Bénin/ Combats politiques à venir:ABT réitère à ses supporters sa détermination
Samedi dernier, la famille politique ABT s’était retrouvée pour échanger avec son leader, le président Abdoulaye Bio Tchané, ses vœux de nouvel an. Cette rencontre, sans doute la première du genre depuis l’épilogue des élections présidentielle et législative, a drainé un monde fou. Par Pius ZONGO D’abord, c’est au président ABT de recevoir de ses supporters les vœux de l’année 2012, une année que tous ont voulu pour lui radieuse, porteuse de satisfactions. L’occasion était propice pour les supporters du leader Tabati taba de souhaiter que soient extirpés de leurs rangs, les démons de la désunion, de la division afin que le dialogue règne en maître au sein de cette famille politique qui voudrait maintenant engranger des succès et victoires. Femmes, jeunes, militants et sympathisants de l’Alliance ABT ont rassuré leur président de leur soutien indéfectible et de leur détermination à affronter avec plus de confiance les prochaines joutes électorales. Ensuite, le président ABT a déversé sur ses supporters des bons vœux d’une bonne et heureuse année 2012. Il a profité de l’occasion pour dire quelques mots sur les maux qui gangrènent le paysage politique béninois notamment les corrections idoines à apporter à la LEPI pour lui permettre d’être plus efficace aux prochains rendez-vous électoraux. Le président ABT s’est dit prêt pour les prochains combats, ce qui rassura ses supporters qui n’ont pas manqué de lui promettre plus de doigté et d’adresse cette fois ci. Lisez plutôt l’intégralité de l’allocution d’ABT à cette occasion. Allocution du Président Abdoulaye BIO TCHANE Samedi 14 janvier 2012 Honorables députés, Cher amis et Invités, Cher amis de la presse C’est un réel plaisir de me retrouver parmi vous ce matin pour célébrer ensemble la nouvelle année et échanger les vœux. J’aimerais également vous dire combien j’ai été touché par les vœux que vous avez bien voulu formuler à mon égard et je vous en remercie. Permettez moi de vous présenter à mon tour, à vous ainsi qu’à tous vos proches mes vœux les plus sincères de santé, de paix, succès et prospérité pour l’année 2012. Cher amis, Je voudrais vous remercier, une fois encore pour votre soutien sans faille et votre engagement ferme avant et pendant la période électorale de 2011. En Avril 2011, je vous avais dit que malgré notre grande déception ma détermination restait intacte et je veux vous redire ce matin que mon combat pour le Bénin n’est ni une lubie ou une fantaisie et encore moins une quête de notoriété mais tout simplement le combat d’un homme désireux de rendre à son pays et à son peuple la place qu’elle mérite sur tous les plans. A vous mes amis et sympathisants, je dis ayons foi en l’avenir ; de notre déception puisons une détermination pour les victoires futures. Retenons ensemble que « si nous ne pouvons pas accepter la défaite, alors nous ne méritons pas la victoire». A vous chers amis journalistes, Je voudrais témoigner ma gratitude pour le professionnalisme qui a caractérisé le travail fait par le plus grand nombre. Nous avons tous droit à nos opinions – y compris les journalistes- mais détenteurs du 4ème pouvoir, vous nous devez d’abord et avant tout les faits avant votre libre interprétation. Et j’ai apprécié cela de jour en jour dans vos différents articles et je vous exhorte à continuer dans cette voie. A vous mes chers compatriotes, J’ai envie de dire : félicitations. Félicitations pour les efforts que nous avons tous accomplis l’année dernière en passant les épreuves électorales sans bain de sang. Nous y avons réussi parce que l’esprit du renouveau démocratique flotte encore sur ce pays et ses citoyens. Je reste cependant convaincu que nous devons rester prudents et attentifs car il n’y a pas que les autres peuples qui sont condamnés aux crises politiques, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Il nous faut donc sur les plans politique, économique et social engager ou poursuivre des réformes importantes. Dans ce monde confronté à la plus grave crise depuis la 2ème guerre mondiale, devant les risques régionaux et face à la demande sociale interne conséquence d’une paupérisation grandissante, le Bénin doit accélérer les réformes : pour ancrer le processus du renouveau démocratique, donner à nos concitoyens les dividendes économiques de cette démocratisation et enfin donner aux plus vulnérables, notamment les jeunes et les femmes, le sentiment que nous sommes une société solidaire, équitable et juste. A titre d’exemple, sur le plan politique nous avons besoin – 8 mois après les dernières élections-de donner urgemment suite à la demande d’un audit de la Lepi qui a fait l’objet d’un consensus. Il est en effet impérieux que des corrections interviennent pour permettre que les prochaines élections se déroulent dans un environnement plus apaisé. Sur le plan économique, les réformes doivent se poursuivre pour rendre notre pays plus compétitif et plus attractif pour les opérateurs nationaux et de la sous région. La richesse de notre pays et de ses citoyens vient et viendra d’une économie ouverte sur son voisinage, celle qui invite les commerçants d’Alabar, de Niamey et de Fada Ngourma à venir à Cotonou parce que nous y avons le port le plus compétitif, pas le plus cher et encore moins le plus administratif. Ce faisant, nous élargirons l’assiette fiscale ce qui donnerait plus de recettes au lieu de la création de divers prélèvements Comme cela se fait actuellement. Enfin, nous devons donner plus de sens à la solidarité nationale en faisant en sorte que nos réformes se poursuivent dans un environnement où nos concitoyens les plus vulnérables sont convaincus qu’ils en sont les véritables bénéficiaires. Cher amis, Je sais que l’année 2012 a commencé avec la crise pétrolière du Nigéria qui nous frappe pour certains dans leur portefeuille, pour d’autres dans les longues queues devant les stations d’essence pour avoir quelques litres de carburant; et pour tous par l’anxiété des suites de ce qui se passe chez nos puissants voisins. Je sais qu’en 2012 la situation économique sera difficile pour nous tous, fonctionnaires, paysans, et opérateurs économiques. Je sais enfin que c’est en réformant aujourd’hui, dès 2012, que nous pouvons progresser plus vite demain. Parce que j’ai rarement vu des réformes prospérer dans l’adversité et au mieux dans la méfiance, je crois que le temps est venu que tous ceux qui souhaitent du bien de ce pays discutent de ces réformes, de leurs objectifs et de leurs calendriers. Il me semble en effet que cette démarche pourrait se matérialiser dans le cadre d’une conférence nationale pour les réformes, à l’occasion de laquelle les divergences politiques devraient être tues afin que chacun puisse donner le meilleur de lui-même pour un pays qui m’a, pour ce qui me concerne du moins, tout donné. Bonne et heureuse année 2012 et que Dieu vous accompagne,

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