Polémique:La torture sous Bush :

Voici, dans l’ordre donné par Marcy Wheeler sur Salon.com, ces douze hommes et une femme qui portent cette lourde responsabilité, et qui échappent, pour l’instant, à toute action en justice.

·      Dick Cheney, vice-président

de George W. Bush

Vice-Président des Etats-Unis pendant les deux mandats de George W. Bush (2001-2009). Avec son conseiller David Addington (lire ci-dessous), il a déterminé au lendemain du 11-Septembre que les lois internationales ne pouvaient pas empêcher les Etats-Unis de pratiquer la torture dans le cadre de leur guerre contre le terrorisme. Cheney est soupçonné d’avoir ordonné lui-même des actes de torture sur des prisonniers.

·      David Addington,

conseiller de Dick Cheney

Conseiller (2001-2005), puis chef de cabinet (2005-2009) du vice-président Dick Cheney. Addington a pris la tête de la croisade pour justifier le fait que le président des Etats-Unis ne pouvait pas être limité par la loi, pas même celle qui interdit la torture.  Il a créé un « Conseil de guerre » avec Jim Haynes, John Yoo, John Rizzo et Alberto Gonzales (lire ci-dessous), chargé de faire le travail légal pour permettre la torture.

·      Alberto Gonzales, conseiller

juridique puis ministre de la Justice

Conseiller juridique de la Maison-Blanche (2001-2005) puis Attorney General (l’équivalent du ministre de la Justice) des Etats-Unis (2005-2008), Gonzales a incarné l’« opinion légale » du Président. A ce titre, en 2002, il a exempté des prisonniers membres d’Al Qaeda du cadre légal des Conventions de Genève, estimant que la guerre contre le terrorisme était « une autre forme de guerre ».

·      James Mitchell,

psychologue militaire

Psychologue militaire à la retraite, un des artisans du programme Sere (acronyme pour « Survival, Evasion, Resistance and Escape ») de l’armée américaine qui a servi de base à certaines méthodes d’interrogatoire musclé.

Avant même le feu vert légal, Mitchell a personnellement supervisé l’interrogatoire d’un membre d’Al Qaeda avec des méthodes « borderline torture » (à la limite de la torture), et a pratiqué la méthode de la simulation de noyade au-delà de ce qui était légalement prescrit.

·      George Tenet, directeur de la CIA

Dirceteur de la CIA (1997 à 2004), Tenet a eu la responsabilité suprême pour le programme de capture, de détention et d’interrogatoire des membres présumés d’Al Qaeda, et devait en rendre compte personnellement au sommet de l’Exécutif. C’est sous sa responsabilité que le programme Sere a été inversé pour servir de technique d’interrogatoire.

·      Condoleeza Rice, conseillère à la Sécurité nationale puis secrétaire d’Etat

Conseillère à la Sécurité nationale (2001-2005), puis secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères) de 2005 à 2009, Rice a approuvé (elle dit aujourd’hui qu’elle a « transmis l’approbation ») le premier recours à la torture contre le membre présumé d’Al Qaeda, le Saoudien d’origine palestinienne Abu Zubaydah en 2002. Ce feu vert a conduit à un usage accru de la torture contre ce prisonnier.

·      John Yoo (justice)

Vice-Attorney General adjoint (2001-2003), Yoo a rédigé les premiers mémorandums établissant les règles de la torture, et déterminant les pouvoirs illimités du Président en temps de guerre. Il a aussi rédigé les textes garantissant l’impunité pour les auteurs de ces actes.

·      Jay Bybee (justice)

Attorney General adjoint (2001-2003), ByBee a donné son nom à deux mémorandums sur la torture préparés par son adjoint John Yoo (voir ci-dessus). A été promu juge après avoir signé les deux documents désirés ardemment par la Maison Blanche.

·      William « Jim »

Haynes (Pentagone)

Conseiller juridique du département de la Défense (2001-2008), il a supervisé les bases légales des techniques d’interrogatoire des prisonniers détenus par l’armée. Il a en particulier servi d’intermédiaire entre les spécialistes du programme Sere et la CIA, qui, dès la fin 2001, s’est posé la question des interrogatoires de prisonniers d’Al Qaeda. Haynes a délibérément ignoré les avis provenant de l’intérieur de l’institution militaire, estimant que ces techniques violaient les règles sur la torture et du traitement « humain ».

