Burkina Faso:Un ministre-président nommé Blaise Compaoré

Ebranlé par les remous au sein de son armée, le président Blaise Compaoré s’est réservé le poste de la Défense dans le nouveau gouvernement burkinabè. Il a été mis en place ce jeudi au terme d’un casting très serré, où aucune place n’a été faite à l’opposition. Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a retenu jeudi 28 ministres commis aux soins d’un Burkina Faso malade.

Le nouveau gouvernement burkinabè abrite un Président et est composé de 29 membres contre 38 pour le précédent. Il avait promis une équipe restreinte, il l’a fait. Luc Adolphe Tiao, le Premier ministre burkinabè, a dévoilé jeudi 21 avril, la liste de la nouvelle équipe gouvernementale. Si le journaliste-diplomate a maintenu 15 membres de l’ancien gouvernement, sa thérapie de choc a surtout éjecté 23 autres de leurs strapontins. Une purge qui a balayé des bonzes comme Yéro Boly, le ministre de la Défense, débordé par une armée déchaînée. Le fantôme de Justin Zongo a aussi fait des victimes. Alors que la thèse de la méningite brandie comme cause de sa mort ne fait plus recette, tous les ministres qui y étaient impliqués, d’une manière ou une autre, ont été remerciés. Seydou Bouda (Santé), Auguste Denise Barry (Sécurité), Joseph Paré et Marie Odile Bonkoungou, les deux ministres de l’Education dont les têtes étaient réclamées par les élèves et les étudiants, sont tombés. Au nombre des partants également, Alain Bédouma Yoda. L’ex-chef de la diplomatie burkinabè paie sans doute pour son long bail ministériel : plus de 13 ans.

La primauté aux

fidèles du régime

A force de trop resserrer son gouvernement, Luc Adolphe Tiao, n’a laissé aucune ouverture, surtout pas à l’opposition politique. Exceptés quelques acteurs de la société civile, comme les universitaires Albert Ouédraogo, nommé à l’Enseignement supérieur et Nestorine Sangaré, affectée à la Promotion de la femme, l’équipe Tiao est formée essentiellement des cadres de la majorité présidentielle, le Congrès pour la démocratie et le progrès. Néanmoins, le nouvel hôte de la Primature a eu l’espace nécessaire pour faire de la compétence un critère de recrutement de ses ministres. La majorité des quinze nouveaux sont issus du monde universitaire.

Ces néophytes seront chaperonnés par des caciques de la galaxie Compaoré. Il s’agit d’Arsène Bongnessan Yé, le ministre d’Etat, ministre chargé des relations avec le Parlement et des Réformes politiques. Plusieurs fois ministre et ancien Président de l’Assemblée nationale, il était tombé en disgrâce avant d’être remis en selle par l’ancien Premier ministre Tertius Zongo. Blaise Compaoré a donc décidé de se fier à un vieux compagnon de route pour imprimer le rythme aux réformes politiques et institutionnelles. L’autre revenant, c’est Djibril Bassolet. L’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) et des Nations unies au Darfour retrouve son poste à la tête de la diplomatie burkinabè.

Défense : le capitaine

Blaise Compaoré à la barre

Si Luc Adolphe Tiao a eu le loisir de faire ce casting ministériel, un acteur semble s’être imposé de lui-même : Blaise Compaoré. Le Chef de l’Etat burkinabè, par ailleurs chef suprême des armées, s’est adjugé le poste de ministre de la Défense et des Anciens combattants. Mis à mal par la mutinerie d’une partie de son armée, le capitaine Compaoré a décidé de se pencher personnellement sur la question de l’armée. Cette prise en main de la question militaire par le président lui-même, est plus qu’évocateur. Elle traduirait la perte de confiance entre lui et son proche entourage. Déjà, en réponse aux mutins de sa garde, Blaise Compaoré avait décapité le commandement de son armée et placé des fidèles aux postes clés.

« Comment comprendre que Blaise Compaoré n’ait pu trouver parmi ses affidés, militaires comme civils, personne à qui confier l’armée ? », s’interroge Aboubacar Maïga, un chercheur en sciences politiques. « La conservation du portefeuille de la Défense par le Président du Faso est une première dans sa stratégie de gestion du pouvoir. Elle n’est pas anodine. Elle révèle que la crise au sein de l’armée dépasse les revendications salariales ou la solidarité de corps, qui ne sont en réalité que la face émergée des différentes sorties de la soldatesque », commente-t-il. Au-delà, analyse-t-il, cette nouveauté dans la démarche du ministre-président Compaoré, témoigne de la priorité, voire de l’exclusivité militaire qu’il accorde à la gestion d’une crise qui est à la fois sociale, politique et économique. L’opposition burkinabè a appelé ce vendredi à « une grande mobilisation » contre le régime de Blaise Compaoré le 30 avril prochain.

Blaise Compaoré : un quart

de siècle au pouvoir

Alors qu’un vent de révolte souffle depuis plusieurs semaines sur le Burkina Faso, l’autorité de Blaise Compaoré vacille et son statut de président inamovible s’effrite. L’homme fort d’Afrique de l’ouest, médiateur de plusieurs conflits de la région, est de plus en plus décrié dans son propre pays. Portrait.

Des 50 ans d’indépendance de la Haute-Volta devenue Burkina Faso, l’actuel président Blaise Compaoré en a gouverné la moitié. Montré en exemple de stabilité dans une région marquée, entre autres, par les conflits politiques ivoiriens, nigériens ou guinéens, le petit territoire du Sahel s’est réveillé depuis quelques semaines avec les cris de colère de militaires, d’étudiants et de professeurs qui réclament du changement. Blaise Compaoré joue la carte de la conciliation face à l’une des pires crises de son régime. A seulement 60 ans, le « beau Blaise » n’entend pas mettre un point final à sa carrière de chef d’État.

Débuts chaotiques

Une carrière qui avait pourtant mal commencé. Le 15 octobre 1987, Blaise Compaoré accède au pouvoir en renversant son compagnon de révolution devenu président, Thomas Sankara, qui est assassiné le même jour. La version officielle est plus arrangeante. « Blaise Compaoré devient Chef de l’Etat, à la faveur du Mouvement de Rectification », continue d’affirmer la biographie officielle de celui qui, une semaine après son coup d’État, « regrettait d’avoir perdu un ami ».

Finale du tournoi UDBN de football à Dèkoungbé:Godomey défait Dèkoungbé à l’épreuve des tirs au but

Démarré peu avant la campagne électorale pour la présidentielle du 13 mars dernier, le tournoi UDBN de football de Dèkoungbé a connu son épilogue samedi dernier.  A l’occasion de cette grande messe du football, la première vice présidente de l’UDBN  et candidate aux législatives prochaines, Claudine Prudencio était présente pour témoigner son attachement à la jeunesse sportive de Godomey et environs.

Par Lorys S.C. HOUNON

Initiative de M. Pépin Atindéhou, opérateur économique et principal promoteur de l’équipe de football de Dèkoungbé, le tournoi UDBN  a été lancé peu avant la présidentielle dernière dans l’objectif premier de mobiliser la jeunesse sportive des localités de Godomey, Dèkoungbé, Togbin, Cocotomey, Gbodjè, Cococodji et environs autour de la réélection du Dr Boni Yayi. Suivant le programme préétabli, la finale devait se jouer dans l’entre-deux tours de la présidentielle de 2011. Mais puisque le candidat Boni Yayi a réussi l’exploit du K.O historique, cette finale vient coïncider tout naturellement avec la campagne pour les législatives. Ce qui est d’ailleurs une nouvelle occasion pour rallier du monde autour des candidats crédibles, reconnus par le chef de l’Etat et positionnés sur les listes Cauris. Le match qui s’est déroulé dans une ambiance bon enfant, avec à la clé l’étalage des talents insoupçonnables des jeunes joueurs confirme la justesse de la vision de l’initiateur de ce tournoi.  Pendant plus de trois demi-heures d’horloge, les protagonistes ont croisé les crampons sur le terrain sablonneux de la localité. A l’issue du temps réglementaire, le juge central a soumis les joueurs au verdict des tirs au but.  La chance ayant choisi le camp des étrangers, les protégés de Pépin Atindéhou ont du courber l’échine sur un score de trois buts marqués contre un.  C’est avec beaucoup de regret que cet amoureux du cuir rond nous a confié ses impressions à la fin du match. «  Dans un match de football, il y a toujours un gagnant et un perdant. C’est vrai que notre équipe a perdu cette fois-ci. Mais il faut rappeler que c’est à l’issue de l’épreuve des tirs au but. Il a été donc question de chance. Au-delà du regret, nous sommes satisfait de l’organisation de ce trophée dédié à la victoire du Dr Boni Yayi’’. La ministre- candidate aux législatives prochaines, Claudine Prudencio soulignera à son tour le contexte justificatif du tournoi sans manquer de saisir l’occasion pour inviter les populations à voter massivement pour la liste FCBE. Il faut rappeler que dans un élan de solidarité et de soutien à l’initiative, elle a fait don d’une enveloppe de 150.000 francs CFA aux vainqueurs en plus du trophée et d’un ballon. Les   malheureux finalistes ont reçu quant à eux 100.000 francs CFA en plus d’un ballon.

