Reprise effective des activités sur les parcs de vente de véhicules d’occasion:La fermeté de Yayi a payé

Face aux gestionnaires des parcs de vente de véhicules d’occasion lundi dernier, le chef de l’Etat n’a pas fait dans la dentelle pour rappeler les anti-réformes à l’ordre. En réaffirmant l’engagement de son gouvernement à mener les réformes portuaires jusqu’au bout, il leur a clairement notifié sa fermeté et sa détermination de retirer les agréments à tous ceux qui se mettraient en travers desdites réformes. Les propos de Docteur Boni Yayi ont surement fait écho favorable dans le rang des acteurs de la filière puisque depuis hier, la vie a repris sur tous les parcs de vente de véhicules d’occasion. Par Lorys S.C HOUNON Suite à la séance d’échanges tenue lundi dernier par le chef de l’Etat avec les acteurs de la filière de vente de véhicules d’occasion, en occurrence les gestionnaires des parcs, une équipe de votre journal est descendue hier sur les parcs de Sèkandji et de Djeffa pour constater l’ambiance qui y règne. Sur place, le spectacle offert contraste catégoriquement avec la situation de débrayage observée en cours de semaine dernière. En effet, à notre arrivée sur les lieux en cette matinée du mardi 29 Novembre, les nombreuses portes à deux battants grandement ouvertes et la grande affluence observée dans le ‘’couloir’’, renseignent qu’ici, la vie a repris et que l’on est préoccupé que par la satisfaction des clients. A quelques mètres du CNSR, dans les discussions ponctuées d’éclat de rires d’un groupe de jeunes, on se remémore des événements de la semaine dernière, qui n’ont pas été sans conséquences fâcheuses sur leur quotidien. Visiblement assagi après la rencontre avec le chef de l’Etat, ils se disent prêts à reprendre le travail pour le bonheur des clients. « Nous allons retirer les agréments à tous ceux qui se mettraient en travers de la mise en œuvre du guichet unique. La réforme est lancée depuis le 21 novembre 2011 et il n’est pas question que vous vous y opposez. C’est un passage obligé pour le Bénin ». C’est en ces termes que s’exprimait le chef de l’Etat lundi dernier à la présidence de la République lors de la séance d’échanges qu’il a tenu avec les gestionnaires de parcs de vente de véhicules d’occasion. En réaffirmant ainsi sa détermination à mettre en œuvre les réformes portuaires, qui ne sont nullement de nature à plomber les activités des gestionnaires de parcs, Boni Yayi reste ferme et intransigeant. Et pour cause, la mise en œuvre des réformes du Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération, est d’une importance capitale dans la dynamisation du secteur portuaire en général, et de la filière véhicules d’occasion en particulier. « C’est indispensable cette réforme. C’est un instrument indispensable pour la modernisation de l’administration et l’environnement des affaires » explique le Père de la Nation pour souligner qu’il s’agit d’un outil moderne de gestion des flux des opérations d’importations et d’exportations qui va lutter contre l’évasion fiscale, le banditisme et la corruption qui règnent en maître dans cette filière. « Nous allons enregistrer vos doléances. Faites-nous part de vos préoccupations. Nous allons les régler. Je vous invite à accompagner cette réforme » a-t-il conclu. En effet, lors de la séance du lundi, le chef de l’Etat n’a pas été du dos de la cuillère pour menacer les gestionnaires anti-réformes de retirer leur agrément s’ils continuent de ramer à contre courant. «Celui qui se mettra en dehors de la réforme, je lui retirerai immédiatement l’agrément et sans pitié quel que soit le rang de la personne». Voilà la mise en garde du président Yayi Boni et sa conclusion à la rencontre qu’il a eu ce lundi 28 novembre 2011 au Palais avec les responsables des parcs de vente de véhicules débarqués au Port. Le chef de l’Etat a ainsi voulu mettre un terme à la grève de fait que ceux-ci observaient depuis octobre pour exiger plus de fluidité dans leurs affaires après la mise en œuvre du Programme de vérification des importations nouvelle génération (PVI). «Je ne suis pas contre vous, je vous promets que vous ne perdrez rien; votre sécurité me préoccupe; la sécurité de vos activités me préoccupe; les réformes sont indispensables pour votre bonheur», a tenté de tempérer le président Yayi Boni après ses menaces de retrait d’agréments.

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