Vive polémique autour des nouvelles lois électorales:Pourquoi préjuger de l’issue des recours éventuels à la cour constitutionnelle

La nouvelle loi portant règles générales des élections au Bénin a été adopté par les députés ce lundi, avec un vote de 49 voix pour, 21 contre et 1 abstention. Mais déjà, certains députés promettent de saisir la cour constitutionnelle qui aura à intercéder pour que la nouvelle loi ne puisse pas être mise en vigueur. Ces derniers préjugent, de façon à peine voilée, de la sentence des sages. Mais pourquoi les députés de la mouvance sont ils si frileux au jeu démocratique chaque fois qu’ils perdent la bataille ?
Tout le monde convient qu’il faille accélérer toutes les procédures d’étude et d’adoption des lois liées à l’organisation des prochaines élections. C’est donc en réponse aux différents appels que les députés ont décidé d’une cinquième session extraordinaire consacrée essentiellement à l’étude en procédure d’urgence de nouvelles bois portant règles générales des élections au Bénin, règles particulières de l’élection du président de la république et règles particulières pour l’élection des députés. Le dossier est pressant et ne devrait souffrir de délais superflus. Mais l’enjeu n’est pas unanimement partagé à l’hémicycle. Si les uns militent pour une étude desdites lois en procédure d’urgence, d’autres sont dans des schémas saugrenus qui fument l’éternelle odeur de la méfiance réciproque qui vicie l’ambiance de travail au parlement. Manifestement, l’exercice du jeu démocratique qui consacre la dictature de la majorité, est difficilement supportable par certains députés de la mouvance. Ce sont de mauvais perdants qui ne composent jamais avec de perdre parfois certaines batailles politiques à l’assemblée. Ce fanatisme relève d’une dangereuse naïveté politique. Mais les élections de 2011, qui devront marquer un tournant décisif dans l’histoire de notre renouveau démocratique, interdisent tout jeu d’intriques politiciennes trop entêtées. Si nous tenons vraiment à la vertu de la paix, nous devons tous adhérer aux principes sacro-saints qui fondent universellement la démocratie. La guéguerre actuelle à l’assemblée peut encore imaginer toutes les conséquences. Il faut donc prendre garde, et se résoudre à traduire en actes tous les discours pacifistes. La sauvegarde de la cohésion nationale est à ce prix. Le triomphe de l’idéal démocratique est tributaire de la capacité de chaque acteur à savoir perdre et à savoir gagner. Ceux qui jubilent à l’idée qu’ils gagneront tous les recours aux sages, à propos de ces lois électorales, mettent la cour constitutionnelle dans une mauvaise posture, vu que certains Béninois restent toujours obstinément attachés à leurs récriminations contre cette cour jugée trop monocolore et favorable au régime YAYI.

Pénurie de gaz au Bénin:Canal 3 provoque des clarifications opportunes (Bruno AMOUSSOU s’explique, le ministre BADAROU reprécise)

