DISCOURS DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’INTERIEUR ET DE LA SECURITE PUBLIQUE ENTRANT A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE PRISE DE SERVICE

Cotonou, le 31 Juin 2011

-          Monsieur le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique ,

-          Messieurs les Ministres,

-          Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,

-          Mesdames et Messieurs les membres du cabinet,

-          Messieurs les Directeurs Centraux et Techniques du Ministère,

-          Messieurs les Maires du département des Collines,

-          Messieurs les Directeurs Départementaux,

-          Cadres et personnel du Ministère,

-          Sa Majesté Roi Tosso de Savalou,

-          Sa Majesté Roi Adétutu de Savè,

-          Sa Majesté Roi Gbésso de Ouessè,

-          Représentants de toutes les couches socio-professionnelles de Ouessè, Savè, Glazoué, Savalou, Dassa et Banté.

-          Honorables invités,

-          Mesdames et Messieurs.

En cette heureuse circonstance, et devant cet auguste assemblé, permettez-moi de rendre grâce à Dieu, le Tout Puissant Créateur du Ciel et de la Terre pour ses multiples bienfaits à mes endroits et à chacun de vous ici présent.

Aussi-voudrais-je témoigner en ce moment de grande émotion, toute ma gratitude et toute ma profonde reconnaissance à ce grand homme auprès de qui j’ai appris à faire mes premiers pas en politique, cet homme qui depuis six ans nous rend notre fierté d’être béninois, le Président Thomas Boni YAYI, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Au nom des populations des Collines je voudrais lui dire merci pour la confiance qu’il à bien vouloir placer en moi en me nommant à la tête du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique de notre pays.

C’est un grand honneur et une grande responsabilité.

Je voudrais exprimer également toute ma gratitude à ma famille, à mon épouse, à mes enfants pour leur soutien indéfectible, à tous les amis, à mes parents venus de Glazoué, Dassa, Savè, Banté, Savalou, Ouessè et d’ailleurs pour leur constante disponibilité.

Monsieur le Ministre, je voudrais ici vous remercier pour l’immense œuvre que vous avez abattue depuis votre nomination à la tête de ce ministère combien stratégique par notre pays et vous rassurer quant à ma détermination à la continuer et à la parfaire au besoin, car comme le dit l’adage chez nous « c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle ».

Cette cérémonie qui nous réunit ce jour, bien que protocolaire, rate une occasion de prise de contact et de partage de la vision du travail pour lequel nous sommes appelés à contribuer à divers niveaux.

Je mesure à sa juste valeur, l’immensité des tâches difficiles mais exaltants qui m’attendent c’est pourquoi je prie encore le Très Haut pour qu’il me donne la force nécessaire pour mériter cette confiance dont je viens d’être investi.

Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, Honorables invités, j’entends placer mon action autour de cinq priorités :

1.       Tout d’abord, garantir le droit à la sécurité par tout et pour tous. Je n’hésite pas à l’affirmer, la sécurité est le premier droit de nos concitoyens, et j’en ferai le premier de mes devoirs. Pour qu’il en soit ainsi, la prévention de la délinquance doit être renforcée. La lutte contre toutes les formes de violences, les trafics et les bandes doit se mener désemparer. La refondation prônée par le Chef de l’Etat fait du béninois et sa sécurité la préoccupation de toute action de développement. Il nous faudra plus de sécurité pour plus de confiance, donc plus de croissance, plus d’emploi et plus de richesse. Notre pays devra alors se donner dès aujourd’hui les moyens de sa sécurité et de sa population.

2.       Engager des actions de sécurisation plus accrue à nos frontières pour éviter qu’impunément des gangsters viennent opérer sur notre sol pour en ressortir avec tant d’aisance. Les nouvelles technologies de l’information pourraient être mises à contribution. Peut-être, faudra t-il penser au projet d’installation de radar à la sortie de nos grands villes.

3.       La prévention et la gestion de catastrophes naturelles à travers une dynamisation de la protection civile dans notre pays. A cet effet, il s’agira de poursuivre les efforts pour rapprocher les centres de secours et les bars des sapeurs pompiers des populations et renforcer les capacités d’intervention dans ce domaine. Dans ce même volet, nous devons améliorer la gestion des inondations et autres catastrophes, car il nous faut anticiper afin d’atténuer les conséquences dévastatrices de la colère de la nature.

