Situation post-électorale inquiétante au Bénin:Le collectif des Faiseurs d’Opinion plaide pour la paix

 

Dans une déclaration rendue publique samedi dernier, le collectif des faiseurs d’opinion du Bénin plaide pour une période post-électorale apaisée.  C’était en présence des sieurs Rachid Ali, président du collectif, Nestor Avononmandégbé ; Elisée Ekpinda ; et dame Georgette Akouésson, la porte – parole du groupe.

Par David DOLTAIRE

Le climat sociopolitique devient de plus en plus  morose après la proclamation des résultats provisoires du scrutin de 13 mars dernier par la cour constitutionnelle. A travers une déclaration de presse, les faiseurs d’opinion ont donné de la voix pour exiger des populations béninoises quelque soit leur bord politique, la préservation de la paix et la joie dans le Bénin en cette période très sensible. A l’endroit de chaque candidat aux élections présidentielles, les faiseurs d’opinion ont rappelé que force doit rester à la loi et ils doivent naturellement formuler des recours auprès de l’instance chargée de régler le contentieux électoral qui est la cour constitutionnelle. A en croire le collectif, pour du fait qu’après la proclamation des résultats  provisoires du scrutin de 13 mars dernier certains compatriotes se livrent malheureusement à des actes hautement anti démocratiques et surtout anti fair – play, il est indispensable que chacun  se replie derrière ces actes pour cultiver la paix dans les cœurs. Pour finir, les faiseurs d’opinion demandent aux candidats plaignants de se démasquer de leur position qui n’est que la contestation de ces résultats dès que les recours auprès de la cour constitutionnelle n’aboutiraient pas.

Vives Tensions sociopolitiques après un scrutin apaisé:Le cadre des organisations de la société civile appelle au calme

La salle de conférence de Codiam de Cotonou a abrité samedi 26 dernier un point de presse des responsables du cadre national de concertation des organisations de la société civile. Au menu de cette sortie médiatique, ils appellent  d’une part, à la circonspection  de tous en cette période très sensible que le Bénin traverse et d’autre part, au respect des institutions de la République chargée de l’organisation de l’arbitrage du contentieux électoraux. Ledit point de presse a connu la présence du père Bochi, de dah Gbèdiga, et Zannou Gaston, porte – parole du cadre national de concertation des organisations de la société civile.

Par David DOLTAIRE

« La société civile doit souffler plus le froid que le chaud » a laissé entendre le porte – parole Zannou Gaston. Ces responsables de la société civile ont donné la preuve que l’élection du 13 mars dernier a été bien organisée sur tout le plan national. Ils ajoutent que de même tout le monde s’accorde à reconnaître les conditions acceptables du déroulement du scrutin. Pour leur part, le déroulement de ce scrutin n’a pas connu d’incidents majeurs, seulement les dysfonctionnements liés à la Lépi qui ensuite étaient repassés. « Mais malheureusement tout a commencé à se détériorer lorsque les états major des candidats ont commencé par crier la victoire en faveur de leur candidat ». A t- il rappelé le porte parole. Suite à cette victoire proférée par un camp, selon leurs propos, dans certains quartiers de Cotonou, en particulier de Porto – Novo, qu’il y a de prises de position. En effet, pendant que les uns saluaient le travail réalisé par les institutions, d’autres se livrent à des scandales en dénonçant les fraudes enregistrées dans le processus électoral. Pour finir, ils demandent à tous les citoyens béninois épris de justice et de paix de faire en sorte que le scrutin du dimanche 13 mars dernier ne conduise personne à la dérive afin de sauvegarder la démocratie béninoise. Le cadre national de concertation des organisations de la société civile promet de rester toujours coller à son rôle qui est de jouer plus à la paix sociale tout en appelant chacun des Béninois à la circonspection et enfin au respect des institutions de la République chargées de l’organisation de l’arbitrage du contentieux électoral.

Suite à une bastonnade policière aveugle d’un journaliste parlementaire au Bénin:L’UPMB condamne et demande une mobilisation de la presse béninoise pour décourager ces pratiques

 

Malgré les cris d’alerte des professionnels des médias sur les actes attentatoires à la liberté de la presse, une horde de policiers ont agressé et même rudoyé un journaliste parlementaire au quotidien le ‘’Nokoué’’ de nom Séïdou Choubadé lors d’une marche pacifique organisée jeudi dernier des militants de l’Union fait la Nation. Sur ce, l’union des professionnels des médias (UPMB) a condamné cette horde de policiers et demande à tous les professionnels des médias à se tenir prêts et se mobiliser pour les actions plus intenses qui sont programmés pour les jours à suivre afin de décourager à jamais ces pratiques barbares dignes d’époque révolues. C’était le vendredi 25 mars dernier à la maison de l’UPMB de Cotonou sous l’égide du président de l’UPMB, Brice Houssou. Voici leur communiqué de presse.

Bénin/ 1er tour de la présidentielle de 2011:Kérékou exige l’annulation du scrutin

 

La crise post-électorale qui secoue actuellement le Bénin est la première du genre depuis l’historique conférence nationale de 1990. Le 25 Mars dernier, les membres du Cercle de Réflexion pour une Afrique Nouvelle (CRAN) avec à leur tête M. Salomon Oyend kerekou sont montés au créneau à Natitingou pour dénoncer ce qu’ils qualifient ‘’d’abus de pouvoir ‘’ du régime en place. En toute connaissance de cause, le CRAN se dit déterminer à user de tous les moyens pour faire barrage à ‘’ l’imposture politique et juridico-constitutionnelle’’ qui se dessine à l’horizon.