·      Donald Rumsfeld,

Secrétaire à la Défense

Secrétaire à la défense (2001-2006), Rumsfeld a approuvé les méthodes d’interrogatoire des militaires dans les prisons d’Abu Ghraib (Irak), de Bagram (Afghanistan), et de Guantanamo (Cuba). Son feu vert a déplacé le recours à la torture de la CIA à l’armée. Un récent rapport bipartisan du Sénat américain lui attribue la responsabilité directe de l’usage de ces méthodes d’interrogatoire à Guantanamo, y compris le recours à des chiens ou à la nudité.

·      John Rizzo (CIA)

Vice-Conseiller juridique de la CIA (2002-2004), puis conseiller juridique encore en poste (2004 à aujourd’hui), son nom apparait sur bon nombre de documents controversés relatifs à la torture, et même s’il a qualifié certaines méthodes d’inefficaces, il les a approuvées et a recommandé à la CIA de demander l’autorisation de les utiliser.

·      Steven Bradbury (justice)

Premier Vice Attorney General adjoint (2004), puis Attorney General Adjoint (2005-2009), il a été chargé en 2005 de contrer un rapport de l’inspecteur général de la CIA estimant que les méthodes d’interrogatoire pourraient violer la Convention internationale contre la torture. Dans ses mémorandums, il pèse le pour et le contre, mais considère ces méthodes comme « nécessaires dans les cas de grave menace ».

·      George W. Bush,

président des Etats-Unis

Last but not least… The President of the United States himself !

George W. Bush a initialement gardé ses distances avec les questions liées à la torture, et, selon Cheney, s’est contenté de les autoriser… Mais il en est devenu le premier défenseur et avocat, défendant, notamment en 2006 à propos du cas d’Abu Zubaydah, leur efficacité et leur nécessité. Et, selon la logique de ses principaux partisans, s’il ne s’y est pas opposé, c’est que ce n’était pas de la torture. CQFD. On comprend mieux pourquoi Dick Cheney, cette semaine, est monté au créneau pour s’opposer à Barack Obama, dans un échange de discours assez extraordinaire et assez exemplaires de valeurs opposées : celles de la sécurité nationale par dessus tout pour l’ancien Vice-Président, contre celles d’Obama qui défend l’idée que la sécurité des Etats-Unis n’est pas incompatible avec le maintien de ses valeurs, et en particulier celles des droits de l’homme. Là où ça se complique, c’est lorsque les démocrates cèdent aux sirènes sécuritaires, et ne trouvent pas grand intérêt à aider Obama à tenir sa première promesse de son mandat : fermer Guantanamo. Ou quand on apprend que Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des Représentant, avait été informée dès 2002-2003 des techniques d’interrogatoire de la CIA, et n’avait rien dit…

Ce débat est passionnant pour le monde entier, car il est évident qu’aucune démocratie n’est à l’abri d’un tel dérapage, surtout après un événement aussi traumatisant que les attentats du 11 septembre.

On lira également avec intérêt, pour alimenter ce débat, la traduction française des mémorandums sur la torture rendus publics en avril par l’administration Obama. Ils viennent d’être publiés sous le titre « Techniques d’interrogatoire à l’usage de la CIA », aux éditions des Equateurs, avec une préface de Jean-Pierre Perrin dont on extraira la phrase suivante : « Le combat pour découvrir l’étendue de ce continent de l’ombre ne fait d’ailleurs que commencer. Il ne sera pas facile. La publication des quatre mémorandums a d’ores et déjà suscité une violente polémique au sein de l’administration américaine. De hauts responsables de la CIA craignaient que cette décision ne suscite un dangereux précédent.

Si Obama est passé outre, il est à craindre que la poursuite de l’enquête, au fur et à mesure qu’elle approchera les hauts responsables ayant permis à cette part d’ombre de prospérer au sein du pouvoir, se heurte à des obstacles de plus en plus élevés. (…). Que celle-ci puisse aboutir est une nécessité absolue. Pour la démocratie bien sûr. Mais aussi, si l’on opte pour la version cynique des choses, parce que l’exigence de vérité fait partie de la guerre contre les forces obscures. »

 

Finale du trophée ‘’Adimi’’ de football à Abomey-Calavi:Le C.C. Victor Adimi draine du monde autour des idéaux de Boni Yayi

 

