Ephrem ZANNOU au sujet de la phase d’enregistrement biométrique dans l’ouémé plateau:‘’Boni Yayi doit se démarquer de tout ce qui se trame en son nom’’
Le rapporteur de la commission communale de supervision de la Lépi à Porto-Novo, Me Ephrem ZANNOU était hier sur l’émission ‘’Question d’actualité de Golf TV/FM. Comme on peut s’en douter, il a été essentiellement question de la Lépi contre laquelle il a eu la dent dure Jacques Sègla De graves irrégularités dans le processus Selon Euphrem Zannou, les données actuellement disponibles au centre national de traitement ne sont pas fiables. Il s’est particulièrement appesanti sur l’opération d’enregistrement biométrique dans les départements de l’ouémé plateau. L’opération serait entachée de gravis irrégularités qui suscitent moult appréhension. Et il est allé dans les moindres détails. A Adjarra par exemple, les kits n’ont pu capter que les que les empreintes de deux doigts, alors que la loi a prévu de prendre les empreintes des dix doigts. Il parlé de kits défectueux incapables de prendre toues les empreintes. Les cahiers de recensement des retardataires déposés dans chaque arrondissement à l’issue de l’opération porte à porte n’ont pas été pris en copte. En conséquence, il dénonce une marche forcée qui promet à terme une Lépi non consensuelle, qui laisserait sur le carreau des milliers d’électeurs potentiels. Corriger les erreurs en évoluant ou arrêter simplement l’opération ? Les irrégularités sont trop graves pour les banaliser et continuer l’opération, a répondu l’invité. Si l’on ne veut pas ôter le droit de vote à des gens, qui ont- toujours voté, si l’on veut d’une Lépi, instrument de développement et gage d’élection transparentes et crédibles, il faut arrêter le processus et évaluer ce qui est réalisé, pour en tirer ce qui est exploitable, avant d’évoluer. En tous cas, de l’avis de M. Zannou, la Lépi qui se prépare est une menace pour la stabilité de notre pays. Les intérêts politiques inavoués ont déjà hypothéqué son avenir. Si on laisse le processus évolué en l’état, on ira droit à la catastrophe, vu la politique d’exclusion flagrante qui sous-tend l’opération. Alors, il ne faut pas conduire le processus sous la pression d’hypothétique délais, avertis M. Zannou. Le superviseur Général, pas toujours compris par les techniciens Euphrem Zannou doute de la compétence des techniciens membre de la Mirena. Selon lui, une étude devait précéder le lancement de l’opération. Le superviseur Nassirou Arifari Bako l’aurait même proposée mais, n’airait pas été écouté par ls techniciens. Aujourd’hui, les faits lui donnent raison. Dans l’ouémé, après près de 30 jours, d’enregistrement, on est encore à hauter de 61% et de 70 % environ dans le plateau. Il s’est appuyé sur le cas de Espérance FAGNIBO, délégué du recensement d’arrondissement n’aurait pas retrouvé son nom dans les kits alors qu’elle a été régulièrement recensée. Certains kits ne parviendraient pas à prendre toutes les empreintes. Le superviseur Arifari Bako aurait demandé un rapport qui ne lui est parvenu que quatre jours plus tard. Comme quoi, il y a des dysfonctionnements monstrueux qui ne sauraient attester la fiabilité de l’opération en cours. Si la CPS avait été bien conseillée, elle aurait épargné les communes disposant déjà de registre foncier urbain de la cartographie censitaire. Autrement dit, la cartographie censitaire à Porto- Novo, à Cotonou, à Parakou, Natitingou Kandi, Djougou, n’est qu’un gâchis financier. Aussi, les opérateurs des kits d’enregistrement biométrique n’ont pas été formés pour la cause. Dans ces conditions, la manipulation des kits est déjà une difficulté au départ de l’opération. Au regard de toutes ces difficultés d’ordre techniques, M. Zannou lance des appels pressants. Les appels M. Zannou invite les partenaires techniques financiers à ne pas être complices d’un instrument électoral qui mènera le Bénin vers le déluge. Car, continuer à injecter de l’argent dans la poursuite de cette opération, est une option risquée tant qu’on aurait pas éclairé ce qui est fait jusque –là pour savoir sur quelle base évoluer. Il appelle le peuple à la veille permanente pour que le Bénin soit épargné des soubresauts socio politiques qui agitent certains coins de la sous région. Aussi appelle t-il le chef de l’Etat, garant de la paix et de l’unité nationale, à se démarquer de tout ce qui se trame en son nom, à ne pas être à l’origine de ce qui se prépare contre notre pays à s’en démarquer à travers une déclaration honnête, et a rappeler également la responsabilité des membres de la CPS/Lépi et de la Mirena pour que chacun sache qu’il st au service de la nation et non au service d’un homme ou même au service d’eux-mêmes.

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