arrondissements que compte la commune de Glazoué.

 

 Samedi dernier, le bureau communal s’est réuni au grand complet sous la présidente du président Cyprien Dadjèdji pour une importante séance de travail avec la marraine Elisabeth Koussé.

Lorys S.C. HOUNON

Le dernier né des partis politiques à Glazoué n’entend pas faire piètre figure lors des prochaines joutes électorales. Samedi dernier, Cyprien Dadjèdji et les siens ont tenu une importante séance de travail pour faire l’état des lieux après la dernière sortie du parti. A l’ordre du jour, trois points qui portent respectivement sur la présentation du compte rendu de la réunion tenue au niveau national par le président du Frap avec les cellules communales, le point des activités menées dans les 10 arrondissements de la commune de Glazoué et enfin la présentation pour amendement de deux projets initiés pour matérialiser la vie du parti dans Glazoué. Pour le développement du premier point, il est revenu à la marraine Elisabeth Koussé de présenter le compte rendu de ladite réunion à laquelle elle a pris part. On en retient que c’est suite aux nombreuses supputations observées dans le cadre du dossier Icc-services que le président national du Frap, Marcel De Souza a convoqué cette réunion pour investir chaque cellule communale d’une mission de sensibilisation et d’explication sur le terrain. Le but, appeler les populations au calme et leur  faire comprendre que le Chef de l’Etat n’est mêlé ni de près  ni de loin à ce dossier comme tente de le faire  croire certaines personnes. C’est parce qu’il est soucieux de la paix sociale, qu’il s’est impliqué personnellement sans la résolution de ce dossier et n’a pas hésité à limoger des proches collaborateurs à lui cités dans le dossier. Ces nombreuses supputations ne sont que de la pure intoxication dira-t-elle pour conclure. Abondant dans le même sens, le président Cyprien Dadjèdji invitera les populations à se mobiliser massivement derrière le chef de l’Etat pour le soutenir dans la résolution de cette affaire qu’il a fait sienne pour rendre justice aux populations spoliées. Il salut également le courage du chef de l’Etat qui n’a pas hésité à livrer à la justice ses proches impliqués dans le dossier.

Ce point passé, les 9 représentants d’arrondissement présents sur les 10 convoqués ont pris la parole à tour de rôle pour présenter le point des activités menées sur le terrain pour une large adhésion des populations aux idéaux du parti. Que ce soit à Assantè, Gomé, Aklankpa, Thio, Kpakpaza ou Glazoué centre le travail de quadrillage de terrain évolue à merveille pour des résultats probants dans les jours à venir. Pour ce qui est du dernier point inscrit à l’ordre du jour, le bureau a présenté à ses membres deux projets initiés sous la supervision de la marraine Koussé. Le premier projet porte sur un tournoi de football qui mettra aux prises les dix (10) arrondissements de la commune, histoire d’unir toutes les ethnies de Glazoué autour d’une passion commune. Le deuxième projet est celui de remise de prix aux meilleurs élèves  de la commune. Il s’agit notamment des deux premiers de chaque arrondissement et des trois premiers au niveau communal pour le Bac.

 

Le maire Moukaram Oceni au sujet des travaux du Cinquantenaire:« Nous sommes dans un ‘’baba pur’’ »