 Les derniers développements de l’actualité nationale tendent à confirmer la dimension politique de la pénurie de gaz au Bénin. Une chronique de la télévision canal 3 a sorti le président Bruno AMOUSSOU de sa réserve habituelle, s’offrant, du coup, l’occasion d’un démenti formel de toute connivence ou alliance avec la société ORYX. Et comme on peut s’y attendre, le ministre de l’économie maritime n’a pas tardé à réagir. Le président AMOUSSOU et le ministre BADAROU se sont succédé hier sur le plateau de la télévision canal 3, dans l’émission ‘’Actu Matin’’ circonstanciellement prolongée, au regard de l’importance de l’enjeu que constitue la bataille pour le gaz. Il y a longtemps que des rumeurs faisaient état de ce que le président de l’union fait la Nation serait associé à la société ORYX. Ce serait donc l’origine des ennuis que connaitrait actuellement la société. La chronique de Sulpice Oscar Gbaguidi a donc tôt fait de sortir Bruno AMOUSSOU de ses gonds, non seulement pour démentir les rumeurs, mais aussi pour confirmer que sa seule ombre lui attire souvent des acharnements gratuits de la part du régime YAYI. Autrement dit, il est venu confirmer l’une des hypothèses développées dans la chronique, et profiter pour répondre à ses détracteurs, et aussi appeler à cesser toute tracasserie inutile à l’encontre d’une société avec laquelle il n’est ni directement ni indirectement associé. Dans les moindres détails, il a juré n’avoir de liens particuliers avec aucun responsable de la société ORYX. Bruno AMOUSSOU trouve trop curieuse cette manière simpliste des prête ; noms derrière chaque société ou entreprise qui réussit au Bénin, et qu’on cherche toujours à tirer vers le bas. ‘’La rumeur ne date pas de maintenant, a dit Bruno AMOUSSOU. Il y a cinq ans, on s’était attaqué à une station de ORYX derrière laquelle l’on soupçonnait ma présence. On n’a lâché prise après avoir constaté que je n’avais aucun intérêt personnel dans cette station’’. Les exemples seraient légion. Mais le ministre des transports portuaires et de l’économie ne s’est nullement fait prier. Il a bondi sur l’occasion, par une descente impromptue sur le plateau. Il tenait à apporter expressément sa part de vérité sur les tenants et les aboutissants de la décision de suspension de la production de gaz par la société ORYX. De ses clarifications, on retient que ce sont des experts de MCA-Bénin qui, après une inspection des installations, ont relevé un risque élevé d’explosion de la bombonne de gaz et ont demandé le vidage et le dégazage. Autrement dit, ORYX ne respecterait pas les normes de stockage requises en la matière au plan international. Il a assuré que c’est une question de responsabilité, et qu’il n’interviendrait pas si les installations de ORYX n’étaient pas logées dans l’enceinte portuaire. Selon lui, la pénurie a été artificiellement provoquée à dessein, puisque c’est deux jours après que le directeur général de ORYX l’a assuré d’une réserve suffisante de gaz qu’on ne pouvait finir de mettre en petite bouteille qu’après 45 jours de travail assidu, que la pénurie s’est déclenchée. Il a rassuré qu’il n’y a aucun lien politique à faire de ce dossier de sécurité publique. Chacun peut maintenant se faire son opinion sur la question, après les clarifications provoquées par canal 3. Sur le dossier de pénurie de gaz qui fait souffrir des milliers de foyer abonnés à la modernité. Bravo Canal 3.

Affaire du secrétaire général de l’UNIPAR limogé puis réhabilité:Des explications du gouvernement pour couvrir l’erreur du ministre de l’enseignement supérieur*

L’affaire du Secrétaire Général de l’Université de Parakou, déchargé le 11 août puis réhabilité par le même conseil des ministres le 20 août 2010, continue de provoquer des vagues au sein de l’opinion et de la presse. Pour mettre fin à la polémique, le secrétaire général du gouvernement s’est essayé à des clarifications. puisque ces mises au point sombrent davantage le conseil des ministres dont les décisions ou conclusions perdent de plus en plus leur essence de fiabilité irréversible.

Les faits et les mises au point du secrétaire général du gouvernement

On doit saluer la promptitude avec laquelle le secrétaire général Ibraïma Souleymane a tenté d’éclairer l’opinion sur ce dossier apparemment trivial. Cela ne vient pas souvent, même face à des dossiers d’intérêt majeur avéré. Au sujet du limogeage et de la réhabilitation du secrétaire général de l’université de Parakou en moins de 10 jours d’intervalle, le Secrétaire Général du gouvernement a rappelé les dispositions de l’article 19 alinéa 2 du décret N°2006-107 du 16 mars 2006, portant création et organisation de deux universités nationales en République du Bénin qui stipule « Le Secrétaire général est nommé en conseil des ministres parmi les cadres A1 pour une durée de cinq (05) ans renouvelable, sur proposition du ministre en charge de l’enseignement supérieur ». Or, M. Marc Abel AYEDOUN a été nommé Secrétaire Général de l’UNIPAR le 19 février 2008. Fort donc de cette disposition qui n’a pas été prise en compte par son ministre, l’intéressé a  attiré l’attention du chef de l’Etat sur le caractère irrégulier de son limogeage immédiatement assorti d’une nomination consolante à la direction de l’orientation et du suivi de l’enseignement supérieur. Sur instruction du chef de l’Etat, le préjudice a été réparé après en avoir informé le Ministre. Alors, le Secrétaire Général du gouvernement ne comprend pas que l’on biaise le sens de cet acte de justice par des amalgames. Selon lui, et on le concède, force doit rester à la loi dans notre pays. Encore qu’aucun decret n’a consacré la nomination de Nasser Bako qui devrait remplacer Abel Marc Ayedoun au secrétariat général de l’Université de Parakou. Il s’offusque donc que certaines presses s’emploient à embaumer ce dossier d’une dose subjective d’ethnocentrisme et de régionalisme. Autrement dit, la réhabilitation de M. Ayédoun ne tient d’aucun lien de parenté entre le chef de l’Etat et l’intéressé. Mais, ces mises au point ne sont pas de nature à étouffer les appréhensions légitimes dans l’opinion.

Des explications pour sauver l’honneur du ministre ?