Lire l’intégralité de leur déclaration.

Face au climat post-électoral très délétère:Les étudiants du campus d’Abomey Calavi s’inquiètent, s’indigent et appellent à la culture de la paix

Les derniers faits marquant de l’actualité politique  nationale n’en finissent pas de nourrir le débat au sein de l’opinion publique béninoise. Sur le Campus Universitaire d’Abomey-Calavi les cadres de demain apprécient diversement les résultats provisoires proclamés par la Cour Constitutionnelle. Chaque jour, des points de grands débats se forment où les étudiants  apprécient les propos de tel ou tel acteur politique. Pour s’imprégner davantage de la substance de ces débats, une équipe de reportage de votre journal est descendue dans les locaux de l’UAC samedi dernier.

La Rédaction

Quelques jours après la tenue du scrutin du 13 mars dernier, la Cour Constitutionnelle a tranché, du moins provisoirement, en faveur du candidat Boni Yayi qui l’emporte avec une majorité absolue de plus de 53% des suffrages exprimés. Mais ce verdict provisoire de la Cour n’est pas du goût de l’opposition qui crie au hold-up électoral et dénonce des fraudes massives. Dans ce climat de contestation, Me Adrien houngbedji,   le principal challenger du président sortant se proclame ‘’ président élu des béninois’’ pendant que l’opposant Abdoulaye Bio Tchané demande l’annulation pure et simple du scrutin. Sur le campus où la vie renaît après de longs mois de léthargie, la reprise des cours pour le compte de l’année académique 2010-2011 n’empêche pas les étudiants de se prononcer sur cette situation actualité. Il n’y a pas de jour où ne s’observent de groupuscules d’hommes, et même parfois de femmes, animant de brûlants débats politiques sur les grands points de rassemblements. Les arrêts bus, les centres commerciaux, les amphis, les restaurants… sont les lieux où le débat est des plus vifs. Chacun donne son point de vue par rapport aux différentes péripéties de ce qu’on peut désormais appeler ‘’crise post électorale’’ au Bénin. Le plus souvent, il s’agit d’houleux débats contradictoires qui n’aboutissent presque jamais à une conclusion unanime et consensuelle. Les fanatiques de l’opposition défendent avec ardeur les actes et propos du candidat Adrien houngbedji, tandis que ceux de la mouvance s’attellent à justifier le K.O du chef de l’Etat, Dr Boni Yayi. Dans cette confrontation des idées, le débat finit souvent par prendre l’allure d’une lourde dispute, tant chaque camp veut avoir le dernier mot. Parfois, on se lance des mots très peu courtois quand les arguments manquent pour convaincre le camp d’en face de la justesse de la cause défendue. Il faut noter cependant que les esprits finissent toujours par se calmer et l’on se quitte toujours à la fin sans heurts. Dans les cas où la discussion vire à  l’affrontement verbal, il y a toujours une voix de sagesse qui transparaît dans ce tohu-bohu généralisé pour introduire un autre sujet et détourner ainsi l’attention de la question politique. Le plus souvent, on s’attaque aux sujets relatifs au football, au TIC ou carrément on discute de l’actualité sur le campus. On parle des cours, du restau, des difficultés quotidiennes … de tout et de rien. Il faut souligner que toutes les discussions, aussi houleuses quelles soient, convergent toujours vers  le mot paix. A l’unanimité, les étudiants réclament la paix pour la sauvegarde de la démocratie, chèrement acquise et très convoitée par les pays de la sous région. L’attitude de ces futurs cadres qui retient l’attention est le fait qu’ils s’indignent tous, contre une éventuelle menace contre la paix. Ils s’insurgent vivement contre ceux qui, d’une manière ou d’une autre, posent des actes ou situations attentatoires à cette précieuse colombe blanche.  

De ces constats, on en vient alors à la conclusion que malgré les divergences, la recherche de la paix reste la préoccupation majeure de tous sur le campus universitaire d’Abomey-Calavi. Vivement donc que le peuple béninois y parvienne.

Bénin/ 1er tour du scrutin présidentiel de 2011/ lendemains de la reconnaissance de la victoire de Yayi par le président du Nep-Mixalodo:Paul Gnimagnon suspendu de toutes les structures du parti jusqu’à la tenue du prochain congrès.

Paul Gnimagnon n’officiera plus au nom du président du parti Nouvel Elan pour la Patrie -Mixalodo (NEP-Mixalodo). Du moins jusqu’au prochain congrès dudit parti. Ainsi en a décidé le secrétariat exécutif du parti. En effet, Paul Gnimagnon, selon les faits qui lui sont reprochés, a donné de la voix en faveur de Yayi sans l’avis de la base. Cette démarche a fait de sa déclaration une déclaration isolée, celle d’un penseur solitaire, sans légitimité ni légalité. Dans ces conditions, Paul Gnimagnon apparaît comme un soutien encombrant à Boni Yayi. Au-delà de toutes considérations, la récente sortie médiatique de Paul Gnimagnon est un coup de sabot donné à l’éthique politique. L’homme vient ainsi de prouver à tout le Bénin qu’il est un tigre en papier, vu tout le combat qu’il avait ourdi contre Boni Yayi. Pour nombre d’analystes politiques, ce revirement politique spectaculaire de Paul Gnimagnon doit avoir des motivations que la raison raisonnante ignore. De toutes les façons, les générations nouvelles tableront sur ce cas de figure et classeront Paul Gnimagnon dans le casier qui lui correspond. En attendant, c’est la base qui a pris ses responsabilités, montrant ainsi que tout le monde n’est pas « foulanisé » au Nep-Mixalodo.

