COMMUNE D’ABOMEY -CALAVI / ARRONDISSEMENT D’AKASSATO:Le village HOUEKEGBO menacé de disparition

 

Houèkègbo, est un  petit village situé dans la commune d’Abomey -Calavi, précisément dans l’arrondissement d’Akassato. Aujourd’hui, ce village est en voie de disparition. Et pour cause, ses habitations englouties par les eaux. Conséquence de la secousse sismique du onze septembre 2009. Impuissantes, les  populations désarmées, lancent un cri de détresse à l’endroit des autorités compétentes.

Par David DOLTAIRE

Le village de Houèkègbo  est composé de trois principaux quartiers qui sont : Zètakomè ; Houèkègbo Centre ; et Honvié sans oublier la zone Zopa. Ce village, autrefois productif, est aujourd’hui mourant sous les regards impuissants de ses populations. Il faut dire que depuis la survenance  des secousses sismiques  de septembre 2009, ce village court vers sa disparition. Puisqu’il  n’y a pas de semaines sans qu’une habitation ne soit engloutie. En effet, plusieurs concessions sont écroulées, des abris en perpétuelle reconstruction, des tombeaux sont engloutis sous les eaux. Les végétations, les concessions et les voies d’accès ont subi le même sort.  Le chef de village, Joseph C. son premier adjoint, Gogan Hubert, les conseillers locaux de ce village à savoir, Hounkpè Agossa, et Dèclokoun Benoît et enfin le président de l’association de développement de Houèkègbo, interpellent les autorités étatiques et plus particulièrement le docteur Boni Yayi à se porter à leur secours.

COMMUNE D’ABOMEY -CALAVI / ARRONDISSEMENT D’AKASSATO

 

Le village HOUEKEGBO menacé de disparition

 

Houèkègbo, est un  petit village situé dans la commune d’Abomey -Calavi, précisément dans l’arrondissement d’Akassato. Aujourd’hui, ce village est en voie de disparition. Et pour cause, ses habitations englouties par les eaux. Conséquence de la secousse sismique du onze septembre 2009. Impuissantes, les  populations désarmées, lancent un cri de détresse à l’endroit des autorités compétentes.

Par David DOLTAIRE

Le village de Houèkègbo  est composé de trois principaux quartiers qui sont : Zètakomè ; Houèkègbo Centre ; et Honvié sans oublier la zone Zopa. Ce village, autrefois productif, est aujourd’hui mourant sous les regards impuissants de ses populations. Il faut dire que depuis la survenance  des secousses sismiques  de septembre 2009, ce village court vers sa disparition. Puisqu’il  n’y a pas de semaines sans qu’une habitation ne soit engloutie. En effet, plusieurs concessions sont écroulées, des abris en perpétuelle reconstruction, des tombeaux sont engloutis sous les eaux. Les végétations, les concessions et les voies d’accès ont subi le même sort.  Le chef de village, Joseph C. son premier adjoint, Gogan Hubert, les conseillers locaux de ce village à savoir, Hounkpè Agossa, et Dèclokoun Benoît et enfin le président de l’association de développement de Houèkègbo, interpellent les autorités étatiques et plus particulièrement le docteur Boni Yayi à se porter à leur secours.

Mise en phase opérationnelle du scanning au port de Cotonou: Le ministre Mathys Adidjath constate l’effectivité des opérations

Dans le cadre de la mise en phase opérationnelle du scanning au port de Cotonou, Mme le ministre de l’économie et des finances est allée procéder hier jeudi 08 décembre au lancement officiel des travaux. Totalement rassurée, elle invite tous les acteurs portuaires à mettre la main à la pâte pour aider le Bénin dans son développement. En effet, il faut dire que désormais les camions sortant du port se doivent l’obligation de passer au scanning pour une vérification entière de son, contenu. Dans sa communication, la ministre de l’Economie et des Finances a invité les opérateurs économiques à adhérer à cette réforme engagées pour le renforcement de l’économie béninoise. Ensuite, elle a remercié le personnel de la douane pour leur détermination à accompagner le port de Cotonou dans sa refondation par le scanning implanté. Enfin, il faut noter le décor est véritablement planté par le chef de l’Etat et son gouvernement qui dans leur politique, comptent aller jusqu’au bout dans leurs engagements afin de sauver le Bénin de sa pauvreté. L.S.C.H