Tout donne l’air de vouloir sauver l’honneur du ministre Abiola, contraint de se dédire dans ce jeu qui dénote d’une bonne dose de politique. D’abord, le contexte de crise que traverse actuellement le pays n’autorise pas que l’on allonge indéfiniment la liste des mécontents. Cela signifie qu’il faudrait faire économie de certaines maladresses dans la promotion des cadres, surtout si un ministre doit procéder au limogeage d’un cadre qu’il est venu voir en poste. Le ministre François Abiola a sans doute ignoré ce détail, dans les précautions à prendre pour remplacer M. Ayédoun à son poste. M. Ayédoun qui n’est pas né de la dernière pluie, est un cadre émérite confirmé. Il avait occupé plusieurs fonctions avant d’échouer au Secrétariat Général de l’UNIPAR. Ensuite, on devait éviter que le malaise fût consommé. Les clarifications du Secrétaire Général n’émoussent pas donc les appréhensions. La guéguerre reste entièrement latente entre le Secrétaire général réhabilité et son ministre. La preuve, le ministre n’a pas manqué d’opposer de façon anodine, d’autres griefs à la réhabilitation de M. Ayédoun. Après la réhabilitation du SG, que reste-il alors de l’amour-propre et de la notoriété du ministre ? Certes, le décret N°2006-107 qui organise les deux universités du bénin est antérieur à la nomination du ministre François Abiola à la tête du département de l’enseignement supérieur. Mais, si l’ambiance de travail était parfaitement saine, il ne devrait pas  manquer de conseiller qui puisse l’éclairer et l’empêcher de commettre l’erreur pour ne pas avoir à se dédire en fin de compte. Combien sont-ils à être déjà victimes de l’ignorance des textes par leur ministre ? Sans préjuger de leur nombre, il est évident que l’ignorance des textes qui régissent la vie d’un ministère est, pour un ministre, une lacune grave qui, sous d’autres cieux, se paie au comptant, par la démission ou le limogeage de celui qui s’en rend coupable. Mais, au Bénin, démission et limogeage ne sont que des exceptions. L’aveu d’ignorance à ce niveau de la sphère politico administrative n’est pas une faute dans un pays où l’honneur pour l’honneur est la règle. Si non, des arguments relevés par le Secrétaire général du gouvernement, pour arranger l’image du ministre de l’enseignement supérieur, il y en a qui ne résistent guère au sens critique. La République est à la veille de sa ruine lorsqu’un ministre peut se permettre d’ignorer royalement et impunément les textes qui sous-tendent l’épine dorsale du fonctionnement de son département. Là-dessus, le Secrétaire Général du gouvernement aurait du se taire, si ce n’était pas pour sauver un peu la face dans ce jeu où, régulièrement le conseil des ministres, se dédit sans gène. On aura tout vu au Bénin.

Au sujet de l’abscence du ministre de l’agriculture à l’Assemblée Nationale

l’honorable député à l’Assemblée Nationale, Augustin Ahouanvoebla a adressé une question orale au gouvernement pour savoir ce qui a été fait de la gestion des aides reçues par  le gouvernement de la part des partenaires techniques et financier dans le cadre de la valorisation et de la modernisation du secteur agricole depuis 2006 et le point de la productivité du coton de 2006 à ce jour. il a reçu le soutien de certain de ses collègues de l’opposition qui ont cosigné cette question orale auquel le gouvernement a été invité à répondre devant la représentation nationale le jeudi dernier.

Selon des sources officielle, les deux parties seront convenues 14 heures. Empêché par d’autres préoccupations urgentes et qui va aussi dans le profit de toute la Nation, le gouvernement qui devrait répondre à travers le ministre de l’agriculture etde la pêche a pris soin d’appeler le parlement pour informer la représentation nationale, en l’occurence, le Président de céans, André DASSOUNDO de qu’il va accuser un peu de retard avant de répondre présent. le peu de députés présents à l’hémicycle ce jour-là a attendu jusqu’à 16 heures et est reparti sous prétexte que le ministre Sogbossi n’est pas venu.pour la plupart d’entre eux, le gouvernement, à travers Michel SOGBOSSI, a fui le débat et ne voulait pas répondre des questions orales  devant les députés. Cetains parmi eux étaient encore là lorsque le cortège du ministre de l’agriculture est arrivé, composé d’une forte délégation, pour répondre avec preuves à l’appui, aux questions des députés. Malheureusement, la séance était levée et reportée à une date ultérieur.