4.       Ralentir les effets néfastes de la transhumance en accélère la finalisation de la cartographie et l’intensification de la sensibilisation autour des couloirs de circulation des animaux transhumants.

5.       Œuvré à instaurer un climat apaisé avec tous les travailleurs du ministère, en privilégiant le dialogue et la concertation. La mise à niveau régulière du personnel civil ou militaire à travers des formations adaptées s’avère indispensable pour permettre de maitriser efficacement la gestion axée sur le résultat dans un souci permanent de compte rendu et de résultats des directions doivent avoir un plan de travail annuel, semestriel, trimestriel et mensuel avec des monitoring bien définis. Les questions d’étique, la présence au poste et la ponctualité sont au cœur de mes actions.

Si les axes que j’ai présentés tantôt, peuvent être réalisés alors, il nous faut :

-          accepter de travailler en équipe sondée, avec rigueur et professionnalisme

-          accepter que d’épouser les mêmes pratiques de gestion

-          accepter que de privilégier l’intérêt général

A ces fins, je vous invite à méditer cette pensée de Albert Einstein : «N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès, mais ayez de devenir un homme qui a de la valeur.

Je voudrais conclure en adressant mes félicitations ces braves hommes et femmes de la police, de la gendarmerie et des Sapeurs pompiers pour les efforts qu’ils ne cessent de consentir au quotidien pour garantir la sécurité à nos compatriotes.

Mes chers collaborateurs, je vous invite à prendre ce nouveau départ avec moi avec abnégation, rigueur détermination et courage pour relever le défi de la sécurité, car rien de grand ne se construit sans difficulté.

-          Vive le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique au service du peuple béninois

-          Vive le Bénin

Je vous remercie.

Passation de service au ministère de l’intérieur:Souton s’en va, Dègla s’installe et annonce ses 05 priorités

C’est dans une cour du ministère de l’intérieur noire de monde que la passation de service entre les ministres entrant et sortant de la sécurité publique s’est déroulée dans la soirée d’hier. A cette occasion, le nouveau patron des lieux a dévoilé les 05 priorités de son plan action.

Par Romaric TOSSOU

Après plus de dix mois passés à la tête du département ministériel de l’intérieur et de la sécurité publique, Martial Souton appelé à d’autres fonctions au sein du premier Gouvernement de Boni Yayi II cède son fauteuil à Bénoit Dègla, le nouveau patron de la maison.   La cérémonie de passation de charges entre les deux ministres s’est déroulée dans une ambiance festive ponctuée par la prestation du groupe folklorique Akonhoun des talentueux comédiens humoristes Pipi Wobaho et Eléphant Mouillé.  Tout a commencé par le discours bilan du secrétaire général du ministère qui a rappelé les nombreux chantiers ouverts, achevés et ceux en cours d’exécution depuis la nomination du  ministre Martial Souton à la tête de ce département en juillet 2010. En souhaitant la bienvenue au ministre entrant, il ne manquera pas de lui rassurer de l’entière disponibilité du personnel à travailler de synergie avec lui pour la réussite de sa mission. Invité à prendre la parole après un intermède culturel du groupe Pipi Wobaho, Martial Souton à tenu à  s’acquitter d’un triple devoir de gratitude. Il a d’entrée de jeu rendu grâce à Dieu le Tout-puissant, qui a guidé ses pas tout au long de ses longs mois  dans l’accomplissement d’une mission aussi exaltante et difficile au service de la Nation. Ensuite, il a exprimé publiquement au Chef de l’Etat, le Président Boni YAYI toute sa gratitude pour le choix porté sur sa modeste personne pour conduire ce Ministère, ‘’notamment durant les périodes sensibles des élections’’.  Il remerciera enfin, de façon solennelle et sincère tout le personnel du ministère, tous ses collaborateurs à différents niveaux et l’ensemble des Forces de secours et de sécurité publique pour les efforts déployés dans l’exécution des tâches quotidiennes. Ce devoir accompli, il va  terminer ses propos par des mots de félicitation à l’endroit de son successeur tout en promettant ne pas lui marchander sa disponibilité et son expérience.

