Passation de service au ministère des affaires étrangères:Nassirou Arifari Bako à la tête de la diplomatie béninoise
Le nouveau patron de la diplomatie béninoise a officiellement pris fonction hier à la faveur d’une cérémonie de passation de charges qui a eu pour cadre la coupole du ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des béninois de l’extérieur et des béninois de l’extérieur. C’était en présence d’un riche parterre de personnalités politiques, de parents et amis que Jean-Marie Ehuzu a passé le témoin à Nassirou Arifari Bako.
Par Romaric TOSSOU
La diplomatie béninoise a changé de main. A la faveur de la formation du premier gouvernement du second mandat de Dr Boni Yayi, l’honorable Arifari Bako se retrouve par la force des choses le successeur du ministre Jean-Marie Ehuzu, quoiqu’il ne soit du sérail diplomatique. A l’occasion de cette cérémonie de passation de service, le représentant du personnel du ministère a rappelé au nouveau patron les défis qui l’attendent avant de lui souhaiter bonne arrivée et bon vent dans ses nouvelles fonctions. Invité à passer le témoin, le ministre sortant Jean-Marie Ehuzu fera dans un long discours d’au-revoir le bilan des quelques deux années passé à la tête de ce ministère. Il prodiguera ensuite de sages conseils à son successeur pour finir par lui souhaiter plein succès dans sa nouvelle mission. Mais avant tout ceci, il a tenu à dire ses remerciements au chef de l’Etat qui lui a fait l’insigne honneur de l’appeler au gouvernement le 22 octobre 2008. Il n’a pas manqué également de remercier tous les PTF qui n’ont de cesse appuyé le Bénin dans ses efforts pour le développement. Notamment ceux qui ont œuvré pour la bonne conduite et l’aboutissement heureux du processus électoral. La tête haute, le cœur léger, le pas fier, Jean-Marie Ehuzu s’en va donc laissant son siège à l’honorable désormais ministre Nassirou Arifari Bako. Dans son discours de prise de fonction, ce dernier ne manquera pas de mots pour rendre hommage à son prédécesseur avec qui il a eu à longtemps collaborer dans le cadre du processus de réalisation de la Lépi. Bien conscient du fait qu’il n’est pas un diplomate de carrière, il exhortera humblement ses nouveaux collaborateurs à l’aider dans l’accomplissement de la mission républicaine à lui assignée. Désormais ministre des affaires étrangères, celui qu’on appelait affectueusement Monsieur Lépi n’a pas manqué de dires toutes ses gratitudes au chef de l’Etat.

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