Au-delà des discours sur le Kpayo

Depuis plusieurs années, le Bénin s’est engagé à lutter contre la commercialisation informelle du carburant. Mais la contrebande a toujours défié la volonté du pouvoir d’assainir le secteur. Malgré toutes les menaces, les rues de nos grandes villes abritent toujours les vendeurs du Kpayo qui fait des ravages ici et là. L’autorité semble avoir démissionné et l’essence frelatée circule à bon vent. Maintenant que le Nigéria s’est résolu à ne plus subventionner les produits pétroliers, tout revient à un taux raisonnable. L’essence qui se vendait à 275 f le litre au bord de la voie, est passée à 600 voire 700 F ou 800 selon les localités. Du coup, tout le monde s’en plaint. Les réformes suscitent toujours des remous. Les changements d’habitudes sont difficiles à supporter. C’est vrai que, au plan social, la mesure gène. Mais on ne peut pas continuer de tourner dans l’informel. Force doit rester à la loi. La mesure prise au Nigéria doit aider les autorités béninoises à gérer une situation qui leur est devenue une énigme. La SONACOP devrait s’en réjouir de même que les autres sociétés distributrices de produits pétroliers. Il reste les mesures d’accompagnement pour permettre aux populations de subir le coup sans grande difficulté.

 

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