ME HOUNGBEDJI AU SUJET DE L’AFFAIRE ICC Services:« Le chef de l’Etat a violé son serment. Il a violé la constitution.
Il a trahi la confiance placée en lui par le peuple et il doit être
Poursuivi devant la Haute Cour de Justice, lui et ses complices. »
Je voudrais préciser que je prends la parole cet après midi, mandaté par l’Union fait la Nation, pour donner son point de vue sur le scandale ICC qui secoue l’Opinion publique et la République.
Vous seriez fondé à vous demander pourquoi avoir laissé passer tout ce temps depuis que l’affaire a éclaté, avant de réagir ? Vous auriez raison…
Je voudrais dire à ce sujet qu’en réalité, c’est l’Union fait la Nation qui la première a décidé de faire une marche de solidarité avec les victimes de cette affaire. Cette marche aurait dû avoir lieu lundi de la semaine dernière.
Nous y avons finalement renoncé, pourquoi ?
Nous y avons renoncé pour ne pas rentrer dans la logique de provocation qui est celle du pouvoir en place. Vous avez observé en effet que chaque fois que l’opposition organise une manifestation, le pouvoir Yayi Boni se dépêche d’organiser une contre-manifestation le même jour, à la même heure et souvent sur les mêmes lieux. C’est ce que nous appelons la logique de confrontation. Car lorsque des militants de chacun des deux camps se rencontrent à un tel endroit, il est facile de deviner que ce n’est pas pour se faire des bisous. Et singulièrement dans cette affaire là, si nous avions organisé nous autres une marche de solidarité ce jour là avec les victimes, vraisemblablement les marcheurs de la mouvance auraient créé des incidents préjudiciables à l’ordre public et à la paix dans notre pays.
Ce sont des irresponsables. Et comme nous autres, nous ne sommes pas des irresponsables, comme l’Union fait la Nation est quand même composée dans ses structures par un ancien Chef d’Etat, par trois anciens présidents de l’Assemblée Nationale, par des anciens ministres, par des députés ; puisque l’Union fait la Nation constitue un parti de gouvernement, nous avions l’obligation non seulement d’éviter la logique de provocation, mais de nous donner le temps, le recul nécessaire pour nous informer, pour faire des investigations et pour recueillir les éléments qui nous permettent de donner notre point de vue sans grand risque de contestations . Et pour ma part vous me connaissez je ne dis jamais rien en public qui ne puisse être vérifié.
Voilà les raisons pour lesquelles nous avons pris un peu de temps avant de nous présenter à vous aujourd’hui. Nos premiers mots sur cette affaire seront des mots de compassion et de solidarité à l’endroit des victimes. En effet c’est par centaines de milliers que se chiffre le nombre de nos compatriotes victimes directes ou indirectes du scandale ICC. On ne compte pas le nombre de pères de familles, le nombre de mères de famille, le nombre de nos sœurs, de nos frères, des travailleurs, des étudiants et j’en passe, qui se trouvent aujourd’hui spoliés.
Aucune fraction de la classe sociale de notre pays n’est épargnée.
Je voudrais au nom de l’Union fait la Nation leur présenter nos sentiments de solidarité et de sympathie. Les sommes escroquées s’élèvent d’après nos sources à plus de cent milliards de francs CFA. Nous exprimons donc notre compassion à nos compatriotes spoliés mais nous exprimons aussi notre compassion à l’ensemble de notre peuple car il n’y a pas si longtemps encore le Bé
Nos premiers mots sur cette affaire seront des mots de compassion et de solidarité à l’endroit des victimes. En effet c’est par centaines de milliers que se chiffre le nombre de nos compatriotes victimes directes ou indirectes du scandale ICC. On ne compte pas le nombre de pères de familles, le nombre de mères de famille, le nombre de nos sœurs, de nos frères, des travailleurs, des étudiants et j’en passe, qui se trouvent aujourd’hui spoliés.
Aucune fraction de la classe sociale de notre pays n’est épargnée.
Je voudrais au nom de l’Union fait la Nation leur présenter nos sentiments de solidarité et de sympathie. Les sommes escroquées s’élèvent d’après nos sources à plus de cent milliards de francs CFA. Nous exprimons donc notre compassion à nos compatriotes spoliés mais nous exprimons aussi notre compassion à l’ensemble de notre peuple car il n’y a pas si longtemps encore le Bénin était partout présenté comme un modèle de démocratie, comme un modèle de gouvernance et voici qu’aujourd’hui, la presse internationale ne parle plus de nous que comme étant les champions du scandale financier. Notre peuple mérite mieux et nous nous devions de lui présenter aussi notre compassion.
Scandale ICC, de quoi s’agit- il en réalité chers amis ?
ICC est une ONG créée sous le régime de la loi de 1901. C’est –à –dire une simple association. Cette simple association s’est livrée à des activités de collecte d’épargne.
Au Benin, dans notre pays, la collecte d’épargne est régie par deux lois.
Il ya la loi du 27 Juillet 1990 qui porte réglementation bancaire et il ya la loi du 08 Aout 1997 qui porte réglementation des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit.
Aux termes de la première de ces lois, pour collecter des fonds de façon habituelle et professionnelle, il faut être une banque. Ce n’est pas le cas d’ICC.
Par dérogation à cette première loi, la deuxième loi que j’ai citée dispose que les mutuelles et coopératives d’épargne peuvent solliciter des fonds. Mais pour se prévaloir de la qualité de mutuelle, de la qualité de coopérative, il faut que la structure concernée ait été formée sous forme de mutuelle ou de coopérative. Ce n’est pas non plus le cas d’ICC.
