A l’épreuve de la fermeté

L’anarchie et les dérives qui se sont invitées dans l’espace portuaire entravent fatalement les grandes réformes amorcées pour moderniser le secteur. Face à ces dérives sur fonds de comédie obstinée, le chef de l’Etat a dû taper du poing sur la table avec, à la clé, le bâton à la place de la carotte. Désormais, et jusqu’à nouvel ordre, l’équation est toute simple : un camion, un militaire, pour escorter les camions en transit jusqu’aux frontières. Aux grands maux les grands remèdes. L’enjeu, c’est le développement de la nation qui passe nécessairement par la modernisation du port de Cotonou, poumon de l’économie nationale. Certes, toute réforme bouleverse les habitudes et menace certains intérêts pré – acquis. Mais il faut savoir privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Boni YAYI n’est plus prêt à se laisser distraire, puisque lui seul sera comptable devant le peuple et l’histoire à l’heure du bilan. La nouvelle trouvaille a payé. L’équation « un camion, un militaire » se révèle maintenant comme l’antidote thérapeutique à l’engorgement sauvage du port de Cotonou qui, jusqu’ici, a souffert d’une absence d’autorité portuaire. Le vide semble être comblé. Le ministère de l’économie maritime a changé de main ; le chef de l’Etat a investi le directeur général du port de tous les pouvoirs. Dans ces perspectives, il ne reste qu’à souhaiter que les nouvelles autorités en charge de la gestion du port accompagnent les efforts du chef de l’Etat. L’heure est maintenant à la fermeté, Boni Yayi ne doit plus reculer.

Développement de l’arrondissement d’Akassato:L’AJPA Tonanfa portée sur les fonts baptismaux

Le village d’Adjagbo amorce désormais un grand pas vers son développement. Une association de jeunes dénommée Association des Jeunes Patriotes d’Adjagbo (AJPA) Tonanfa vient d’y voir le jour. Uniquement constituée des jeunes dudit village, cette association entend relever les nombreux défis liés à l’émergence de la localité. C’était Samedi dernier dans l’enceinte de l’école de base d’Adjagbo dans une ambiance très festive.

Par Claudel ZONDJI

Le chef d’arrondissement d’Akassato, Noël Toffon a procédé samedi dernier au lancement de l’association des Jeunes Patriotes d’Adjagbo a, de ce fait, été mise sur les fonts baptismaux. L’occasion a permis de présenter officiellement les membres du bureau exécutif de l’AJPA Tonanfa. Un bureau de 23 membres dont le président est Azonhounmè Théophane, élus pour un mandat de quatre ans renouvelable qu’une seule fois. Pour le président du bureau, le mandat à lui confié sera placé sous le signe d’actions participatives au développement du village d’Adjagbo notamment dans le secteur de l’éducation, de la santé, et de la disponibilité de l’eau potable et autres. Il s’agira principalement de la construction de salles de classe pour la création d’un collège dans le village, de la construction de fontaines d’eau potable, de centres de santé etc. Aussi, le bureau travaillera à ce que des activités culturelles et sportives garnissent la période des vacances. Pour finir ses propos, le président Azonhounmè déclare que les défis majeurs à relever concernent aussi le lotissement du village et son électrification. Le chef d’arrondissement d’Akassato, a exprimé toute sa joie quant à la création de cette association à Adjagbo. Il a souhaité l’unité, la cohésion et le dialogue au sein de l’association afin qu’elle ne soit une association de plus. Il a promis accompagné, autant que faire se peut, les activités de l’association qui entreront dans le cadre du développement. Le chef du village, Agbagan Félix, ayant pris la parole à son tour, a laissé entendre que cette association est la bienvenue car il ne peut à lui seul gérer Adjagbo. Les jeunes l’aideront donc à mieux régler le problème de sécurité dont le village a grandement besoin. Pour sa première sortie, l’AJPA s’est fait entouré de plusieurs autres associations sœurs qui n’ont pas ménagé d’efforts pour l’accompagner. Tour à tour ils ont souhaité bon vent à AJPA Tonanfa.