A sa suite, l’honorable désormais ministre Bénoit Dègla témoignera sa gratitude à Dieu et sa profonde reconnaissance à ‘’homme auprès de qui il (j’ai) a appris à faire ses premiers pas en politique’’.  En cette heureuse circonstance, le ministre Bénoit Dègla a tenu à rendre un hommage mérité à son prédécesseur sur qui il compte pour continuer et parfaire besoin la mission républicaine car « c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle » dira-t-il. Faisant preuve d‘une grande humilité, il déclare avoir mesuré l’immensité des ‘’tâches difficiles mais exaltantes’’ qui l’attendent. Il ne finira pas ses propos sans décliner les 05 grandes priorités autour desquelles il entend placer son action. Il s’agit notamment de 1.       Tout d’abord, garantir le droit à la sécurité par tout et pour tous. Je n’hésite pas à l’affirmer, la sécurité est le premier droit de nos concitoyens, et j’en ferai le premier de mes devoirs. Pour qu’il en soit ainsi, la prévention de la délinquance doit être renforcée. La lutte contre toutes les formes de violences, les trafics et les bandes doit se mener désemparer. La refondation prônée par le Chef de l’Etat fait du béninois et sa sécurité la préoccupation de toute action de développement. Il nous faudra plus de sécurité pour plus de confiance, donc plus de croissance, plus d’emploi et plus de richesse. Notre pays devra alors se donner dès aujourd’hui les moyens de sa sécurité et de sa population.

2.       Engager des actions de sécurisation plus accrue à nos frontières pour éviter qu’impunément des gangsters viennent opérer sur notre sol pour en ressortir avec tant d’aisance. Les nouvelles technologies de l’information pourraient être mises à contribution. Peut-être, faudra t-il penser au projet d’installation de radar à la sortie de nos grands villes.

3.       La prévention et la gestion de catastrophes naturelles à travers une dynamisation de la protection civile dans notre pays. A cet effet, il s’agira de poursuivre les efforts pour rapprocher les centres de secours et les bars des sapeurs pompiers des populations et renforcer les capacités d’intervention dans ce domaine. Dans ce même volet, nous devons améliorer la gestion des inondations et autres catastrophes, car il nous faut anticiper afin d’atténuer les conséquences dévastatrices de la colère de la nature.

4.       Ralentir les effets néfastes de la transhumance en accélère la finalisation de la cartographie et l’intensification de la sensibilisation autour des couloirs de circulation des animaux transhumants.

5.       Œuvrer à instaurer un climat apaisé avec tous les travailleurs du ministère, en privilégiant le dialogue et la concertation. La mise à niveau régulière du personnel civil ou militaire à travers des formations adaptées s’avère indispensable pour permettre de maitriser efficacement la gestion axée sur le résultat dans un souci permanent de compte rendu et de résultats des directions doivent avoir un plan de travail annuel, semestriel, trimestriel et mensuel avec des monitoring bien définis. Les questions d’étique, la présence au poste et la ponctualité sont au cœur de mes actions.

et devant cet auguste assemblé, permettez-moi de rendre grâce à Dieu, le Tout Puissant Créateur du Ciel et de la Terre pour ses multiples bienfaits à mes endroits et à chacun de vous ici présent.

Aussi-voudrais-je témoigner en ce moment de grande émotion, toute ma gratitude et toute ma profonde reconnaissance à ce grand homme auprès de qui j’ai appris à faire mes premiers pas en politique, cet homme qui depuis six ans nous rend notre fierté d’être béninois, le Président Thomas Boni YAYI, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Discours du ministre sortant Jean Marie Ehuzu:REPUBLIQUE DU BENIN

  • Monsieur le Ministre et Cher Ami ;
  • Monsieur l’Ambassadeur, Secrétaire Général du Ministère ;
  • Monsieur l’Ambassadeur, Directeur de Cabinet;
  • Monsieur l’Inspecteur Général du Ministère ;
  • Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Directeurs ;
  • Monsieur le Secrétaire Général du Syndipat/Mae ;
  • Chers Collègues ;
  • Distingués Invités, Chers Parents et Amis ;
  • Mesdames, Messieurs ;

 

Le 22 octobre 2008, le Chef de l’Etat me fit l’honneur de m’appeler à son Gouvernement. Aujourd’hui, mardi 31 mai 2011, je suis appelé à passer le témoin à mon successeur, le Ministre Bako.