Première Réunion du groupe sectoriel « Reforme Administrative, Institutionnelle, fonction publique et lutte contre la corruption » au MRAI:Un engagement pour relever le grand défi de la corruption zéro dans l’Administration

La salle de conférence du Ministère de la Reforme Administrative et Institutionnelle a abrité hier mardi 26 Avril 2011, une séance de travail du groupe sectoriel de lutte contre la corruption. Ledit activité a connu la présence du ministre de la Reforme Administrative et Institutionnelle, Bertrand Sogbossi Bocco, le représentant Adjoint du programme des Nations – Unies pour le Développement (PNUD), madame le représentant du chef de la délégation de l’Union Européenne, madame le représentant du directeur de l’Unité d’Appui au programme Canada – Bénin, les représentants des ambassadeurs de la France et des Pays – Bas, et les membres du cabinet du  ministère.

Par David DOLTAIRE

Dans son mot introductif, le ministre Bertrand Sogbossi Bocco après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a expliqué le contexte justificatif de la séance qui s’inscrit dans le cadre des activités du groupe sectoriel «Reforme Administrative, Institutionnelle, Fonction Publique et lutte contre la corruption ». Dans un bref résumé, il a rappelé que le groupe sectoriel est l’organe de coordination et de suivi dans cinq domaines dont : le renforcement de la gouvernance Administrative et Institutionnelle ; la qualité des services publics ; la promotion de la citoyenneté et la consolidation de la gouvernance démocratique et politique. Il a ensuite tenu à faire observer que la rencontre permettra surtout aux participants d’échanger sur un certain  nombre de questions notamment : les termes de référence du groupe ; la périodicité des réunions du groupe ; la définition d’une feuille de route et enfin la cartographie des interventions des partenaires techniques et financiers qui interviennent dans les secteurs de la Reforme Administrative, Institutionnelle, de la Fonction Publique et de la lutte contre la corruption. A en croire le ministre, face aux crises internes qui ont secoué la République du Bénin pendant les cinq dernières années et essentiellement dues à une perte des valeurs spirituelles morales et éthiques, le chef de l’Etat a, dans son discours d’investiture du 06 Avril 2011, donné les orientations majeures pour la « Refondation de la République sans laquelle la Nation béninoise ne pourra satisfaire ses besoins fondamentaux indispensables à sa suivie et sa croissance ». C’est donc dans cette vision que le présent atelier intervient à point nommé pour soutenir les efforts du gouvernement en matière de Reformes Administratives et Institutionnelle, constitutionnelle économique et sociale en vue de la réalisation de la Refondation de la République.

En prélude au lancement très prochainement du projet ‘’Sur le Chemin de la Relève’’:Alain Affédjou expose les grandes lignes de l’initiative

A la faveur d’une conférence de presse donnée dans les locaux du Hall des Arts de Cotonou, le Président de l’Association Amitiés Plateau d’Abomey (APA) a exposé aux hommes des médias, les tenants et aboutissants du nouveau projet du groupe qui sera mis sur les fonts baptismaux sous peu.

Par Lorys S.C HOUNON

«  Permettre à la jeune génération d’apprendre aux fins d’acquérir certaines thématiques et connaissance propres à la relève politique au Bénin dans la but de contribuer à former les futurs acteurs de la politique… », C’est l’objectif principal du projet ‘’Sur le chemin de la Relève’’ initié par l’Association Amitiés Plateau d’Abomey présidée par M. Alain Affédjou. En effet, toute allusion faite aux tensions qui ont marqué les périodes pré et post électorales, bien d’observateurs avertis étaient loin de penser que la Nation de dada Béhanzin  allait négocier le virage de la présidentielle sans affrontement ni effusion de sang. Mais c’était sans compter avec la maturité politique du peuple béninois, qui a démontré une fois de plus son attachement à la paix et à l’unité nationale. Mais à dire vrai,  il faut reconnaître que le navire Bénin a frôlé le pire. On était plein dans l’impasse, quand le miraculeux génie béninois a tout fait virer au calme et à la sagesse. Mais doit-on continuer de risquer aussi gros en comptant toujours sur ce miraculeux ‘’génie béninois’’ ? Voila la grosse interrogation qui a amené les jeunes de l’APA à penser le projet ‘’Sur le Chemin de la Relève’’. Selon Alain Affédjou et Cie, il est ‘’impérieux et plus que jamais urgent que les valeurs de notre peuple fassent leur retour en politique’’. Aussi, estiment-ils qu’il est impérieux  « que la relève politique de notre pays cesse d’être informelle, improvisée, spontanée et abandonnée au gré des opportunités ». C’est donc fort e cette vision que l’APA prône une relève politique bien pensée et mieux formée aux problématiques de développement du Bénin.

 

Que faire pour atteindre

cette finalité ?

Afin d’assurer une relève de qualité, l’APA à travers l’initiative ‘’Sur le chemin de la Relève’’ entend mettre à la disposition des jeunes des ‘’ outils inédits pour mieux communiquer leurs idées et défendre valablement leurs valeurs sur le terrain’’. En clair, il s’agira de privilégier des axes majeurs d’apprentissage comme : la prise de parole en public, comment rédiger un écrit ou discours politique, comment mener une campagne électorale, comment « convaincre et réussir en tant que militant » etc. pour ce faire, «  le projet s’appesantira sur un réseau de formateurs professionnels tant sur e plan national qu’international afin que la jeunesse béninoise soit mieux aguerrie pour mériter cette relève tant souhaitée » souligne le président de l’APA.

Somme toute, avec le projet ‘’Sur le Chemin de la Relève’’, l’APA compte contribuer efficacement  ‘’à l’édification d’une tradition politique nationale sûre, durable et capable de faire face aux enjeux et défis de prospérité de notre peuple en formant et en promouvant continuellement une relève politique compétente et conséquente’’. Il faudra faire remarquer que l’initiative bénéficie déjà de l’adhésion de la diaspora béninoise en Europe, aux USA et au Canada.

Discours du Président de l’Association

« Amitiés Plateau d’Abomey » initiateur du projet « Sur le Chemin de la Relève »’Association

« Amitiés Plateau d’Abomey » initiateur du projet « Sur le Chemin de la Relève »

• Excellence Messieurs les membres fondateurs de l’Association Amitiés Plateau d’Abomey,

• Excellence Mesdames et Messieurs les Membres de l’organe exécutif de I’APA.

•.Excellence Mesdames et Messieurs les adhérents et futurs adhérents au projet « sur le chemin de la Relève ».

• Honorables invités

Le peuple béninois vient de démontrer à nouveau sa maturité d’esprit et son attachement à la paix et à l’unité nationale, gage d’un développement socio-économique durable et soutenu.

Et pourtant, mes chers compatriotes, toute allusion faite aux tensions pré et post électorales, nous étions loin, bien loin de penser que les choses allaient en rester là, presque aussi miraculeusement; tant les tensions étaient grandes et la division effroyablement ressentie ! Mais il fallait compter avec ce sursaut patriotique de dernière instance dont le peuple béninois semble, seul, en détenir le secret.

