Affaire du secrétaire général de l’UNIPAR limogé puis réhabilité:Des explications du gouvernement pour couvrir l’erreur du ministre de l’enseignement supérieur*
L’affaire du Secrétaire Général de l’Université de Parakou, déchargé le 11 août puis réhabilité par le même conseil des ministres le 20 août 2010, continue de provoquer des vagues au sein de l’opinion et de la presse. Pour mettre fin à la polémique, le secrétaire général du gouvernement s’est essayé à des clarifications. puisque ces mises au point sombrent davantage le conseil des ministres dont les décisions ou conclusions perdent de plus en plus leur essence de fiabilité irréversible.
Les faits et les mises au point du secrétaire général du gouvernement
On doit saluer la promptitude avec laquelle le secrétaire général Ibraïma Souleymane a tenté d’éclairer l’opinion sur ce dossier apparemment trivial. Cela ne vient pas souvent, même face à des dossiers d’intérêt majeur avéré. Au sujet du limogeage et de la réhabilitation du secrétaire général de l’université de Parakou en moins de 10 jours d’intervalle, le Secrétaire Général du gouvernement a rappelé les dispositions de l’article 19 alinéa 2 du décret N°2006-107 du 16 mars 2006, portant création et organisation de deux universités nationales en République du Bénin qui stipule « Le Secrétaire général est nommé en conseil des ministres parmi les cadres A1 pour une durée de cinq (05) ans renouvelable, sur proposition du ministre en charge de l’enseignement supérieur ». Or, M. Marc Abel AYEDOUN a été nommé Secrétaire Général de l’UNIPAR le 19 février 2008. Fort donc de cette disposition qui n’a pas été prise en compte par son ministre, l’intéressé a attiré l’attention du chef de l’Etat sur le caractère irrégulier de son limogeage immédiatement assorti d’une nomination consolante à la direction de l’orientation et du suivi de l’enseignement supérieur. Sur instruction du chef de l’Etat, le préjudice a été réparé après en avoir informé le Ministre. Alors, le Secrétaire Général du gouvernement ne comprend pas que l’on biaise le sens de cet acte de justice par des amalgames. Selon lui, et on le concède, force doit rester à la loi dans notre pays. Encore qu’aucun decret n’a consacré la nomination de Nasser Bako qui devrait remplacer Abel Marc Ayedoun au secrétariat général de l’Université de Parakou. Il s’offusque donc que certaines presses s’emploient à embaumer ce dossier d’une dose subjective d’ethnocentrisme et de régionalisme. Autrement dit, la réhabilitation de M. Ayédoun ne tient d’aucun lien de parenté entre le chef de l’Etat et l’intéressé. Mais, ces mises au point ne sont pas de nature à étouffer les appréhensions légitimes dans l’opinion.
Des explications pour sauver l’honneur du ministre ?
Tout donne l’air de vouloir sauver l’honneur du ministre Abiola, contraint de se dédire dans ce jeu qui dénote d’une bonne dose de politique. D’abord, le contexte de crise que traverse actuellement le pays n’autorise pas que l’on allonge indéfiniment la liste des mécontents. Cela signifie qu’il faudrait faire économie de certaines maladresses dans la promotion des cadres, surtout si un ministre doit procéder au limogeage d’un cadre qu’il est venu voir en poste. Le ministre François Abiola a sans doute ignoré ce détail, dans les précautions à prendre pour remplacer M. Ayédoun à son poste. M. Ayédoun qui n’est pas né de la dernière pluie, est un cadre émérite confirmé. Il avait occupé plusieurs fonctions avant d’échouer au Secrétariat Général de l’UNIPAR. Ensuite, on devait éviter que le malaise fût consommé. Les clarifications du Secrétaire Général n’émoussent pas donc les appréhensions. La guéguerre reste entièrement latente entre le Secrétaire général réhabilité et son ministre. La preuve, le ministre n’a pas manqué d’opposer de façon anodine, d’autres griefs à la réhabilitation de M. Ayédoun. Après la réhabilitation du SG, que reste-il alors de l’amour-propre et de la notoriété du ministre ? Certes, le décret N°2006-107 qui organise les deux universités du bénin est antérieur à la nomination du ministre François Abiola à la tête du département de l’enseignement supérieur. Mais, si l’ambiance de travail était parfaitement saine, il ne devrait pas manquer de conseiller qui puisse l’éclairer et l’empêcher de commettre l’erreur pour ne pas avoir à se dédire en fin de compte. Combien sont-ils à être déjà victimes de l’ignorance des textes par leur ministre ? Sans préjuger de leur nombre, il est évident que l’ignorance des textes qui régissent la vie d’un ministère est, pour un ministre, une lacune grave qui, sous d’autres cieux, se paie au comptant, par la démission ou le limogeage de celui qui s’en rend coupable. Mais, au Bénin, démission et limogeage ne sont que des exceptions. L’aveu d’ignorance à ce niveau de la sphère politico administrative n’est pas une faute dans un pays où l’honneur pour l’honneur est la règle. Si non, des arguments relevés par le Secrétaire général du gouvernement, pour arranger l’image du ministre de l’enseignement supérieur, il y en a qui ne résistent guère au sens critique. La République est à la veille de sa ruine lorsqu’un ministre peut se permettre d’ignorer royalement et impunément les textes qui sous-tendent l’épine dorsale du fonctionnement de son département. Là-dessus, le Secrétaire Général du gouvernement aurait du se taire, si ce n’était pas pour sauver un peu la face dans ce jeu où, régulièrement le conseil des ministres, se dédit sans gène. On aura tout vu au Bénin.
