Interpellation sur la réhabilitation de la ville d’Abomey et du projet Ravec: Lesexplications convaincantes du ministre Blaise Ahanhanzo-Glèlè
Le ministre Blaise Ahanhanzo-Glèlè a répondu le jeudi 12 janvier passé aux députés, en l’occurrence à l’honorable Zéphirin Kindjanhoundé et 21 autres députés signataires de la question orale avec débat au gouvernement. Les préoccupations des parlementaires sur le devenir du Ravec ont été également abordées. Par Romaric TOSSOU « Dans le cadre de la réhabilitation de la ville historique d’Abomey, le gouvernement a engagé des actions dont la visibilité biaise, faute de consommation de crédits mis à disposition du projet. La Banque ouest africaine de développement (Boad) a décaissé 1.694.627.687 francs Cfa sur les 4 milliards tandis que le budget national, sur les 1,745 milliard, a déjà décaissé 1.277.220.017 francs Cfa, dont pour la Serhau S.A 500 millions et pour l’Agetur, 777.220.017 de francs Cfa. La mairie d’Abomey à la date d’aujourd’hui, y a participé avec 8.500.000 millions sur les 17 millions, selon le ministre Ahanhanzo-Glèlè. Malgré ce lourd investissement, les travaux piétinent toujours. Quels sont les montants en chiffres et en termes de pourcentage de fonds décaissés, respectivement au profit de Serhau. Sa et Agetur S.A à ce jour ? Les taux d’exécution physique des différents travaux à la date d’aujourd’hui ? (Serhau et Agetur). Les fonds déjà décaissés respectivement par la Boad, le budget national et la mairie d’Abomey ? Qu’est-ce qui justifie l’abandon de la quasi-totalité des travaux de pavage en ce moment ? L’Archa (Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey) joue réellement quel rôle dans la mise en œuvre de ce vaste programme, lorsqu’on sait que son nom ne transparait nulle part : ni dans les différentes conventions, ni dans les travaux sur le terrain ». Telles sont les préoccupations des députés signataires de la question. Là-dessus, le ministre Blaise Ahanhanzo-Glèlè a informé la Représentation nationale que le montant en chiffres et en terme de décaissement affecté à Serhau S.A est de 500 millions. « Pour ce qui concerne l’Agetur, nous sommes à 2 milliards 471.847.229 de Francs Cfa, c’est-à-dire 40%. Les taux d’exécution physique des travaux, à la date d’aujourd’hui en ce qui concerne Serhau S.A dans le cadre de la restauration du Palais Royal Akaba et du plan directeur d’assainissement Abomey-Bohicon est de 90% ». En ce qui concerne l’Agetur, le ministre a informé qu’avec le projet de pavage et d’assainissement de rues dans la ville d’Abomey, le taux est de 45% par rapport à l’ensemble du projet. Selon le ministre, quatre axes ont été lancés pour un taux d’exécution de 85,77% et quatre autres attendent. Ceci à cause de la sollicitation des populations à faire du bitume sur ces axes. « Il n’est nullement question d’abandon des travaux et le rôle de l’Archa n’était pas visible au début parce qu’elle n’a été créée que 10 mois après le lancement des travaux de réhabilitation », a-t-il ajouté. LES DISPOSITIONS POUR AIDER LES ENFANTS EN CLASSE D’EXAMEN En ce qui concerne la question du député Monhoussou Moussou et de 17 autres parlementaires relative aux dispositions prises pour aider les enfants en classe d’examen, le Garde des sceaux a signifié que dans le cadre du partenariat avec la Coopération technique belge (Ctb), son département vient de signer des accords tripartites d’objectifs avec la Ctb et les 25 communes couvertes par le Papdc. Ces Accords, a-t-elle précisé, visent l’organisation des audiences foraines pour la régularisation des actes de naissance des enfants non déclarés à l’état civil, dans les communes des départements du Mono, du Couffo, de l’Atacora et de la Donga. Le ministre de la justice a ajouté son département ministériel a initié un projet d’extension de cette opération à l’ensemble du territoire national en sollicitant d’autres partenaires techniques et financiers pour accompagner le processus. Ce qui est sûr, le ministre de la justice a rassuré que «Les dispositions sont prises afin que les dossiers de candidature des écoliers en classe d’examen qui n’ont pas d’acte de naissance puissent être recevables sous réserve, en attendant l’aboutissement du processus. Aussi, un mécanisme de suivi du processus est prévu entre le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire, le Ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire, le Ministère en Charge de la Famille et le Ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme afin que les dossiers concernés soient complétés en temps opportun voire en cas d’admission ».

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