C’est donc le moment pour I’APA, entendez Amitiés Plateau d’Abomey, d’en féliciter le peuple béninois tout entier avec une mention spéciale à toutes les autorités à divers niveaux de notre pays, les acteurs politiques toutes catégories confondues, la société civile pour leur contribution remarquable.

Aussi, I’APA tient-elle à remercier Dieu, les mânes de nos ancêtres et tous ceux qui, dans l’ombre, ont dû peser de leur poids pour ce brusque retour au calme et à la sagesse.

Mais, Béninoises et Béninois, mes chers compatriotes, passé le temps des remerciements et de l’auto satisfaction, ne devons-nous pas réfléchir murement et objectivement sur ce qui vient de se passer? Devons-nous continuer de risquer aussi gros en comptant sur notre tout miraculeux soi-disant «génie béninois»?

En effet, les Béninois avaient raison de s’inquiéter du lendemain des élections présidentielles du 13 Mars dernier! Car de notre mémoire collective, jamais le jeu politique ne s’était déroulé dans une atmosphère comme celle-là, où les valeurs de respect de l’autre et de recherche de consensus qui fondent notre nation avaient cédé place à la discourtoisie et aux clivages ethniques. A dire vrai, nous n’aurons jamais été proche du gouffre!

Voilà pourquoi il est impérieux et plus que jamais urgent que nous fassions en sorte que les valeurs de notre peuple fassent leur retour en politique. Tout aussi impérieux il est, que la relève politique de notre pays cesse d’être informelle, improvisée, spontanée et abandonnée au gré des opportunités.

Elle (relève politique) devra être désormais bien pensée et mieux formée aux problématiques de développement du pays.

C’est pour cela que I’APA, partageant les idéaux du projet de développement et du renouvellement de la classe politique se propose avec les organisations partenaires, de lancer les jours à venir un projet dénommé «Sur le Chemin de la Relève «.

Ce projet qui a déjà l’adhésion de notre diaspora en Europe, aux Etats-Unis et au Canada pourra compter sur les soutiens d’organisations similaires à travers le monde, telle l’ANC en Afrique du Sud. Il a pour but de permettre à la jeune génération d’apprendre aux fins d’acquérir certaines thématiques et connaissances propres à la relève politique au Bénin dans le but de contribuer à former les futurs acteurs de la politique, en faisant des militants d’aujourd’hui les candidats de demain et les élus d’après-demain.

La mission essentielle de ce projet est de nous donner les moyens de notre engagement politique en mettant à notre disposition des outils inédits pour mieux communiquer nos idées et défendre nos valeurs sur le terrain. A cet effet « Sur le Chemin de la Relève» compte privilégier des axes majeurs d’apprentissage à savoir:

- La prise de parole en public,

- Comment rédiger un écrit ou discours politique,

- Comment mener une campagne électorale,

- Comment « convaincre et réussir en tant que militant » etc….

Pour ce faire, le projet s’appesantira sur un réseau de formateurs professionnels tant sur le plan national qu’international afin que la jeunesse béninoise soit mieux aguerrie pour mériter cette relève tant souhaitée. Nos aînés politiques, toutes tendances confondues seront mis à contribution tant nous avons à apprendre d’eux.

Mesdames et Messieurs tels sont le objectifs de ce projet qui privilégie non seulement la formation des jeunes politiques mais aussi leur degré d’engagement militant comme l’a bien su Mickael Camilleri: « Ne me résignant pas à n’être qu’un spectateur de la vie publique, mais voulant en devenir un véritable acteur, j’ai fait le choix de l’engagement…»

Béninoises et Béninois, Chers compatriotes, avec ce projet, l’association APA compte ainsi apporter sa pierre à l’édification d’une tradition politique nationale sûre, durable et capable de faire efficacement face aux enjeux et défis de prospérité de notre peuple, en formant et en promouvant continuellement une relève politique compétente et conséquente dans notre cher et beau pays, le Bénin.

Vive Amitiés Plateau d’Abomey,

Vive la jeunesse béninoise,

Vive la solidarité,

Vive la République du Bénin,

Amitiés militantes,

Je vous remercie !

Bouleversement politique dans la 6ème circonscription électorale:Madiou Obaonrin lâche Houdé pour Patrice Hounsou Guêdê

L’information circulait comme une rumeur. Elle a fini par se confirmer. El-Hadj Madiou Obaonrin et sa troupe abandonnent Houdé et la liste G13 Baobab en pleine bataille électorale. Ce coup politique ne sera pas sans conséquences pour l’ancien ministre du Général Mathieu Kérékou déjà fragilisé par la cuisante défaite de son candidat ABT à la présidentielle de mars dernier.

La Nouvelle Génération :

Nous avons appris que vous avez abandonné le président Houdé au profit du maire Hounsou-Guêdê ?

Madiou Obaonrin :    

Je confirme cette information.  Ma base m’a demandé de quitter définitivement le toit et la tutelle du ministre Houdé et sa liste G13 Baobab pour soutenir le maire Patrice Hounsou Guêdê et sa liste PUR. Vous comprenez que je ne suis rien sans ma base ?

Quelles peuvent être les raisons de cette migration politique ?

Vous savez, on peut tromper tout le peuple un temps, on peut tromper une partie du peuple tout le temps, mais jamais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps. Le Président Houdé est allé contre nos principes et nous avons compris qu’il est désormais impossible de faire chemin avec lui.

Et pourtant, vous êtes positionné sur sa liste ?

Cela s’appelle du Folklore car, ce n’est pas sur ça qu’on s’était entendu. Pour masquer la vérité, le président Houdé a dû expliquer la chose avec des arguments très peu convaincants. Avant cela, il y avait des griefs contre lui par rapport à la gestion des fonds mis à sa disposition par ABT lors de la présidentielle.

Suivez mon regard…

Pourquoi atterrissez-vous au PUR ?

J’ai constaté qu’au niveau des FCBE, il y a des querelles de personnes qui ne favorisent pas la cohésion dans l’action. Or, avec le PUR, je me sens en famille et en sécurité.

Votre mot de fin.

Je pense que cette étape marque une escale dans mon cheminement pour une autonomie de pensée et d’actions. Pour le moment, je demande à tous mes collaborateurs, à ma famille et à tous ceux qui me font confiance de voter massivement la liste PUR pour un nouvel élan.

Propos recueillis

par Romaric TOSSOU

Nigeria / Présidentielle -: Muhammadu Buhari conteste les résultats de la présidentielle

Le général Muhammadu Buhari le jour du scrutin à Daura, au nord du Nigeria.

Battu à l’élection présidentielle du Nigeria avec 31% des voix contre 57% à Goodluck Jonathan, selon les chiffres officiels, Muhammadu Buhari a saisi la commission électorale pour dénoncer de graves irrégularités survenues le jour du scrutin. Il demande aussi un arrêt des violences dans le nord du pays.

Pour Muhammadu Buhari, il n’y a pas eu d’élection dans la région du delta du Niger (le sud pétrolifère), ni dans le sud-est du pays. « Dans ces zones », dit-il, ses partisans « n’ont pas été autorisés à voter ». Le candidat malheureux à la présidentielle a dénoncé de graves irrégularités sur les ondes de la radio, La Voix de l’Amérique, lors d’une émission en langue hausa.

Buhari s’est dit victime d’un trucage informatisé : « Si vous examinez les résultats qui nous sont attribués vous verrez qu’il s’agit quasiment des mêmes résultats qu’on nous avait attribués en 2003, ce qui signifie que les trucages étaient programmés cette fois-ci par des moyens technologiques sophistiqués ».

 

La commission électorale saisie

Buhari avait déjà affirmé avoir reçu des informations de fraude le jour même du scrutin, samedi 16 avril, évoquant des bourrages d’urnes et des mouvements nocturnes d’avions transportant des cartes électorales.