Lisez plutôt l’intégralité du communiqué émanant de ce parti qui sanctionne sévèrement l’indélicatesse de Paul Gnimagnon.

Voici ce que Paul Gnimagnon avait dit au sujet du premier tour du scrutin présidentiel

SORTIE MEDIATIQUE DU PRESIDENT DE LA CENA HIER:Joseph Gnonlonfoun répond à l’opposition

« 

Mais j’ai malheureusement été surpris par des spéculations tendancieuses de certaines presses. En cette période postélectorale délicate où l’information mal perçue et la désinformation peuvent nuire gravement à notre nation, j’ai jugé nécessaire de m’adresser personnellement et directement à vous pour qu’une fois pour toute, les zones d’ombre que vous avez s’éclaircissent.

Mes propos porteront sur quatre points précis :

• Le point sur les inscrits ;

• Les problèmes liés au vote par dérogation.

• La question de l’existence de bureaux de vote fictifs 

• La proclamation des tendances ?

 

1. Le point sur les inscrits 

Relativement aux inscrits, la presse dit avoir noté des discordances entre les chiffres indiqués par la CENA et la cour Constitutionnelle.

Je tiens à rappelé que nous avions exactement les même données. Dans ma communication sur les tendances, les opérateurs technologiques ont mis à la disposition de la CENA, le chiffre atteint dans la compilation à ce taux de traitement. Au fur et à mesure, ce chiffre progresse lorsqu’on avance dans le traitement. Il ne faudrait pas confondre ce chiffre lié au taux de dépouillement avec le nombre total d’inscrit qui est de 3 668 558 

2. Les problèmes liés au vote par dérogation.

Relativement aux votes par dérogation, nous avons eu des problèmes de plusieurs ordres :

A quelques jours du scrutin, il a été constaté que des compatriotes avaient leur carte alors que leur nom ne figurait pas sur les listes d’émargement, d’autres avait leur nom mais n’avaient pas de carte d’électeur. Ces problèmes sont dus aux pannes d’électricités lors du transfert des données du serveur central soit vers le serveur destiné à imprimer les cartes, soit vers le serveur destiné à imprimer les listes. Les cartes et les listes ne sont pas imprimées a partir du serveur central.

Par ailleurs, plus de 70 kits étaient bloqués et les données qu’ils contenaient n’avait pu être transférer dans le serveur central. Les personnes concernées n’avaient ni carte ni leur nom sur aucune liste, mais détenaient de leur récépissé d’enregistrement. Il était important de trouver un mécanisme pour faire voter toutes ces personnes. Puis s’est ajouté le règlement de tous ceux qui ont été enrôlées grâce à la loi spéciale d’habilitation du 04 Mars 2011.

Ensemble, la CPS-LEPI, la MIRENA et la CENA, après avoir délibéré sur tous ces cas, ont proposé la solution consistant à faire voter les concernées par dérogation.

La même solution a été adoptée par rapport aux électeurs qui se sont retrouvés à plus de 3Km de leur lieu habituel de vote et des villages complètement omis.

J’ai délégué mon pouvoir aux Coordonnateurs Départementaux (membres de la CENA) pour gérer tous les problèmes qui se poseraient sur le terrain.

3. La question de l’existence de bureaux de vote fictifs

Il va s’en dire que la mise en application de ces décisions implique la génération de nouveaux bureaux de vote pour permettre l’expression des suffrages le plus largement possible. Il ne s’agit donc pas de bureaux de vote fictifs mais des bureaux où il y a des électeurs qui ont réellement voté. La question de bureaux de vote fictifs ne repose sur rien.

Lors de la compilation des données et à cause des votes par dérogation le programme informatique conçu sur la base 350 électeurs par bureau à connu des difficultés qu’il fallait gérer. D’où la nécessité de donner la main aux opérateurs de saisie d’établir une correspondance à partir des feuille de dépouillement.

4. Quant à la publication des tendances

En effet, l’article 8 du règlement intérieur de la CENA 2011 n’indique aucune plénière pour la validation des données sorties du traitement informatique avant d’être livrées au public.

Cette formalité qui existait dans l’ancien règlement intérieur a trompé certaines personnes. Toutefois, en ma qualité de Président de la CENA, j’ai adhéré à l’idée qu’on puisse examiner sommairement ces données avant leur publication. La presse a été invitée pour 13heures, mais des membres de la CENA ont estimé que l’exercice pourrait être fait à 17heures. Sur leur proposition, il a été repoussé à 18heures puis à 19heures. A 19heures, j’ai invité dans mon bureau, mes collègues pour la séance mais il m’a été répondu qu’il fallait attendre 20heures. Face à ce qui me semble être du dilatoire, j’ai estimé qu’il ne fallait pas continuer par abuser de la patience de vous journalistes et continuer à de jouer avec les nerfs des béninois.

La suite vous le savez……. »

, une confusion a été créée et entretenue

Dès l’installation de la CENA, j’ai demandé à la presse de toujours s’informer à la bonne source à savoir la source de la CENA. J’ai souhaité qu’elle nous accompagne de manière très professionnelle, sans partie pris et dans l’intérêt supérieur de notre nation. « 

Dès l’installation de la CENA, j’ai demandé à la presse de toujours s’informer à la bonne source à savoir la source de la CENA. J’ai souhaité qu’elle nous accompagne de manière très professionnelle, sans partie pris et dans l’intérêt supérieur de notre nation.