A l’heure où je quitte mes fonctions, permettez-moi tout d’abord de rendre grâce à Dieu pour les abondantes bénédictions dont il m’a comblé tout au long de ma carrière professionnelle et pour nous avoir permis de nous retrouver ici, pour célébrer un départ et saluer une arrivée.

J’adresse ensuite mes mots de gratitude au Chef de l’Etat, Dr Boni YAYI, pour la confiance totale qu’il a investie en moi pendant ces deux années et demie dans la gestion quotidienne de ce Département ministériel dont nul n’ignore le rôle et l’importance stratégique dans le dispositif institutionnel de notre pays, et pour avoir fait de moi, avant ma promotion au poste de Ministre, son Représentant Permanent aux Nations Unies, à New York.

Je lui sais infiniment gré de m’avoir ainsi donné l’opportunité de m’épanouir, en servant avec passion et abnégation mon pays. Ayant eu la plus longue longévité au poste de Ministre des Affaires Etrangères de son premier quinquennat, j’espère qu’au « finish », il a été satisfait des résultats auxquels nous sommes parvenus ensemble. Oui, je dis « nous sommes parvenus ensemble», car nous qui sommes dans ce métier savons que c’est le Président de la République lui-même qui, en matière de politique étrangère, écrit la partition et cherche ensuite un bon Ministre des Affaires étrangères à qui revient la tâche de mettre en musique sa vision. Car, comme le dit l’adage, la politique étrangère, c’est la question du quoi et la diplomatie celle du comment.

Les résultats que j’ai pu obtenir durant mon passage à la tête de ce Département sont en conséquence, de toute évidence, à mettre à l’actif du Chef de l’Etat qui m’a toujours encouragé et soutenu dans les initiatives que je soumettais à son appréciation.

Qu’il me soit une fois encore permis de le remercier pour l’intérêt et la confiance qu’il m’a toujours témoignés et pour la parfaite concordance de vues que nous avons eue sur les dossiers pendant ces années. Je tiens à présent à l’assurer de ma disponibilité et à lui renouveler ma loyauté dans la poursuite des combats qui restent à mener pour relever les défis multidimensionnels auxquels notre pays est confronté, car le diplomate n’a pas de parti. Son seul et vrai parti, c’est celui du développement et du progrès de sa nation.

Monsieur le Ministre ;

Mesdames et Messieurs ;

Mes pensées iront à présent au personnel du Ministère aussi bien au Département que dans les postes diplomatiques et consulaires. J’ai eu le temps de mesurer, quel que soit le niveau de responsabilité de chacune et de chacun de vous, votre engagement, votre dévouement et votre détermination à servir avec conscience et abnégation notre pays en vue d’en faire un pays phare dans notre sous-région, sur notre continent et dans le monde. A chacune et à chacun de vous, je tiens donc à renouveler mon estime et ma reconnaissance et à vous dire le bonheur et la joie qui ont été les miens d’avoir dirigé ce Ministère.

Dans le même ordre d’idées, je m’en voudrais de ne pas saluer les chefs de mission diplomatique et consulaire et représentants des organisations internationales accrédités chez nous, pour leur constante disponibilité et leur sollicitude. Ils ont été, durant toutes ces années, mes grands complices à travers leur contribution de qualité aux réflexions et efforts déployés par le Gouvernement pour l’atteinte des objectifs de développement de notre pays. A chacun et à tous, je dis merci du fond du cœur et je les invite à continuer à soutenir notre pays qui traverse en ces moments une phase importante de son histoire socio-politique.

Monsieur le Ministre ;

Mesdames et Messieurs ;

Pendant ces deux années et demie qui furent pour moi passionnantes et exaltantes, de nombreuses réalisations ont été accomplies, et des réformes importantes opérées. Il n’est pas utile en ces lieux et en cette circonstance d’en faire une énumération exhaustive.

Cependant pour l’essentiel, je retiens que sous l’impulsion du Chef de l’Etat, des efforts substantiels ont été faits pour améliorer le rayonnement du Bénin sur la scène internationale. Oui, je peux le dire aujourd’hui avec fierté, la voix du Bénin est entendue dans la sous-région et dans le monde.

