George Weah au Libéria comme Me Houngbédji au Bénin ?

Après l’expérience malheureuse à la présidentielle de 2005 dans son pays, le footballeur international libérien George Weah a certainement pris goût à la compétition politique. Tirant leçon des facteurs qui ont expliqué son échec à cette consultation électorale, George Weah s’inscrit dans une nouvelle dynamique offensive, à l’horizon des prochaines élections présidentielles dans son pays. Cette fois-ci, il se présentera sous la bannière d’une coalition de partis d’opposition, dont celui de l’ex-président Charles Taylor. Il a sans doute compris qu’ensemble on est toujours plus fort en politique. Avec le soutien de l’ancien président, George Weah mobilise toutes les chances de démentir les pronostics favorables à la réélection d’Ellen Jonhson Sirleaf qui partirait gagnante. Le candidat malheureux de 2005 s’inscrit ainsi sur les traces de Me Houngbédji, désigné au Bénin par l’Union fait la Nation, pour porter l’étendard de l’opposition aux prochaines élections de 2011. Peu à peu, les hommes politiques africains découvrent les vertus d’une solidarité agissante pour la conquête du pouvoir. Si seulement la mayonnaise de cette heureuse synergie pour la conquête du pouvoir pouvait prendre et faire école sur le continent, on assisterait à moins de contestations post-électorales, souvent entachées de violence génératrice de guerre civile. Aussi l’initiative des coalitions contribuerait-elle à simplifier le paysage politique en Afrique, et donc à éviter la cacophonie des ambitions parfois très préjudiciable à la cohésion nationale.

Partager cette page :
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • MySpace
  • RSS
  • Wikio
  • Yahoo! Bookmarks

Laisser une reponse