Violences post-électorales au Nigeria, mutinerie au Burkina, ‘’Tsunami’’ dans des pays arabes…
Les dernières nouvelles ne sont pas bonnes dans certains pays autour du Bénin. Au Nigeria, des violences post- électorales ont déjà fait plusieurs morts et des milliers de blessés graves. “On“ croyait le président Goodluck immunisé contre la guerre, lui qui s’était donné en spectacle au Bénin. L’adage a pourtant dit que celui qui n’a pas traversé l’autre rive ne doit pas se moquer de celui qui se noie. Encore que le Bénin ne s’était pas noyé. Au Burkina – Faso, le “grand“ Blaise Compaoré est en difficulté. Des mutins lui empoisonnent la vie au point où son pouvoir vacille, tangue et veut chavirer. Depuis plusieurs mois, le monde Arabe est en proie à des situations incompréhensibles et sans précédent. On rumine des solutions, mais jusqu’à présent, on n’a pas encore trouvé la solution. La Côte d’Ivoire semble soulagée de sa peine avec l’arrestation de l’ex- président Laurent Gbagbo même si la guerre continue de planer sur le ciel ivoirien. Tous ces foyers de tension sont nés du fait d’élections mal organisées ou de dérives dans la conduite des affaires au sommet de l’Etat. Le Bénin qui a réussi de justesse la présidentielle ne doit pas s’égosiller et s’enorgueillir au point d’en être ivre et de sombrer. Nous n’avons pas encore vaincu totalement la fatalité. Les législatives du 30 Avril prochain sont aussi une source de tension, qui, mal gérées, pourraient conduire au chaos. Il serait inintelligent de croire que Dieu veille en permanence sur le Bénin. Chacun doit jouer sa partition à son niveau pour que le pire n’arrive pas. Car, si le Bénin a échappé à la violence à la présidentielle, cela ne donne pas carte blanche aux comportements animaux aux législatives. Le Bénin doit prouver une fois encore sa maturité et son amour pour la paix.

23 avril, 2011 @ 10:15
Je crois avoir dit ce que je pense de ces prises de conscience populaires qui se manifestent par des soulèvements légitimes; mais puisqu’un Béninois – encore un de ces visqueux vers de terre qui courtisent le pouvoir en place même après la Forfaiture – m’a traité de vieux cynique, je répète ici mon propos:
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Garrigues-Ste-Eulalie, 19-04-11
L’année dernière, j’ai lu dans la presse nigériane le discours de Wole Soyinka à la Convention du Parti DFPF qu’il a fondé et dont il est le président; je retournerai sur son site dont le lien est sur le mien www.obhelyquenum.com ), ou bien, je consulterai la presse nigériane pour mieux m’informer de la position de son parti dans cette élection présidentielle au premier tour.
Encore une! Ça deviendra une reproduction par scissiparité, comme en botanique, ou plus efficacement, une contagion galeuse, à moins qu’une coterie de chefs d’Etat africains n’en fassent une Institution qui entraverait la Démocratie en imposant la Forfaiture.
On me fait bien rire au Bénin en suggérant à Monsieur Thomas Boni Yayi d’aller soutenir l’homme au chapeau du Nigeria; il n’a pas la carrure d’une telle audace; comme il ne me paraît pas avoir la trempe d’un suicidaire, il sera lynché au Nigeria s’il s’ingère dans les affaires électorales.
Nombre de ceux qui ploient l’échine, rampent, se mettent à plat ventre dans les arcanes de la politique du ventre ne savent rien, ou guère, d’un régime militaire au Nigeria; la lecture du magazine bilingue L’Afrique Actuelle fondé par ma femme et moi était imprégné des événements du Biafra (1967-1970); le magazine avait annoncé la défaite d’Odumegwu Emeka Ojukwu un mois avant sa fuite… en Côte d’Ivoire? Je ne sais plus.
Un texte émouvant de regretté Wilfried F. Feuser raconte (cf. L’Afrique des profondeurs. Mélanges 40ème anniversaire de Un piège sans fin) mes liens très discrets avec Wole Soyinka à cette époque où il était emprisonné ou en résidence très surveillée. Voilà un intellectuel, un créateur et un patriote politiquement engagé ; à Alger, un écrivain africain francophone avide de publicité avait annoncé sa mort ! Ah ! ce plagiaire incapable de dénoncer la corruption dans son pays où le président a du sang sur les mains!