Encore 11 jours et le Bénin va vibrer au rythme et au son des 50 années de son assertion à la souveraineté nationale. A quelques jours de cet évènement mémorable, Porto-Novo la capitale, choisi pour abrier lesdites manifestions est encore à sa phase embryonnaire. La construction de la place de l’indépendance, celle du cinquantenaire, l’esplanade du défilé militaire et civile sont loin de connaitre leur épilogue. Une situation qui déclenche la monté d’adrénaline chez le maire Moukaram Océni au point où il parle de désolation. Hermann HOUMMASSE La célébration des cinquante années de l’indépendance du Bénin aura-t-elle vraiment lieu à Porto Novo ? La question mérite d’être posée, puisque la première autorité de la ville à quelques jours de cette commémoration est planée dans un pessimisme total. Et pour cause, à, moins de dix jours de la célébration de cette fête Porto-Novo, la capitale politique du pays choisi pour abriter les manifestions est loin de cette mission. « C’est la désolation » a martelé le maire Moukaram Océni qui s’inquiète de la tenue de cette fête à Porto-Novo. Rien ne peut être vraiment prêt avant le 1er Aout prochain à laisser entendre Moukaram Océni au regard de l’évolution des travaux. Selon lui, la place de l’indépendance, la place du cinquantenaire, celle du défilé militaire la sale de séjour du chef de l’Etat et celle qui abritera le conseil des ministres et autres sont loin de connaitre leur finissions avant le 1er Aout prochain. La première autorité de la mairie de Porto- Novo, soucieux de la tenue effective de la fête dans son porto novo natal prévoit déjà un plan B qui consiste entre autres à célébrer la nuit de l’indépendance sur l’esplanade de l’assemblée nationale. Le maire déplore la situation, car selon lui, la ville de Porto-Novo est pour tous les Béninois et non seulement pour les natifs de Porto Novo. « Nous, nous levons tôt et le gouvernement tard » a signalé Moukaram Océni pour illustrer la situation.

ME HOUNGBEDJI AU SUJET DE L’AFFAIRE ICC Services:« Le chef de l’Etat a violé son serment. Il a violé la constitution.

 

Il a trahi la confiance placée en lui par le peuple et il doit être 

Poursuivi devant la Haute Cour de Justice, lui et ses complices. »

Je voudrais  préciser que je prends la parole cet après midi, mandaté par l’Union fait la Nation, pour donner son point de vue sur le scandale ICC qui secoue l’Opinion publique et la République.

Vous seriez fondé à vous demander pourquoi avoir laissé passer tout ce temps depuis que l’affaire a éclaté, avant de réagir ? Vous auriez raison…

Je voudrais dire à ce sujet qu’en réalité, c’est l’Union fait la Nation qui la première a décidé de faire une marche de solidarité avec les victimes de cette affaire. Cette marche aurait dû avoir lieu lundi de la semaine dernière.

Nous y avons finalement renoncé, pourquoi ?

Nous y avons renoncé pour ne pas rentrer dans la logique de  provocation qui est celle du pouvoir en place. Vous avez observé en effet que chaque fois que l’opposition organise une manifestation, le pouvoir Yayi Boni se dépêche d’organiser une contre-manifestation  le même jour, à la même heure et souvent sur les mêmes lieux. C’est  ce que nous appelons la logique de confrontation. Car lorsque des militants de chacun des deux camps se rencontrent à un tel endroit, il est facile de deviner que ce n’est pas pour se faire des bisous. Et singulièrement dans cette affaire là, si nous avions organisé nous autres une marche de solidarité ce jour là avec les victimes, vraisemblablement les marcheurs de la mouvance auraient créé des incidents préjudiciables à l’ordre public et à la paix dans notre pays.

Ce sont des irresponsables. Et  comme nous autres, nous ne sommes pas des irresponsables, comme l’Union fait la Nation est quand même composée dans ses structures par un ancien Chef d’Etat, par trois anciens présidents de l’Assemblée Nationale, par des anciens ministres, par des députés ; puisque l’Union fait la Nation constitue un parti de gouvernement, nous avions l’obligation non seulement d’éviter la logique de provocation, mais de nous donner le temps, le recul nécessaire pour nous informer, pour faire des investigations et pour recueillir les éléments qui nous permettent de donner notre point de vue sans grand risque de contestations . Et pour ma part vous me connaissez je ne dis jamais rien en public qui ne puisse être vérifié.

Voilà les raisons pour lesquelles nous avons pris un peu de temps avant de nous présenter à vous aujourd’hui. Nos premiers mots sur cette affaire seront des mots de compassion et de solidarité à l’endroit des victimes. En effet c’est par centaines de milliers que se chiffre le nombre de nos compatriotes victimes directes ou indirectes du scandale ICC. On ne compte pas le nombre de pères de familles, le nombre de mères de famille, le nombre de nos sœurs, de nos frères, des travailleurs, des étudiants et j’en passe, qui se trouvent aujourd’hui spoliés.

 Aucune fraction de la classe sociale de notre pays n’est épargnée.