QUELQUES MEMBRES DU BUREAU EXECUTIF

- Président :
Azonhounmè Théophane
- 1er Vice président :
Dassi Dieu-Donné
- 2èm Vice président
Agbagan Thomas
- Secrétaire Général :
Kouton Richard
- Trésorier Général :
Aïtin Dossa Thomas

Mairie d’Abomey Calavi/ Adoption du budget primitif exercice 2012:3.799.449.927 pour mettre Abomey Calavi sur l’orbite du développement

Le conseil communal d’Abomey Calavi s’est réuni en session extraordinaire le Jeudi 26 Janvier dernier. Quatre points inscrits à l’ordre du jour dont  principalement l’examen et l’adoption du budget primitif exercice 2012 de la mairie. Le maire Patrice Houssou Guèdè a présidé les travaux.

Par Claudel ZONDJI

Examen et adoption du budget primitif exercice 2012, délibération du conseil communal d’Abomey Calavi sur le protocole de coopération décentralisée entre la mairie d’Abomey Calavi et la mairie de Bangui, l’étude de protocole de coopération avec l’ONG Gbédokpo et divers, tels étaient les points inscrits à l’ordre du jour de cette session extraordinaire. Dans son discours d’ouverture, le maire Patrice Houssou Guèdè a rappelé les raisons qui ont empêché le vote du budget en Novembre dernier. « Les données qu’on avaient ne nous permettaient pas d’avoir un budget témoignant des efforts à la fois de l’organe délibérant que des cadres de l’administration » a-t-il expliqué. Il continue en disant que le nouveau budget sera accompagné de beaucoup de réformes, notamment en ce qui concerne la relecture et les amendements à apporter à l’organigramme du conseil communal, pour espérer impulser une nouvelle dynamique à l’administration. Après examen minutieux, le budget exercice 2012 a été adopté à l’unanimité par le conseil communal. Le budget s’équilibre en recettes et en dépenses d’un montant de  3.799.449.927 de Francs Cfa. Egalement, le protocole de coopération décentralisée entre la ville de Bangui et celle de Calavi. Dans ce cadre, le maire Houssou Guêdè effectuera, du 28 Janvier au 03 Février prochain, un voyage sur Bangui pour procéder à la signature du protocole de coopération. A cet effet, le conseil communal a décidé d’un partenariat d’une durée de cinq (5) ans renouvelable. Le troisième point inscrit à l’ordre du jour en l’occurrence l’l’étude de protocole de coopération avec l’ONG Gbèdokpo n’a pu être examiné faute d’informations. De part cette session extraordinaire, le conseil communal d’Abomey Calavi entame cette année 2012 sur les chapeaux de roue.

Ministère en charge de l’économie maritime:Valentin Agossou Djènontin s’installe pour dynamiser les réformes portuaires

Quarante huit heures après le remaniement technique opéré au sien du premier gouvernement YAYI II, les ministres concernés ont sacrifié à la tradition de passation de charges jeudi dernier. L’événement a eu pour cadre la grande salle de conférence du CNCB, en présence des parents et amis, collègues et personnel des différentes directions sus tutelle.

Par Romaric TOSSOU

Après 08 mois environ passés à la tête du ministère de la culture, de l’alphabétisation, de l’artisanat et du tourisme, le ministre Valentin Agossou Djènontin est appelé à faire valoir ses compétences à la tête du ministère en charge de l’économie maritime.  Jeudi dernier, il est officiellement rentré dans la plénitude  de ses nouvelles fonctions, à la faveur d’une cérémonie de passation de service riche en couleur.  En ouvrant le bal des allocutions, le Secrétaire Général du ministère de la culture a présenté l’état des lieux, 8 mois après la nomination de Valentin Djènontin à la tête de ce prestigieux département ministériel. Le bilan très reluisant dressé à l’occasion renseigne sur les nombreux efforts et les grands sacrifices consentis par l’autorité pour refonder les 4  secteurs du MCAAT. Au regard du travail abattu en 8 mois, le Sg Eric A. ne tarira pas d’éloges à l’endroit du ministre dont il déplore le départ.  « la recette est votre grande disponibilité et surtout votre écouté attentive et équitable des problèmes techniques, administratifs et sociaux qui vous sont soumis, quel qu’en soit leur degré de complexité.  Votre gouvernance est  marquée par votre sens inné du partage mais aussi et surtout de votre grande humilité et votre prévenance à l’endroit de l’autre. Le ministre Djènontin donne toujours de suite à un SMS ou un mail, d’où qu’il vienne.’’ Confesse le SG. C’est donc fort de ce vecteur de gouvernance pragmatique, que le désormais ex-ministre de la culture a réussi à conquérir le cœur du personnel de la maison, qui visiblement regrette son départ de ce portefeuille ministériel. C’est par une décoration que l’ensemble du personnel  lui a témoigné sa reconnaissance et son attachement. Très sensible à cette marque de considération, Valentin Djènontin va rassurer les uns et les autres de sa détermination  à œuvrer pour l’atteinte des objectifs inscrits dans la vision du chef de l’Etat et dans les orientations stratégiques pour le développement du Bénin.  A l’endroit de son successeur, il va d’abord saluer son sens élevé du devoir et les valeurs qu’il incarne, toutes choses qui ont amené le chef de l’Etat à lui renouvelé sa confiance te son estime. Il ne manquera pas de lui réitérer également sa disponibilité et son soutien. Convaincu que le ministre   le ministre Jean Michel Abimbola n’échouera point dans cette nouvelle tâche à lui confier par le père de la Nation, il va inviter toute fois l’ensemble du personnel à l’accompagner dans les nouveaux chantiers qu’il ouvrira sûrement.