Election rectorale 2011:Le professeur SINSIN pour une université d’Abomey-Calavi re

 

fondée

La campagne consacrant l’élection rectorale dans les universités du Bénin a commencé depuis hier Mardi 06 Décembre 2011. A l’université d’Abomey Calavi, la liste Alafia du professeur SINSIN Brice a entamé une campagne offensive allant  au contact des étudiants. Pour sa première sortie, la lite Alafia a choisi de rencontrer les étudiants de l’Ecole Polytechnique (EPAC) de l’UAC. C’était dans la matinée de ce Mardi 06.

Par Claudel ZONDJI

 L’amélioration des conditions de travaille des étudiants et plus encore celles des professeurs, tel est l’objectif principal poursuivi par l’équipe du professeur SINSIN. Hier Matin, ils sont allés porter la consistance de leur programme de campagne à l’attention des étudiants de l’Ecole Polytechnique (EPAC) de l’UAC. Les professeurs Souaïbou Farougou et Maxime Da Cruz, respectivement candidat au poste de vice recteur chargé de la coopération Interuniversitaire, des relations extérieures et de l’insertion professionnelle et vice recteur chargé des affaires académiques de la recherche universitaire, ont tour à tour exposé les points stratégiques sur lesquelles vont se reposer leur mandat. « La certitude d’une coopération pertinente et adaptée pour une insertion de qualité » d’un côté et « le renouveau d’une recherche universitaire » de l’autre, ils ont clairement expliqué aux étudiants les objectifs concrets que visent à atteindre leur programme de campagne. On retient alors après l’intervention du candidat Professeur SINSIN que la liste Alafia entend faire de l’université d’Abomey Calavi une université de troisième millénaire qui soit ouverte sur le monde à partir des produits de la recherche et des nouvelles offres de formation du système LMD. Aussi, veut-elle assurée le positionnement de l’université au centre de la coopération scientifique régionale. Le professeur  SINSIN laisse également entendre que son équipe mettra en place un système pour l’amélioration notoire de l’accueil et de la gestion du flux d’étudiants. Les étudiants, visiblement satisfaits, ont manifesté leur adhésion au programme de campagne de la liste Alafia. Dans la soirée, l’équipe du professeur SINSIN sont allés rencontrés les étudiants de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) et ceux de FSA. Le message  concernant le programme de campagne de la lite a également été délivré. Demain, l’équipe mettra le cap sur les centres universitaires de Porto – Novo, de Lokosa et autres. Partout le même message sera délivré aux étudiants. La liste Alafia du professeur SINSIN a donc du pris les taureaux par les cornes avec sa campagne offensive qui va aux contacts des étudiants.

Joseph AHANHANZO chez Nicéphore SOGLO mercredi dernier: L’autorité portuaire à l’école de l’expérience

Le Directeur Général du Port Autonome de Cotonou était mercredi dernier, l’hôte du premier responsable de la ville de Cotonou. Nicéphore Soglo et Joseph Ahanhanzo en présence des différents membres de leurs staffs respectifs ont passé en revue les différentes propositions pour une gestion rationnelle des camions dans la ville de Cotonou.

