Tension dans l’enseignement secondaire:
L’année scolaire 2010-2011 démarrée timidement le 04 octobre dernier est loin de nous avoir livré tous ses secrets. Tout évolue au rythme de mouvements d’humeur d’enseignants frustrés pour des motifs divers. Le ministre de l’enseignement secondaire peine particulièrement à retrouver la sérénité et le moral nécessaire à une gestion efficiente du département dont-il a la charge.
Après la grogne des enseignants qui auraient été victimes de mutations ou de nominations arbitraires, le ministre Aké Natondé fait maintenant face à des mouvements plus organisés. Sit in et débrayages s’enchaînent à une intensité sans cesse croissante. Des enseignants de zone d’accès difficile revendiquent les primes de zones déshéritées. Des enseignants vacataires reclament leur reversement en catégorie d’enseignants contractuels de l’Etat. Les enseignants contractuels de l’Etat exigent d’être reversés en catégorie d’agents permanents d’Etats. Parallèlement, la décision brusque et brutale de la gratuité de la scolarité des filles des 6è et 5è des collèges et lycées expose ses tares dans le fonctionnement des établissements publics, surtout dans les établissements nouvellement crées qui n’avaient aucune statistique disponible en la matière. L’improvisation a rattrapé le gouvernement qui ne s’en émeut guère. Le ministre Aké Natondé pense avoir trouvé la meilleure formule de diversion, en suggérant la mise en place d’un comité de suivi impliquant les représentants des enseignants. Mais ces derniers s’appellent à la veille permanente, et avertissent que les mouvements enclenchés vont se poursuivre en s’intensifiant avec, à la clé, les apprenants abandonnées à leur sort dans les classes. Comme quoi, une rentrée apaisée n’appelle pas automatiquement une année scolaire apaisée. On doit repenser globalement les problèmes de l’école béninoise, dans une vision prospective. Nous n’y sommes pas encore. Et c’est dommage

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