Ce qu’il convient de retenir ici est le ministre, sûr de ce qu’il ne viendra pas à l’heur, a informé les députés à l’avance. Mieux, le parlement a déjà habitué le gouvernement au retard, puisque souvent, quad il s’agit de répondre à une question orale, c’est le gouvernement qui vient attendre les députés et parois en vain.Le fonctionnement de l’éxécutif est tout autre et ne saurait être comparé à celui du législatif. Le gouvernement, principal gérant de la République, est souvent confronté à des questions urgentes de la Nation et peut arriver à manqué des rendez-vous du genre. Nul part, on n’a pas ignoré l’importance du parlement ou du moins des questions orales, mais il vaut parfois mieux de répondre à des priorités. Une chose est sûe, Michel SOGBOSSI n’est pas resté dans les quatre murs de son bureau pour refuser de répondre à temps à l’appel des députés. De plus, les questions nécessitent unn bilan justifié avec des documents de preuves qu’il faut réunir et étudier avec le représentant du gouvernement qu’est le nouveau Maep.

Qualifier le retard de Michel SOGBOSSI à une fuite serait de la mauvaise foi et s’inscrirait dans une logique d’intoxication du ministre et tout le gouvernement. Pourquoi les députés ne pouvaient pas attendre encore plus ou tout au moins faire appeler le cabinet du ministre par qui de droit afin de s’assurer de sa fuite avant de vider l’hémicycle? Que les dépués de l’opposition arretent le mauvais traitement qu’ils tentent de faire du gouvernement.  

                     Une attitude bizarre de l’honorable Epiphane Quenum

Le député de l’Union fait la Nation était encore là quand le ministre de l’agricuture et sa  délégation sont arrivés. Après avoir été chez le Président Nago dans son bureau pour lui expliquer certainement les raisons de son retard, le Ministre de l’Agriculture, de ‘Elevage et de la pêche a accordé une interviex à la presse parlementaire qui a bien voulu l’écouter pour rendre compte à l’opinion publique. Malheureusement, l’entretien avec la presse n’a pu être terminée et le ministre n’a pas pu s’expliquer sur les raisons de son retard, car, en pleine interview, Michel SOGBOSSI et les journalistes ont été contraints de déguerpir le plus rapidemment possible des lieux pour ne pas être écrasés par le véhicule de Quenum Epiphane. En effet, ce dernier a estimé que le ministre et les journalistes étaient sur sa voie et qu’il ne peut pas attendre qu’ils finissent leur interview avant de partir de l’Assemblée. Les journalistes ont voulu l’amener à se patienter un peu mais il a forcé son chaufeur à foncer sur tous ceux qui se trouvaient sur son passage. voilà une attitude d’un député qui dit qu’il travaille pour la Nation. Cette situation se serait produite au palis de la République et tout le monde traiterait le régime Yayi de tous les mots.

Vivement un séminaire gouvernemental sur le management politique

Le régime du changement est accablé de toutes parts par des affaires qui ternissent son image. Tout le monde a compris, au regard des scandales successifs, que le changement est en panne d’inspiration et de méthode des affaires. Rien que des discours qui perdent toute leur vertu à l’épreuve de la réalité. De toute évidence, le Chef de l’Etat lui-même a perdu la boussole, et vogue au rythme des décisions improvisées, et donc mal mûries. L’idée de refondation se justifie par l’effondrement de toutes les valeurs morales essentielles qui fondent une république. En tout cas, tout révèle que c’est le défaut de méthode et de rigueur dans le management politique qui explique l’échec tangible du changement dont les acteurs recherchent encore désespérément et hypocritement une porte de sortie honorable. Il faudra beaucoup de perspicacité et de rationalité pour retrouver les repères adéquats, susceptibles de sauver le pays du naufrage collectif qui s’annonce de façon imminente. Avant tout séminaire sur le contenu de la refondation projetée par le Chef de l’Etat pour recoller les Béninois aux vertus de paix et de la transcendance de l’intérêt supérieur de la nation, il faudra envisager un séminaire gouvernemental sur la méthode de gestion de l’action publique. Le Chef de l’Etat a intérêt à réactiver le principe des séminaires périodiques qui éclairaient la lanterne des ministres sur des thèmes choisis en conséquence. L’heure est maintenant venue de s’attacher rigoureusement aux dispositions de la charte du gouvernement qui consacre la gestion collégiale des affaires de la république sous le changement.