Le tournoi de football ‘’Adimi’’ a connu son épilogue hier à Abomey-Calavi. Démarré depuis le 27 novembre dernier, cette messe du football a réuni chaque week-end et ce durant un mois, une foule de jeunes amoureux du cuir rond sur le site du terrain St Louis. Hier, la finale s’est jouée entre les équipes Intrépide et Aouignan. A l’issue de ce derby, l’équipe Aouignan a remporté le trophée sur un score étriqué de 1 but à zéro. La fête a été très belle et la jeunesse d’Abomey-Calavi se dit satisfaite de  cette première édition du trophée Adimi. Du nom de son parrain, Victor Adimi, chef-comptable de la Présidence de la République, il s’agit d’une initiative  pour célébrer la jeunesse, fer de lance du développement. La jeunesse sportive d’Abomey-Calavi a compris qu’ils’agit d’une opportunité pour tracer une nouvelle trajectoire du développement de Calavi. C’est ce qui justifie la forte mobilisation observée hier sur le terrain St Louis. Parmi les invités de marque qui ont vécu en direct cette finale, on peut citer le ministre Kuassi Gérard, le coordonateur CCMP Abomey-Calavi, Valentin Délou, l’ex-Ca de Calavi central, Djèlili Adjidjola, Mme Adimi épouse de l’initiateur du trophée et un parterre de cadres, de sages, de notables et de jeunes, tous décidés à booster le développement de Calavi par l’autoroute du football. En tout cas, pour ce qui concerne l’organisation, on peut dire sans risque de s’être trompé, que le coup d’essai est un coup de maître.

Par Lorys S.C. HOUNON

Merci à Dieu, aux annonceurs et aux lecteurs

Votre journal boucle l’année 2010 en cette parution. Il est bienséant de remercier le Tout-Puissant qui a tout béni au cours de cette année qui finit. Nous implorons encore la grâce providentielle, parce que nous pensons que le meilleur reste à venir. C’est le lieu également de remercier les annonceurs qui nous ont fait confiance, en empruntant le journal La Nouvelle Génération pour assurer la promotion de leurs affaires. Les colonnes du journal leur restent ouvertes pour des affaires encore plus fructueuses. Nous espérons qu’ils ne nous marchanderons pas leur confiance de tout instant. Quant aux lecteurs, nous leur disons Merci de nous préférer et de nous renouveler chaque jour leur soutien. C’est d’eux que dépend la survie du journal. En conséquence, au même moment où nous les remercions, nous les appelons à nous faire confiance et de nous lire plus qu’avant. A toutes et à tous, nous souhaitons que l’année 2010 s’en aille avec tout son cortège de malheur et que l’année 2011 s’ouvre sur des perspectives de prospérité, de bonheur, de santé et de paix. Que cette nouvelle année nous gratifie de toutes les promotions que nous avons antérieurement ratées. Qu’elle mette le bonheur à portée de main. Bonne et heureuse année à toutes et à tous.

Clôture de la 8ème Edition de la fête internationale des cultures du Danxomè:ABT fait prince ‘’ Ahotonnagnon’’ de la cour royale d’Abomey

La clôture de la 8ème édition du festival international des cultures Danxomè a mobilisé sur la terre des Houègbadjavi une foule impressionnante de personnalités politico administratives le 19 décembre dernier. L’événement riche en couleurs et en danses a été marqué par l’investiture du président Abdoulaye Bio Tchané dans la cour royale d’Abomey.

Par David DOLTAIRE 

Démarré le 11 Décembre, le festival international  Danxomè a connu son épilogue le dimanche 19 décembre 2010. Cette  manifestation culturelle très riche en couleurs a été marquée par un événement assez spécial. Il s’agit de l’intronisation du président Abdoulaye Bio Tchané comme ministre plénipotentiaire et prince de la cour royale d’Abomey. Tout a commencé au carrefour de SOCLOGON dès l’arrivée de la délégation conduite par ABT, où, l’homme a eu droit à un bain de foule impressionnant.  A travers chants et louanges, les populations d’Abomey l’ont accueilli. Sacrifiant à la tradition, il est allé accompagner des sages et dignitaires  d’Abomey, rendre un vibrant hommage à la mémoire du roi Béhanzin sur la place Goho. Dans son allocution, ABT à dire ses mots de félicitation et de remerciement  au roi AGOLI AGO pour l’initiative du festival. « Abomey n’a de richesse que sa culture » a-t-il souligné. Après l’étape des discours officiels, l’hôte de marque des houégbadjavi  a participé aux différentes festivités marquant l’apothéose de cette 8ème Edition. Le clou des manifestations a été l’investiture du fils de Djougou dans la cour royale d’Abomey. Associé aux tentons du plateau présentes dans le il a été  fait ministre plénipotentiaire du roi et prince  Ahotonnagnon. Comme quoi, le Bénin est UN du Nord au Sud.