Et enfin, encore à titre dérogatoire, pour favoriser l’épargne de proximité, la deuxième loi que j’ai citée a prévu que même si une structure n’est ni une banque, ni une mutuelle, ni une coopérative, cette structure peut se voir octroyer des fonds, mais alors par une convention signée avec le Ministre des finances et l’économie après avis préalable de la BCEAO. Ce n’est pas non plus le cas d’ICC.
Par conséquent force nous est de dire qu’ICC a opéré en toute illégalité.
Ces activités là consistent en gros en quoi ?
A appâter les épargnants en leur proposant des taux d’intérêt mirifiques, 100%, 200%. Ces taux ne sont possibles que grâce à une collecte permanente et plus rapide que les remboursements. Pour pouvoir rembourser quelqu’un qui a déposé son argent au taux de 100% ou de 200% en un an, il faut nécessairement que ce soit à la suite d’une collecte permanente massive, plus rapide que le rythme de remboursement.
Ça marche un certain temps, mais ça finit toujours pas s’écrouler. Les banquiers appellent cela Epargne pyramidale. En prenant l’image de la pyramide qui s’écroule et plus techniquement ils appellent cela la chaine de PONZI. PONZI est le nom du célèbre escroc américain qui a initié pour la première fois le système. C’est joliment dit n’est-ce pas ?
Epargne pyramidale, chaine de PONZI… Mais les juristes, les pénalistes surtout eux, ils n’appellent qu’un chat, chat.
Et ces juristes disent ça, c’est de l’escroquerie à grandes échelles, il n’y a pas d’autres mots.
Alors puisqu’il s’agit d’escroquerie, il faut démontrer qu’il s’agit d’escroquerie.
J’ai dit que le procédé est celui de la collecte à grandes échelles.
Vous avez vu, vous avez entendu, cent cinquante mille épargnants, certainement plus, cent milliards de fonds collectés. Chers amis ce ne fut pas dans la clandestinité. Ces fonds ont été collectés sur la place publique avec des spots et des encarts publicitaires à la télévision, à la radio avec mention et indication des taux d’intérêt servis. Je l’ai dit tout à l’heure 100%, 200% à l’année. Donc ce n’était pas une activité clandestine, c’était une activité exercée au vu et au su de tout le monde. C’est une activité qui a été protégée par le pouvoir pendant quatre ans.
En effet, ICC a commencé ses activités en 2006 dès l’avènement du régime Yayi Boni. Les ministres des finances s’appelaient à cette époque Irénée KOUKPAKI et LAWANI. C’est donc eux qui auraient dû signer la convention autorisant ICC à opérer. Ils n’ont rien dit.
J’ai dit tout à l’heure qu’il fallait avant la convention, l’avis du directeur de la BCEAO. Le Directeur national de la BCEAO à l’époque jusqu’à une date récente s’appelle Marcel de SOUZA.
Chers amis, cette activité s’est poursuivie jusqu’en octobre 2009 et c’est en janvier 2010 que la cellule de surveillance des structures financières décentralisées a diligenté une soi disant mission d’information pour savoir que fait ICC, c’est-à-dire il ya seulement quelques mois. Et à la suite de cette mission, le gouvernement a adressé de simples injonctions aux dirigeants d’ICC.
Savez- vous pour quels motifs ? Parce que le gouvernement a des difficultés à rencontrer ces dirigeants.
Ce que je dis là, je ne l’invente pas ! Il suffit que vous preniez la réponse faite par le gouvernement aux questions orales des députés.
Ces vérités-là sont dans la réponse du gouvernement :
- à savoir que c’est seulement en Octobre 2009 et en Janvier 2010 qu’ils se sont préoccupés de savoir ce que fait ICC,
- à savoir qu’ils ont envoyé sur place une mission d’information, que la mission d’information n’a pas réussi à rencontrer les dirigeants d’ICC et qu’on s’est contenté
Chers amis ce ne fut pas dans la clandestinité. Ces fonds ont été collectés sur la place publique avec des spots et des encarts publicitaires à la télévision, à la radio avec mention et indication des taux d’intérêt servis. Je l’ai dit tout à l’heure 100%, 200% à l’année. Donc ce n’était pas une activité clandestine, c’était une activité exercée au vu et au su de tout le monde. C’est une activité qui a été protégée par le pouvoir pendant quatre ans.
En effet, ICC a commencé ses activités en 2006 dès l’avènement du régime Yayi Boni. Les ministres des finances s’appelaient à cette époque Irénée KOUKPAKI et LAWANI. C’est donc eux qui auraient dû signer la convention autorisant ICC à opérer. Ils n’ont rien dit.
J’ai dit tout à l’heure qu’il fallait avant la convention, l’avis du directeur de la BCEAO. Le Directeur national de la BCEAO à l’époque jusqu’à une date récente s’appelle Marcel de SOUZA.
Chers amis, cette activité s’est poursuivie jusqu’en octobre 2009 et c’est en janvier 2010 que la cellule de surveillance des structures financières décentralisées a diligenté une soi disant mission d’information pour savoir que fait ICC, c’est-à-dire il ya seulement quelques mois. Et à la suite de cette mission, le gouvernement a adressé de simples injonctions aux dirigeants d’ICC.
Savez- vous pour quels motifs ? Parce que le gouvernement a des difficultés à rencontrer ces dirigeants.
Ce que je dis là, je ne l’invente pas ! Il suffit que vous preniez la réponse faite par le gouvernement aux questions orales des députés.
Ces vérités-là sont dans la réponse du gouvernement :
- à savoir que c’est seulement en Octobre 2009 et en Janvier 2010 qu’ils se sont préoccupés de savoir ce que fait ICC,
- à savoir qu’ils ont envoyé sur place une mission d’information, que la mission d’information n’a pas réussi à rencontrer les dirigeants d’ICC et qu’on s’est contenté

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