Vote de la loi sur le droit syndical des militaires et des paramilitaires:Le mauvais rôle de l’opposition

L’adoption en plénière de la loi fixant les conditions d’exercice du droit de grève par les militaires, paramilitaires et assimilés s’est tenue hier au parlement,  en absence des députés de l’Union fait la Nation qui ont opté pour la politique de la chaise vide. Une stratégie qui ne leur a jamais servi par le passé.

Par Pius ZONGO

-         L’opposition parlementaire béninoise renoue avec ses vieux démons d’antan. En effet, lors plénière d’hier qui a consacré le vote de la loi portant règles générales applicables aux personnels militaires, des forces de sécurité publique et assimilés en République du Bénin, la poignée de  députés de la 6ème législature qui se réclament encore de l’opposition s’est illustrée par des agissements on ne peut plus clair assimilables à un demi de mission constitutionnelle.  Se refusant d’être témoins du vote salutaire de la loi qui met fin à un vide qui n’a fait que trop pénaliser le pays, les députés de l’Union fait la Nation ont fait recours une nouvelle fois, à la vielle stratégie politicienne de la chaise vide. Mais cela n’aura rien changé, puisque  la loi a été votée par 59 voix pour, 00 contre et une abstention. Cette attitude de l’opposition qui frise l’irresponsabilité, interpelle la conscience collective à bien des égards et suscite de grosses interrogations. En effet, l’intérêt général de la nation étant en jeu ici, la sagesse et le sens aigu du patriotisme leur recommande d’accompagner les courageuses réformes initiées par le gouvernement pour sortir définitivement le Bénin de l’ornière. A moins qu’ils ont prêté le serment de tirer l’émergence de la nation vers le bas. Dans cette logique, ils apportent du l’eau au moulin des syndicalistes ‘’enragés’’ qui ne ratent aucune occasion pour rendre le pays ‘’ingérable’’, comme ils l’ont promis,  au chef de l’Etat. Sinon, il est difficile de comprendre que des élus du peuple s’alignent derrière la position des syndicalistes pour faire barrière à une réforme dont la finalité est le bien être de tous. Il n’est de secret pour personne que les mouvements de débrayages au Bénin en général, et plus particulièrement dans l’administration douanière est l’une des bases du sous-développement du Bénin.  Et pour peu que les parlementaires décident de doter le pays d’un arsenal juridique qui répond parfaitement aux instruments internationaux en matière de préservation des droits des travailleurs, On parle de dispositions liberticides. Quand des douaniers décident se laisser allers à des débrayages, au mépris de leurs serments, cela n’a rien de liberticide !.

En tout cas, on ne le dira jamais assez, pour un pays qui se veut émergent, le travail et seul le travail est la voie du salut. On ne saurait donc se satisfaire d’être en permanence en grève. Le Bénin à besoin des réformes pour amorcer son émergence. C’est ce qui nous a le plus manqué depuis l’avènement de la démocratie. Et lorsque les Douaniers se laissent aller il y a de quoi se demander où réside leur éthique professionnelle. Vivement que l’opposition tire leçon des erreurs du passé pour épargner au peuple des scènes qui lui font regretter le choix porter sur eux.

Partager cette page :
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • MySpace
  • RSS
  • Wikio
  • Yahoo! Bookmarks

Laisser une reponse