jean gounongbe au sujet de la designation du chef de l’etat beninois a la tete de l’union africaine:« Dr Boni Yayi vient de faire du Bénin, la capitale politique de l’Afrique»

L’émission carte sur table de la radio Océan Fm a reçu hier dimanche 29 Janvier 2012 le président du parti du Congrès pour le peuple et le progrès (CPP) Jean Gounongbé. Plusieurs sujets de l’actualité ont été abordés au cours des échanges  conduites par le confrère Virgile Ahouansè.            

Par Claudel ZONDJI

La décongestion du port autonome de Cotonou, le bras de fer entre les magistrats et leur ministre de tutelle, l’élection récente de Boni Yayi à la tête de l’Union Africaine. A la loupe, tous ces sujets ont été minutieusement analysés par l’invité, qui en a une parfaite maîtrise. Jean Gounongbé, puisque c’est de lui il s’agit, a entièrement approuvé le coup de balaye effectué par le chef dans l’enceinte portuaire. Selon ses dires, le fait d’évacuer les 300 camions avec militaire à bord était la meilleure solution. Pour ce qui concerne l’affaire qui oppose le ministre Gbèdo à ses magistrats, le président du Cpp estime que c’est une affaire qui ne devrait normalement pas être mis à la face de l’opinion publique. Selon lui, les magistrats ne peuvent pas, à eux tous, être corrompus même s’il y a toujours des brebis galeuses dans un troupeau. Par rapport à cette situation il propose que la balle soit remise à terre et que le dialogue soit priorisé pour le bonheur du secteur juridique béninois. Au sujet de la grève des enseignants, Jean Gounongbé pense que la manière y manque. Bien que ce secteur concentre une supériorité numérique sur les autres, le fait d’aller directement en grève n’aura pas été la bonne alternative a-t-il estimé. La voie de la négociation et du dialogue aurait été la meilleure a-t-il ajouté. Par rapport à l’élection brillante de Boni Yayi à la tête de l’Union Africaine le week-end dernier en Ethiopie, Jean Gounongbé déclare que ceci est une preuve palpable que la diplomatie béninoise se porte bien et qu’elle devient de plus en plus offensive. Aussi, la démocratie béninoise a, une fois de plus, prouvée sa maturité et montrée qu’elle se porte de mieux en mieux. « Le Dr Boni Yayi vient de faire du Bénin la capitale politique de l’Afrique » a-t-il ajouté. Un grand pas donc vers la visibilité du Bénin sur le plan international.

Boni Yayi à la tête de l’Union Africaine:Redorer le blason de l’institution

 

Le 18ème  sommet des chefs d’Etat membres de l’Union Africaine s’est ouvert hier à Addis Abéba sur une bonne nouvelle pour le Bénin. Le chef de l’Etat Dr Boni Yayi a été plébiscité par ses pairs pour présidée aux destinée du groupe pour un mandat d’un an. Ce choix porté sur l’apôtre de la refondation, à un moment où le vieux continent sort d’une série de conflits et tirailler entre plusieurs défis, n’est pas un fait du hasard. Et pour cause.