Les observateurs ont pourtant salué le bon déroulement global du scrutin par rapport aux précédentes élections. Mais Muhammadu Buhari a saisi la commission électorale. Il demande justice par voie légale et non par la violence. Il a d’ailleurs, une nouvelle fois, condamné les émeutes meurtrières qui ont éclaté dans le nord du pays :

« Ce n’est pas bien de permettre à des mécréants d’infiltrer vos rangs afin de perpétrer des exactions comme la destruction d’églises.Ce n’est pas la peine de préciser que ces actes sont pires que des élections frauduleuses. J’ai aussi reçu des informations selon lesquelles, parce qu’ils étaient frustrés, certains parmi vous, ont détruit leur carte d’électeur. C’est une faute grave qui ne va résoudre aucun de vos problèmes. Je vous prie de garder vos cartes et de sortir en masse mardi pour dire non à ceux qui vous oppriment et qui ont volé votre voix. Si vous ne faites pas ça, on pourra dire que vos efforts sont vains. »

Les autorités n’ont pas publié de bilan de ces troubles, notamment pour éviter des représailles. D’après l’organisation non gouvernementale Civil Rights Congress, plus de 200 personnes ont été tuées. De son côté, la Croix-Rouge nigériane a revu son bilan à la hausse et fait état de 400 blessés et de plus de 40 000 déplacés.

 

 

A une semaine de la fin de la campagne pour les législatives:L’Union fait la Nation relance le débat des exclus de la Lépi

 

A la faveur d’une conférence de presse donnée hier au siège de campagne de Vidolè, le porte parole de l’UN, Bruno Kangni  annonce le nouveau combat de la formation politique pour  la prise en compte de tous les oubliés de la Lépi.

 

Par David DOLTAIRE

 

‘’ Cette fois – ci nous  allons œuvrer à parfaire la Lépi et lutter pour la pris en compte des exclus afin de prouver au monde entier que la victoire de l’Union fait la Nation a été volée lors de la présidentielle du 13 mars dernier’’ a laissé entendre Bruno Kangni pour planter le décor de la conférence de presse d’hier. En effet, après les situations tumultueuses du lendemain du vote du 13 mars 2011, l’UN est à nouveau dans la course non moins importante des législatives du 30 avril prochain. Pour Bruno Kangni, les enseignements que les membres de l’UN peuvent tirer du vote bloqué au premier tour de la présidentielle du 13 mars, sont de deux ordres. Le premier est celui lié l’idée répandue selon laquelle la Lépi va supprimer la fraude électorale. Et le deuxième relatif à l’application coûte que coûte de la Lépi pour l’élection présidentielle de 2011 qui a été imposée par la cour constitutionnelle. Selon le porte-parole de l’UN, cela révèle aujourd’hui ‘’ les véritables mobiles d’actions programmées dont la première a été la scène de l’élection de Boni Yayi au 1er tour’’. Il déclare ensuite que  la seconde scène est mise sur orbites avec les législatives qui s’annoncent. Ainsi, pour envoyer assez de députés de l’UN à l’Assemblée Nationale pour faire barrière en cas de dérapage démocratique, Bruno Kangni exhorte les Béninois à voter massivement les candidats de l’UN. Il reste convaincu que les résultats de cette législative vont prouver au monde entier que la victoire de l’UN a été volée lors du scrutin présidentiel du 13 mars dernier.

 

Négociation collective Gouvernement-Centrales syndicales:Les grandes conclusions issues des assises

Après 5 jours de travaux de la Commission nationale permanente et de négociation collective, Gouvernement et centrales syndicales sont tombés d’accord sur certaines grandes conclusions relatives à l’institution d’un coefficient de revalorisation des traitements des personnels de l’Etat. Ainsi, il a été retenu que le point indiciaire soit relevé à 1,25%. Seulement, il faut noter que le rapport général de la commission  n’a pas été amendé à cause de la date de la mise en application des grandes conclusions des travaux.

RELEVE DES CONCLUSIONS

Les jeudi 14, lundi 18, mardi 19 et mercredi 20 avril 2011, s’est tenue à l’INFOSEC à Cotonou, une session extraordinaire de la Commission Nationale Permanente de Concertation et de Négociations Collectives Gouvernement / Centrales et Confédérations syndicales.

Ont pris part aux travaux :

du côté du Gouvernement :

 Ministre d’Etat chargé de la Prospective, du Développement, de l’Evaluation des Politiques Publiques et de la Coordination de l’Action Gouvernementale,

Monsieur Pascal Irénée KOUPAKI ;

 Ministre du Travail et de la Fonction Publique, Monsieur Gérard KOUASSI AGBOKPANZO ;

 Ministre de la Santé, Monsieur Issifoul TAKPARA. ;

 Ministre de la Réforme Administrative et Institutionnelle, Monsieur Bertrand SOGBOSSI BOCCO ;

 Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Monsieur Félicien Chabi ZACHARIE ;

 Directrice du Cabinet Civil du Président de la République, Madame Véronique BRUN HACHEME,

du côté des Centrales et Confédérations syndicales :

1. Pour la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB) :

 Messieurs Gaston K. AZOUA, Secrétaire Général,

 Paul Essè IKO,

 Soulé SALAKO,

 Claude ZIBO,

 Fulgence AFOUDA ;

2. Pour la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-BENIN) :

 Messieurs Dieudonné LOKOSSOU, Secrétaire Général,

 Robert YAVOHEDJI, Daniel A TAÏGBA,

 Madame Nouratou GAMBIA ;

3. Pour la Confédération Générale des Travailleurs du Bénin (CGTB) :

 Messieurs Pascal D. TODJINOU, Secrétaire Général,

 Michel C. KISSI ;

 Lucien GLELE-LANGANFIN

4. Pour la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin (COSI-Bénin) :

 Messieurs Georges KAKAÏ GLELE, Secrétaire Général, Martin BAKARY ;

5. Pour l’Union Nationale des Syndicats des Travailleurs du Bénin (UNSTB) :

 Messieurs Emmanuel ZOUNON, Secrétaire Général,

Marcel Dègla VODOUGNON ;

6. Pour la Centrale des Syndicats Unis du Bénin (CSUB) :

 Messieurs Laurent CAKPO BESSE, Christophe HOUESSIONON.

7. Pour la Centrale des Syndicats des Secteurs Privé et Informel du Bénin

 Messieurs Christophe C. DOVONON, Secrétaire Général,

 Gratien C. HOUNSINOU.

Les travaux ont été présidés par le Ministre d’Etat chargé de la Prospective, du Développement, de l’Evaluation des Politiques Publiques et de la Coordination de l’Action Gouvernementale, Président de la Commission.

Le projet d’ordre du jour de la ses sion est le suivant :

1) Examen de la revendication relative à l’institution d’un coefficient de

Revalorisation des traitements des personnels de l’Etat ;

2) Examen du projet de loi portant statut général de la Fonction Publique ;

3) Questions diverses.

En raison de la non transmission au préalable du projet de loi portant statut général de la fonction publique aux membres, le second point de l’ordre du jour a été retiré pour être examiné ultérieurement.

Ainsi, l’ordre du jour adopté se présente comme suit :

1) Examen de la revendication relative à l’institution d’un coefficient de revalorisation des traitements des personnels de l’Etat ;

2) Questions diverses.

I- EXAMEN DE LA REVENDICATION RELATIVE A L’INSTITUTION D’UN COEFFICIENT DE REVALORISATION DES TRAITEMENTS DES PERSONNELS DE L’ETAT

Abordant ce premier point, le président de séance a rappelé le contexte de l’inscription de cette revendication à l’ordre du jour de la Commission nationale.

En effet, trois motif" expliquent l’opportunité de l’inscription de ce point.

Il s’agit de :

 la persistance des mouvements de grève des personnels du Ministère de l’Economie et des Finances dont la revendication essentielle est l’institution d’un coefficient de revalorisation de leurs traitements ;

 la prise en compte par la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB) de la même revendication dans ses motions de grève ; la demande par le Gouvernement de la saisine de la Commission Nationale pour l’examen de ladite revendication à la suite du compte rendu fait en Conseil des Ministres par le MEF de la situation de paralysie des activités qui prévaut dans son secteur.

