Le ministre d’Etat Iréné KOUKPAKI à la tête de l’UDBN: Un plan B de la mouvance pour 2011 ?

              

           Ce dimanche, l’union pour le développement du Bénin Nouveau (UDBN) a tenu un congrès extraordinaire à l’issue duquel de grandes décisions ont été prises. En effet, après s’être prononcé sur les grands dossiers qui font l’actualité nationale, le congrès a décidé désormais de confier la destiné du parti au ministre d’Etat Iréné KOUKPAKI. Cette décision laisse tout le monde inquisiteur et perplexe.

 

                         De sources proches du congrès, c’est dans la matinée d’hier que le ministre KOUKPAKI aurait été placé devant le fait accompli. Au plan technique, l’homme ne manque pas de mérite et de compétence.             A ces talents de technocrates, il faudrait ajouter les valeurs morales qu’incarne le ministre Koukpaki. Mais que vaudra t-il réellement sur le terrain politique où les donnes sont très compliquées pour un néophyte ? Comment peut –il entamer une carrière politique à six  mois des échéances capitales de 2011 ? Le ministre Koukpaki s’est tout le temps démarqué des querelles politiques. Mais la nouvelle promotion qui lui est faite ne peut pas manquer d’intérêts ni de finalité précise. Aussi cette promotion devrait bénéficier de l’onction du chef de l’Etat à qui l’homme est toujours resté fidèle. L’UDBN serait-t-il désormais un parti d’Etat qui supplanterait les FCBE et l’UMPP toujours encline à des déchirements incongrues et à des querelles de leadership ? Le ministre Koukpaki serait-t-il le joker alternatif  de la mouvance pour sauver la face en 2011, vu que la cote de popularité de Boni Yayi  ne cesse de s’effriter chaque jour ? De folles rumeurs annonçaient déjà de façon persistante, Boni Yayi candidat à la députation de 2011. Autrement dit, le chef de l’Etat ne tiendrait plus  à la course présidentielle. Ce qui est sur, cette décision surprise’ ne peut relever d’un hasard. Mais KOUKPAKI peut –t-il relever le défi  de concilier les intérêts divergents d’une mouvance mue par une cacophonie d’ambitions parfois puériles ? Ce n’est pas évident. On ne l’a jamais vu sur le terrain politique où les calculs et les rivalités relèvent de la gageure. On retient donc que Koukpaki peut être l’autre plan B de la mouvance.  Et la stratégie ne manquera pas de pertinence même si on peut douter de son efficacité. Les jours qui viendront nous édifieront.

Lorys HOUNON

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