 

Par Lorys S.C HOUNON

Si l’objectif du Maire de Cotonou est de préserver l’image de marque de cette ville vitrine du Bénin, celui du DG du Port Autonome de Cotonou est d’assurer la prospérité socio-économique à toutes les populations. Pendant environ une heure d’échanges, ce dernier a fait part de ses idées pour la gestion des camions dans la ville de Cotonou. De commun accord, il est convenu de la mise en place d’un cadre de concertation ; il s’agira pour ce groupe de cadres d’étudier les différentes propositions issues de cette visite de travail en vue de doter la ville et le port d’une règlementation qui va favoriser l’activité au Port de Cotonou et des gros porteurs dans les périphéries de cette ville. C’est sûre une note d’espoir de voir Cotonou brillé de ces milles étoiles et le port de fleurir de nouvelle fleurs que  les  deux  autorités se sont séparées.

Adoption du budget 2012 avant le délai imparti:L’autre défi pour les députés de la 6ème législature

La 6ème législature de l’Assemblée nationale est en passe d’être la législative la plus productive à s’en tenir à l’étude des dossiers au parlement. Seulement, les députés vont encore s’illustrer positivement en étudient et en adoptant le budget général de l’Etat, exercice 2012 un peu plus avant le 31 décembre.

 

Par Romaric TOSSOU

Les députés de la 6ème législature semblent être déterminés pour battre le record en matière de production législative. En tout cas, le début des travaux parlementaires de cette législature présage que le rendement sera plus positif. Depuis le début de la législature, tous les points inscrits à l’ordre du jour de chaque séance plénière sont étudiés. Les tiraillements et concertations à n’en point finir enregistrés par le passé sont désormais conjugués aux calendes grecques. Ce qui a permis d’autoriser plusieurs ratifications et de voter d’importantes lois. Entre autres, la loi portant règles générales applicables aux personnes militaires, des forces de sécurité publique et assimilés en République du Bénin ; la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes ; et la loi organique portant conditions de recours au référendum. Il est à mentionner également l’étude et l’adoption du premier rapport d’activités du président Mathurin Coffi Nago. Pour l’heure, la mission parlementaire de  la 6ème législature s’accomplit avec abnégation. Seulement, beaucoup sont dans l’expectative du vote du premier budget de Boni Yayi. Pour inscrire leur nom dans les annales de l’histoire politique du Bénin, les députés de la 6ème législature peuvent voter avant le délai imparti, le budget général de l’Etat, exercice 2012.

6ème édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption hier:Le Bénin s’engage à nouveau pour éradiquer le phénomène

Le Bénin classé à la 100ème loge sur le baromètre mondial de Transparency International, a commémoré hier jeudi 08 décembre, la 6ème édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption. A l’occasion, les membres du gouvernement,  les organisations de la société civile, et les partenaires techniques et financiers se sont donné rendez-vous à la salle de conférence de la Direction générale des impôts et du domaine pour réfléchir sur ce phénomène qui freine le développement économique du pays en vue de prendre de nouvelles mesures pour l’éradiquer.