La carte diplomatique de notre pays a été par ailleurs élargie, avec l’ouverture de nouvelles missions diplomatiques. A mon arrivée en octobre 2008, il y avait 30 Ambassades et Consulats généraux. Je pars en laissant 34 missions diplomatiques et consulaires. Je puis affirmer qu’il s’agit déjà là d’un effort exceptionnel consenti par le Gouvernement du Dr Boni YAYI pour renforcer le rayonnement et la présence du Bénin dans le monde, même s’il va falloir aller encore plus loin.

En outre, le Bénin jouit auprès de ses partenaires d’un capital de confiance et de sympathie important, comme en témoignent les nombreuses visites reçues ces deux (02) dernières années, ainsi que celles effectuées par le Chef de l’Etat à l’étranger.

Avec la complicité amicale du Ministre de l’Economie et des Finances, des efforts notables ont été consentis dans les postes comme à l’Administration centrale en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, même si beaucoup reste encore à faire.

Une relecture des textes régissant la matière administrative et financière du Ministère a été ainsi engagée, avec l’élaboration du nouveau statut des diplomates et du nouveau Décret 149. L’adoption diligente de ces textes sera un acquis important pour la corporation. Aussi, dans le cadre du projet de relecture de la Constitution du 11 décembre 1990, ai-je engagé des discussions en vue de faire reconnaître la diplomatie comme grand corps de l’Etat.

J’ai, par ailleurs, initié une réforme des structures du Ministère en vue d’adapter l’appareil diplomatique aux nouveaux défis du monde contemporain et essayé de moderniser les méthodes de travail aux fins de les rendre plus performantes. Ainsi, de nouvelles directions et structures répondant mieux aux exigences ont-elles été créées.

Des réflexions sont en cours pour rendre la gestion et le déroulement de la carrière des agents du Ministère rationnelle et prévisible, à travers la mise en place de plans de carrière à leur profit. Ce sont autant de réformes que j’ai essayé de porter durant mon passage à la tête de ce Ministère. Vous avez là, Monsieur le Ministre, des matériaux techniques sur lesquels vous pourriez continuer à travailler. En vue de rendre le cérémonial lors des manifestations officielles plus aisé et lisible, un guide du protocole a été élaboré et sera incessamment soumis en Conseil des Ministres pour adoption.

Monsieur le Ministre ;

Je voudrais à présent vous dire combien je suis heureux de vous passer le témoin. Le choix du Président de la République de vous confier les rênes de ce Ministère n’est pas le fruit du hasard. J’ai pris l’habitude de vous appeler, affectueusement, « Monsieur Courage », car vous avez fait la preuve de vos grandes capacités intellectuelles et de leadership durant le long et difficile processus électoral que notre pays vient de traverser, Dieu merci, sans heurts majeurs.

Votre engagement et votre capacité à relever des défis importants sont donc avérés. Vous en avez déjà donné la preuve, aussi bien à l’Assemblée Nationale, tout au long de votre mandat de député, qu’à la tête de la Commission Politique de Supervision (CPS) de la LEPI. Votre expérience, votre tempérance, votre grand sens de l’écoute, votre humilité et votre hauteur de vue, amplement démontrées durant votre mandat à la tête de cette Institution politique, font donc de vous une personnalité remarquable, tout à la fois marquée du sceau de la détermination, que de la simplicité et de la chaleur humaine. Ce sont là des qualités essentielles qui préfigurent, j’en suis convaincu, du succès de votre mission à la tête de ce Département.

C’est donc confiant et rassuré que je vous remets les clés du Ministère des Affaires étrangères, car j’ai la certitude que vous avez toutes les aptitudes et la foi qui vous permettront de relever les défis qui aideront à aller encore plus loin, en faisant de la diplomatie béninoise, une diplomatie non pas simplement observatrice ou commentatrice, mais une diplomatie encore plus offensive, plus imaginative et plus inventive.

Vous pouvez compter, pour ce faire, sur le talent, l’expertise, le dévouement et le professionnalisme des cadres qui animent l’administration de ce Département qui, je vous le confirme, ont une parfaite conscience et connaissance des enjeux du monde contemporain ainsi qu’un grand sens de l’Etat.