Grande séance de prière hier à la mosquée centrale du Quartier Jak à Akpakpa:Le Président Adrien Houngbédji communie avec ses frères musulmans

 

Mois de jeûne et de privation, le mois de Ramadan est la période de toutes les grâces chez les fidèles musulmans. A ce titre, les musulmans du quartier Jak et environs ont organisé  hier une grande séance de prière pour que le tout puissant Allah préserve la paix au Bénin. A cette séance de communication directe avec Dieu, infiniment miséricordieux, le candidat unique de l’UN était présent.  Accompagné premier adjoint au maire Léhady Soglo, du maire Moukaram Océni et d’une forte délégation de l’UN,  le Président Adrien Houngbédji est allé manifester sa solidarité à ses frères en carême. La liesse populaire qui a prévalu à sa  descente de voiture dit long sur l’opportunité de sa visite. Loin d’une sortie sur fond de pré -campagne électorale, la visite de Me Adrien Houngbédji est d’abord sous-tendue par une volonté manifeste de communier avec ses frères musulmans en une période aussi pieuse  que celle du mois de ramadan. Ensuite, il s’agit d’une prière pour la  pour la Nation. Et quand on sait que le climat socio-politique est très délétère en cette période préélectorale, ce n’est pas le candidat unique l’UN qui manquera à l’appel. L’intérêt supérieur de la Nation étant en jeu. C’est ce que l’homme a rappelé dans ses propos avant de prier ‘’le seigneur Dieu, infiniment bon et miséricordieux,’’ d’accorder la paix et le bonheur à tous les musulmans et à tout le peuple béninois. Le premier adjoiont au maire de Cotonou Léhady Soglo, le maire moukaram Océni, Atao Hinnouho et autres membres de la délégation ont abondé dans le même sens que même sens que lui dans leurs différentes interventions. Il faire remarquer qu’à cette occasion, l’imam et  toute la communauté musulmane présente ont dit des versets du coran pour implorer la longévité, une robuste santé et la paix sur leur visiteur. Une prière spéciale a été dite pour le préserver des attaques des forces du mal.

Cérémonie de pose de première pierre pour la construction du marché de Sèdégbé:Le Maire Patrice Housou-Guede fait œuvre utile

Le marché de Sèdégbé change bientôt de visage. Samedi dernier, le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Patrice Houssou Guèdè a procédé à la cérémonie de pose de la première pierre du futur marché moderne qui sera érigé d’ici la fin de l’année 2010.

Hermann HOUMMASSE

D’un coût global de 181 millions 713. 005 FCA, le marché moderne de Sèdégbé va comporter entre autres 4 Boutiques, 6 hangars modernes, une batterie de toilette, les ouvrages d’assainissement, et une clôture intégrale. Les travaux de construction dudit marché démarrent sous peu pour finir avant la fin de cette année. Devant une impressionnante foule des populations bénéficiaires et devant un parterre d’autorités communales comme locales, le maire de la commune d’Abomey-Calavi a présenté la maquette du projet. Dans son allocution, le chef quartier de Sèdégbé M. Bernard Binanzon salue l’initiative et souhaite que cette infrastructure ne soit pas un éléphant blanc. L’initiative réjouit le chef d’arrondissement de Godomey, en la personne de Germain Cadja- Dodo, qui voit à travers cet investissement, la vision de développement du chef de l’Etat. Le CA de Godomey a suggéré qu’un comité soit mis en place pour le suivi des travaux. Lesdits travaux sont prévus pour durer quatre mois et seront exécutés par trois entreprises ECT, FADILSA, et ECOBARB. A ce sujet, le maire rassure que chacune des entreprises a déjà reçu 30% des fonds afin de vite accélérer les travaux. « Il ne sert à rien de produire quelque bien si nous ne savions où l’écouler » a dit le maire de la ville d’Abomey-Calavi pour souligner le rôle combien important combien la construction d’un marché joue dans l’écoulement des produits.

L’avis d’appel d’offres relatif à l’étude sur le système de rémunération des agents de l’Etat du Bénin est toujours en souffrance on ne sait où. Il semble que consciemment on inconsciemment, un réseau de mafieux bloque l’évolution normale du processus. Et pourtant, le Direction nationale des marchés publics (Dnmp) avait émis son avis pour trancher et permettre à la consultation d’aller vite à terme. Les observations de la Dnmp disqualifient le consortium AFRICA LABEL GROUP / AFRICA conseil dont les erreurs et maladresses dans le fond et la forme de sa participation à la compétition sont énormes et criardes ainsi que l’atteste le journal des marchés publics N°401 du mardi 27 avril 2010. Au regard de cette invalidité et au regard des dispositions du DAO, le consortium devrait être purement et simplement écarté au profit de son vis-à-vis. Mais, la Dnmp a déclaré ledit appel infructueux et a recommandé au maître d’ouvrage de relancer la procédure. Selon les dernières informations qui nous parviennent, le consortium serait en train de mettre tout en œuvre pour gagner sans la reprise du processus. Entre temps, le nom d’un certain Lalèyè de la coopération Néerlandaise serait abondamment cité pour prêter main forte au consortium compte tenu des relations d’amitié qui le lieraient à monsieur Guidibi. A l’heure actuelle, c’est un flou total qui entour ce dossier. Bien malin celui qui pourrait deviner à quel niveau il se situe. Le ministre Kuassi Gérard doit taper du poing sur la table en sa qualité de maître d’ouvrage. Il faut qu’il insiste sur le respect des lois. Il ne doit pas se laisser distraire encore moins se laisser intimider. Le changement est à ce prix. Nous y reviendrons.