Par Lorys S. C. HOUNON

A l’avènement de son premier gouvernement en 2006, le président Boni Yayi a indiqué sa ferme volonté de relever  le défi d‘une croissance économique accélérée pour faire du Bénin un pays économiquement prospère et bien gouverné. Fort de cette volonté politique clairement affichée, il va instituer quelques mois plus tard la journée nationale de lutte contre la corruption  par décret N° 2006-773 pris en Conseil des Ministres du 22 Novembre 2006. Depuis lors, la lutte contre la corruption est restée la préoccupation majeure des différents gouvernements qui se sont succédé. Et puisque depuis avril 2011, le vent de la refondation souffle sur le Bénin, cet engagement n’a nullement été émoussé.  Hier, à la salle de conférence de la Dgid qui a abrité les manifestations officielles de cette journée, les membres du gouvernement, cinq au total (les ministres Sounton, Djènontin, De Souza, Gbèdo, Bassabi ) ont réitéré par leur présence, l’engagement  d’éradiquer le phénomène de la corruption. Dans son allocution, le ministre de la Réforme administrative et institutionnelle, Martial Souton rappelle les nombreuses initiatives prises par le gouvernement contre le phénomène. Entre autres, il va citer la signature de la charte de gouvernance par les membres du gouvernement, le renforcement  et la dynamisation des organes de contrôle, la charte nationale pour la gouvernance du développement du Bénin en vue de la réhabilitation des valeurs, civiques et républicaines,  la dénonciation des cas de malversation aussi bien des membres du gouvernement que de personnalités, le limogeage des membres du gouvernement impliqués dans des cas de malversation….  Il faut aussi souligner que l’arsenal juridique béninois est désormais enrichi de textes réglementaires sur la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin.  Le représentant résident du PNUD, Mme Nardos Bekele-Thomas aussi présente à cette cérémonie, va saluer à son tour ces nombreux efforts du gouvernement qui confirment l’engagement du Dr Boni Yayi de faire de la lutte contre la corruption une priorité. Par ailleurs, elle va exhorter les autorités compétentes à penser à la promulgation immédiate de cette loi et ses décrets d’application afin de faciliter la mise en œuvre des actions. L’ambassadeur de la France près le Bénin, représentant l’Union Européenne à cette cérémonie n’a fait qu’abonder dans le même. Il attire l’attention sur ce que les PTF ne sont pas disposés à envoyer des fonds au Bénin pour qu’ils soient vite engloutis dans les poches de corruption. La cérémonie a duré plus de quatre heures d’horloge, et agrémentée par des prestations artistiques du groupe artistique Semako. Il faut souligner que dans le cadre des manifestations, il a été procédé à une projection vidéo sur la présentation du livre blanc sur l’état de la corruption au Bénin, édition 2009. La cérémonie a pris fin sur les débats, témoignages et distribution de plaquette sur le rapport sur la lutte contre la corruption dans les secteurs de l’eau, de l’éducation et de la santé.

Projet de campagne contre le VIH/Sida au sein des Forces Armées Béninoises:Les travaux de sensibilisation ont pris fin hier

 

Les travaux de sensibilisation contre le VIH/Sida lancés depuis cinq ans au sein des hommes en uniforme ont connu leur épilogue ce mardi 06 décembre 2011. La cérémonie officielle de clôture s’est déroulée à l’Ecole Nationale de Police en présence des autorités politico – administratives du Bénin.

D’un coût global de 21 millions dollars US, ce projet fait  partie intégrante du projet IMPACT de l’USAID couvrant une période de cinq années d’activités de prévention du VIH/SIDA au sein des Forces Armées Béninoises. En effet, c’est pour perturber les habitudes des hommes en uniforme conte le fléau qui fait de ravage considérable dans tous les milieux socio – professionnels. L’événement qui a eu lieu hier mardi dans les locaux de l’Ecole Nationale de la Police,  a été présidé par l’Ambassadeur des Etats – Unis de l’Amérique, James Knight avec la participation effective des autorités politico – administratives du Bénin. Parmi ces autorités, on peut citer : le professeur Dorothée Kindé Gazard, ministre de la santé ; Benoît Dègla, ministre de l’intérieur et de la sécurité publique et des cultes et enfin des chefs de missions diplomatiques étrangères accréditées au Bénin.

D.D.

1er Forum des Acteurs de l’Exploitation de la CEDEAO:Des propositions concrètes pour la relance des filières mangue et palmier à huile

La salle bleue du palais des congrès de Cotonou a servi de cadre le lundi 05 décembre 2011 dernier au forum des acteurs de l’exploitation dans l’espace CEDEAO. Ce forum placé sous le thème : « impact du Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO sur le développement des chaînes de valeurs régionales dans le secteur agro – industriel : Cas de la mangue et de l’huile de palme », permettra aux experts d’échanger sur les questions de la promotion de la mangue et de huile de palme dans la sous région.