 

Ralliement du MDS et du PDPS à l’Union fait la Nation:Encore du renfort pour une victoire en 2011

Après l’investiture de Me Adrien Houngbédji, candidat désigné de l’Union fait la Nation pour la présidentielle de 2011, la grande alliance continue de bénéficier de nouveaux renforts. En effet, jeudi dernier, le MDS de l’honorable Sacca Fikara  et le PDPS de l’honorable Edmond Agoua ont signé la convention de ralliement à l’UN. Pour l’honorable Edmond Agoua, ‘’ la nuit a beau durer, mais le jour a fini par arriver’’ car, c’est après plusieurs mois d’intenses réflexions que le PDPS et ses mouvements alliés que sont le FPDS, le MRU Tonignon et le BEPS ont décidé de rallier l’UN pour les nouveaux enjeux politiques. Il a également souligné que le divorce d’avec Boni Yayi a été consommé depuis que ce dernier a manifesté la volonté farouche de sombrer la démocratie béninoise par des actes attentatoires aux libertés et les dérives liberticides. A l’occasion, le président de l’UN, Bruno Amoussou n’a pas manqué  de dire combien de fois le conseil des présidents de l’UN est heureux de voir le cercle s’élargir de nouveaux pour relever le défi de l’alternance au sommet de l’Etat à l’issue de la présidentielle de 2011. Convaincu que d’autres mouvements et partis politiques rallieront incessamment l’Union pour une victoire certaine en 2011, il rappelle la main tendue de l’UN vers toute formation politique partageant sa vision. Avec le ralliement de ces deux formations, toutes membres du  G 13, à l’UN, il y a de quoi réjouir le candidat unique de l’UN car, la grande alliance est en train de gagner petitement l’électorat du G13. C’est la preuve qu’un vent très favorable souffle sur l’Union fait la Nation qui ne cesse de capitaliser ralliement sur ralliement.

Par Lorys S.C.HOUNON

 

Saka Lafia sur ‘’Question d’Actualité’’ de Golfe TV/ Golfe FM hier:‘’ Quel que soit le niveau de réalisation de la Lépi, nous irons aux élections avec et nous gagnerons’’

L’émission dominicale ‘’Question d’Actualité’’ de Golfe TV/ Golfe FM recevait hier comme invité le ministre de l’Energie, Saka Lafia, membre de la majorité présidentielle plurielle.  Avec lui, il était question de faire le décryptage de l’actualité politique nationale, notamment l’actualité relative  à la cérémonie d’investiture du candidat unique de l’UN, son discours d’investiture, la Lépi, l’organisation à bonne date de la présidentielle de 2011.

Par Romaric TOSSOU

La cérémonie d’investiture officielle du candidat unique de l’Union fait la Nation qui s’est tenue le 18 décembre dernier au stade de l’amitié de Kouhounou continue de faire des vagues. Hier, le ministre Saka Lafia était sur le plateau de l’émission dominicale ‘’Question d’Actualité’’ pour une analyse objective et critique du discours programme prononcé par Me Adrien Houngbédji le jour de son investiture. Dans son rôle d’adversaire politique, Saka Lafia n’est pas allé du dos de la cuillère pour qualifier le candidat de l’UN de démagogue. Il estime que la candidature de Me Adrien Houngbédji est du Déjà vu et son programme de société est du déjà entendu. Pour le ministre de l’énergie, l’Union fait la Nation est un conglomérat de partis politiques qui distille à dessein au sein de l’opinion le sentiment d’une apocalypse pour affoler le peuple et se faire passer pour le messie, le sauveur. Cette stratégie, la mouvance présidentielle la connaît mieux dit-il et souligne que ceci n’ébranle aucunement la sérénité du groupe qui travaille inlassablement chaque jour pour la réélection de son candidat. Il salue l’effort fait par l’Union fait la Nation pour présenter à la nation un document qui résume sa vision, mais refuse de prendre ce document comme un programme, encore moins un projet de société, car un programme de société est un précieux document mieux conçu dans une vision prospective qui intègre les réalités du terrain. Ce qu’il ne voit pas dans ce que propose l’UN. Même si il reconnaît que la vision déclinée dans ce document est ambitieuse,  il ne manque pas de souligner qu’il s’agit des actions de développement qui viennent compléter ou achever ce qui est déjà en cours. De là, il dénonce l’hypocrisie intellectuelle de  Me Adrien Houngbédji qui a manqué de dire au peuple qu’il s’est  inspiré des réalisations du Dr Boni Yayi et qu’il voudrait améliorer quand il serait au pouvoir. En d’autres termes, c’est du déjà vu selon Saka Lafia. Analysant la philosophie chère à l’UN qui voudrait que l’exercice du pouvoir d’Etat de fasse de façon rotative, Saka Lafia reste sceptique et y voit même  un retour à l’ère du conseil présidentiel avec le  monstre a trois têtes dont les béninois gardent encore de mauvais souvenirs. Se prononçant sur l’autre candidature capable de troubler la fête en 2011, Saka Lafia affirme que  Abdouaye Bio Tchané est un candidat comme tous les autres, un candidat qui n’effraye pas la mouvance.  Pour ce qui est de l’actualité de la Lépi, il certifie qu’on ira aux élections en 2011 avec la liste électorale permanente informatisée. ‘’Quelque soit son niveau de réalisation, la Lépi sera utilisée en 2011’’ martèle-t-il pour conclure que la mouvance compte sur la Lépi pour gagner.