Par Lorys S.C HOUNON

La diplomatie béninoise très offensive et très agissante à l’ère de la refondation ne cesse d’engranger des succès de plus  en plus grandioses. La dernière prouesse en date et qui honore la terre de Dada Bèhanzin dans le concert des nations, c’est bien l’élection de Dr Boni Yayi à la tête de l’Union Africaine. En effet, au nombre des nombreuses candidatures à ce poste, c’est celle du chef de l’Etat béninois qui va susciter l’unanimité des présidents de pays membres de l’association. Un choix qui se révèle très judicieux au regard des qualités intrinsèques d’homme de développement, d’homme de paix, d’homme d’action et d’ouverture, mais notamment et surtout en raison de ses nombreuses actions en faveur de la paix et le renforcement de la démocratie sur le continent. Vu sous un autre angle, le plébiscite du président Boni Yayi n’est rien d’autre que la rançon de son engagement pour le triomphe de la démocratie sur le vieux continent.  Homme d’Etat imbu d’un sens inouï de solidarité, de partage, de rassemblement, et d’unité, son élection à la tête d’une si prestigieuse institution sera inexorablement un coup de pouce à la restauration des lettres de noblesse et de l’image de l’union, quelque peu écornée  depuis la survenance des derniers  foyers de conflits d’abord en Cote d’Ivoire, ensuite en Lybie et les autres pays de l’Afrique du Nord qui ont vécu le printemps arabe.  Surnommé ‘’phénomène politique’’ chez lui selon certaine presse, l’homme de la refondation incarne au mieux l’homme qu’il faut pour imposer la voix de l’Afrique au niveau des instances  de prise de décisions. Son respect des institutions de la République du Bénin, leur bon fonctionnement et son engagement dans la lutte contre la piraterie dans le golfe de Guinée sont autant d’atouts qui ont contribué à son élection.

Il faut souligner que sin prédécesseur à ce poste à accueillir avec beaucoup d’enthousiaste son élection : «Je félicite le nouveau président de l’Union africaine (…) Boni Yayi», a déclaré Théodoros Obiang Nguéma. «Je n’ai aucun doute sur le fait que grâce à votre grande autorité (…) vous saurez mettre en œuvre notre objectif de paix et de sécurité,» a-t-il poursuivi.

Soudan et le Nigeria, les premières priorités de Yayi

Les premiers mots du nouveau président ont été pour les deux Soudan, dont les relations restent extrêmement tendues depuis l’accession à l’indépendance, en juillet, du Soudan du Sud. Il a appelé Juba et Khartoum, en conflit ouvert sur le partage de ressources pétrolières et des questions frontalières, à avancer vers la «démocratie».

Thomas Boni Yayi a également appelé au calme dans la région du Sahel et au Nigeria, assurant du «soutien du continent» pour «que la paix revienne». Le Nigeria a été frappé ces derniers jours par une série d’attaques sanglantes revendiquées par le groupe islamiste Boko Haram.

«Le développement de notre continent est entre nos mains, mes chers présidents, c’est pourquoi je voudrais souligner que c’est dans l’unité et la cohésion que notre continent assurera son développement», a-t-il encore ajouté.

Crise dans le secteur judiciaire:Marie Elise Gbèdo répond à l’Unamab

 

La crise qui secoue la maison de la justice béninoise depuis les dernières déclarations du garde des sceaux est loin de connaître son épilogue. Malgré la médiation du chef de l’Etat, président du conseil supérieur de la magistrature, les magistrats réunis au sein de l’Unamab ne décolèrent pas. A la faveur de l’assemblée générale du vendredi dernier, ces techniciens du droit ont réitéré leurs griefs contre leur ministre de tutelle dont elle demande la démission. Pour couper court à la polémique, cette dernière ne s’est pas fait prier. Dans une déclaration rendue public hier dimanche, la ministre de la justice, garde des sceau la ministre  Marie Elise Gbèdo rassure ses collègues techniciens du droit que ses propos, loin de jeter l’anathème sur toute une corporation, n’avaient que seul but que de dénoncer les brebis galeuses dont les  pratiques n’honorent pas la corporation.

Lire sa déclaration.