Par David DOLTAIRE

C’est partir pour la dynamisation du secteur agricole dans des domaines clés. Pour relever ces défis mondiaux sur le plan économique et commercial de la CEDEAO, les acteurs des pays membres  ont organisé pour trois au Bénin, un forum dont le thème est intitulé: « Impact du Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO sur le développement des chaînes de valeurs régionales dans le secteur agro – industriel : cas de la mangue et de l’huile de palme ». Ledit forum  entend réunir nombreux acteurs de l’exploitation au Bénin, pour de réfléchir sur les meilleurs mécanismes  relatifs à l’amélioration de la compétitivité des entreprises de la sous région Ouest – Africaine, celles qui interviennent dans les chaînes de valeurs de la mangue et le palmier à huile et sur d’autres chaînes de valeurs telles que le karité et l’ananas où l’approche genre est très déterminante. En prenant la parole, la ministre du commerce, des petites et moyennes entreprises, Madina Séfou a reconnu la pertinence du forum. « Ce programme vise à accroître la compétitivité à l’exploitation des petites et moyennes entreprises Ouest – africaines en renforçant la capacité d’appui des Institutions régionales et nationales compétentes », a – t- elle expliqué. Aussi, après avoir remercié le président de la commission de la CEDEAO pour son choix porté sur le Bénin pour abriter cette édition, elle se dit prête à accompagner l’initiative afin d’atteindre des résultats escomptés. Le directeur général de l’Agence Béninoise de Promotion des Echanges Commerciaux, Robert Akindé, a confié qu’au cours de ces trois jours, une piste de vérité sera déterminée afin de relancer lesdites filières.

Construction du port sec de Tori:Yayi bénit l’initiative et ordonne le démarrage des travaux

 

Les travaux de construction du port sec de Tori Azohouè Cada vont démarrer incessamment. C’est du moins ce qui ressort de l’audience accordée hier par le chef de l’Etat au Dg/port, Joseph Ahanhanzo Glèlè, accompagné pour l’occasion du Dg de l’entreprise exécutante Hemos, M. Eric Hounguè.

Par Romaric TOSSOU

Tout est fin prêt pour la pose de la première pierre du port sec de Tori. La bonne nouvelle a été annoncée au chef de l’Etat hier au cours d’une audience au Palais de la Marina. En effet, à l’issue de cette séance, le Dg/port Joseph Ahanhanzo Glèlè a laissé entendre que la construction du port sec de Tori vient apporter un début de réponse à l’épineuse question de la gestion des camions gros porteurs au port mouillé de Cotonou. Cette réforme participe également du chantier de modernisation de la plateforme portuaire de Cotonou lancé par le gouvernement depuis quelques semaines. Selon les explications de M. Eric Hounguè, Dg/Hemos, le site d’une superficie de 101 ha sera totalement libéré d’ici jeudi prochain pour accueillir les premiers coups de pioche. Les populations riveraines ayant totalement adhéré au projet, le délai butoir d’une semaine à elles fixé par le maire de la commune, parait même trop long à leurs yeux. Ainsi, travaillent-elles d’arrache pied depuis mercredi dernier, pour  libérer le site. Plus rien ne bloque donc le démarrage des travaux, puisque le financement de la réalisation de ce projet de 70 milliards de FCFA  est entièrement mobilisé avec le concours du partenaire, la Compagnie Internationale de l’Aménagement de Terrains (CIAT) qui accompagne l’entreprise Hemos. Face à la bonne nouvelle, le chef de l’Etat ne  manquera pas de donner son onction pour la réalisation du projet. Séance tenante, il a instruit les services compétents pour que les travaux démarrent incessamment.

Le ministre Sounton au sujet de la lutte contre la corruption au Bénin‘’La seule façon de lutter efficacement contre la pauvreté, c’est de lutter contre la corruption’’:

 

Demain, jeudi 08 décembre 2011, le Bénin célèbre la 6ème édition de la Journée Nationale de lutte contre la corruption. Les manifestations officielles se tiendront dans les locaux de la Direction Générale des Impôts et Domaines (DGID). A 24 heures de l’événement, organisé avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Ministre de la réforme administrative et institutionnelle, Martial Sounton s’est prêté à nos questions. Lisez-plutôt.