Les acteurs politiques béninois à la quête de l’impasse:Boni Yayi serait-il sur les traces de Laurent GBAGBO,

 

On s’achemine immanquablement vers le report des élections de 2011. Les faux fuyants politiques qui inondent l’actualité et surtout le passe-passe interminable entre le parlement et la cour constitutionnelle ont fini par gonfler la crainte du report des élections dont certains se vantent m^me, certainement par naïveté ou inconscience. On a beau parié que le contexte politico-juridique du Bénin est différent de celui de la Côte-d’Ivoire. Mais bien des indices rapprochent curieusement Boni Yayi du destin de Laurent GBAGBO

En cassant toutes les lois électorales, la cour constitutionnelle nous retroune à la case de départ, à moins de trois mois des échéances. Nous évoluons dans un parfait équilibre de la provocation, alors que le temps se moque de tous les calculs politiciens aux conséquences insoupçonnables. L’évolution de la situation amplifiée dangereusement le doute sur l’organisation des élections à bonne date en 2011. Tout le monde connaît maintenant les dangers des élections organisées dans la précipitation. Quel prétexte de force majeures peut calmer les ardeurs des adversaires de Boni Yayi qui ne rêvent qu’alternance en 2011. Aucun d’eux ne peut concéder le mandat bonus dont rêvent manifestement certains partisans du chef de l’Etat qui s’aperçoivent que l’équation leur devient de plus en plus compliquée. Nous sommes maintenant dans la logique d’un blocage suicidaire qui ne profiterait à priori qu’à cela qui est au pouvoir. Mais au pire des cars, ou bien le pays plonge dans une guerre civile, ou bien l’armée trouve rapidement le prétexte d’une intrusion dans le jeu politique. Dans un cas comme dans l’autre, l’exemple Ivoirien semble séduire irrésistiblement le Bénin. Ce saut périlleux dans l’inconnu sous le poids de l’imprudence est une aventure suicidaire. Au non de la paix, le génie béninois devra à nouveau étonner par le miracle d’une porte de sortie de crise honorable et digne. Ce qui suppose que les acteurs politiques se débarrassent maintenant de tout hypocrisie et de tout calcul machiavélique qui met la république en danger. Le Bénin trahirait l’histoire s’il succombe aussi fatalement au mirage des bêtises ivoiriennes.

En route vers mars 2011:Le CPP de Gounongbé mobilise du monde pour Yayi à Parakou samedi prochain

 

Les joutes électorales de 2011 dégainent les stratégies les plus audacieuses dans tous les camps politiques. Le Congrès du Peuple pour le Progrès (CPP) de Jean Gounongbé ne veut pas se faire conter cet événement inédit. En guise d’échauffement, il offre du spectacle de bon goût samedi prochain dans la cité des Koburou