DECLARATION A LA PRESSE

22 JANVIER 2012

 

Mesdames et messieurs,

Chers concitoyens

Depuis ma déclaration le jeudi 8 décembre 2011, en marge de la cérémonie marquant la « Journée de lutte contre la corruption », certaines personnes ont voulu comprendre que je mettais en cause toute la magistrature de notre pays, oubliant un peu vite que, depuis ma prise de fonctions à la tête de ce ministère, j’ai nommé des magistrats pour me seconder dans l’accomplissement de ma mission, certains comme collaborateurs directs au sein même du cabinet ministériel, d’autres dans les différentes juridictions de notre pays.

Certains des magistrats appelés par moi pour me seconder directement sont même membres du Bureau exécutif de l’Union Nationale des Magistrats du Bénin (UNAMAB).

Je ne peux donc, ni de près ni de loin, juger que toute la magistrature de notre pays, ni que tous les magistrats, sont touchés par la corruption.

Cependant le livre blanc édité par l’Observatoire de lutte contre la corruption en 2009 dont le Président de l’UNAMAB est membre, indique que, de 2007 à 2009, si la corruption a stagné à la douane et au niveau de la fonction publique, le secteur de la justice est l’un des secteurs dans lequel elle s’est aggravée.

Dans le même sens, l’enquête diagnostique réalisée par le cabinet CERTI en 2007 pour le compte de l’Institut de la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement sur la corruption et la gouvernance au Bénin, a révélé que 66% des béninois n’ont aucune confiance dans le système judiciaire béninois. Les enquêtés trouvent  le système judiciaire discriminatoire au détriment des pauvres (85%), injuste (82%), manipulé par des intérêts économiques (82%).

Les entrepreneurs, ceux-là mêmes à qui toute l’attention requise devrait être accordée  étant donné que c’est l’entreprise qui crée des emplois, distribue des revenus et produit donc la richesse trouvent que l’influence de la corruption sur les décisions de justice relevant de nos tribunaux s’élève à 75%.

En conséquence, à tous mes collaborateurs magistrats, à tous les magistrats de notre pays qui, en toute conscience, avec dignité, abnégation, honnêteté et probité, accomplissent chaque jour et dans des  conditions difficiles la dure mission qui est la leur, et qui ont pu se croire injustement mis à l’index, je réitère ici toute ma confiance. Mes propos du 08 décembre 2010, n’ont jamais été adressés à cette race de magistrats intègres et soucieux d’une justice indépendante et proche des populations.

Je les félicite particulièrement pour la sérénité dont ils ont fait preuve, ces dernières semaines, dans l’accomplissement chaque jour de leur mission, et je veux y voir la certitude qu’ils n’ont jamais douté de la réalité de mes sentiments à leur égard.

Nous devons cependant, et ensemble, tirer toutes les conclusions de ces indicateurs publiés sur la Corruption en milieu judiciaire et j’ai la ferme conviction que tous les magistrats intègres de notre pays devront, de l’intérieur même de leur institution, contribuer à changer l’image de cette profession.

Aucune réforme durable et de fond ne se fera sans eux et je leur demande de m’assister, dans cette œuvre de refondation morale, spirituelle et éthique à laquelle nous invite le Président de la République, Dr Yayi Boni et son gouvernement.

En effet, bien avant ma déclaration, des affaires avaient éclaboussé la magistrature de notre pays aussi bien sur le plan national que sur le plan international : ICC Services et consorts, Groupe Betsaleel, Shelter, Fonds OPEP, Puzey et toutes les affaires domaniales ou autres dont les règlements posent problèmes à nos pauvres et paisibles populations.

Certaines de ces affaires ont coûté plusieurs milliards de francs CFA à l’Etat béninois et à nos concitoyens ; d’autres, en plus du coût en argent, ont eu pour conséquences le retard dans la réalisation d’infrastructures capitales pour notre peuple comme, par exemple, l’épi de Siafato.

Dans son point de presse du 13 décembre 2011, le Bureau exécutif de l’Union Nationale des Magistrats du Bénin m’invitait à produire des dossiers devant le peuple béninois, comme preuve de mes déclarations.

Je veux leur dire que j’ai trop de respect pour la Justice de notre pays et pour les magistrats, pour venir faire ce déballage public auquel ce syndicat m’invite.

