Pour sortir le coton béninois de l’ornière:Voici la proposition salvatrice de la société MCI

Loin de la polémique savamment orchestrée par les ennemis de la relance du secteur cotonnier, la société MCI, par la voix de son Directeur général, M. Gilles Lalèyè, pose le diagnostic du mal-être de l’or blanc béninois.

Par Lorys S.C HOUNON

« Rendre chaque égreneur responsable de sa zone ». Telle est l’ultime solution proposée par M. Gilles Lalèyè pour permettre à l’or banc béninois de retrouver ses lettres de créances.

Au cours du débat contradictoire qui l’a opposé dimanche dernier au Directeur de la Sodeco sur les ondes du Groupe de presse ‘’La gazette du Golf’’, l’intéressé à fait une proposition qui, somme toute, est perçue chez plusieurs spécialistes de la question comme salutaire. En effet, l’amalgame qui caractérise actuellement le secteur cotonnier au Bénin n’est pas de nature à favoriser son essor comme l’aurait souhaité le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, qui ne cesse d’y injecter toute une fortune depuis 2006 qu’il est aux commandes de la République. Dans le village planétaire qu’est devenu le monde avec le développement des Technologies de l’information et de la communication (TIC), la spécialisation est devenu la norme partout. Fini donc la période des généralistes qui, sans forcément maîtriser leur sujet, passaient pour des savants. Comme c’est d’ailleurs déjà le cas au Bénin où l’implantation des universités sur l’étendue du territoire national suit une certaine spécialisation, il est en effet temps que de même, dans le secteur cotonnier, chaque égreneur soit responsabilisé dans sa zone d’activité, de la semence jusqu’à la commercialisation. Cela a l’avantage de permettre au gouvernement de circonscrire les difficultés et les goulots d’étranglement qui freinent le développement de la filière et d’imputer en temps réels très facilement la responsabilité aux fautifs.

Au-delà des exigences de la modernité, c’est d’ailleurs depuis le 18ème siècle que la notion de « concentration géographique » selon laquelle les industries devraient s’implanter dans les zones de production de la matière première a permis le développement industrielle en Europe. C’est davantage une exigence à l’époque moderne où la tendance va à la délocalisation des industries vers les zones de production où les matières premières et la main d’œuvre sont plus accessibles. C’et pourquoi, pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé en investissant autant dans la filière coton, le Chef de l’Etat doit prêter une oreille attentive à la proposition de MCI.

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