Paysage politique béninois:La recomposition a commencé

 

A peine sorti de deux élections majeures (présidentielle et législatives de 2011) que déjà le Bénin est déjà plongé dans une  recomposition de sa classe politique.

Décidément, la classe politique béninoise est friande des joutes électorales qu’elle ne se donne guère le temps de digérer ses acquis en vue d’une capitalisation qualitative d’expériences.

En effet, à peine sortons de la présidentielle et des législatives de 2011 que les supputations et louvoiements  s’observent chez les politiciens béninois. Il n’y a presque pas de week-end où il n’est pas créé un parti politique ; et quand ce n’est pas une formation politique qui est mise sous les fonts baptismaux, ce sont des mouvements et autres associations qui voient le jour.

Alors que le rapprochement RB-Mouvance présidentielle n’a pas fini de défrayer la chronique, les démissions successives d’hommes politiques précédemment alliés à l’opposition représentée par l’Union fait la Nation (UN) viennent comme sonner officiellement l’heure de la recomposition de la classe politique. La dernière en date de ces démissions est celle de l’honorable Edmond Agoua.

La raison fondamentale de ce branle-bas quasi généralisé ? Les élections locales de 2013, apprend-on ; mais c’est aussi le positionnement autour des potentiels candidats à la présidentielle de 2016. A l’étape actuelle de ces agitations, l’UN se comporte comme si elle avait consommé sa déconfiture politique et laisse le champ libre aux mouvanciers qui n’ont aucune raison de savourer leur omnipuissance.

Par cette trop grande propension pour les joutes électorales, les politiciens béninois affichent clairement leur antipathie pour les actions de développement pour la réalisation desquelles ils ont souvent sollicité le suffrage des électeurs. Le Président Boni Yayi continue de donner espoir au peuple béninois quant à la possibilité de le conduire à la prospérité partagée ainsi qu’à l’émergence. Toutefois, pour que la « Refondation » de la République à laquelle il invite ses compatriotes se concrétise, il aura fallu qu’au rang des réformes qu’il a promises, le volet lutte contre la transhumance politique soit vite mis en chantier. Si non, il aura beau voir sa chapelle politique se remplir continuellement, il aura du mal à pouvoir compter sur les siens.

Partager cette page :
  • del.icio.us
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • MySpace
  • RSS
  • Wikio
  • Yahoo! Bookmarks

Laisser une reponse