Je veux leur dire que la Justice n’est pas un spectacle qui se déroule dans les médias.

Je veux leur dire enfin, ma conviction, que nous avons tous intérêt à éviter tout ce qui peut contribuer à encourager la vindicte populaire et que des noms de magistrats ne peuvent être jetés en pâture au public, au motif seul qu’ils seraient mêlés à des affaires.

Je vous confirme donc que des dossiers impliquant des magistrats sont en traitement et seront soumis au Conseil Supérieur de la Magistrature dans les prochains jours.

Je sais pouvoir compter, dès à présent, sur le soutien total du Bureau exécutif de l’Union Nationale des Magistrats du Bénin, car il m’a convaincu de son souci de maintenir propre et sans tache le blason de la magistrature.

Ce ne sont sûrement pas mes déclarations qui pourraient faire fuir des investisseurs, étrangers ou nationaux, mais plutôt la capacité ou non des magistrats à faire le ménage au sein de leur profession.

Je les y invite en tout cas et ma porte leur est toujours ouverte, au cas où ils souhaiteraient me rencontrer.

Pour terminer, je veux dire ici, solennellement, au peuple béninois, qu’aucune décision d’affectation de magistrats ne se prend sans l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Le dernier redéploiement du personnel judiciaire ne déroge pas à la règle ; le Président de la République, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, ne l’aurait d’ailleurs jamais permis.

Et je veux rendre ici un hommage particulier aux Sages du Conseil Supérieur de la Magistrature qui ont accompli, à cette occasion, un travail considérable.

Je profite de l’opportunité qui m’est offerte aujourd’hui pour souhaiter à tout le corps judiciaire de notre pays, ainsi qu’à toutes les béninoises et à tous les béninois, une année de Réconciliation, de Justice et de Paix comme l’a proclamé le Pape Benoît 16 lors de sa visite au Bénin.

Que Dieu, le Tout Puissant,

le Très Haut, vous bénisse tous.

 

Je vous remercie.

Projet de construction d’un stade et d’une académie de football dans la commune d’Abomey – Calavi:Le maire Hounsou – Guèdè, toujours préoccupé par le développement de la ville

 

Transformer la commune d’Abomey –Calavi  en une commune véritablement phare, est une préoccupation du maire Hounsou – Guèdè. En effet, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux de nouvel an entre son personnel et lui, il a rappelé qu’un stade omnisport de 35000 places et d’une académie de football seront construits dans cette ville pour répondre aux préoccupations de sa jeunesse dans le domaine des activités sportives.

Par David DOLTAIRE

La ville d’Abomey – Calavi sera dotée bientôt de très belles infrastructures sportives. Un stade d’une importante place et d’une académie de Football sont entre autres projets qui préoccupent  la municipalité d’Abomey – Calavi. C’est le défi important que le maire Hounsou – Guèdè compte relever en faveur de la jeunesse béninoise en général et de celle de Calavi en particulier pour le compte de cette année 2012. Cette vision salvatrice de la première autorité de la municipale d’Abomey – Calavi contribuera à l’épanouissement de ses jeunes. Comme d’autre projet inscrit dans l’agenda du maire, la ville sera dotée d’un hôtel de grand standing qui servira aussi au développement de la commune. Enfin, il faut noter que cette bonne nouvelle du maire Patrice Hounsou – Guèdè est placée sous le signe de la refondation toujours prônée par le chef de l’Etat le docteur Boni Yayi.

FONCTIONNEMENT DE LA COMMISSION SPECIALE TRANSITOIRE CCIB DU MONO-COUFFO:Félix AKPLAKOU dénonce la gestion solitaire de Mme Gisèle KOHOUE

 

Plus rien ne va au sein de la Commission spéciale transitoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) du Mono-Couffo. La raison de ce branle-bas général entretenu par le Collectif des élus consulaires sortants et candidats à leur propre succession ? La manière dont la responsable départementale, Mme Gisèle Kohoué, gère la commission.

Par Pius ZONGO

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animée samedi dernier à l’hôtel «Etoile Rouge de Lokossa » que les membres du Collectif des élus consulaires sortants et candidats à leur propre succession ont dénoncé la gestion que Mme Gisèle Kohoué fait de la Commission spéciale transitoire départementale de la CCIB.

