Proclamation du Manifeste du cinquantenaire des indépendances africaines:Les 50 résolutions pour une Afrique qui gagne

Les rideaux sont tombés sur le dernier symposium international sur le cinquantenaire des indépendances africaines. Après 5 jours de débats très enrichissants et très nourris, les assises ont connu leur épilogue samedi dernier par la proclamation du manifeste du cinquantenaire. Un document qui trace en 50 points les lignes pour une nouvelle Afrique.

Par Lorys S.C HOUNON

Qu’est-ce que l’Afrique a pu faire de ses 50 ans d’indépendance ? C’est la grosse interrogation qui a justifié la tenue en terre béninoise, du 16 au 20 novembre dernier, du colloque international sur le cinquantenaire les indépendances africaines. Pendant cinq jours donc, l’intelligentsia africaine s’est penchée sur la question du devenir du continent noir les 50 prochaines années. Scientifiques, historiens, géographes, sociologue, philosophe, hommes de lettre, hommes de culture et hommes politiques, ces témoins d’hier et acteurs d’aujourd’hui, se sont réunis à Cotonou pour penser autrement l’avenir de l’Afrique. Dans son allocution de bienvenue, le professeur Albert Tévoèdjrè, en sa qualité de président du comité d’organisation a rappelé le fondement du thème sur lequel l’intelligentsia africaine est appelée à réfléchir pour un centenaire très reluisant.
 » L’audace, unique défi pour une Afrique nouvelle « , ainsi s’est libellé le thème central autour duquel se sont articulées les différentes communications.
Au cours des travaux, les participants venus de tous les horizons d’Afrique et du monde, se sont d’abord livrés à un devoir de mémoire pour une critique objective du chemin parcouru, avant de jeter les pistes de réflexion pour redresser la barre. Après 50 ans d’indépendance, il est indéniable aujourd’hui que la situation de l’Afrique est semblable à celle d’un mendiant assis sur une mine d’or. L’Afrique reste le maillon vulnérable du système mondial. Et pourtant elle dispose de nombreuses ressources naturelles, les hydrocarbures, l’uranium, les minéraux rares, les terres agricoles… . Ayant pris conscience de cette réalité, le peuple africain doit maintenant se donner les armes pour profiter du système. L’Afrique doit se lever maintenant pour bouleverser l’ordre des choses. Et cela passe par l’audace. L’audace, l’audace et toujours l’audace. L’audace de penser, l’audace d’agir, l’audace de changer les choses… . Pour le ministre d’Etat Irénée Koupaki, ‘’ le combat pour la libération n’est pas fini. Il se pose aujourd’hui en d’autres termes, et se gagnera sur le front du développement. Il nous faut construire une Afrique debout, une Afrique qui gagne, une Afrique, espace de mieux-être partagé.’’ Pour la député de Guyane, Christiane Taubira, il est plus que jamais question pour l’Afrique de se donner l’audace d’ouvrir l’avenir. En s’adressant à la jeunesse africaine en général et celle béninoise en particulier, le président de la République du Rwanda, S.E.M Paul Kagamé demande à la génération montante de s’investisse dans des initiatives novatrices, seul gage d’un nouvel essor pour l’Afrique.
A l’issue des assise, le colloque a accouché d’un manifeste proclamé samedi dernier par le professeur Albert Tévoèdjrè. Ce document, un vrai outil de développement, décline en 50 points les recommandations pour l’éclosion d’une Afrique qui gagne, une Afrique espace de mieux-être partagé.
Les fruits ont tenu la promesse des fleurs.
L’histoire retiendra que les jalons d’une Afrique nouvelle ont été posés au Bénin, l’ex quartier Latin de l’Afrique.

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