Mais j’ai malheureusement été surpris par des spéculations tendancieuses de certaines presses. En cette période postélectorale délicate où l’information mal perçue et la désinformation peuvent nuire gravement à notre nation, j’ai jugé nécessaire de m’adresser personnellement et directement à vous pour qu’une fois pour toute, les zones d’ombre que vous avez s’éclaircissent.

Mes propos porteront sur quatre points précis :

• Le point sur les inscrits ;

• Les problèmes liés au vote par dérogation.

• La question de l’existence de bureaux de vote fictifs 

• La proclamation des tendances ?

 

1. Le point sur les inscrits 

 Relativement aux inscrits, la presse dit avoir noté des discordances entre les chiffres indiqués par la CENA et la cour Constitutionnelle.

Je tiens à rappelé que nous avions exactement les même données. Dans ma communication sur les tendances, les opérateurs technologiques ont mis à la disposition de la CENA, le chiffre atteint dans la compilation à ce taux de traitement. Au fur et à mesure, ce chiffre progresse lorsqu’on avance dans le traitement. Il ne faudrait pas confondre ce chiffre lié au taux de dépouillement avec le nombre total d’inscrit qui est de 3 668 558 

2. Les problèmes liés au vote par dérogation.

Relativement aux votes par dérogation, nous avons eu des problèmes de plusieurs ordres :

A quelques jours du scrutin, il a été constaté que des compatriotes avaient leur carte alors que leur nom ne figurait pas sur les listes d’émargement, d’autres avait leur nom mais n’avaient pas de carte d’électeur. Ces problèmes sont dus aux pannes d’électricités lors du transfert des données du serveur central soit vers le serveur destiné à imprimer les cartes, soit vers le serveur destiné à imprimer les listes. Les cartes et les listes ne sont pas imprimées a partir du serveur central.

Par ailleurs, plus de 70 kits étaient bloqués et les données qu’ils contenaient n’avait pu être transférer dans le serveur central. Les personnes concernées n’avaient ni carte ni leur nom sur aucune liste, mais détenaient de leur récépissé d’enregistrement. Il était important de trouver un mécanisme pour faire voter toutes ces personnes. Puis s’est ajouté le règlement de tous ceux qui ont été enrôlées grâce à la loi spéciale d’habilitation du 04 Mars 2011.

Ensemble, la CPS-LEPI, la MIRENA et la CENA, après avoir délibéré sur tous ces cas, ont proposé la solution consistant à faire voter les concernées par dérogation.

La même solution a été adoptée par rapport aux électeurs qui se sont retrouvés à plus de 3Km de leur lieu habituel de vote et des villages complètement omis.

J’ai délégué mon pouvoir aux Coordonnateurs Départementaux (membres de la CENA) pour gérer tous les problèmes qui se poseraient sur le terrain.

3. La question de l’existence de bureaux de vote fictifs

Il va s’en dire que la mise en application de ces décisions implique la génération de nouveaux bureaux de vote pour permettre l’expression des suffrages le plus largement possible. Il ne s’agit donc pas de bureaux de vote fictifs mais des bureaux où il y a des électeurs qui ont réellement voté. La question de bureaux de vote fictifs ne repose sur rien.

Lors de la compilation des données et à cause des votes par dérogation le programme informatique conçu sur la base 350 électeurs par bureau à connu des difficultés qu’il fallait gérer. D’où la nécessité de donner la main aux opérateurs de saisie d’établir une correspondance à partir des feuille de dépouillement.

4. Quant à la publication des tendances

, une confusion a été créée et entretenue

En effet, l’article 8 du règlement intérieur de la CENA 2011 n’indique aucune plénière pour la validation des données sorties du traitement informatique avant d’être livrées au public.

Cette formalité qui existait dans l’ancien règlement intérieur a trompé certaines personnes. Toutefois, en ma qualité de Président de la CENA, j’ai adhéré à l’idée qu’on puisse examiner sommairement ces données avant leur publication. La presse a été invitée pour 13heures, mais des membres de la CENA ont estimé que l’exercice pourrait être fait à 17heures. Sur leur proposition, il a été repoussé à 18heures puis à 19heures. A 19heures, j’ai invité dans mon bureau, mes collègues pour la séance mais il m’a été répondu qu’il fallait attendre 20heures. Face à ce qui me semble être du dilatoire, j’ai estimé qu’il ne fallait pas continuer par abuser de la patience de vous journalistes et continuer à de jouer avec les nerfs des béninois.

La suite vous le savez……. »

Intervention en Libye:Qu’en passe les chef d’Etat africains

Après le vote par le conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 1973 autorisant la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne sur le nord du territoire libyen, plusieurs chefs d’État africains ont pris tardivement mais clairement position. La tendance majoritaire reste le rejet des bombardements par la force de coalition, mais les «voix africaines» n’ont que peu d’influence sur le commandement des opérations.

Le 17 mars dernier, tous les regards étaient tournés vers New-York où se trouve le siège du Conseil de sécurité. L’organe décisionnel des Nations unies devait statuer sur la résolution 1973 autorisant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne en Libye. Une résolution portée par deux grandes puissances européennes – la France et le Royaume-Uni – et le Liban, seul représentant des pays arabes du conseil de sécurité. Stupeur : aucun pays africain n’a présenté le texte conjointement aux trois pays sus-nommés. De la même manière, à aucun moment l’Union africaine ne s’est prononcée officiellement à ce sujet avant le vote. Les leaders africains n’ont pas su trouver le moment adéquat pour afficher une position claire.