Face aux diverses ‘’affaires’’ qui absorbent le changement:Les béninois de plus en plus insensibles aux discours du chef de l’Etat

(Selon eux, Boni Yayi prononce des mots qui ne guérissent pas leurs maux) Le chef de l’Etat ne rate plus aucune occasion de se repentir et d’appeler ses compatriotes à cultiver, en toutes circonstances, la paix, la tolérance mutuelle, l’amour du prochain ainsi que la transcendance de l’intérêt supérieur sur l’intérêt personnel. La clôture du 56 pèlerinage à la grotte mariale de Dassa-Zoumè lui en donné une nouvelle occasion hier dimanche. Mais, la plupart des Béninois restent maintenant indifférents face aux jérémiades du président Yayi. Il y a comme une lassitude dans l’opinion. Par pius Zongo Hier dimanche, le chef de l’Etat s’est encore adressé à ses compatriotes depuis Dassa-Zoumè. Dans un parfait mélange de genre, il a saisi l’occasion du pèlerinage pour jouer sur le cœur de la Nation. Complètement déboussolé par les multiples affaires qui assombrissent le changement, il a de la peine à observer les règles de retenue que prescrivent certaines circonstances. On ne peut pas faire la politique partout. Certes, dans son contenu, le discours d’hier n’a pas trop péché. On a entendu le chef de l’Etat prier que les ‘’prières’’ de ce dimanche remontent à l’éternel, prier pour que les démons de l’accaparement s’éloignent du Bénin où on note aujourd’hui une terrible ascendance de l’intérêt personnel sur la morale et l’éthique, appeler ses compatriotes à renouer avec les valeurs essentielles que sont la tolérance, la paix, l’amour du prochain, la solidarité inter-réligieuse, la crainte de Dieu bien que la Bénin soit un Etat laïc… il a également remercié le Pape Bénoit XVI pour avoir nommé archevêque de Cotonou le prélat Ganyé. Bref, pour le chef de l’Etat, la question spirituelle doit être maintenant au cœur de tous les débats au Bénin. L’opportunité de cette prêche parallèle reste encore à prouver matériellement. Encore que les multiples scandales relevés au passif du régime du changement ont rendu les populations insensibles aux discours qui fondamentalement, ne paraissent plus très sincères depuis que le ‘’je suis responsable mais pas coupable’’ est devenu la trame essentielle de toutes les justifications de scandales. Ce n’est donc pas évident que le chef de l’Etat ait accroché l’attention des Béninois en s’invitant de façon si impromptue à la tribune du pèlerinage des catholiques à Dassa. Le cœur était d’ailleurs loin des préoccupations politiques qui fondent ces discours improvisés. Ce n’est donc pas sûr que les propos du chef de l’Etat aient d’effet certain sur l’esprit des pèlerins qui étaient loin de penser que l’occasion était aussi propice à la propagande politique. Là-dessus, le chef de l’Etat devra s’aviser que le silence est parfois pour le politicien une prudence vertueuse et stratégique. Autrement dit, il peut utilement afficher parfois une présence discrète à certaines occasions.

AVIS D’appel d’offres relatif a l’étude sur le système de rémunération des agents de l’état du Benin:Qui bloque le processus? (Le ministre Kuassi Gérard doit tirer au clair cette affaire)