En prélude aux débats sur la question, le Président de séance a invité les cadres des Ministères en charge des finances et de la fonction publique à expliquer les raisons des mouvements de débrayage au Ministère de l’Economie et des Finances et les dispositions prises pour dénouer la crise.

Les points objet de revendication des personnels du Ministère de l’Economie et des Finances se présentent comme suit :

1- Examen des conditions de poursuite de l’application de l’arrêté interministériel n° 4451MEF IMFPTRA/METFP IDC/SGMI DGFP IDGFPCS du 17 avril 2004 et de son extension aux personnels de l’Administration des Douanes et Droits Indirects et aux Conducteurs de Véhicules Administratifs ;

2- Organisation des examens et concours professionnels ;

3- Adoption du statut des comptables publics ;

4- mise en œuvre du point 4, 2ème tiret du Protocole d’Accord du 24 novem.bre 2003 entre la Partie gouvernementale et la FESYNTRA-FINANCES ;

5- Institution du coefficient 2 de revalorisation des traitements indiciaires des personnels du Ministère de l’Economie et des Finances ;

6- Affaire DANGNIVO.

Les points 1, 2, 3, et 4 de la revendication qui sont liés à la gestion du personnel ont fait l’objet d’examen par le Comité d’orientation de la commission interministérielle chargée de l’examen du mémoire sur les revendications de la Fédération des syndicats des Travailleurs du Ministère chargé des Finances (FESYNTRA.-FINANCES) créée par arrêté n°085 /MTFP /MEF /DC/SGM/DGFP /DRSC/SA du 08 mars 2011. Les conclusions des travaux du Comité ont été présentées par le Directeur Général de la Fonction Publique.

La synthèse des débats et les conclusions de la Commission Nationale sur ces points se présentent comme suit :

1-1- Examen des conditions de poursuite de l’application de l’arrêté interministériel n°445/MEF/MFPTRA/METFP/DC/SGM/DGFP/DGFPCS du 17 avril 2004 et son extension aux personnels de la douane et aux Conducteurs de Véhicules Administratif.

1-1-1- Examen des conditions de poursuite de l’application de l’arrêté interministériel n° 445/MEF/MFPTRA./METFP/DC/SGM/ DGFP/DGFPCS du 17 avril 2004.

L’arrêté interministériel n°445/MEF/l’MFPTRA/ !METFP/DC/SGM/DGFP /DGFPCS du 17 avril 2004 qui accorde le reclassement à l’échelle 1 aux agents du IVIEF recrutés avec un diplôme académique et qui ont suivi une année de formation professionnelle, déroge aux dispositions statutaires en matière de gestion des carrières. De plus le bénéfice de ces dispositions concerne les agents en service jusqu’en 2003.

La proposition consensuelle de la Commission Nationale sur ce point est la reprise de l’arrêté n° 445 pour permettre de prendre en compte tous les agents qui ont effectivement suivi les formations dans les centres de formation professionnelle du MEF jusqu’à la promotion 2009. Les promotions à venir se verront appliquer les dispositions de l’arrêté interministériel n°869/MTFP/MESFTP/MEF/DC/SGM/DGRCE/DFCAE du 17 décembre 2010 portant réglementation de la formation professionnelle des agents des Ministères et Institutions de l’Etat.

Il a été demandé aux cabinets du MTFP et du l\1EF de mettre sur pied une commission interministérielle pour la prise, dans un délai de 15 jours à compter de la date de signature du présent relevé des conclusions, des actes de régularisation de situation administrative des agents concernés dont l’effectif avoisine 150.

1-1-2-Extension de l’application de l’arrêté n°445IMEF/MFPTRA/ METFP/DC/SGM/DGFP/DGFPCS du 17 avril 2004 aux personnels de l’Administration des Douanes et Droits Indirects.

Le principe de l’extension du bénéfice des dispositions de l’arrêté n°445 aux personnels de l’Administration des Douanes et Droits Indirects est acquis sous réserve de la révision de leurs Statuts Particuliers qui n’ont pas prévu l’échelle 1 pour les corps des Préposés et Brigadiers des douanes (catégorie C) et Agents de Constatation des douanes (catégorie B).

La Commission a demandé au Ministre du Travail et de la Fonction Publique de saisir le Comité Consultatif Paritaire de la Fonction Publique du projet de décret rectificatif qui sera élaboré à cet effet avant son introduction en Conseil des 1v1inistres. Le délai accordé pour l’exécution de cette tâche est de trois semaines à compter de la date de signature du présent relevé des conclusions.

1-1-3- Extension de l’application de l’arrêté n°445/MEF/ MFPTRA/METFP /DC/SGM/DGFP /DGFPCS du 17 avril 2004 aux Conducteurs de Véhicules Administratifs

Les Conducteurs de Véhicules Administratifs (CV A) constituent les seuls agents de l’Etat qui sont confinés dans une seule catégorie sans possibilité d’évolution de carrière. A titre d’illustration, les CV A, contrairement à tous les autres Agents de l’Etat ne peuvent pas bénéficier de l’intégration sur liste d’aptitude prévue par l’article 17 de la loi n° 86-0] 3 du 26 février 1986 portant Statut Général des Agents Permanents de l’Etat.

Aussi, la commission a-t-elle retenu que les CV A ne soient pas soumis aux dispositions de l’arrêté interministériel n°278/NIFPTRA/MFE/DC/SGJM/DGFPCS du 31 août 2005 portant définition et critères de formation sans bourse des agents de l’Etat.

En conséquence, les diplômes professionnels obtenus par les intéressés (Permis catégorie C ou D) en cours de carrière doivent désormais être pris en compte pour leur promotion hiérarchique.

A cet effet, l’arrêté interministériel n°278/MPTRA/MFE/DC/SGNI/DGFPCS du 31 août 2005 portant définition et critères de formation sans bourse des agents de l’Etat sera repris pour tenir compte de la spécificité du corps des Conducteurs de Véhicules administratifs.

1-2- Organisation des examens et concours professionnels

Le chronogramme indicatif des concours et examens professionnels au profit de tous les Agents Permanents de l’Etat pour l’année 2011 arrêté à l’issue des échanges se présente comme suit :

Mai 2011 : Publication du communiqué radio ouvrant les concours ou examens professionnels ;

Octobre 2011 : Déroulement des concours ou examens professionnels ;

Novembre 2011 : Proclamation des résultats.

La Commission a demandé au Ministre du Travail et de la Fonction Publique de prendre les dispositions pratiques pour le respect de ce calendrier.

1-3- Mise en œuvre du point 4, 2ème tiret du Protocole d’Accord du 24 novembre 2003 entre la partie gouvernementale et la FESYNTRA-FIN ANCES

Le point 4,, 2èrne tiret du protocole d’accord prévoit le reversement immédiat sans examen professionnel en catégorie supérieure des agents du MEF ayant rempli les conditions de l’article 69 de la loi 86-013 du 26 février 1986 portant Statut Général des Agents Permanents de l’Etat et pour lesquels l’Administration n’a pas organisé lesdits examens.

Il convient de souligner que le préjudice résultant de la non organisation des concours professionnels entre 1981 et 2000 concerne tous les agents de l’Etat.

En examinant cette question, la commission nationale a retenu de faire reprendre l’arrêté n° 085/MTFP/MEF DC/SGM/DRSC/SA du 08 mars 2011 au motif que la première mission de la commission ordonnant la mise en œuvre du point 4, 2ème tiret du protocole d’accord évacue l’étape de l’étude préalable des modalités de son application.

Par ailleurs, la mise en application de ce point du protocole d’accord risque d’engendrer des frustrations dans la mesure ou certains agents appartenant aux mêmes promotions que les requérants ont pris ultérieurement part avec succès aux concours professionnels.

En conséquence, il ne peut être donné suite favorable à cette requête.

1-4- Adoption du statut des comptables publics

La Commission a demandé au Ministre de l’Economie et des Finances de faire accélérer les travaux du Comité chargé de l’étude du projet de statut des comptables publics, de faire ressortir l’incidence financière y afférente et de rendre compte en Conseil des Ministre dans un délai de 15 jours à compter de la date de signature du présent relevé des conclusions.