Un des dossiers les plus importants que vous aurez à gérer dans les mois à venir sera la préparation de la visite au Bénin, de Sa Sainteté le Pape Benoit XVI, du 18 au 20 novembre 2011. Il s’agit là d’un événement exceptionnel pour lequel j’invite d’ores et déjà la nation entière, toutes confessions confondues, à se mobiliser en vue d’en faire un succès qui honore notre pays.

Monsieur le Ministre ;

Je vous souhaite plein succès et prie le Tout-Puissant de vous accompagner dans la noble et exaltante mission qui vous attend désormais.

J’invite, pour finir, tout le personnel à ne pas vous marchander son soutien et sa disponibilité pour qu’ensemble avec vous, les couleurs du Bénin  continuent d’être portées avec honneur et fierté partout dans le monde et que notre diplomatie engrange des succès encore plus éclatants.

Bon vent et bonne chance Monsieur le Ministre.

Merci à tous.

Je vous remercie.

Passation de service au ministère des affaires étrangères:Nassirou Arifari Bako à la tête de la diplomatie béninoise

Le nouveau patron de la diplomatie béninoise a officiellement pris fonction hier à la faveur d’une cérémonie de passation de charges qui a eu pour cadre  la coupole du ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des béninois de l’extérieur et des béninois de l’extérieur. C’était en présence d’un riche parterre de personnalités politiques, de parents et amis que Jean-Marie Ehuzu a passé le témoin à Nassirou Arifari Bako.

Par Romaric TOSSOU

La diplomatie béninoise a changé de main. A la faveur de la formation du premier gouvernement du second mandat de Dr Boni Yayi, l’honorable Arifari Bako se retrouve par la force des choses le successeur du ministre Jean-Marie Ehuzu, quoiqu’il ne soit du sérail diplomatique. A l’occasion de cette cérémonie de passation de service, le représentant du personnel du ministère a rappelé au nouveau patron les défis qui l’attendent avant de lui souhaiter bonne arrivée et bon vent dans ses nouvelles fonctions. Invité à passer le témoin, le ministre sortant Jean-Marie Ehuzu fera dans un long discours d’au-revoir le bilan des quelques deux années passé à la tête de ce ministère. Il prodiguera ensuite de sages conseils à son successeur pour finir par lui souhaiter plein succès  dans sa nouvelle mission. Mais avant tout ceci, il a tenu à dire ses remerciements au chef de l’Etat qui lui a fait l’insigne honneur de l’appeler au gouvernement le 22 octobre 2008. Il n’a pas manqué également de remercier tous les PTF qui n’ont de cesse appuyé le Bénin dans ses efforts pour le développement. Notamment ceux qui ont œuvré pour la bonne conduite et l’aboutissement heureux du processus électoral. La tête haute, le cœur léger, le pas fier, Jean-Marie Ehuzu s’en va donc laissant son siège à l’honorable désormais ministre Nassirou Arifari Bako. Dans son discours de prise de fonction, ce dernier ne manquera pas de mots pour rendre hommage à son prédécesseur avec qui il a eu à longtemps collaborer dans le cadre du processus de réalisation de la Lépi. Bien conscient du fait qu’il n’est pas un diplomate de carrière, il exhortera humblement ses nouveaux collaborateurs à l’aider dans l’accomplissement de la mission républicaine à lui assignée. Désormais ministre des affaires étrangères, celui qu’on appelait affectueusement Monsieur Lépi n’a pas manqué de dires toutes ses gratitudes au chef de l’Etat.

Passation de service à la préfecture de Cotonou:Placide Azandé prend la clé des départements de l’Atlantique et du Littoral