L’avis d’appel d’offres relatif à l’étude sur le système de rémunération des agents de l’Etat du Bénin est toujours en souffrance on ne sait où. Il semble que consciemment on inconsciemment, un réseau de mafieux bloque l’évolution normale du processus. Et pourtant, le Direction nationale des marchés publics (Dnmp) avait émis son avis pour trancher et permettre à la consultation d’aller vite à terme. Les observations de la Dnmp disqualifient le consortium AFRICA LABEL GROUP / AFRICA conseil dont les erreurs et maladresses dans le fond et la forme de sa participation à la compétition sont énormes et criardes ainsi que l’atteste le journal des marchés publics N°401 du mardi 27 avril 2010. au regard de cette invalidité et au regard des dispositions du DAO, le consortium devrait être purement et simplement écarté au profit de son vis-à-vis. Mais, la Dnmp a déclaré ledit appel infructueux et a recommandé au maître d’ouvrage de relancer la procédure. Selon les dernières informations qui nous parviennent, le consortium serait en train de mettre tout en œuvre pour gagner sans la reprise du processus. Entre temps, le nom d’un certain Lalèyè de la coopération Néerlandaise serait abondamment cité pour prêter main forte au consortium compte tenu des relations d’amitié qui le lieraient à monsieur Guidibi. A l’heure actuelle, c’est un flou total qui entour ce dossier. Bien malin celui qui pourrait deviner à quel niveau il se situe. Le ministre Kuassi Gérard doit taper du poing sur la table en sa qualité de maître d’ouvrage. Il faut qu’il insiste sur le respect des lois. Il ne doit pas se laisser distraire encore moins se laisser intimider. Le changement est à ce prix. Nous y reviendrons. Par Pius ZONGO

Bénin/ climat social délétère:Surtout pas une révolte populaire !

Avec l’éclatement du scandale Icc-Services et ses imbrications, le Bénin est rentré dans une nouvelle ère de crise socio-politique très aigüe qui laisse entrevoir l’effritement de la paix sociale et l’imminence d’une insurrection populaire. Tous les indicateurs clignotent le rouge. Le dossier Icc est devenu un champ de bataille politique où opposition et mouvance s’affrontent. Par l’entremise de la presse, on s’accuse mutuellement pendant que les populations grugées dans cette affaire continuent de soigner les blessures. Les syndicalistes n’ont pas tardé à rentrer dans la danse. Ils n’entendent rater pour rien au monde cette occasion en or d’en ‘’finir’’ avec le gouvernement. Gaston Azoua et les autres ont récupéré la balle au fond et ne cachent plus leurs intentions de ranger au placard de l’histoire le régime du changement et son chef. A travers deux sorties publiques toutes musclées, ils ont déversé leur bile. L’atmosphère est viciée, le mercure a tellement monté au point où le thermomètre est sur le point d’exploser. Nostalgique de la révolution civile de 1963, Gaston Azoua se met en tête du peloton pour, non pas seulement prophétiser la guerre civile, mais appeler la masse ouvrière à la révolte pour ‘’chasser’’ Yayi du pouvoir. Lors de la dernière sortie des confédérations syndicales, il a martelé haut et fort que c’est la révolution des travailleurs qui a pu triompher du gouvernement du premier président de la République, Hubert Koutoukou Maga. Ces propos incendiaires en une période aussi critique que celle pré-électorale que nous traversons, n’augure rien de bon. D’ailleurs, certaines sources informent que des travailleurs spoliés s’activent déjà pour investir la rue. Visiblement, le Bénin va mal. Le changement très mal. Et il faut parer au plus pressé pour ne pas voir ce pays basculer dans une escalade de violence. Les anciens présidents Emile Derlin Zinsou, Mathieu Kérékou et Nicéphore Soglo ont déjà posé l’acte patriotique en s’invitant très activement dans la résolution de la crise. Mais cela ne saurait suffire pour étouffer les passions machiavéliques de certains béninois enclins au désastre dans la cité. Que l’on soit syndicaliste, opposant, mouvancier ou client grugé, nous sommes tous béninois. Le Bénin nous appartient tous et personne n’a intérêt que ce pays bascule dans le noir. Le retour de la paix est un devoir patriotique qui incombe à nous tous. En 50 ans d’indépendance, le Bénin a déjà vaincu la fatalité pour renouer aujourd’hui avec une révolte populaire.

George Weah au Libéria comme Me Houngbédji au Bénin ?

Après l’expérience malheureuse à la présidentielle de 2005 dans son pays, le footballeur international libérien George Weah a certainement pris goût à la compétition politique. Tirant leçon des facteurs qui ont expliqué son échec à cette consultation électorale, George Weah s’inscrit dans une nouvelle dynamique offensive, à l’horizon des prochaines élections présidentielles dans son pays. Cette fois-ci, il se présentera sous la bannière d’une coalition de partis d’opposition, dont celui de l’ex-président Charles Taylor. Il a sans doute compris qu’ensemble on est toujours plus fort en politique. Avec le soutien de l’ancien président, George Weah mobilise toutes les chances de démentir les pronostics favorables à la réélection d’Ellen Jonhson Sirleaf qui partirait gagnante. Le candidat malheureux de 2005 s’inscrit ainsi sur les traces de Me Houngbédji, désigné au Bénin par l’Union fait la Nation, pour porter l’étendard de l’opposition aux prochaines élections de 2011. Peu à peu, les hommes politiques africains découvrent les vertus d’une solidarité agissante pour la conquête du pouvoir. Si seulement la mayonnaise de cette heureuse synergie pour la conquête du pouvoir pouvait prendre et faire école sur le continent, on assisterait à moins de contestations post-électorales, souvent entachées de violence génératrice de guerre civile. Aussi l’initiative des coalitions contribuerait-elle à simplifier le paysage politique en Afrique, et donc à éviter la cacophonie des ambitions parfois très préjudiciable à la cohésion nationale.