1-5- Institution du coefficient 2 de revalorisation des traitements indiciaires des personnels du Ministère de l’Economie et des Finances’

A la demande du Président de la Commission, un exposé sur la question a été présenté par la Directrice de Cabinet du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF). De son exposé, il ressort que l’application du coefficient 2 à l’indice de traitement des personnels du MEF entraine une incidence financière additionnelle de

5.518.960.000 FCF A et porterait le ratio masse salariale sur recettes fiscales à 1<6,15%. L’extension de cette mesure à l’ensemble des personnels de l’Etat induit une incidence financière additionnelle de 117.012.116.000 CFA ; ce qui porterait le ratio masse salariale sur recettes fiscales à 64,82%.

1-5-1- L’institution du coefficient 2 de revalorisation des traitements indiciaires et son impact sur la politique salariale

L’institution du coefficient 2 de revalorisation des traitements indiciaires a des implications sur la masse salariale, la structure du budget de l’Etat, la politique fiscale, la politique budgétaire et le mode de financement des investissements. Cette question interpelle de façon globale la politique de développement du pays.

Cette mesure de revalorisation aggraverait les déficits budgétaires au regard de l’évolution prévisible des recettes fiscales. Il convient d’affiner l’analyse à travers les statistiques pour prendre de bonnes décisions.

Par ailleurs, le Bénin appartient à l’UEMOA dont les pays membres sont liés par un pacte de stabilité et de développement qui contient des engagements internationaux dont les principaux sont

 le respect du ratio masse salariale sur recettes fiscales qui ne devrait pas excéder 35 % ;

 le respect du ratio du solde budgétaire de base et ;

 le respect du ratio des investissements financés sur ressources intérieures.

La politique salariale doit aller de pair avec la politique de développement qui doit mettre l’accent sur la valorisation du capital humain à travers l’amélioration des services de santé, la formation, la productivité et les salaires.

1-5-2- Partenariat Gouvernement/travailleurs pour un développement économique et social

La satisfaction de la revendication relative à l’institution d’un coefficient de revalorisation des traitements indiciaires nécessite la mobilisation d’importantes ressources financières. Pour y parvenir, il convient que la productivité des services publics soit relevée. Cet objectif ne saurait être atteint sans que chacun des acteurs ne joue pleinement le rôle qui est le sien. Ainsi, les organisations syndicales devront entre autres former les travailleurs à assurer des services de qualité. L’Administration quant à elle doit établir un climat de confiance à travers l’instauration d’un processus de dialogue permanent avec les travailleurs.

A cet effet, la chaîne de dialogue doit être activée au niveau sectoriel pour préparer les travaux de la Commission Nationale.

1-5-3- Impact de l’institution du coefficient 2 de revalorisation des indices de traitements des travailleurs sur le Budget Général de l’Etat

De 2005 à 20 Il, la masse salariale des agents de l’Etat est passée de 135 milliards à 270 milliards. Ainsi, depuis avril 2009, le MEF enregistre des difficultés de gestion de la masse salariale qui a augmenté de plus de 60 milliards. Cet état de choses compromet le financement des investissements publics. En outre, la marge de gestion du budget 2011 est étriquée et présente des risques d’accumulation d’arriérés de paiement qui pourraient bloquer la relance de l’activité économique.

Eu égard à tout ce qui précède, il ne serait pas judicieux d’instituer le coefficient 2 sans prendre en considération le contenu du statut général de la fonction publique en cours d’élaboration d’une part et les résultats des études sur le système de rémunération des agents de l’Etat et sur l’harmonisation des primes et indemnités dans la fonction publique d’autre part.

1-5-4- Conclusions de la Commission Nationale sur l’institution d’un coefficient de revalorisation des traitements

Aux termes des débats, les mesures ci-après ont été unanimement approuvées par les membres de la Commission.

1- Les Secrétaires Généraux des Centrales et Confédérations syndicales et le Secrétaire Général de la FESYNTRA-FINANCES avec les représentants du Gouvernement ont eu des échanges sur l’impact économique, financier et social de la situation créée au MEF depuis quelques mois. Les conséquences d’une telle situation ont été partagées par les différentes parties qui se sont engagées à traiter de façon responsable les problèmes ainsi posés. Les partenaires sociaux et le Gouvernement ont montré une bonne disposition d’esprit pour sortir de cette crise dans un esprit d’ouverture et de responsabilité sans déstabiliser le cadre macroéconomique.

2- Face à la situation qui serait créée par la satisfaction de la revendication relative au point d’indice, il a été convenu qu’une accélération des réformes au niveau des régies financières, la lutte contre la fraude et un contrôle rigoureux des dépenses publiques ; pourraient garantir une augmentation des recettes pour faire face aux effets financiers des mesures à prendre ; ce qui créerait ainsi une marge budgétaire.

3- L’impact financier doit être soutenable par le Budget Général de l’Etat exercice 2011 pour autant que la mesure ne prenne pas effet pour tout le monde au même moment. A cet effet, il est demandé au Ministre de l’Economie et des Finances de fàire la simulation complète d’un coefficient de 1,25 en détaillant l’impact au niveau du Ministère de l’Economie et des Finances et au niveau de chaque Ministère sectoriel pour faire une bonne programmation dans un cadre de dépenses à moyen terme.

Dans le cas spécifique du Ministère de l’Economie et des Finances, cette mesure prendra effet pour compter du 1er mai 20Il.

4- En contrepartie de cette mesure, et en liaison avec les responsables des centrales et confédérations, un engagement des syndicats du MEF pour appuyer le Gouvernement dans son effort de promotion de la bonne gouvernance et de mobilisation des recettes a été obtenu cet engagement en vue de la prise en charge des autres ministères à la faveur des réformes budgétaires et fiscales a été salué par les représentants du Gouvernement.

Par ailleurs, il a été convenu de la mise en place d’un comité bipartite (représentants du Gouvernement et représentants des travailleurs) chargé de déterminer les modalités de programmation et de mise en œuvre de la mesure.

5- En outre, tenant compte de l’évolution rapide de l’effectif du MEF, il a été décidé de surseoir à toute mise à disposition d’agents provenant des ministères et institutions de l’Etat.

 Enfin, il a été convenu de la réalisation d’un audit des effectifs du .MEF en faisant ressortir la répartition des effectifs par catégorie et par régie financière et au niveau de l’Administration Centrale des Finances aux fins d’envisager la mise en place d’un programme de renforcement des capacités d’une part, et un redéploiement éventuel du personnel en surplus vers d’autres départements ou institutions de l’Etat d’autre part.

Une communication en Conseil des Ministres rendra compte des présents travaux.

1-6- Affaire DANGNIVO

A l’invitation du Président de la Commission, le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, et la Directrice de Cabinet du Ministre de la justice, de la Législation et des Droits de l’Homme ont apporté des informations sur l’évolution du dossier. De l’exposé des intéressés, il ressort que les enquêtes sur l’affaire ont été bouclées au niveau du lV1inistère de l’intérieur et de la Sécurité Publique et le rapport transmis à la Justice. Le dossier est en cours d’instruction. Déférant à la requête des avocats de la partie civile de procéder à une expertise complémentaire, le juge d’instruction leur a demandé de proposer un expert de leur choix.

N’ayant enregistré aucune réaction de leur part, il a dû prendre une ordonnance de rejet.

L’ordonnance de rejet a été régulièrement notifiée et n’a suscité aucune réaction de leur part.

L’ensemble des débats a permis de comprendre que le dossier n’est pas classé et que l’instruction suit son cours.

La partie gouvernementale a reconnu la nécessité d’assurer à tous les citoyens la liberté, la sécurité et la justice. Tout ceci devant se faire dans un esprit de responsabilité.

Pour garantir permettre la jouissance des libertés publiques, les responsables syndicaux ont souhaité que soient rapportés effectivement les arrêtés interdisant les manifestations publiques.