Par Romaric TOSSOU

En politique, il  y a trois catégories d’hommes. D’abord, ceux qui claironnent, fanfaronnent, piaffent, piaillent et jacassent à l’idée qu’ils sont populaires, incontournables ou maîtres des lieux, alors qu’ils ne représentent que leur propre ombre. Ensuite, ceux qui mouchardisent et clochardisent le destin politique des autres en charlatanisant  leur existence politique croyant se faire accepter de tous, partout et pour tout. Enfin, ceux qui parlent peu, bavardent moins et logent leur existence politique dans des actes concrets, palpables et visibles à l’œil nu. Ces derniers font preuve de raison, de lucidité, de perspicacité, de clairvoyance et de sagacité. Le Chargé de Mission du président Yayi, Jean Gounongbé, fait partie de cette dernière catégorie. Il n’aime pas le bruit. Il n’aime pas la démagogie. Il n’aime pas les contes de fée, encore moins les histoires drôles. Il aime l’efficacité et le pragmatique. Cela transparaît d’ailleurs dans la philosophie globale du CPP à savoir ‘’faire la politique sans mentir’’.

Politiquement, le CPP est présent à Adjarra, à Porto-Novo, à Glazoué, dans les Aguégués et à Parakou. Parakou livrera son verdict samedi prochain aux St Thomas. Selon Jean Gounongbé, c’est dans la capacité de mobilisation en faveur de Yayi que les coqs politiques de la mouvance devraient loger l’idée de populaire ou de non populaire. En tout cas, Parakou promet d’être la plus heureuse des villes du Bénin samedi prochain. Ce faisant, Jean Gounongbé jaugerait sa popularité avant le Conseil National de son parti prévu pour bientôt.

A suivre.

Crise socio-politique chronique au Bénin:L’Année 2010 comme 1989

 

 

 

   Le Bénin ne connaît pas encore de cessation de paiement des salaires, mais à bien des égards, on peut établir une analogie entre la tension socio-politique qui a inspiré aux évêques à leur compatriotes. N’en déplaise aux fanatiques du changement qui, malgré la morosité ambiante peignent tout en rose, et refusent de regarder objectivement la situation en face.

Un regard attentif dans le rétroviseur nous met face à l’évidence formelle que le Bénin est retourné à la situation socio-politique de 1989. Et pourtant, après la conférence nationale de Février 1990, tout le monde avait pensé que nous avons vaincu la fatalité, et que le pire était désormais du passé – Mais nous tournons toujours dans le même cercle infernale qui, en 1989, avait fondé les évêques à appeler leurs concitoyens à une conversion radicale. Dans la lettre pastorale, l’appréciation de la situation d’alors était sans ambages : ‘’Le patriotisme authentique est incompatible avec toute tentative de détournement du bien public à son propre profit. Il est incompatible avec la mentalité communément répandue, en vertu de laquelle chacun considère son service comme une ferme, mieux comme un patrimoine personnel qu’il peut exploiter à son bénéfice exclusif sans aucun souci du peuple et de l’Etat’’. A l’époque, ils avaient noté que les vrais patriotes ne sont pas ceux qui vitupèrent bruyamment contre la corruption et la mal gouvernance, alors que dans le même temps, ils organisent le pillage systématique des ressources publiques, par l’entremise de pseudo-sociétés ou entreprises qui gagnent des marchés publics de plusieurs milliards de francs CFA qui par suite, se volatilisent pour n’enrichir que de profiteurs habiles. Aujourd’hui, la situation n’a pas changé. C’est ce qui a inspiré en Novembre dernier, la lettre des évêques à leurs compatriotes, lettre dans laquelle ils s’interrogeaient : « Pourquoi notre pays est-il en tension ? Scandale inédit ? Mauvaise gestion de la nation ? Crise économique ? Mais tout cela, nous l’avons connu sous d’autres régimes ; ceci n’excuse en rien les dirigeants actuels qui ont l’obligation morale de tirer les leçons du passé, pour mieux gérer le présent et mettre, de manière décisive, l’avenir des futures générations sur l’orbite du développement. C’est vrai, les élections d’Avril 2006 ont suscité beaucoup d’espoir. Le peuple voulait en finir avec certaines pratiques politiciennes et leur cortège de corruption, d’impunité, d’inégalités et d’injustices sociales, etc. aujourd’hui, le pays est en tension pour des raisons diverses, au centre des quelles l’hypertrophie de la politique partout et en tout, que secrètent sans répit la soif du pouvoir, la lutte pour le pouvoir. Sinon, comment expliquer les conflits entre les institutions, l’instrumentalisation, de la religion, la montée du régionalisme, l’obsession entretenue des échéances électorales ? ». Comme en 1989, cette lettre se termine par un appel impératif à la conversion ; car il nous faut ‘’Considérer toute chose à la lumière de la foi’’. Non pas à l’image du ministre TAPKARA qui oppose la bible aux paramédicaux en grève. Il s’agit ici de renouer avec l’esprit de la conférence nationale, de se convertir à l’éthique et à la spiritualité du pouvoir politique, de se convertir de cœur et d’esprit parce que c’est de l’intérieur qu’il faut rompe avec l’art de la ruse, de la roublardise, du double langage érigé en système de mensonge sécuritaire.