La Nouvelle Génération : Monsieur le Ministre, comment peut-on définir la corruption ?

Martial SOUNTON : Plusieurs écoles et instruments internationaux, se sont prêtés à la définition du concept de la corruption.

*La convention des Nations-Unies, définit la corruption, comme : le fait de commettre ou d’inciter à commettre des actes qui constituent un exercice abusif d’une fonction, y compris par omission , dans l’attente d’un avantage, directement ou indirectement promis, offert ou sollicité, ou à la suite de l’acceptation d’un avantage directement accordé , à titre personnel ou pour un tiers.

*Une définition proposée dans l’ouvrage intitulé : « combattre la corruption » :Enjeux et perspectives, assimile la corruption, à une pratique qui vise à proposer, sans droit, directement ou indirectement, des offres , des promesses, des dons, des présents, ou des avantages quelconques pour obtenir d’une personne dépositaire de l’autorité publique, qu’elle accomplisse ou qu’elle s’abstienne d’accomplir un acte de sa fonction, de sa mission, ou de son mandat ou facilité par sa mission, ou son mandat.

De toutes ces approches, il ressort donc  que la corruption, se manifeste sous plusieurs formes. On peut citer :

-Les pots- de- vin ;

- Les fraudes fiscales ou douanières ;

-La surfacturation des services fournis à l’Etat ;

-Les malversations, …. la liste est longue.Il est quand même important de faire la différence entre corruption et notions voisines : détournement ; trafic d’influence, abus de fonction, fausse déclaration, enrichissement illicite ; délit d’initié. 

Monsieur le Ministres comment l’idée d’instituer une journée nationale de lutte contre la corruption, est telle née au Bénin ?

Il faut d’abord préciser que nous sommes bien  à la 6ème  édition de la  célébration de cette journée. Et c’est le Président YAYI BONI qui, à l’issue des présidentielles de 2006, a indiqué sa ferme volonté de relever les défis d’une croissance économique accélérée ainsi que ceux du développement  du capital humain pour «  passer de la situation de pays phare dans l’édification de la démocratie ; mais pauvre et gangréner par la corruption, à celle de pays économiquement prospère et bien gouverné. » C’est cette volonté affichée par l’actuel chef de l’Etat qui l’a amené à instituer cette journée quelques mois après sa prise de pouvoir, par décret n°2006-773 en conseil des Ministres en sa séance du 22 Novembre 2006.Il convient de dire que la lutte contre la corruption, a été une préoccupation constante des gouvernements successifs. Dans ce cadre, une  série d’actions avaient été menées au travers des structures ci-après.Il s’agit par exemple de la création, en 1995 du comité « SOS Corruption », et dela cellule de la moralisation de la vie publique à la présidence en 1996, le lancement en Mars 2008, du Forum de mobilisation de la société civile d’où est née le Front des Organisations Nationales de Lutte Contre la Corruption( FONAC). Dans le même ordre d’idée, en 2000, un plan stratégique national de lutte contre la corruption a été élaboré, dont la mise en œuvre devrait permettre :

-de consolider et de renforcer l’Etat de droit

-de rendre l’appareil judiciaire indépendant, performant, crédible et accessible à tous ;

-de promouvoir le fonctionnement correct de l’Etat  de droit à travers ses institutions ;

-d’assurer la performance et la transparence du système de recouvrement des impôts, taxes et droits de douanes et d’améliorer les recettes publiques.

Après la mise en  place de tout ce dispositif et des actions menées, il est important à un moment donné de s’arrêter pour évaluer les effets sur le développement du pays. Ainsi, une enquête diagnostique a été réalisée. Cette enquête a révélé que, malgré toutes les actions entreprises, sur une année (2006-2007) le phénomène persiste.