Depuis cette date, la résolution a été approuvée à 10 voix sur 15 et la coalition a procédé à plusieurs séries de bombardement de positions stratégiques et d’éléments blindés de l’armée loyale au colonel Mouammar Kadhafi. Des bombardements tour à tour décriés par l’Italie, l’Inde et la Ligue arabe qui, elle, avait su se placer en interlocutrice incontournable, lors de la préparation de l’opération. Il a fallu attendre mardi pour entendre les « voix africaines » se réveiller.

Le président ougandais Yoweri Museveni, qui faisait partie du panel de l’Union Africaine pour trouver une sortie de crise en Libye, a signé mardi une tribune dans le quotidien New Vision où il affirme que « les Occidentaux ont toujours deux poids deux mesures ». Il faisait allusion à d’autres révoltes démocratiques ignorées par la coalition comme au Bahrein ou au Yémen. Il a également profité des colonnes du journal pour saluer Mouammar Kadhafi, « un homme qui n’a pas pris assez de distances avec le terrorisme, mais quelles que soient ses fautes, un vrai nationaliste », selon lui.

Jacob Zuma

Troisième chef d’État africain a être sorti du silence, Robert Mugabe. Le président du Zimbabwe s’est exprimé dans un long discours critique envers l’action militaire en Libye. Il a expliqué qu’il s’agissait, de son point de vue, surtout d’un conflit pour « le contrôle du pétrole libyen ».

Contestant la légitimité de l’opération menée par la coalition internationale, l’Algérie s’était immédiatement démarquée de la position initiale de la Ligue arabe en demandant la « cessation immédiate » de tous types de combats en Libye. Et ce au motif du « principe de non ingérence ». L’Algérie siège à l’Union Africaine mais également à la Ligue arabe.

Seule voix dissonante à ce jour, le président rwandais Paul Kagamé qui a félicité l’opération de la coalition internationale en affirmant que « les leçons ont été tirées du génocide dans son pays », dans une tribune publiée dans le Times.

A noter également, l’intervention d’Abama Bâ Konaré. L’ancienne première dame du Mali a dénoncé « le silence des chefs d’Etat africains », dans une contribution publiée mardi dans la presse malienne. « Les Africains restent silencieux, mystérieux et incompréhensibles en ces temps graves où le sort de leur continent se joue alors qu’ils clament l’unité de leur continent, qu’ils ont créé l’Union africaine pour affirmer leur volonté d’union, mieux faire entendre leurs voix, compter davantage et s’imposer », a sermonné Abama Bâ Konaré.

L’Union Africaine est effectivement restée silencieuse jusqu’à mardi, quand un communiqué officiel a critiqué timidement les bombardements. Une position faible qui traduit son tiraillement entre ses rapports avec les grandes puissances mondiales et sa fidélité à Mouammar Kadhafi, co-fondateur et président sortant de l’Union Africaine.

, le président sud-africain, qui faisait également partie du panel de l’Union Africaine pour la Libye, a aussi critiqué les bombardements. Rappelons que l’Afrique du Sud, qui est actuellement membre non-permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, a voté en faveur de la résolution 1973 le 17 mars, au même titre que le Nigeria et le Gabon, les deux autres pays africains siégeant au Conseil de Sécurité. Jacob Zuma s’est exprimé mardi, expliquant cette contradiction par le fait que l’Afrique du Sud n’était pas partisane de la « doctrine d’un changement de régime ». Plus simplement, le pays est favorable à une zone d’exclusion aérienne pour éviter un massacre annoncé mais refuse le bombardement de la coalition, dont l’objectif caché est de destituer le « Roi des Rois d’Afrique ».

Lancement de la première édition du salon Aero’2011:Le secteur du transport aérienbéninois à l’honneur

Depuis hier se tient au Palais des Congrès de Cotonou un salon international du transport aérien au Bénin, Aero’2011. Initiative du cabinet Africom’ Marks de M. Sinde Aguèmon, Aero’2011 ambitionne promouvoir la chaîne de transport aérien du Bénin et les mesures de performance en liaison avec les pays de la sous-région et du monde.

 

Par Claudel ZONDJI

 

Placé sous le thème ‘’ Transport aérien au Bénin et développement durable’’, la première édition du salon Aero’ 2011 se tient depuis hier au Palais des Congrès de Cotonou pour 4 jours. La cérémonie de lancement officiel dudit salon s’est faite en présence des représentants de plusieurs agences de transport aérien exerçant sur le territoire béninois. Selon l’administrateur général du salon, l’objectif principal visé par cette initiative est de ‘’favoriser l’échange d’expériences et d’expertises entre les acteurs du transport aérien et les opérateurs économique et de créer des alliances stratégiques en matière de maintenances et des services aéronautiques’’. Ce salon entend également ‘’encourager la participation locale à la fourniture de services de transport aérien’’. Comme activités attendues, on peut citer l’exposition et la promotion commerciale, le forum de réflexion et de concertation ainsi que des séminaires de formation pour le renforcement des capacités d’action. Les cibles visées par ce salon sont les opérateurs économiques et chargeurs des pays de la sous-région et du monde orientés vers le commerce international. Au regard de ses objectifs, on peut dire sans risque de se tromper que Aéro’2011 est une bouffée d’oxygène pour secteur aérien au Bénin. Il faut noter que la première édition du salon Aéro’2011 se tient sous le co-parrainage des ministères du transport et de l’artisanat et du tourisme.