Nommé le 25 mai 2011 en conseil des ministres, Placide Azandé, le tout nouveau préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral est rentré dans la plénitude de ses nouvelles prérogatives lundi dernier. C’était à la faveur d’une cérémonie de passation de service qui a eu pour cadre les locaux de la préfecture de Cotonou. Par Romaric TOSSOU Après deux ans passés à la tête de la Préfecture de l’Atlantique et du Littoral, Jules Honorat Hessou a passé le témoin à son successeur lundi dernier. C’est dans une ambiance très festive que l’heureux promu, Placide Azandé s’est vu investi des pouvoirs de présider aux destinées d’une aussi délicate institution républicaine. Avant de céder son siège au nouveau patron des lieux, Jules Honorat Hessou a rappelé dans son discours d’au-revoir les attributions du préfet. Il ne manquera pas de dresser à la suite du représentant du personnel, le bilan des actions qu’il a mené à la tête de cette structure deux ans durant. Ce point fait, il a ensuite demandé au préfet entrant de placer son mandat sous le signe du consensus et du dialogue avant d’exprimer enfin ses gratitudes à l’endroit du Chef de l’Etat. Il ne finira pas son allocution sans souhaiter bon vent à son successeur. Placide Azandé prendra la parole à sa suite dans un court discours pour remercier le Chef de l’Etat pour la confiance qu’il a placée. L’ancien adjoint au Maire d’Abomey-Calavi dit avoir pris avec humilité l’immensité des tâches qui l’attendent et promet en être à la hauteur. Comme son prédécesseur, il ne manquera pas de rappeler quelques lignes du rôle du préfet qui est le dépositaire du chef de l’Etat dans le département, l’unique autorité de la commune. Il salue le travaille abattu jusque-là par son prédécesseur à la tête de cette unité de l’administration et se sens honoré de prendre les rênes des départements de l’Atlantique et du Littoral de ses mains. Il a ensuite décliné les grands axes sur sa vision pour les collectivités locales. Pour se conformer à la refondation promise par le Président de la République dans le cadre de son deuxième mandat, Placide Azandé s’engage réformer l’administration territoriale afin qu’elle se mette véritablement au service du développement. Le nouveau locataire de la préfecture a sollicité le soutien du personnel pour l’accompagner dans ces réformes. « Je veux compter sur votre collaboration et votre abnégation pour que les attentes de la population soient comblées. » a-t-il exhorté. Il faut noter que la cérémonie de passation de service s’est déroulée en présence du ministre Candide Azanaï, des maires sous tutelle Sévérin Adjovi, Patrice Housou Guèdè, et de plusieurs autres hommes politiques, parents et amis des deux préfets.

Ministère de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme:Valentin Djènontin s’installe et annonce les couleurs de la refondation

Depuis hier, le ministre Valentin Djènontin-Agossou a pris les rênes du ministère de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme. L’évènement s’est déroulé en deux temps. Dans la matinée d’hier, au Centre de Promotion Artisanale (CPA) de Cotonou, le ministre Galiou Soglo lui a remis les clés du volet culture et alphabétisation du département à lui confié par le Dr Boni Yayi. Dans l’après-midi du même jour, Claudine Prudencio lui a transmis les clés de l’artisanat et du tourisme du ministère dont il a désormais la charge. Après avoir remercié Dieu le père céleste pour sa bonté et Dr Boni Yayi pour lui avoir fait confiance, le ministre Djènontin a félicité ses illustres prédécesseurs qui, selon lui, ont abattu un immense travail pour l’émergence de la culture, de l’alphabétisation, de l’artisanat et du tourisme. Convaincu de ce que ces différents secteurs constituent des maillons très importants du développement, le ministre Djènontin n’a pas bégayé avant de lever un coin de voile sur les divers chantiers de la révolution qui va porter son nom : il s’agit entre autres, de faire du Bénin un haut lieu de tourisme, de découverte et d’affaires, une destination de référence ; de mettre en place une réglementation en matière de partenariat public – privé favorable aux investissements touristiques ; de finaliser et de lancer la réalisation du projet « route des pêches » ; d’encourager la formation des professionnels de l’artisanat et la création d’un centre des arts et métiers ; Etant entendu que la culture est le centre névralgique, la pierre angulaire de tout développement sérieux, le ministre Djènontin a confié au personnel de son ministère, sa détermination à sortir de la caverne, les richesses culturelles du Bénin pour garantir la refondation dans le secteur culturel durant ce deuxième quinquennat de Dr Boni Yayi. Le ministre Djènontin se veut très réaliste. Il reconnaît que la route qui mènera aux résultats escomptés est parsemée d’embûches. Et c’est donc en homme averti qu’il prône le dialogue, la concertation et l’amour pour vaincre la fatalité. L’auditoire composé d’agents du ministère, de parents, d’amis et d’alliés était très satisfait du discours prometteur du ministre Djènontin qui, en bon médecin, voudrait promouvoir la précision, la concision et la maîtrise de soi, qualités indispensables à toute réussite.

Par Romaric Tossou