Monsieur le Ministre vous l’avez dit, le phénomène persiste. Alors pouvez-vous nous faire l’état des lieux en matière de corruption au Bénin ? 

En matière d’état des lieux, aucun secteur n’est épargné. La justice, les collectivités territoriales, dans le domaine de la gestion des ressources humaines de l’Etat, le secteur de la santé, L’éducation, même les médias.

En raison des effets néfastes de la corruption, beaucoup de nos concitoyens se plaignent du secteur. La justice, surtout celle relative aux affaires économiques selon eux,  se rend au bénéfice du plus offrant. En outre, d’un autre côté les décisions de justice tardent à être rendues. Dès lors, les populations ont une mauvaise perception, des magistrats, des policiers, des gendarmes qui sont considérés comme complices des auteurs des différents  délits et crimes.

Dans les collectivités territoriales par exemple, certains agents des mairies et ils sont de plus en plus nombreux à être pointés du doigt par ce fléau, ne sont pas exempts du phénomène de la  corruption qui se manifeste dans les domaines de la perception des taxes, du lotissement et de la délivrance des pièces administratives. Les pratiques de la corruption, au niveau local affectent ainsi, l’atteinte des enjeux majeurs de la décentralisation que sont le développement local et la démocratie  à la base.

Dans le domaine des ressources humaines de l’Etat, les opérations qui donnent le plus  d’occasions à la corruption, seraient celles des tests, examens et concours de recrutement et de promotion de nomination des agents.

Dans le secteur de la santé : Les populations sont confrontées quotidiennement au phénomène de la corruption, avec les pots- de- vin exigés pour passer rapidement les consultations, la vente d’échantillon gratuit ou de médicaments destinés aux malades.IL y a aussi, le détournement de malades vers des cliniques privées. On peut  également mentionner  l’utilisation, à des fins personnelles, du matériel  des centres de santé publics.

Dans le secteur de l’éducation, le phénomène se traduit par la tricherie, de vente d’épreuves et de diplôme, le favoritisme, le harcèlement sexuel dans la relation, étudiants-professeurs  etc.

Dans les médias, puisque je faisais allusion à votre corporation, au nombre des services donnant lieu à des pratiques de corruption, il y a le service de la rédaction, où, de l’avis de beaucoup de personnes, les journalistes se font corrompre le plus, à l’occasion des reportages. Bref, aucun secteur n’est épargné.

Face à ce tableau pas du tout reluisant, il faut agir, Monsieur le Ministre. Quelles sont les dispositions prises pour lutter contre le phénomène ? 

Oui, il faut absolument  agir, et comme vous vous en doutez, nous sommes dans un Etat de droit. On ne peut punir les faits de la corruption  sans  textes. Car, la démocratie, c’est la dictature des lois. Ce n’est que le 12 Octobre passé,  que le Président de la République a promulgué la loi, portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes  en République du Bénin. Maintenant que le cadre juridique existe, il faut passer  à la vitesse supérieure.

Si le pouvoir va en guerre contre la corruption, c’est certainement parce qu’il y a fuite de recette pour l’Etat. Que  perdons-nous concrètement  Monsieur le Ministre ?

La corruption est particulièrement couteuse pour l’Etat. Selon les estimations du Ministère de L’Economie et des Finances contenues dans l’ouvrage : « Bénin, une démocratie prisonnière de la corruption » il manque tous les ans, 03 points au Produit Intérieur Brut (PIB), en raison de la corruption et de la mauvaise gestion. Ces trois points équivalent à  50 milliards de FCFA. La corruption diminue l’efficacité des dépenses publiques. Elle a une incidence négative sur les agrégats économiques du pays et favorise les déséquilibres macroéconomiques. Elle détourne les ressources rares et réduit les possibilités  de développement du pays ; ce faisant, elle entraine une mauvaise répartition, des ressources en capital physique et humain. En un mot, la corruption, est cruelle.