Entretien avec Abdoulaye Bio Tchané, l’un des candidats:Je représente quelque chose au Bénin

Afrik.com

Que pensez-vous de la démarche Adrien Houngbedji qui conteste la victoire du président sortant Yayi Boni. En êtes-vous solidaire ? De votre côté, vous avez réclamé l’annulation du scrutin du 13 mars…

 :  

Abdoulaye Bio Tchané :

C’est une réaction parmi d’autres. Mettons que c’est ainsi que l’UN (L’Union fait la nation, la coalition autour d’Adrien Houngbedji) envisage la sortie de crise. Face à la situation actuelle du Bénin, il est important que les acteurs de la vie politique se concentrent sur les voies et moyens pour instaurer le dialogue dans le pays. Du reste, la position de Maître Houngbedji me conforte dans la mienne. Je continue de penser que les fraudes sont si massives que pour rendre justice à ce processus électoral, il n’y a qu’une solution : annuler le scrutin du 13 mars.

Les résultats sont validés par la Cour constitutionnelle. Craignez-vous un scénario à l’ivoirienne ?

Ce n’est pas un scénario à l’ivoirienne, même si apparemment cela y ressemble. D’autant qu’en Côte d’Ivoire, la Cour constitutionnelle a donné un résultat tandis que la commission électorale en a donné un autre. Par ailleurs, je reste persuadé que les femmes et les hommes béninois restent très attachés à la démocratie et qu’ils n’hésiteront pas à faire preuve une fois encore du génie béninois tant cité en exemple. L’histoire de notre pays montre que nous avons plusieurs fois été au bord du gouffre, mais nous avons toujours trouvé les ressources pour nous en sortir. Nous nous en sortirons encore cette fois-ci.

Quels sont les alternatives qui s’offrent à vous aujourd’hui pour contester cette présidentielle ?

Il y a d’abord et surtout les voies légales reconnues par la Constitution. J’espère que dans leur sagesse, les juges de la Cour constitutionnelle feront droit à nos recours. Mais nous sommes en politique et d’autres voies de recours nous sont ouvertes.

Quelles sont ces autres voies ?

Les Béninois ont à leur disposition des moyens constitutionnels pour exprimer leur mécontentement et ils sont très mécontents de ce qui s’est passé.

Un exemple concret ?

Vous êtes à Paris. Vous voyez bien comment les gens manifestent leur mécontentement…

La Liste électorale permanente informatisée (Lépi) catalyse justement tous les mécontentements qui entourent ce scrutin électoral. L’opposition béninoise, dont vous faites partie, accuse Yayi Boni de s’en être servie comme principale arme pour organiser « un hold-up électoral » puisque près d’un million et demi de Béninois en ont été exclus. Mais d’aucuns affirment que ce cafouillage est aussi dû à l’opposition qui avait demandé à ses militants de boycotter l’inscription, puis que votre stratégie a évolué et produit des inscriptions tardives, voire impossibles en dépit du double report du scrutin. Que répondez-vous à cette dernière accusation ?

D’abord, la Lépi est un instrument de développement et en tant qu’économiste, j’aurais mis tout en œuvre pour qu’elle emporte l’adhésion de tous si j’avais été aux affaires. Quant à la polémique, il faut l’accepter et trouver des issues car le pays ne doit en aucun cas stagner. La loi a été votée par l’opposition, ce qui implique qu’elle a un droit de paternité sur le processus. Dans cette polémique, tout le monde a sa part de responsabilité. Mais aujourd’hui, la jeunesse béninoise attend d’avoir du travail, la femme béninoise aspire à un mieux-être et le débat politique au Bénin a besoin d’être enrichi. Pour moi la politique, c’est apporter des solutions à ces problèmes et j’entends m’y consacrer.

Vous deviez être le faiseur de roi, en cas de second tour. Que pensez-vous de ce faible score que vous avez fait ? Vos ambitions politiques sont-elles caduques aujourd’hui, ou cette expérience vous a-t-elle revigoré ?

Je retiens que nous avons préparé les élections et conduit une campagne exemplaire à plusieurs égards. Nous n’avons pas fraudé et nous n’avons pas participé à l’achat de conscience. Au contraire, nous avons été partout dans le pays. Cependant, les fraudes ont si flagrantes et massives que je considère que le score qui m’est attribué n’a rien à voir, ni avec mon potentiel ni, de toute évidence, avec la réalité des votes. Malgré tout, il est clair que je représente quelque chose dans le pays. Ma détermination à poursuivre cette lutte demeure intacte. Je vais participer à l’animation de la vie politique nationale, je vais regrouper les forces qui m’ont accompagné pendant cette expérience et je vais participer plus que jamais à faire reculer la pauvreté au Bénin. Il y a donc du travail.

Votre prochain combat sera-t-il, entre autres, de restaurer l’image, aujourd’hui écornée, d’un Bénin qu’on considérait comme un modèle en matière de démocratie en Afrique de l’Ouest ?

