Les acteurs politiques béninois à la quête de l’impasse:Boni Yayi serait-il sur les traces de Laurent GBAGBO,

 

On s’achemine immanquablement vers le report des élections de 2011. Les faux fuyants politiques qui inondent l’actualité et surtout le passe-passe interminable entre le parlement et la cour constitutionnelle ont fini par gonfler la crainte du report des élections dont certains se vantent m^me, certainement par naïveté ou inconscience. On a beau parié que le contexte politico-juridique du Bénin est différent de celui de la Côte-d’Ivoire. Mais bien des indices rapprochent curieusement Boni Yayi du destin de Laurent GBAGBO

En cassant toutes les lois électorales, la cour constitutionnelle nous retroune à la case de départ, à moins de trois mois des échéances. Nous évoluons dans un parfait équilibre de la provocation, alors que le temps se moque de tous les calculs politiciens aux conséquences insoupçonnables. L’évolution de la situation amplifiée dangereusement le doute sur l’organisation des élections à bonne date en 2011. Tout le monde connaît maintenant les dangers des élections organisées dans la précipitation. Quel prétexte de force majeures peut calmer les ardeurs des adversaires de Boni Yayi qui ne rêvent qu’alternance en 2011. Aucun d’eux ne peut concéder le mandat bonus dont rêvent manifestement certains partisans du chef de l’Etat qui s’aperçoivent que l’équation leur devient de plus en plus compliquée. Nous sommes maintenant dans la logique d’un blocage suicidaire qui ne profiterait à priori qu’à cela qui est au pouvoir. Mais au pire des cars, ou bien le pays plonge dans une guerre civile, ou bien l’armée trouve rapidement le prétexte d’une intrusion dans le jeu politique. Dans un cas comme dans l’autre, l’exemple Ivoirien semble séduire irrésistiblement le Bénin. Ce saut périlleux dans l’inconnu sous le poids de l’imprudence est une aventure suicidaire. Au non de la paix, le génie béninois devra à nouveau étonner par le miracle d’une porte de sortie de crise honorable et digne. Ce qui suppose que les acteurs politiques se débarrassent maintenant de tout hypocrisie et de tout calcul machiavélique qui met la république en danger. Le Bénin trahirait l’histoire s’il succombe aussi fatalement au mirage des bêtises ivoiriennes.

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3 Reponses à “Les acteurs politiques béninois à la quête de l’impasse:Boni Yayi serait-il sur les traces de Laurent GBAGBO,”

  1. Sanni orou mohamed Dit :

    Oui si l’opposition veut suivre les traces de Ouatara en faisant proclamer des chiffres fantaisistes dans un hôtel Yayi n’hésitera pas à suivre les pas de Gbagbo.

  2. Sanni orou mohamed Dit :

    Si l’opposition veut suivre les traces de Ouatara en faisant proclamer de faux chiffres des élections dans un hôtel, Yayi suivra aussi les pas de Gbagbo parceque là au moins c’est la légalité. mais pourquoi vous cherchez cher journaliste à préparer notre peuple à un scénario à l’ivoirienne c’est très malsain de votre part! nous n’avons pas les mêmes problèmes, et les contextes sont loin de se ressembler ! Faites très attention!

  3. aden Dit :

    Je crois qu’il serait peu intelligent de comparer les ivoiriens au béninois. Les deux peuples n’ont rien de commun. D’un coté, il y a des intellectuels qui ont introduit le jeu des élections démocratiques dans la sous région et de l’autre coté, des suiveurs de ce processus réussi. Les béninois connaissent les raisons qui ont conduit à l’avènement démocratique. Et ceci fait parti de leur histoire.
    Par contre on peut noter les points communs des présidents Y.B et L.G. : l’église et la spiritualité. L’exemple de la C.I montre que Dieu n’intronise pas un président. C’est le peuple qui vote et qui élit son représentant à la magistrature suprême.
    La situation en Côte d’Ivoire actuellement nous interpelle tous. C’est une situation dramatique que vivent ces populations. Je ne vois pas un président béninois qui fait venir des étrangers sur le territoire béninois pour massacrer les partisans de l’opposition. On n’est pas en démocratie dans ce cas. Et c’est pourtant ce qui se passe en C.I. Certains ivoiriens dénoncent des angolais et des libériens masqués qui, dans la nuit, rentrent dans les maisons, violent les femmes, tuent les jeunes parfois en présence de leurs parents. Ces gens là vivent dans la terreur sur leur propre territoire. Ce sont des mercenaires payés par L.G qui organisent ces actes. Cet aspect étant avéré, il est impossible que des états ne se prononcent sur la situation de la C.I. que par simple discours. Il faut déloger L.G.et ces complices pour les juger. Ou alors on disqualifier les deux présidents pour mettre un militaire au pouvoir. Ce pays a besoin d’être curé de tous ces souillures. Ce n’est qu’après cela qu’une élection peut être organisée. Je crois qu’il est urgent de mettre une force d’interposition en place pour parer la guerre civile tant redoutée.
    En Afrique du sud, il n’y a pas eu deux présidents élus jusque là. Pareil pour le Bénin. Car ces derniers ont suivit une démarche qui a mené vers le processus démocratique.
    Les politiciens au pouvoir au Bénin vont essayer d’utiliser la situation en C.I., afin de jeter une psychose de guerre au sein de la population. Ce ci favorisera les fraudes aux élections prochaines. Je pense que c’est la démarche mise en place par les partisans de Y.B.

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