Fortement soutenu par la majorité des opérateurs économiques du Mono et du Couffo, le Collectif, sous la houlette de Félix Akplakou, n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger « la machine de tricherie et du clair-sombre » que mettrait habilement en place la première responsable départementale, Mme Gisèle Kohoué, sous l’influence d’un certain Christophe Tozo présenté comme le « guru » de la « Première dame des Départements du Mono/Couffo ». En effet, épouse du Préfet des Départements du Mono/Couffo, Mme Gisèle Kohoué a été nommée à la tête de la Commission spéciale transitoire de la CCIB du Mono/Couffo en décembre 2011 ; une commission qui est chargée d’organiser les élections consulaires suite à la suspension du processus de renouvellement des structures de l’institution consulaire de novembre 2011.

Dans ses propos liminaires, le conférencier principal, M. Félix Akplakou, a rappelé les raisons qui ont sous-tendu la suspension des élections consulaires en novembre de l’année dernière : le souci de transparence et d’équité du gouvernement. Selon lui, c’est pour garantir la transparence du processus de renouvellement des structures de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin que le gouvernement du Dr Boni Yayi a fait appel à Monsieur Pierre d’Alcantara Zocli dont la probité et l’intégrité ne font l’ombre d’aucun doute, pour conduire la transition au niveau de l’institution consulaire.

Mais à en croire le Collectif des élus consulaires sortants (7 sur 8), le constat fait sur le terrain est tout autre. Car selon eux, contrairement à l’engagement qu’avait solennellement pris Mme Gisèle Kohoué à sa prise de service d’associer toutes les structures organisées communales des opérateurs économiques du Mono-Couffo à la gestion de la Commission spéciale transitoire ainsi qu’aux préparatifs des élections, elle s’acoquinerait, sous l’influence du sieur Christophe Tozo, avec des opérateurs économiques fictifs pour désigner unilatéralement les quatre représentants des opérateurs économiques au niveau départemental, notamment Satchivi Folly Prince et Henriette Guédéhoungué pour le compte du Mono puis Patrice Gninnou et Jakekod Kétodji pour le Couffo, pour l’accompagner dans l’organisation des élections. Dans le même sillage, Félix Akplakou dit avoir les preuves que c’est avec la même stratégie qu’il sera bientôt procédé à la désignation des trois représentants des opérateurs économiques par commune.

Fait plus grave, le conférencier a formellement accusé le trio Gisèle Kohoué, Patrice Tozo et Henriette Guédéhoungué d’orchestrer « un hold-up électoral ». « Nous détenons plusieurs preuves de la stratégie diabolique et malsaine qu’ils ont commencée par déployer pour éliminer du système électorale les sept (07) anciens élus consulaires et candidats sur huit (08) que nous sommes » , a-t-il affirmé avant de clarifier : « Ils ont créé leur schéma de candidatures avec notre huitième collègue Madame Guédéhoungué Henriette avec qui ils veulent organiser et réussir les élections par la haute fraude avec de fausses cartes professionnelles qu’ils n’avaient pas pu placer lors des récentes élections que le Gouvernement venait de suspendre à la CCIB ». Convaincus qu’une telle gestion de la Commission spéciale transitoire ne s’aurait garantir des élections pacifiques, libres et transparentes au Mono/Couffo, le Collectif des élus consulaires sortants et les opérateurs économiques en appellent à l’intervention prompte du président de Commission transitoire, M. Pierre d’Alcantara Zocli ; de Mme la ministre Madina Séphou mais surtout du Chef de l’Etat. C’était à travers une lettre ouverte adressée aux trois personnalités.

Port de Cotonou / Paiement des frais d’acconage et autres:Les gestionnaires de parcs sommés de s’exécuter dans un délai de 30 jours

Les gestionnaires de parcs de vente de véhicules d’occasion sont invités à payer dans un délai de 30 jours, les montants relatifs à l’acconage et aux frais portuaires. Lesdits frais doivent être respectivement payés à la Sobemap, à Roro Terminal et au Port Autonome de Cotonou. Tout gestionnaire qui ne se conformerait pas à cette mesure s’expose au retrait pur et simple de son agrément. C’est la substance de la lettre adressée par la ministre des finances aux gestionnaires de parcs, conformément aux dispositions de l’arrêté N°056.