Mon combat dans un premier temps est d’aller vers les Béninois, de faire passer un certain nombre de messages, de m’assurer que ces messages sont véhiculés par les canaux appropriés afin qu’ensemble nous pussions donner fière allure à notre pays.

benin / 1er tour de l’election presidentielle:Me Houngbédji demande l’ennulation total ou patiel du scrutinMonsieur le

 

 

er tour du scrutin présidentielle : decret n° 2011. A la date de convocation du corps électoral, il est non contestable que le BENIN ne disposait pas d’une liste Electorale Permanente Informatisée comme le prescrivent les lois 2009-10 du 13 mai 2009 (articles 3, 8, 11, 30, 31, 32 et 34) portant organisation du recensement électoral national approfondi et établissement de la LEPI, et la loi 2010-33 du 7 janvier 2011 portant règles générales pour les élections (articles 4, 5 et 7).  

er tour du scrutin présidentielle : decret n° 2011. A la date de convocation du corps électoral, il est non contestable que le BENIN ne disposait pas d’une liste Electorale Permanente Informatisée comme le prescrivent les lois 2009-10 du 13 mai 2009 (articles 3, 8, 11, 30, 31, 32 et 34) portant organisation du recensement électoral national approfondi et établissement de la LEPI, et la loi 2010-33 du 7 janvier 2011 portant règles générales pour les élections (articles 4, 5 et 7). er tour du scrutin présidentielle : decret n° 2011. A la date de convocation du corps électoral, il est non contestable que le BENIN ne disposait pas d’une liste Electorale Permanente Informatisée comme le prescrivent les lois 2009-10 du 13 mai 2009 (articles 3, 8, 11, 30, 31, 32 et 34) portant organisation du recensement électoral national approfondi et établissement de la LEPI, et la loi 2010-33 du 7 janvier 2011 portant règles générales pour les élections (articles 4, 5 et 7).

J’ai l’honneur de porter par la présente à votre connaissance les faits et actes ci-dessous exposés aux fins pour votre haute juridiction de les constater d’une part, et de les sanctionner conséquemment d’autre part.

I- EXPOSE DES FAITS

1.1.1 Inexistence d’une liste électorale constitutive du corps électoral

Sur autorisation et proposition de votre haute juridiction, le Président (candidat à sa propre succession) a convoqué le corps électoral pour le dimanche 13 mars 2011 en vue de la tenue effective du 1

Il s’en est suivi que la CENA a été incapable de nous fournir la liste électorale constitutive du corps tel que convoqué malgré ma sommation de la faire (PV de sommation interpellative de l’étude de Me Laguidé adressée à ma requête à divers responsables de la CENA (Pièce jointe n°1)

1.1.2 Inexistence d’une liste exhaustive des bureaux de vote et création clandestine de bureaux de vote le jour du scrutin.

La principale caractéristique de ces bureaux de vote créés le jour même du scrutin, c’est que je n’ai évidemment pas pu y faire désigner des représentants. Et jusqu’à ce jour, la CENA interpellée n’a pas été en mesure de me produire la liste exacte des bureaux de vote arrêtée par elle (PV de sommation interpellative de l’étude de Me Laguidé adressée à ma requête aux responsables de la CENA).

Pour illustrer davantage cette situation, je me bonnerai à citer le témoignage de Mr Razaki AMOUDA membre de la CENA, coordonnateur départemental de la CENA dans le Borgou-Alibori.

Le jeudi 17 mars 2011, ce magistrat a déclaré devant toute la presse réunie :

« La Lépi qui devrait être faite 60 jours avant le scrutin n’était pas prête même le jour du scrutin. Et je pense que nous avons organisé les pires élections aujourd’hui au Bénin parce qu’au moins avant on avait une liste même si elle était manuelle.Nous avons été amenés à organiser des élections sans liste. Personne ne connait le corps électoral. Ceci étant, j’ai noté notamment dans le Borgou qu’il y a eu beaucoup de bureaux pirates et je m’explique.

En tant que coordonnateur départemental, le rôle qui m’a été assigné et à tous les coordonnateurs départementaux d’ailleurs, c’est de nommer le personnel des bureaux de vote sur proposition donc des CEC. Donc en ma qualité du coordonnateur de ce département, je devrais aussi procéder à cette nomination. J’ai eu à le faire et cela m’a permis de connaitre le nombre de bureaux de vote qu’il y a dans chacune des communes de ce département. Parlant du Borgou, je prendrai la commune de Bembèrèkè. Il y a eu 103 bureaux de vote et le personnel de bureaux de vote a été nommé pour ces 103 bureaux de vote.

 Pour Kalalé, il y a 104, pour N’dali 147, Nikki 241, Parakou 375, Pèrèrè 87, Sinendé 117, Tchaourou 253. Donc voilà les bureaux de vote dont le personnel a été régulièrement nommé. Et nous nous sommes entendus avec les coordonnateurs, les bureaux de la CED Borgou et le bureau de la CED Alibori qu’il ne devrait pas avoir d’autres bureaux de vote sans qu’en tant que coordonateur je n’en sois informé. Mais il faut dire que c’était impossible même déjà de désigner d’autres bureaux de vote parce que le matériel n’était pas disponible pour la création de nouveaux bureaux de vote. Donc de nouveaux bureaux de vote n’ont pu être créés régulièrement.

 Mais au dépouillement au niveau du département quand j’ai voulu faire le point des urnes, le nombre d’enveloppes parvenues à la CED est ceci. A Bembèrèkè, il y a 166, ce qui veut dire qu’il y a 05 bureaux de vote complémentaires dont je ne connais pas le personnel. A Kalalé 166, ce qui fait 32 bureaux de vote en plus. N’dali 140 au lieu de 147 ce qui fait une diminution de 07 bureaux qui est aussi injustifiable.