Dans la perspective des échéances de 2011:La pré-campagne déjà dangereusement dominée par la bataille Yayi-Tchané

 

    Boni Yayi,par ses partisans zélés interposés, n’a jamais caché son allergie à l’activisme discret de son challenger probable de 2011, Abdoulaye Bio Tchané. Déjà tous des signes avant-coureurs tangibles annoncent que la campagne présidentielle de 2011 sera fortement dominée par la bataille Yayi-Tchané. Et il faut craindre que le jeu ne tourne au drame avec une escalade de la violence à l’horizon des échéances de 2011.

L’obsession Tchané et ses conséquences malencontreuses

         Depuis que l’on a commencé à agiter la candidature probable de l’actuel président de la BOAD à la magistrature suprême, Boni Yayi et ses partisans n’ont plus jamais dormi sur leurs deux oreilles. L’Affichage d’une allergie aux sorties discrètes et intelligemment bien calculées de Bio Tchané provoque des réactions ridicules dans le camp d’en face. Le forum sur l’investissement et l’épargne organisé à Cotonou par les experts et praticiens du monde de la finance, a offert le premier théâtre de ce duel politico-électoral a distance entre Boni Yayi et celui qui l’a succédé à la BOAD. Depuis cet incident au salon de l’investissement et de l’épargne de la SOAGA (Société Ouest Africaine de Gestion d’Actifs), le camp Yayi n’a plus cessé de multiplier les provocations. A mesure que les jours passent, les partisans zélés et très belliqueux du Chef de l’Etat s’invitent régulièrement dans un activisme maladroit que la mouvance risque de payer cher, si elle n’y prend garde pour ralentir la cadence. Surtout que Bio Tchané se plait maintenant à mettre leurs nerfs à fleur de peau, chaque fois que l’occasion s’offre à lui. La récente tournée de Bio Tchané dans le septentrion en est une révélation patente. Puis après, Bio Tchané n’arrête plus d’enchaîner les provocations implicites et intelligentes qui font souffrir les partisans du chef de l’Etat sur le terrain. Le week-end écoulé, à la faveur de la fête de l’igname à Savalou, l’homme de la BOAD a eu droit au tapis rouge, avec un soutien massif d’admirateurs politiques de haut rang, pendant que les rares personnalités de la mouvance qui se sont invitées à la fête rasaient les mûrs, complètement dépaysées. Au lendemain de l’apothéose de Savalou, Bio Tchané a encore eu droit à d’autres honneurs mérités de la part des princes d’Abomey. Visiblement, Boni Yayi est lâché par bon nombre de ses partisans qui voient déjà l’horizon très obscur pour la mouvance.

George Weah au Libéria comme Me Houngbédji au Bénin ?

Après l’expérience malheureuse à la présidentielle de 2005 dans son pays, le footballeur international libérien George Weah a certainement pris goût à la compétition politique. Tirant leçon des facteurs qui ont expliqué son échec à cette consultation électorale, George Weah s’inscrit dans une nouvelle dynamique offensive, à l’horizon des prochaines élections présidentielles dans son pays. Cette fois-ci, il se présentera sous la bannière d’une coalition de partis d’opposition, dont celui de l’ex-président Charles Taylor. Il a sans doute compris qu’ensemble on est toujours plus fort en politique. Avec le soutien de l’ancien président, George Weah mobilise toutes les chances de démentir les pronostics favorables à la réélection d’Ellen Jonhson Sirleaf qui partirait gagnante. Le candidat malheureux de 2005 s’inscrit ainsi sur les traces de Me Houngbédji, désigné au Bénin par l’Union fait la Nation, pour porter l’étendard de l’opposition aux prochaines élections de 2011. Peu à peu, les hommes politiques africains découvrent les vertus d’une solidarité agissante pour la conquête du pouvoir. Si seulement la mayonnaise de cette heureuse synergie pour la conquête du pouvoir pouvait prendre et faire école sur le continent, on assisterait à moins de contestations post-électorales, souvent entachées de violence génératrice de guerre civile. Aussi l’initiative des coalitions contribuerait-elle à simplifier le paysage politique en Afrique, et donc à éviter la cacophonie des ambitions parfois très préjudiciable à la cohésion nationale.