Comme on le voit, l’heure est grave. Tout dégénérer avec la déliquescence morale à laquelle le Bénin est aujourd’hui enclin. Il faut que les Béninois renaissent. Et cette renaissance passe par un changement radical des mentalités. Ce qui apparemment n’est pas pour demain.

L’exigence d’une cour sans contexte absolument sacrée

 

Par trois décisions simultanées, la cour constitutionnelle a encore débouté la majorité parlementaire. Inutile de rappeler que, constitutionnellement parlant, la décision de la cour et sans recours. Mais, la constitution du 11 Décembre 1990, n’interdit pas de commencer ou d’apprécier ses décisions, dans cette guéguerre politique, rythmée par un ping-pong interminablement entre le parlement et la cour constitutionnelle, les Béninois ont maintenant de sérieuses raisons de douter de la crédibilité de cette cour qui casse tout. L’opinion se demande, à raison, par quelle intelligence des gens réussissent à préjuger avec exactitude des décisions de la cour constitutionnelle sur des sujets pointus d’intérêt national. Il semble qu’on est entrain de désacraliser la cour. Et pour 2001, nombre de Béninois craignent déjà un scénario à l’ivoirienne. La cadence à laquelle la cour casse tout en cette veille d’échéances cruciales n’inspire véritablement pas confiance en l’avenir. C’est la cour qui jugera du contentieux électoral qui s’annonce déjà complexe, vu toutes les controverses qui affectent l’ambiance pré-électorale. Certes, on est unanime à exiger des institutions républicaines assez fortes et fermes. Mais les sept sages doivent prendre la mesure de la situation actuelle, et tenir sérieusement compte de la crise de confiance ambiante. Car, la sauvegarde des acquis démocratiques exige que la cour constitutionnelle reste sans contexte absolument sacrée.

Bénin/ Projet de budget général de l’Etat gestion 2011:L’analyse de ABT 2011

 

Le projet de budget général de l’Etat gestion 2011 a fait l’objet d’une conférence de presse hier. Face à un parterre de journalistes, l’honorable Seidou Adambi et Mme TAÏROU, tous deux membres du mouvement politique ABT 2011 ont passé au crible de l’analyse tous les volets de ce projet de budget général qui nourrie depuis quelques semaines la polémique à l’Assemblée Nationale.

Par Claudel ZONDJI

Au prime abord, l’analyse a porté sur le niveau d’exécution du budget général de l’Etat au 30 Septembre 2010. Celle-ci a relevé une faiblesse dans le niveau de mobilisation des ressources intérieures qu’externes, donc en deçà de la moyenne attendue. Les conférenciers ont présentés parallèlement le niveau d’exécution au sein de certains ministères, qui ont aussi, subit de même sort. En effet les administrations n’ont jamais pu mettre en exécution leur budget respectif. Le Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) qui sous entend l’exécution de la dépense publique est resté verrouillé. Les quelques activités qui ont été exécutées, ont pu se faire à partir des autorisations spéciales. Dans un second point, ils ont attaqué le projet de budget général de l’Etat gestion 2011 s’élevant à 1 099 375 000 000 Fcfa. Budget qualifié de trop optimiste et irréaliste suite à une analyse approfondie dans les aspects techniques et politiques. Pour les conférenciers, ce projet de budget de gestion 2011 servira essentiellement à payer des dettes résultant des gestions antérieures. En d’autres termes, le budget 2011 est la sanction de toute la mauvaise gestion du gouvernement depuis plusieurs années : c’est un budget de l’immobilisme voire de régression. Sous ses mots, l’honorable Seydou et son collègue du jour ont remis en cause la gestion des finances opérée par le gouvernement en place. Ils appellent alors à une sincérité au niveau des recettes dans la conception du budget de l’Etat afin d’aboutir à une réalisation concrète des objectifs fixés.