Au sujet de l’abscence du ministre de l’agriculture à l’Assemblée Nationale
l’honorable député à l’Assemblée Nationale, Augustin Ahouanvoebla a adressé une question orale au gouvernement pour savoir ce qui a été fait de la gestion des aides reçues par le gouvernement de la part des partenaires techniques et financier dans le cadre de la valorisation et de la modernisation du secteur agricole depuis 2006 et le point de la productivité du coton de 2006 à ce jour. il a reçu le soutien de certain de ses collègues de l’opposition qui ont cosigné cette question orale auquel le gouvernement a été invité à répondre devant la représentation nationale le jeudi dernier.
Selon des sources officielle, les deux parties seront convenues 14 heures. Empêché par d’autres préoccupations urgentes et qui va aussi dans le profit de toute la Nation, le gouvernement qui devrait répondre à travers le ministre de l’agriculture etde la pêche a pris soin d’appeler le parlement pour informer la représentation nationale, en l’occurence, le Président de céans, André DASSOUNDO de qu’il va accuser un peu de retard avant de répondre présent. le peu de députés présents à l’hémicycle ce jour-là a attendu jusqu’à 16 heures et est reparti sous prétexte que le ministre Sogbossi n’est pas venu.pour la plupart d’entre eux, le gouvernement, à travers Michel SOGBOSSI, a fui le débat et ne voulait pas répondre des questions orales devant les députés. Cetains parmi eux étaient encore là lorsque le cortège du ministre de l’agriculture est arrivé, composé d’une forte délégation, pour répondre avec preuves à l’appui, aux questions des députés. Malheureusement, la séance était levée et reportée à une date ultérieur.
Ce qu’il convient de retenir ici est le ministre, sûr de ce qu’il ne viendra pas à l’heur, a informé les députés à l’avance. Mieux, le parlement a déjà habitué le gouvernement au retard, puisque souvent, quad il s’agit de répondre à une question orale, c’est le gouvernement qui vient attendre les députés et parois en vain.Le fonctionnement de l’éxécutif est tout autre et ne saurait être comparé à celui du législatif. Le gouvernement, principal gérant de la République, est souvent confronté à des questions urgentes de la Nation et peut arriver à manqué des rendez-vous du genre. Nul part, on n’a pas ignoré l’importance du parlement ou du moins des questions orales, mais il vaut parfois mieux de répondre à des priorités. Une chose est sûe, Michel SOGBOSSI n’est pas resté dans les quatre murs de son bureau pour refuser de répondre à temps à l’appel des députés. De plus, les questions nécessitent unn bilan justifié avec des documents de preuves qu’il faut réunir et étudier avec le représentant du gouvernement qu’est le nouveau Maep.
Qualifier le retard de Michel SOGBOSSI à une fuite serait de la mauvaise foi et s’inscrirait dans une logique d’intoxication du ministre et tout le gouvernement. Pourquoi les députés ne pouvaient pas attendre encore plus ou tout au moins faire appeler le cabinet du ministre par qui de droit afin de s’assurer de sa fuite avant de vider l’hémicycle? Que les dépués de l’opposition arretent le mauvais traitement qu’ils tentent de faire du gouvernement.
Une attitude bizarre de l’honorable Epiphane Quenum
Le député de l’Union fait la Nation était encore là quand le ministre de l’agricuture et sa délégation sont arrivés. Après avoir été chez le Président Nago dans son bureau pour lui expliquer certainement les raisons de son retard, le Ministre de l’Agriculture, de ‘Elevage et de la pêche a accordé une interviex à la presse parlementaire qui a bien voulu l’écouter pour rendre compte à l’opinion publique. Malheureusement, l’entretien avec la presse n’a pu être terminée et le ministre n’a pas pu s’expliquer sur les raisons de son retard, car, en pleine interview, Michel SOGBOSSI et les journalistes ont été contraints de déguerpir le plus rapidemment possible des lieux pour ne pas être écrasés par le véhicule de Quenum Epiphane. En effet, ce dernier a estimé que le ministre et les journalistes étaient sur sa voie et qu’il ne peut pas attendre qu’ils finissent leur interview avant de partir de l’Assemblée. Les journalistes ont voulu l’amener à se patienter un peu mais il a forcé son chaufeur à foncer sur tous ceux qui se trouvaient sur son passage. voilà une attitude d’un député qui dit qu’il travaille pour la Nation. Cette situation se serait produite au palis de la République et tout le monde traiterait le régime Yayi de tous les mots.

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