Quelles sont les perspectives  Monsieur  le Ministre ?

 D’abord, je me réjouis de la promulgation de cette loi,  qui institue un organe. Cet organe vous pouvez compter sur le chef de l’Etat ; sera installé. Mais on ne peut pas lutter contre la corruption, sans s’approprier les valeurs contenues dans la charte de gouvernance. C’est le lieu pour moi, de remercier une fois encore, le Chef de l’Etat qui a autorisé et soutenu l’organisation de cette convention

Monsieur le Ministre, votre mot de fin.

Une maison n’est belle que lorsque chacun y reconnait sa part de labeur. Le président YAYI BONI, a un objectif. Faire du Bénin, un pays bien gouverné où les institutions de la République sont performantes et la corruption bien maîtrisée. Mais peut-il réaliser cet objectif, si les autres  acteurs, ne jouent pas leur partition ? Difficile de répondre par l’affirmative. Vous savez, il y a six indicateurs qui permettent à la Banque Mondiale  d’évaluer la gouvernance dans le monde. Parmi ces éléments, figure en bonne place la maîtrise de la corruption, c’est pourquoi, je nous invite à aller en guerre contre le fléau, pour éviter à notre pays, des pertes d’opportunités. La seule façon de lutter efficacement contre la pauvreté, c’est de lutter contre la corruption.

Pour sortir le coton béninois de l’ornière:Voici la proposition salvatrice de la société MCI

Loin de la polémique savamment orchestrée par les ennemis de la relance du secteur cotonnier, la société MCI, par la voix de son Directeur général, M. Gilles Lalèyè, pose le diagnostic du mal-être de l’or blanc béninois.

Par Lorys S.C HOUNON

« Rendre chaque égreneur responsable de sa zone ». Telle est l’ultime solution proposée par M. Gilles Lalèyè pour permettre à l’or banc béninois de retrouver ses lettres de créances.

Au cours du débat contradictoire qui l’a opposé dimanche dernier au Directeur de la Sodeco sur les ondes du Groupe de presse ‘’La gazette du Golf’’, l’intéressé à fait une proposition qui, somme toute, est perçue chez plusieurs spécialistes de la question comme salutaire. En effet, l’amalgame qui caractérise actuellement le secteur cotonnier au Bénin n’est pas de nature à favoriser son essor comme l’aurait souhaité le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, qui ne cesse d’y injecter toute une fortune depuis 2006 qu’il est aux commandes de la République. Dans le village planétaire qu’est devenu le monde avec le développement des Technologies de l’information et de la communication (TIC), la spécialisation est devenu la norme partout. Fini donc la période des généralistes qui, sans forcément maîtriser leur sujet, passaient pour des savants. Comme c’est d’ailleurs déjà le cas au Bénin où l’implantation des universités sur l’étendue du territoire national suit une certaine spécialisation, il est en effet temps que de même, dans le secteur cotonnier, chaque égreneur soit responsabilisé dans sa zone d’activité, de la semence jusqu’à la commercialisation. Cela a l’avantage de permettre au gouvernement de circonscrire les difficultés et les goulots d’étranglement qui freinent le développement de la filière et d’imputer en temps réels très facilement la responsabilité aux fautifs.

Au-delà des exigences de la modernité, c’est d’ailleurs depuis le 18ème siècle que la notion de « concentration géographique » selon laquelle les industries devraient s’implanter dans les zones de production de la matière première a permis le développement industrielle en Europe. C’est davantage une exigence à l’époque moderne où la tendance va à la délocalisation des industries vers les zones de production où les matières premières et la main d’œuvre sont plus accessibles. C’et pourquoi, pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé en investissant autant dans la filière coton, le Chef de l’Etat doit prêter une oreille attentive à la proposition de MCI.