II- QUESTIONS DIVERSES

2-1- La Non exécution des plans d’action de la commission

La recherche de solutions aux préoccupations et revendications urgentes des travailleurs n’a pas permis à la Commission de mettre à exécution les activités prévues dans ses plans d’actions. Il a été retenu que priorité soit donnée aux actions qui y sont inscrites.

2-2- Lenteur dans la signature des rapports des sessions de la Commission Nationale de Concertations et de Négociation.

2-3- Non paiement des éducateurs et éducatrices du MEMP

Les actes devant consacrer le reversement de ces agents en agents contractuels de l’Etat n’ayant pas encore paru, il n’a pas été possible pour le Ministère de l’Economie et des Finances de mandater mensuellement les salaires des intéressés. Il a été demandé aux cadres du Ministère de l’Economie et des Finances de proposer des mécanismes de paiement de ces agents.

2-4 Ameublement de deux amphithéâtres construits à l’Uac

Il a été demandé au .MEMP de porter cette préoccupation à la connaissance de son collègue de l’enseignement supérieur en vue de son règlement.

2-5- Subvention des écoles et établissements privés

Il a été retenu qu’une convention soit prise entre le Gouvernement et les acteurs du secteur privé de l’éducation pour définir les conditions d’un partenariat. Cette convention sera approuvée par décret pris en Conseil des Ministres.

La non signature par certains responsables de centrales ou confédérations syndicales du projet de rapport des sessions de la Commission n’a pas permis de mettre à la disposition des membres lesdits rapports. Il a été demandé au Secrétaire Permanent de la commission d’accélérer le processus de signature des documents et de préparer le rapport d’activités 2010 de la commission pour la prochaine session.

Cotonou, le 20 avril 2011

Ont signé :

Les participants

Violences post-électorales au Nigeria, mutinerie au Burkina, ‘’Tsunami’’ dans des pays arabes…

 

Les dernières nouvelles ne sont pas bonnes dans certains pays autour du Bénin. Au Nigeria, des violences post- électorales ont déjà fait plusieurs morts et des milliers de blessés graves. “On“ croyait le président Goodluck immunisé contre la guerre, lui qui s’était donné en spectacle au Bénin. L’adage a pourtant dit que celui qui n’a pas traversé l’autre rive ne doit pas se moquer de celui qui se noie. Encore que le Bénin ne s’était pas noyé. Au Burkina – Faso, le “grand“ Blaise Compaoré est en difficulté. Des mutins lui empoisonnent la vie au point où son pouvoir vacille, tangue et veut chavirer. Depuis plusieurs mois, le monde Arabe est en proie à des situations incompréhensibles et sans précédent. On rumine des solutions, mais jusqu’à présent, on n’a pas encore trouvé la solution. La Côte d’Ivoire semble soulagée de sa peine avec l’arrestation de l’ex- président Laurent Gbagbo même si la guerre continue de planer sur le ciel ivoirien. Tous ces foyers de tension sont nés du fait d’élections mal organisées ou de dérives dans la conduite des affaires au sommet de l’Etat. Le Bénin qui a réussi de justesse la présidentielle ne doit pas s’égosiller  et s’enorgueillir au point d’en être ivre et de sombrer. Nous n’avons pas encore vaincu totalement la fatalité. Les législatives du 30 Avril prochain sont aussi une source de tension, qui, mal gérées, pourraient conduire au chaos. Il serait inintelligent de croire que Dieu veille en permanence sur le Bénin. Chacun doit jouer sa partition à son niveau pour que le pire n’arrive pas. Car, si le Bénin a échappé à la violence à la présidentielle, cela ne donne pas carte blanche aux comportements animaux aux législatives. Le Bénin doit prouver une fois encore sa maturité et son amour pour la paix.

Campagne pour les législatives de 2011dans la 15ème circonscription électorale:Anne Cica Adjaï, l’espoir des femmes et de la jeunesse

Mme Anne Adjaï Cica n’est plus à présenter outre mesure aux Béninois. Son combat pour la moralisation de la vie publique sous les régimes Kérékou I et Kérékou II a fait d’elle une icône nationale et même internationale de la lutte anti-corruption. Candidate et tête de liste de l’Alliance G13 Baobab dans la 15ème circonscription électorale, elle a présenté aux professionnels des médias mercredi dernier les grands axes  de son programme.

Par Lorys S.C HOUNON

Amazone des temps modernes résolument engagée dans la moralisation de la vie publique et la promotion du genre depuis des lustres, Anne Adjaï Cica revient sur la scène politique pour la poursuite de son combat pour l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes. Native d’Aidjèdo, dans le 6ème arrondissement de Cotonou, elle est candidate aux législatives prochaines et tête de liste de l’Alliance G13 Baobab dans la 15è circonscription électorale. Pour les quatre années à venir, Anne Adjaï Cica s’est fixée comme objectif principal «  l’autonomisation des femmes et la promotion des jeunes pour un avenir triomphant ». Pour réellement atteindre cet objectif, elle décline son programme en quatre grands axes que sont : la restauration des valeurs éthiques et morales, l’autonomisation de la femme, la forte représentativité des femmes dans les instances de décisions et la promotion de la jeunesse. « La femme est la charpente du foyer » lance-t-elle pour souligner la justesse de son combat pour le bien être de la gent féminine.  Et  puisque la jeunesse est le fer de lance de tout développent, elle n’occulte pas dans son combat les questions liées à la jeunesse de son pays. Ainsi, s’engage-t-elle à mener des réflexions sérieuses aux côtés du gouvernement pour la création d’emploi au profit des jeunes.  Avec les jeunes, Anne Adjaï Cica entrevoir construire des projets porteurs d’espoirs. Elle n’a d’ailleurs pas attendu être élue pour se lancer dans le feu de l’action. Plusieurs cellules de réorganisation des femmes et des jeunes sont déjà mise en place dans les arrondissements de Cotonou pour penser autrement l’avenir toujours incertain des jeunes. Avec ses longues années d’expériences aux côtés du général Mathieu Kérékou, elle maîtrise au mieux les réelles préoccupations des populations béninoises et la prescription pour en venir à bout. Cadre de renom international, elle compte sur ses nombreux contacts pour le financement de projets générateurs d’emplois pour la jeunesse. Fort de ces nombreux atouts, Anna Adjaï Cica ne sollicite que le soutien des populations de la 15ème circonscription électorale pour son élection au rang des députés de la 6ème  législature. Présidente de l’ONG Femme Gouvernance et Développement (FEGODEV), officier de l’Ordre National du Mérite Français, Chevalier de l’ordre national du Bénin, ancienne patronne de la Cellule de Moralisation de la Vie publique, ex-chargé de programme Gouvernance et Droits de la personne du PNUD, Anne Adjaï Cica titulaire d’un Diplôme d’études supérieures spécialisées (Dess) en Finances et contrôle de gestion avec de longues années de pratique dans la lutte contre la corruption au Bénin et au plan international.


Législatives du 30 avril 2011:Charles Juste Guédou et Roger Dovonou pour concrétiser le rêve de Yayi dans la 24ème

 

Depuis plus d’une semaine, les partis ou alliances de partis en lice pour les législatives du 30 avril prochain rivalisent d’ardeur sur le terrain de la propagande électorale pour convaincre les électeurs et rallier du monde à leur cause. Dans la 24ème   circonscription électorale, l’Alliance Nouvelle Force 2011 (ANF) conduite par les personnalités politico-administratives Charles Juste Guédou, Roger Dovonou et consorts se positionne comme une véritable machine de guerre pour la conquête de la totalité des sièges à pourvoir  pour le président Boni Yayi.

