Séance d’échanges gouvernement-gestionnaires de parcs au Palais de la Marina hier:Les quatre vérités de Yayi aux acteurs
Face à la grogne persistante consécutive à la mise en œuvre des réformes du PVI dans le secteur des véhicules d’occasion, le chef de l’Etat a tenu dans la soirée d’hier, une importante séance de travail avec certains acteurs du monde portuaire, en occurrence les gestionnaires de parcs de vente de véhicules d’occasion. A l’occasion, le Docteur Boni Yayi a tenu un langage de vérité à ses hôtes en soulignant l’irréversibilité de la mise en œuvre des réformes du Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération. Pour Yayi, le Bénin ne peut plus faire marche arrière dans le contexte de crise généralisée actuel.
Par Lorys S.C HOUNON
La rencontre de vérité entre le chef de l’Etat et les gestionnaires de parcs qui boudent l’application des réformes dans le secteur de la vente des véhicules d’occasion s’est tenue en fin de journée d’hier. Visiblement exaspéré par les ‘’ jérémiades ‘’ des acteurs de la filière, Boni Yayi leur a prêté une oreille attentive. A l’entame de la séance, l’autorité a planté le décor en rappelant à ses hôtes que la situation est d’autant plus préoccupante que les réformes audacieuses s’imposent dans tous les secteurs, notamment ceux portuaires, pour sauver la ‘’mère patrie’’. ‘’ Le moment est venu, (…) de lancer ces réformes. Et nous avons identifié des pôles de croissance qui doivent permettre de multiplier par trois ou par quatre le rythme de croissance. Il est indispensable pour notre chère nation de passer à ces réformes’’ dira-t-il pour souligner le caractère indispensable des nouvelles réformes mises en œuvre depuis peu. Dans un langage franc et sincère, le chef de l’Etat a expliqué toute la détermination de son gouvernement à mener les réformes en vue de changer le quotidien des béninois. Pendant plus d’une quarantaine de minutes, il s’est appliqué à leur expliquer dans les moindres détails, le bien fondé du PVI avant de leur donner la parole pour recueillir leurs préoccupations. Pour Yayi, il est clair comme l’eau de roche que les réformes sont indispensables et que les acteurs portuaires y gagneraient beaucoup à les accompagner.
Les gestionnaires
se plaignent à Yayi
Saisissant l’occasion en or à eux offerte, les gestionnaires des parcs présents à la séance d’hier ne se sont pas fait prier pour dérouler leur chapelet de plaintes. Par la voix de deux des leurs qui représentent le groupe, les gestionnaires de parcs fustigent leur non implication dans l’élaboration et la mise en œuvre des réformes qui sont quand même de nature à changer positivement leur quotidien. Ils dénoncent le manque de dialogue, et soulignent les conséquences sociales de l’application de ces réformes, notamment le décret 53. Sur ce point d’achoppement, ils ne veulent aucunement entendre parler de la mise en application des articles 3 et 4 de ce décret qui leur font, selon leurs dires, obligation de délocaliser leur caisse chez une entreprise privée. En tout état de cause, ils exhortent le gouvernement à une mise en œuvre progressive des réformes.
Le ministre Abimbola soulève des contre vérités et défend brillamment les réformes
En prenant la parole à la suite des deux intervenants, le ministre des réformes portuaires a confirmé sa parfaite maîtrise du dossier. Pour le ministre Jean Michel Abimbola, il n’a jamais été question de délocaliser les caisses vers une autre entreprise privée. Ils s’étonnent donc que les gestionnaires de parcs prétextent de ces arguments pour s’opposer à la mise en œuvre des réformes. Aussi, s’étonnent-ils des contre-vérités soigneusement emballées dans une bonne dose d’auto victimisation, et déballées devant le chef de l’Etat pour susciter sa pitié. Après que les ministres des finances, de la sécurité et de l’intérieur aient apporté leurs appréciations sur le dossier, le chef de l’Etat va trancher. Il met en garde les gestionnaires de parcs anti-réformistes qui tenteront à nouveau de porter entrave à la bonne exécution des réformes. ‘’ Celui qui se mettra à l’écart des réformes, je lui retirerai immédiatement l’agrément. Parce que je me suis expliqué largement sur le dossier avec mon mouvement ‘’ dira-t-il avant de prendre congés des ses hôtes.

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