On peut commenter cela dans tous les sens. A Nikki 241 au lieu de 246, à Parakou, il y a eu 381 au lieu de 375, Pèrèrè 100 bureaux de vote au lieu de 87, donc 13 en plus, Sinendé 01 en moins et Tchaourou 287 au lieu de 253, ce qui fait 34 bureaux de vote irrégulièrement créés. Voilà donc le point de bureaux de vote que je peux appeler de pirates dans ce département ».

1.1.3 La création de plusieurs bureaux de vote fictifs

Plus de quatre cent (400) bureaux de vote fictifs ont été dénombrés dont la liste est jointe au présent recours (Pièce jointe n°2)

A raison de trois cent cinquante (350) votants par bureau, c’est plus de cent quarante mille (140 000) voix qui ont été par ce truchement frauduleusement portés au crédit du candidat YAYI Boni. Et cette liste n’est pas exhaustive ! (Dans sa déclaration relative aux seuls départements du Borgou-Alibori, le magistrat Amouda Razak corrobore la création de bureaux de vote fictifs lorsqu’il affirme qu’il était ‘’impossible même déjà de désigner d’autres bureaux de vote parce-que le matériel n’était pas disponible’’ ; les bureaux de vote étaient donc fictifs)

1.1.4 Erection du vote par dérogation en principe général de vote, avec liberté à chaque électeur de voter dans le bureau de vote de son choix, sans nécessairement figurer sur la liste électorale d’un bureau de vote, et sans document véritablement identifiant.

En raison même de son caractère, le vote dérogatoire est strictement réglementé pour éviter les cas de fraude qu’il génère : l’article 61 de la loi portant règles générales pour les élections cite clairement les cas où le vote par dérogation est autorisé.

Or la CENA, pour n’avoir pas pu traiter selon les règles et intégrer au fichier national les électeurs enrôlés jusqu’à la veille du scrutin, a autorisé des électeurs à voter avec des documents non identifiants, alors qu’aucune disposition des lois 2009-10 (Lepi) et 2010-33 (Règles générales) ne lui permet de prendre une telle liberté totalement contraire à la transparence du scrutin.

Mieux, la CENA a complété l’arsenal de fraudes en élargissant le vote par dérogation à tous les électeurs prétendus, sous prétexte d’une part de suppléer à l’absence de liste d’électeurs, et sous prétexte d’autre part de rapprocher les bureaux de vote du lieu de résidence des électeurs.

Grâce à la généralisation du vote dérogatoire, la CENA a facilité les votes multiples, les votes de mineurs et d’étrangers dans les régions favorables au candidat YAYI Boni, le bourrage d’urnes, la nomination univoque des membres de bureaux de vote, les permutations autoritaires des présidents de bureaux de vote au profit du candidat YAYI Boni, les libéralités le jour même du scrutin, etc. …(Cf. PV. des études de Me Gilles Agossou et Honvo ; pièces n° 3).

L’ampleur du vote par dérogation et son impact sur le dépouillement ont été tels que le service informatique de la CENA a dû demander au Président de la CENA l’autorisation de sauter les verrous de sécurité qui avaient été mis en place pour assurer le sérieux et la sincérité de la compilation des résultats : (Cf la fiche de Monsieur Jacques TEVOEDJRE, responsable CTIS-CENA 2011 à l’attention du président de la CENA, pièce n°4).

Dans de nombreux bureaux de vote de zones favorables au candidat YAYI Boni, le nombre de votants était supérieur au nombre des inscrits !

La preuve de cette assertion est rapportée par :

- La fiche de Mr Jacques Tévoédjrè ci-dessus citée où l’intéressé écrit expressément : ‘’les suffrages exprimés dans les bureaux de vote sont souvent supérieurs au nombre des inscrits’’.

- Les fiches de dépouillement de quelques bureaux de vote dans l’Alibori. (Pièce n° 5)

1.1.6 L’approvisionnement opaque de zones favorables au candidat YAYI BONI de certains documents électoraux.

1.1.5 Nombre de votants supérieurs au nombre d’inscrits

Bénin/ grogne des agents distributeurs de cartes d’électeurs:Le miracle d’un contentieux électoral à plusieurs facettes

Après la proclamation des résultats provisoires par la cour constitutionnelle, s’ouvre maintenant le bal du contentieux électoral. Ce registre s’annonce particulièrement ardu, parce que, en plus du contentieux classique, il y a la grogne des agents distributeurs des cartes d’électeurs qui viendra tout compliquer.

Depuis plus de dix jours que s’est tenu le scrutin présidentiel, les agents qui ont distribué les cartes d’électeurs pour cette fin ne sont toujours pas payés. Avec toutes les péripéties qu’a connues le processus électoral, faut il en rajouter par des attitudes qui relèvent de la pure provocation ? Pourquoi faut il inciter ces agents à la révolte avant d’entendre leur cause ? Quelle fierté avons-nous à organiser des élections à crédit ? En tout cas, les agents fâchés menacent déjà de descendre dans la rue, non seulement pour se faire entendre, mais surtout pour prendre l’opinion nationale à témoin. Ce serait toutefois absurde d’attendre que les gens battent le macadam avant de leur verser les numéraires équivalant à la mission qu’ils ont accomplie pour la nation. L’atmosphère sociopolitique déjà délétère n’autorise plus une telle dérive de l’autorité en charge de la gestion du processus électoral en général et de l’établissement du fichier électoral en particulier. La Cps-Lépi et la MIRENA doivent diligemment prendre leur responsabilité pour éviter à la nation des échauffourées inutiles.