Je voudrais au nom de l’Union fait la Nation leur présenter nos sentiments de solidarité et de sympathie. Les sommes escroquées s’élèvent d’après nos sources à plus de cent milliards de francs CFA. Nous exprimons donc notre compassion à nos compatriotes spoliés mais nous exprimons aussi notre compassion  à l’ensemble de notre peuple car il n’y a pas si longtemps encore le Bé

Nos premiers mots sur cette affaire seront des mots de compassion et de solidarité à l’endroit des victimes. En effet c’est par centaines de milliers que se chiffre le nombre de nos compatriotes victimes directes ou indirectes du scandale ICC. On ne compte pas le nombre de pères de familles, le nombre de mères de famille, le nombre de nos sœurs, de nos frères, des travailleurs, des étudiants et j’en passe, qui se trouvent aujourd’hui spoliés.

 Aucune fraction de la classe sociale de notre pays n’est épargnée.

Je voudrais au nom de l’Union fait la Nation leur présenter nos sentiments de solidarité et de sympathie. Les sommes escroquées s’élèvent d’après nos sources à plus de cent milliards de francs CFA. Nous exprimons donc notre compassion à nos compatriotes spoliés mais nous exprimons aussi notre compassion  à l’ensemble de notre peuple car il n’y a pas si longtemps encore le Bénin était partout présenté comme un modèle de démocratie, comme un modèle de gouvernance et voici qu’aujourd’hui, la presse internationale ne parle plus de nous que comme étant les champions du scandale financier. Notre peuple mérite mieux et nous nous devions de lui présenter aussi notre compassion.

Scandale ICC, de quoi s’agit- il en réalité chers amis ?

ICC est une ONG créée sous le régime  de la loi de 1901. C’est –à –dire une simple association. Cette simple association s’est livrée à des activités de collecte d’épargne.

Au Benin, dans notre pays, la collecte d’épargne est régie par deux lois.

 Il ya la loi du 27 Juillet 1990 qui porte réglementation bancaire et il ya  la loi du 08 Aout 1997 qui porte réglementation des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit.

Aux termes de la première de ces lois, pour collecter des fonds de façon habituelle et professionnelle, il faut être une banque. Ce n’est pas le cas d’ICC.

 Par dérogation à cette première loi, la deuxième loi que j’ai citée dispose que les mutuelles et coopératives d’épargne peuvent solliciter des fonds. Mais pour se prévaloir de la qualité de mutuelle, de la qualité de coopérative, il faut que la structure concernée ait été formée sous forme de mutuelle  ou de coopérative. Ce n’est pas non plus le cas d’ICC.

Et enfin, encore à titre dérogatoire, pour favoriser l’épargne de proximité, la deuxième loi que j’ai citée a prévu que même si une structure n’est ni une banque, ni une mutuelle, ni une coopérative, cette structure peut se voir octroyer des fonds, mais alors par une convention signée avec le Ministre des finances et l’économie après avis préalable de la BCEAO. Ce n’est pas non plus le cas d’ICC.

Par conséquent force nous est de dire qu’ICC a opéré en toute illégalité.

Ces activités là consistent en gros en quoi ?

A appâter les épargnants en leur proposant des taux d’intérêt mirifiques, 100%, 200%. Ces taux ne sont possibles que grâce à une collecte permanente et plus rapide que les remboursements. Pour pouvoir rembourser quelqu’un qui a déposé son argent au taux de 100% ou de 200% en un an, il faut nécessairement que ce soit à la suite d’une collecte permanente massive, plus rapide que le rythme de remboursement.

 Ça marche un certain temps, mais ça finit toujours pas s’écrouler. Les banquiers appellent cela Epargne pyramidale. En prenant l’image de la pyramide qui s’écroule et plus techniquement ils appellent cela la chaine de PONZI. PONZI est le nom du célèbre escroc américain qui a initié pour la première fois le système. C’est joliment dit n’est-ce pas ?

Epargne pyramidale, chaine de PONZI… Mais les juristes, les pénalistes surtout eux, ils n’appellent qu’un chat, chat.

Et ces juristes disent ça, c’est de l’escroquerie à grandes échelles, il n’y a pas d’autres mots.

Alors puisqu’il s’agit d’escroquerie, il faut démontrer qu’il s’agit d’escroquerie.

J’ai dit que le procédé est celui de la collecte à grandes échelles.