Par Romaric TOSSOU

Lors de sa campagne pour la présidentielle du 13 mars dernier, le candidat Boni Yayi déclarait aux populations que ‘’ la valise du bonheur et de la prospérité qu’il  (que j’ai) a amené en 2006 n’a pu s’ouvrir en 5 ans faute de certaines contingences’’ et qu’il lui faut alors cinq autres années pour finalement l’ouvrir. Cette exhortation, semble avoir fait large écho au sein des populations béninoises qui l’ont réélu avec une majorité absolue de plus de 53% des suffrages exprimés. Seulement, cette réélection, quoique historique, ne saurait suffire à lui seul pour réaliser le grand défi de l’émergence du Bénin. Les réalités des cinq dernières années ont démontré que  l’effectivité de la prospérité partagée passe par l’exécution diligente des projets et programmes de développement.  D’où l’importance pour le chef de l’Etat de disposer d’une majorité à l’assemblée nationale pour la poursuite  des nombreux chantiers inscrits au titre de ce nouveau quinquennat. Fort de cet objectif, l’Alliance Nouvelle Force 2011 a positionné dur sa liste ‘’ des femmes et hommes qui ont un sens élevé de la responsabilité, des femmes et homes qui ont une grande conscience du rôle d’un député et de celui du parlement dans une Nation’’. Autrement dit, l’ANF 2011 est une coalition d’hommes et de femmes résolument engagés pour à soutenir le chef de l’Etat de manière responsable et ‘’à voter toutes les lois qui garantissent les intérêts supérieurs de la Nation’’. Ce faisant, tout en jouant efficacement le rôle de contrôle l’action gouvernementale. Quand on sait le poids politique des hommes et femmes qui composent cette liste dans la 24ème    circonscription électorale, le rêve de la majorité à l’Assemblée Nationale deviendra sûrement une réalité pour Boni Yayi.

 

Interview de l’opposant Andoche Amègnissè:« Pour l’immunité parlementaire, des prévaricateurs veulent devenir députés »

Cela fait longtemps qu’on n’entend plus parler Andoche Amègnissè. Son silence coïncide avec la période de l’élection présidentielle  qui a connu la victoire du président Yayi dont il est l’opposant irréductible depuis le début de son mandat écoulé. En cette veille de l’élection législative, l’homme a finalement accepté de parler en se réservant le droit d’en dire plus lorsque le moment viendra.

La Nouvelle Génération : Votre appréciation sur l’élection présidentielle de 2011, la victoire du Président Yayi Boni et la défaite de l’opposition dès le premier tour ?

Andoche AMEGNISSE : J’ai beaucoup à dire sur ce sujet ; aussi bien en ce qui concerne la victoire si vraiment victoire il y a eu, que concernant ce que vous appelez l’opposition et ses candidats. Mais je me réserve le droit et même le devoir d’en parler plus tard, lorsque le moment sera venu, et ce moment est d’ailleurs pour bientôt. Je ne parlerai plus désormais au nom du Professeur Andoche AMEGNISSE, mais au nom de quelque chose de sérieux qui se construit actuellement et qui m’impose pour le moment l’obligation du silence.

QUESTION 2 : Et concernant ABT, votre candidat à l’élection présidentielle dernière ; sera-t-il à nouveau dans la course en 2016 et si oui sera-t-il toujours votre candidat ?

Andoche AMEGNISSE : De 2011 à 2016, il  y a encore un chemin long de cinq ans à traverser. Tout peut arriver avant l’aboutissement de ces cinq ans, comme tout peut arriver à l’aboutissement de ces cinq ans. C’est d’ailleurs parce que nous sommes conscients de cela que nous construisons actuellement cette organisation sérieuse au nom de laquelle j’ai l’obligation du silence. Mais je vous rassure que notre construction prend en considération une valeur importante comme le Président Abdoulaye Bio Tchané. Tout dépendra de lui et je crois que c’est surtout à lui que vous devez poser la question.

QUESTION 3 : Pourquoi n’êtes vous pas candidat à l’élection législative et que pensez vous des conditions d’organisation de ce scrutin ?

Andoche AMEGNISSE : La réponse à votre question se trouve dans la question elle-même. C’est à cause des conditions d’organisation du scrutin que je n’ai pas déposé ma candidature. Dans aucun pays sérieux, une opposition sérieuse ou un opposant sérieux n’accepte qu’une élection se déroule sans publication préalable de la liste électorale, sans publication préalable de la liste des bureaux de vote afin que les candidats puissent se faire représenter dans tous les bureaux de vote. C’est le minimum nécessaire pour assurer la crédibilité et la transparence d’un scrutin. Et toute opposition qui accepte d’aller aux élections sans ces conditions minimales participe à son propre écrasement par le pouvoir à qui il laisse la toute puissance de disposer comme il convient à ses intérêts. Croyez-vous qu’aux Etats Unis, en France, en Allemagne ou en Angleterre, l’opposition accepterait d’aller aux élections sans publication préalable de la liste électorale et sans publication préalable de la liste des Bureaux de vote ? Il ne sert à rien d’aller aux élections dans des conditions où il est certain qu’on va se faire massacrer, pour venir ensuite crier qu’on a été victime de fraudes ; puisqu’on a soi même laissé ouvert le grand portail pour la fraude et le holdup électoral.   

QUESTION 4 : Professeur si toute l’opposition réagissait comme vous, la mouvance présidentielle prendrait cent pour cent de l’Assemblée ?

Andoche AMEGNISSE : Cela eut mieux valu pour l’opposition puis que le monde entier verrait alors que l’Assemblée Nationale du Bénin est monocolore ; car au Bénin d’aujourd’hui toutes les autres institutions de la République sont déjà monocolores. Vanité des vanités, si c’est pour servir de caution et de faire valoir dans une démocratie bananière, l’opposition n’a plus aucune valeur.

 QUESTION 5 : Cela veut donc dire que pour vous la prochaine Assemblée ne vaudra pas mieux que la précédente ? Est-ce bien ce que vous voulez dire ?      

Andoche AMEGNISSE : Il me semble qu’elle sera même pire. Par exemple la Cour Constitutionnelle a invalidé la candidature de Vodonou Désiré et dans le même temps elle a validé des candidatures d’autres prévaricateurs ou prévaricateurs présumés et même des candidatures de présumés criminels inculpés pour assassinat. On a comme l’impression que la Cour prend ses décisions à la tête du client. Il ya dans ma circonscription électorale le cas du maire de Grand Popo mon jeune frère ABLO. En trois ans de gestion, ce maire qui est candidat à la députation a accumulé plusieurs scandales financiers qui ne seraient pas restés sans poursuite s’il était de l’opposition. D’abord au décès du premier maire Eugène Kpadé, il a été remplacé par monsieur Hounkponou précédemment Deuxième Adjoint au Maire. Lorsque ce dernier passait service à monsieur ABLO, il y avait dans les caisses de la commune plus de cent millions de Francs CFA. Le maire ABLO a dépensé cette somme en moins d’un mois sans aucune autorisation du Conseil Communal et sans jamais pouvoir dire au Conseil à quoi cet argent a servi. Ensuite le Conseil Communal a voté une somme de 14 millions pour construire des raccordements de part et d’autres de la voie inter-état qui mène à Hillacondji et faciliter ce faisant le parking des camions qui encombrent trop souvent la voie. Cette somme devait aussi servir à remblayer la gare routière de Hillacondji et réparer la voie qui mène de Gbéhoué à la route inter-état. Sur aucun de ces tronçons les travaux n’ont été réalisés. Et pourtant le maire ABLO a fait décaisser tous les 14 millions et on ne sait pas où l’argent est passé. Il y a aussi le dossier des dons aux sinistrés. Plusieurs donateurs ont contribué. Plus de six millions de Francs CFA ont été déposés entre les mains du maire ABLO et qui ne transparaissent pas dans les comptes de la commune. Enfin,  il  y a le dossier de la construction des « maisons du village » à Adjaha, Agonnèkanmè et Hillacondji. Le Conseil Communal a voté treize millions de francs CFA par « maison du village ». En passant le marché, le Maire ABLO a déclaré onze millions aux entreprises adjudicataires. Les deux millions soustraits par « maison du village » sont restés sans justification comptable. C’est ainsi que le Lundi 11 Avril dernier, lors d’une réunion organisée à la mairie de Grand Popo par le maire lui-même et à laquelle assistait le député AHINNOU Thomas, monsieur ABLO a été vertement pris à partie par un élu local qui dénonçait cette situation assimilable à un détournement. Où allons-nous quand le pays est géré de cette manière ?    

Propos recueillis   par Pius Zongo