Vous avez vu, vous avez entendu, cent cinquante mille  épargnants, certainement  plus, cent milliards de fonds collectés. Chers amis ce ne fut pas dans la clandestinité. Ces fonds ont été collectés sur la place publique avec des spots et des encarts publicitaires à la télévision, à la radio avec mention et indication des taux d’intérêt servis. Je l’ai dit tout à l’heure 100%, 200% à l’année. Donc ce n’était pas une activité clandestine, c’était une activité exercée au vu et au su de tout le monde. C’est une activité qui a été protégée par le pouvoir pendant quatre ans.

En effet, ICC a commencé ses activités en 2006 dès l’avènement du régime Yayi Boni.  Les ministres des finances s’appelaient à cette époque Irénée KOUKPAKI et LAWANI. C’est donc eux qui auraient dû signer la convention autorisant ICC à opérer. Ils n’ont rien dit.

 

J’ai dit  tout à l’heure qu’il  fallait avant  la convention, l’avis du directeur de la BCEAO. Le Directeur national de la BCEAO à l’époque jusqu’à une date récente s’appelle Marcel de SOUZA.

 

Chers amis, cette activité s’est poursuivie jusqu’en octobre 2009 et c’est en janvier 2010 que la cellule de surveillance des structures financières décentralisées a diligenté une soi disant mission d’information pour savoir que fait ICC, c’est-à-dire il ya seulement quelques mois. Et à la suite de cette mission, le gouvernement a adressé de simples injonctions aux dirigeants d’ICC.

Savez- vous pour quels motifs ? Parce que le gouvernement a des difficultés à rencontrer  ces dirigeants.

Ce que je dis là, je ne l’invente pas ! Il suffit que vous preniez la réponse faite par le gouvernement aux questions orales des députés.

 Ces vérités-là sont dans la réponse du gouvernement :

-      à savoir  que c’est seulement en Octobre 2009 et en Janvier 2010 qu’ils se sont préoccupés de savoir ce que fait ICC,

-      à savoir qu’ils ont envoyé sur place une mission d’information, que la mission d’information n’a pas réussi à rencontrer les dirigeants  d’ICC et qu’on s’est contenté

 

Chers amis ce ne fut pas dans la clandestinité. Ces fonds ont été collectés sur la place publique avec des spots et des encarts publicitaires à la télévision, à la radio avec mention et indication des taux d’intérêt servis. Je l’ai dit tout à l’heure 100%, 200% à l’année. Donc ce n’était pas une activité clandestine, c’était une activité exercée au vu et au su de tout le monde. C’est une activité qui a été protégée par le pouvoir pendant quatre ans.

En effet, ICC a commencé ses activités en 2006 dès l’avènement du régime Yayi Boni.  Les ministres des finances s’appelaient à cette époque Irénée KOUKPAKI et LAWANI. C’est donc eux qui auraient dû signer la convention autorisant ICC à opérer. Ils n’ont rien dit.

 

J’ai dit  tout à l’heure qu’il  fallait avant  la convention, l’avis du directeur de la BCEAO. Le Directeur national de la BCEAO à l’époque jusqu’à une date récente s’appelle Marcel de SOUZA.

 

Chers amis, cette activité s’est poursuivie jusqu’en octobre 2009 et c’est en janvier 2010 que la cellule de surveillance des structures financières décentralisées a diligenté une soi disant mission d’information pour savoir que fait ICC, c’est-à-dire il ya seulement quelques mois. Et à la suite de cette mission, le gouvernement a adressé de simples injonctions aux dirigeants d’ICC.

Savez- vous pour quels motifs ? Parce que le gouvernement a des difficultés à rencontrer  ces dirigeants.

Ce que je dis là, je ne l’invente pas ! Il suffit que vous preniez la réponse faite par le gouvernement aux questions orales des députés.

 Ces vérités-là sont dans la réponse du gouvernement :

-      à savoir  que c’est seulement en Octobre 2009 et en Janvier 2010 qu’ils se sont préoccupés de savoir ce que fait ICC,

-           à savoir qu’ils ont envoyé sur place une mission d’information, que la mission d’information n’a pas réussi à rencontrer les dirigeants  d’ICC et qu’on s’est contenté